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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

SALAIRES OU DIVIDENDES ?

Publié le 28 Novembre 2011 par aragon 43 dans politique

arton2032-18c13.jpgSALAIRES OU DIVIDENDES ?

Cet article se veut dans le droit fil des répliques à apporter face à l'offensive du capital visant à mettre partout en place l'austérité totale.

Le capital (il faut dire son nom et en finir avec les expressions comme les marchés, les agences de notation qui ne sont que certains de ses outils) abaisse le prix de la force de travail afin de redonner de la vitalité à ses profits.

Peu lui importe, si derrière lui, un champ de ruine sociale s'établit.

C'est ce qui se passe en Grèce et maintenant dans la plupart des pays européens où le prix de la force de travail se réduit comme une peau de chagrin.

Les constructions sociales de la libération sont démolies systématiquement pour faire place nette à la gabegie financière.

Les politiques d'austérité qui se succèdent depuis les années 70, accélérées par les plans de rigueur, notamment en 1982 avec le parti socialiste et Mitterrand, puis toutes les crises financières jusqu'à cette crise systémique de 2009 , durable, qui montre l'inutilité criante du capitalisme comme solution sociétale contemporaine, on peut se rendre compte que le capital a considérablement touché au prix de la force de travail, au salaire direct comme au salaire socialisé pour accumuler toujours plus de capitaux et les plonger dans le trou noir de la spéculation et de la dévalorisation.

Je ne balancerai pas de chiffres à ce sujet mais simplement de montrer cet abaissement du prix de la force de travail auquel le capital a procédé sans recueillir les ripostes de masses nécessaires à cause d'un monde syndical divisé et en partie à sa botte (voir alliance social libéral et syndicalisme de collaboration de classe).

Il nous faudrait, en ce moment, une unité syndicale à la hauteur de la bataille à mener salaires contre dividendes.

Un combat de classe, ne dissimulons pas cette nécessité incontournable.

Les premières  grandes atteintes se sont déroulées lors de la mise en place de la précarité de l'emploi dans les entreprises et le temps de travail parcellisé du fait des nouveaux moyens mis à la disposition du capital, notamment l'utilisation négative de la révolution informationnelle pour organiser le travail à une autre échelle et économiser de la main-d'œuvre renvoyée dans l'armée de réserve qu'a si bien décrit Karl Marx.

Dans le même temps disparaissait l'autorisation administrative de licenciement de l'inspection du travail et donc l'arrivée des licenciements boursiers.

Nous avons assisté à une substitution d'emplois à contrat à durée indéterminée par la venue de salariés embauchés dans des contrats à durée déterminée.

Une sorte d'armée de précaires que les patrons recrutent  selon leurs besoins, besoins qui fluctuent selon les accès de fièvre e de crise du capital ( voir les débauchages massifs de MO salarié précaire dans cette crise).

Tous ces contrats incertains entrent en concurrence avec ceux des salariés conventionnés, avec grille de salaires, reconnaissance de la qualification, ancienneté manquante etc.

Les salariés sont alors embauchés avec des rémunérations minimales et la durée de leur contrat fait en sorte qu'ils ne peuvent plus avoir un parcours salarial avec évolution au fur et à mesure de leur ancienneté et de leur expérience.

Regardons autour de nous ces jeunes précaires, ils ont des salaires de misère.

Ces contrats, naguère tenus par des salariés non qualifiés, le sont aujourd'hui en très grand nombre par des salariés intérimaires formés et non reconnus.

Dans cet attirail, pour réduire le prix de la force de travail, d'autres outils sont développés comme par exemple les exonérations de cotisations sociales jusqu'à 1,6 smic et du même coup cette mesure devient une sorte d'aimant pour attirer dans le gouffre des bas salaires les catégories plus élevées que l'on embauchera au minimum pour être dans les clous du 1,6 SMIC.

Le calcul du salaire ne se fait donc plus par rapport à la croissance, par rapport à des luttes revendicatives et il est mis en berne par rapport à des dividendes à relever prioritairement.

C'est l'assemblée générale des actionnaires, les fonds communs de placements, la marge de profits à deux chiffres qui doit l'emporter, bref les revendications des financiers de Wall-Streets, de Goldman-Sachs etc.

Le prix de la force de travail en souffre et passe après les extases et la jouissance du capital.

Les retraites et pensions qui ne sont qu'un salaire socialisé (et non différé) -une partie du prix de la force de travail mis au pot commun et partagé et socialisé par les générations solidaires - subissent les mêmes contraintes de dévalorisation quand le calcul est fait sur les prix et non sur l'évolution des salaires et de la croissance.

Les décisions prises en 1993 par Balladur concernant le calcul des retraites sur les 25 meilleures années au lieu de 10  réduit par exemple considérablement le niveau des retraites à servir, ces mesures ont rabaissé les retraites au fur et à mesure du passage de 10 à 25 ans d'années meilleures qui deviennent par la force des choses un méli-mélo d'années bonnes et d'autres mauvaises qui pèsent et pèseront encore davantage pour les générations à venir en retraite à cause d'années de plus en plus nombreuses en salaires précaires et aléatoires.

De même l'opération sans cesse renouvelée par les caisses de retraites complémentaires, qui, par un savant subterfuge, font grimper le prix d'achat de point retraite pour en distribuer le moins  possible et ne revalorisent que peu le prix du point de la retraite servie.

Je pourrai citer encore d'autres mesures qui ont touché les salaires et qui font que tout au long de ces années de crises, sans cesse le capital  a pris des mesures pour réduire le prix de la force de travail et il le réussit d'autant plus qu'il met aujourd'hui, encore plus qu'hier, les travailleurs en concurrence à partir de l'élévation du chômage et aussi de la délocalisation d'emplois avec des mutations dans des pays sans Smic, à bas salaires.

Des entreprises exercent un chantage en mettant au choix des salariés l'emploi contre la baisse des salaires  et donc de faire converger les salaires pratiqués en France en les alignant sur des salaires pratiqués dans leurs entreprises  qu'ils ont délocalisées dans des endroits où ils ont la maitrise totale de la fixation des salaires.

L'heure n'est-il pas aujourd'hui de lancer en grand la bataille des salaires et des retraites ?

C'est une question et c'est aussi un avis.

La bataille de salaires est la réponse de fond à l'austérité et les plans de rigueur, qui, se manifesteront de plus en plus dans notre pays si on ne passe pas à l'offensive.

Dans la partie capitaliste la plus développée (Europe), les salariés ont vu s'effondrer leur niveau de vie, un niveau de vie qui s'était construit avec les conquêtes sociales de la libération, il est donc temps de réagir d'autant plus que toutes les mesures décidées par le duo Merkel-Sarkozy visent à détrousser encore plus les salariés et les retraités pour renflouer les banques, les spéculateurs, le capital.

L'arrivée des banquiers et financiers au sein des gouvernements européens est un signe d'une nouvelle étape pour réduire encore plus la masse salariale.

Il s'agit donc de rétablir les normes salariales vers le progrès social et bannir cette mise en concurrence des salariés du monde.

Mais commençons d'abord chez nous.

Le prix de la force de travail doit être au cœur du débat pour redonner de la croissance et de l'emploi.

Il faut débattre dans tous les lieux de travail.

De l'emploi vrai.

De l'emploi qualifié et reconnu.

De l'emploi bien payé et avec des contrats à durée indéterminée.

D'un prix de la force de travail relançant croissance et développement humain.

Il faut en finir avec ces contrats qui rendent les salariés contraints de vendre leur force de travail le plus bas possible pour décrocher un malheureux contrat à duré déterminée.

On nous rabat les oreilles avec une dette à combler et la nécessité de remettre en cause des acquis sociaux mais le seul moyen de redresser l'économie c'est de passer à la croissance par les salaires et des retraites.

On nous dit que c'est impossible, mais si c'est possible ! C'est possible parce qu'il y a de l'argent à satiété et il vaut mieux le prendre là où il est avant qu'il ne finisse dans les gabegies financières et  dans les dividendes attribués, les stocks options, les cadeaux fiscaux aux riches etc.

Ce  gouvernement français ne trouve que comme solution unique de s'en prendre aux salaires, aux acquis sociaux et jamais à cette partie de la richesse créé qui va au capital.

C'est bien une gouvernance pour les dividendes qui accable le monde du travail.

Le débat est là:  revenir à nos fondamentaux: le prix de la force de travail doit être la principale préoccupation.

C'est le salaire qui permettra l'emploi et les meilleures prestations sociales et non l'inverse par le vol de la richesse par les actionnaires.

Une phrase de Marx disait: la division du travail est imposée à la classe ouvrière par la contrainte. N'ayant que sa force de travail à vendre, l'ouvrier ne peut que se soumettre aux rapports de production capitaliste ou se révolter.

Alors, révoltons nous contre cette appropriation par les actionnaires: agissons et revendiquons des augmentations de salaires et de retraites immédiatement.

C'est le meilleur moyen de court-circuiter toutes les déconstructions sociales actuelles.

Remettons à l'ordre du jour dans les lieux de travail ces questions et n'hésitons pas à qualifier par leur vraie appellation ceux qui tirent les ficelles actuellement dans cette crise systèmique: les capitalistes.

Le prix de la force de travail est au cœur de l'enjeu de classe actuellement.

 

Bernard  Lamirand

 

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SARKOZY EN CAMPAGNE

Publié le 27 Novembre 2011 par aragon 43 dans politique

index.jpgSARKOZY EN CAMPAGNE

Quelques mots ce dimanche matin concernant les médias.

La télévision en particulier.

Il me semble que le Conseil supérieur de l'audio visuel (CSA) devrait vérifier les comptes horaires des candidats déclarés ou non déclarés pour les présidentielles.

Mais peut-être ne veut-il pas rendre de mauvaise humeur le maitre de l'Elysée ?

Ou alors, ses calculs sont faussés par la main invisible de l'idéologie dominante !

Ainsi, comment caractériser les chevauchées de Sarkozy dans toutes les régions de France, chaque semaine, plutôt deux fois qu'une, pour avoir droit à des dizaines de minutes d'antennes ou d'images dans les médias, sinon que pour dire qu'elles sont les signes d'un pouvoir auquel les rédactions sont à sa dévotion.

Peut-on mettre ces chevauchées comme simplement un déplacement du chef de l'état dans l'exercice de ses fonctions ?

Par exemple, nous l'avons vu cette semaine visiter des installations nucléaires et l'intéressé a vite dérivé sur l'enjeu nucléaire des présidentielles.

D'autres déplacements sur d'autres thèmes ont la même philosophie de sa part.

La question est donc posée au CSA: décompte t'il ce temps du temps d'expression des partis politiques?

D'autre part, la cour des comptes va-t-elle enquêter sur les énormes moyens mis à la disposition de Sarkozy dans ses déplacements que l'on peut qualifier aisément d'électoraux ou des compagnies entières de CRS , gardes républicains, gardes mobiles, renseignements généraux, moyens terrestres et aériens, blocages de ville, arrêts de production dans les usines et perte de productivité, paiement de figurants UMP comme ouvriers etc.

Au lieu d'aller enquêter sur des petites fraudes aux indemnités journalières, voilà un beau sujet, le détournement des moyens de l'Etat pour sa campagne personnelle des présidentielles.

Va-t-on aussi enquêter sur les thèmes choisis par les rédactions aux ordres, qui chaque jour, à partir des signaux donnés par les services de l'Elysée sur tel ou tel sujet organise leur reportage en fonction des événements choisis par le pouvoir pour alimenter la campagne de Sarkozy à l'exemple cette semaine de la justice avec l'ignoble crime contre cette jeune adolescente Agnès.

Va-t-on aussi regarder de plus près le choix des invités sur les plateaux de télévision où depuis quelques semaines défilent sans cesse les représentants patentés de Sarkozy pour raconter leurs sornettes.

Et puis va-t-on toujours limiter la parole des autres candidats qui ne sont pas qualifiés de favoris.

Ainsi, par exemple, les temps de paroles sont différents entre les 2 candidats de la bipolarité Sarkozy et Hollande, des autres, les porteurs de voix pour le second tour La Le Pen, Bayrou, Joly et enfin les autres laissés pour compte et en particulier Mélenchon pour le Front de gauche.

Et puis cette comédie auquelle s'adonnent volontiers les perroquets de l'idéologie dominante de distinguer les candidats déclarés et d'annoncer les dates ou l'attente de déclarations de candidature comme si elle n'était pas déjà dans les tuyaux.

Ainsi, le locataire de l'Elysée n'est pas encore candidat, alors chacun y va de son couplet sur la date auxquelles il annoncera sa candidature, et on brode la dessus alors que chacun sait pertinemment qu'il l'est déjà et mène campagne en utilisant tous les moyens mis à sa disposition pour qu'il en soit ainsi et en fin de compte ce sont les contribuables que nous sommes qui payent actuellement sa campagne.

Oui, il y a vraiment quelque chose de pourri dans ce pays.

 

Bernard LAMIRAND

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LES PROFITEURS

Publié le 25 Novembre 2011 par aragon 43

Un patron gagne 27 000 années de Smic net en ... un an - Les revenus de ceux qui nous exploitent

vendredi 26 octobre 2007, par *

Cet article est dédié à tous ceux qui traitent les chômeurs et les RMIstes de profiteurs ...

En 2006, Bernard Arnault (LVMH) a touché l’équivalent de 27 000 années de Smic net en dividendes et les revenus de Louis Schweitzer (ex-Renault) se sont montés à un millénaire de Smic...

100 ans, 500 ans, jusqu’à 27 millénaires de Smic en une année. Même une fois les impôts payés (non comptabilisés dans les données ci-contre), les émoluments des grands patrons - publiés par le magazine Capital - demeurent considérables. Le talent exceptionnel de certains d’entre eux mérite une récompense importante. Si les inégalités de revenus sont largement acceptées, on voit mal comment la compétence, le talent, la responsabilité, l’effort ou la créativité pourraient justifier de tels revenus. D’autant plus que les niveaux de rémunérations des grands patrons sont parmi les plus élevés en Europe.

Le millénaire de Smic de l’ex PDG de Renault, Louis Schweitzer (devenu président de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité, la Halde) ont de quoi faire rêver les salariés du groupe. Mais les plus gros bonus viennent des dividendes : avec 326 millions d’euros en 2006, Bernard Arnault (PDG de LVMH, numéro un du secteur du Luxe) encaisse 27 000 ans de Smic. Et comme le souligne Capital, les revenus de certains ont augmenté de 25 % en un an.

Au fait : à quoi bon être si riche ? Ces revenus sont très supérieurs à ce qu’un individu peut dépenser au cours d’une vie. Sauf énorme faux-pas, ils garantissent surtout un haut niveau de vie à plusieurs générations et permettent de se lancer dans des stratégies d’investissement personnelles (entreprises, collections artistiques, etc.).

 

Les revenus des PDG français [1]

Nom Société Revenus annuels en millions d’euros En années de Smic
Louis Schweitzer Renault 11,9 987
Daniel Bouton Société Générale 10,8 895
Bernard Charlès Dassault Systèmes 10,3 854
Vincent Bolloré Bolloré 9,5 788
Bertrand Collomb Lafarge 9,4 779
Martin Bouygues Bouygues 7,3 605
Franck Riboud Groupe Danone 7,2 597
Thierry Desmares Total 6,0 497
Jean-Louis Beffa Saint-Gobain 5,1 422
Michel Pébereau BNP Paribas 4,8 398
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SALAIRES

Publié le 24 Novembre 2011 par aragon 43

LA CGT DONNE DANS SON SITE DES OUTILS UTILES CONCERNANT LA BATAILLE DES SALAIRES ET COMMENT FAIRE EN SORTE QU'ELLE SOIT L'ELEMENT POUR CONTRECARRER L'AUSTERITE, LA RIGUEUR, LE SERRAGE DE CEINTURE ; TOUT CET ATTIRAIL IDEOLOGIQUE POUR NOUS FAIRE ACCEPTER LA CRISE

Salaires

L’insatisfaction salariale grandit partout dans le pays, parmi toutes les catégories de salariés. Les négociations annuelles obligatoires sont souvent marquées par des conflits unitaires, pugnaces sur les revendications salariales.

Le gouvernement et le patronat persistent à ne pas répondre à la très forte attente des salariés :

  • de voir augmenter tous les salaires ;
  • de corriger les inégalités femmes/hommes ;
  • de négocier des accords salariaux dans toutes les branches ;
  • de reconnaître et payer les qualifications.

La crise continue à servir de prétexte à une offensive du patronat et des gouvernements contre le coût du travail en France et dans les autres pays européens.

Or, cette crise s’explique avant tout par une rémunération du capital disproportionnée et une rémunération du travail toujours plus faible. Le résultat c’est la baisse du pouvoir d’achat des salariés.

La CGT réaffirme qu’il n’y aura pas de solution à la crise par l’augmentation de la pauvreté et de la précarité. Pour éviter une récession, il faut une augmentation générale des salaires, traitements, pensions, allocations chômage mais aussi la création d’un revenu d’insertion pour la jeunesse.

  • Repères revendicatifs de la CGT sur les salaires


    VOIR LE DOSSIER ›››
  • Le SMIC c’est quoi ?

    Repères historiques 1945 : Le programme du Conseil national de la Résistance pose les jalons d’un salaire minimum en relation avec les besoins du salarié. La notion du salaire minimum fait son apparition dans le statut de la fonction publique en 1946. 1950 : Naissance du Smig (salaire minimum (...)
    LIRE ARTICLE ›››
  • L’évolution du montant du Smic (INSEE)

    Lien vers le site de l’Insee
    LIRE ARTICLE ›››
  • Pourquoi la CGT revendique-t-elle le Smic à 1700 euros ?

    La Cgt revendique depuis 2008 un Smic mensuel brut de 1 600 €. L’indice de prix qui sert à l’indexation du Smic, c’est l’indice Insee des prix, hors tabac, des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé. Cet indice a progressé de l’ordre de 4 % depuis 2008. En tenant compte de ces évolutions, la (...)
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  • Croissance économique : arrêter l’austérité et augmenter les salaires

    Les derniers chiffres publiés par l’Insee confirment que notre économie a fait du surplace au deuxième trimestre de l’année. Le principal facteur en est le recul de la consommation des ménages, auquel s’ajoute un ralentissement de l’investissement des (...)
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  • La Prime exceptionnelle n’est pas la réponse aux besoins des salariés

    Le ministre du Budget, François Baroin a évoqué la création prochaine d’un mécanisme pour pousser les entreprises à lier le versement de dividendes à celui d’une prime « exceptionnelle » pour leurs salariés d’un montant d’au moins 1000 euros. Cette annonce appelle plusieurs remarques : pour la Cgt, c’est (...)
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  • Comparaisons France/Allemagne : on nous fait le "coup" du travail

    Pour justifier l’austérité salariale, les remises en cause de la durée légale du travail, patronat et gouvernement français tendent le piège du « coût du travail » et nous servent à l’envi des pseudo comparaisons avec l’Allemagne. Mais quelle est donc la réalité ? Le niveau du « coût du travail » (salaire (...)
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  • Il faut augmenter les salaires pour sortir de la crise

    En Août 2010, la CGT a publié une Note économique qui fait la démonstration que l’augmentation des salaires ne joue ni contre l’emploi, ni contre la santé de l’économie. Mieux, la CGT y affirme qu’il faut augmenter les salaires pour sortir de la crise pour : rééquilibrer le partage de la valeur ajoutée (...)
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  • Négocier chaque année : une obligation

    Les salariés subissent des cures d’austérité salariales depuis plusieurs années et les rémunérations sont de plus en plus individualisées. Les inégalités perdurent entre les hommes et les femmes en matière de salaire. Les conditions de travail se déteriorent et les acquis en matière de durée légale sont (...)
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  • Gagner sur les salaires, c’est possible !

    Voici quelques exemples de mobilisation sur les salaires dans des PME à l’occasion des négociations annuelles obligatoires. Elles se sont conclues par des acquis non négligeables, preuve que la mobilisation paie, et que la syndicalisation est déterminante pour obtenir des acquis. Les salariés de (...)
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  • Augmenter les salaires : une urgence économique et sociale

    Pour la CGT, la crise s’explique avant tout par une rémunération du capital disproportionnée et une rémunération du travail toujours plus faible. Il est donc urgent d’augmenter les salaires, reconnaître les qualifications et en finir avec les formes aléatoires de rémunrétaion. Le patronat profite du (...)
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  • La CGT propose

    La CGT propose : de remettre à plat l’ensemble des aides et exonérations de cotisations sociales et subordonner toute aide à la signature d’un accord salarial, ceci pour pénaliser le recours excessif à la précarité par une réforme du mode de cotisation patronale ; une réforme fiscale de grande (...)
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  • Salaire minimum pour vie décente

    Smic : « salaire minimum interprofessionnel de croissance ». Chaque mot a une signification précise sur laquelle s’appuie la CGT pour fonder sa conception du Smic. Le Smic est d’abord un salaire. Celui-ci se distingue d’un revenu ou d’une assistance. Le salaire est dû par l’employeur et n’a pas à (...)
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  • Le SMIC n’est pas l’ennemi de l’emploi

    Ceux qui prétendent revaloriser le travail sont parfois les mêmes qui refusent toute hausse du salaire minimum au prétexte que l’emploi en pâtirait. Pourtant, aucun argument sérieux ne vient étayer cette idée. Les études et les modélisations d’inspiration libérale qui sous-tendent une telle hypothèse ont (...)
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  • Le Smic, une conquête, un combat

    Le Smic est sur la sellette. D’un côté, le patronat pousse les feux pour obtenir une réforme du Smic qui signerait l’arrêt de mort de cette garantie essentielle pour les salariés. Le gouvernement est prêt à lui emboîter le pas. De l’autre côté, les salariés constatent que, dans une société où les progrès (...)
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JOURS DE CARENCE MALADIE

Publié le 23 Novembre 2011 par aragon 43

logo cgt100Jours de carence maladie

Un premier recul du gouvernement

mardi 22 novembre 2011, par Frédéric Dayan

Devant les députés UMP, François Fillon s’est dit mardi prêt à renoncer à l’instauration d’un quatrième jour de carence pour les arrêts-maladie des salariés du secteur privé à condition que soit trouvée une autre mesure permettant la même économie.

L’annonce de la mise en place de ce jour de carence supplémentaire en cas d’arrêt maladie pour les salariés du privé et l’instauration d’un jour de carence pour les fonctionnaires avait déclenché l’ire des organisations syndicales. ainsi dans leur communiqué commun vendredi 18 novembre, CGT, CFDT, FSU, UNSA et Solidaires avaient pointé qu’après "la taxe sur les complémentaires, les déremboursements, l’instauration de forfaits et franchises, les ponctions sur le budget de l’assurance maladie, la diminution des prestations sociales, le gouvernement s’en prend aux salariés malades, potentiellement « fraudeurs » et « responsables des déficits publics », en instaurant un jour de carence de plus dans le privé et un dans la Fonction publique et en tentant d’opposer les uns aux autres."

C’est donc un premier recul du gouvernement, mais pour autant, l’exécutif et sa majorité entendent bien réaliser par d’autres mesures les quelques 200 millions d’euros d’économies escomptées. En outre, François Fillon ne renonce pas à instaurer un jour de carence pour les fonctionnaires qui dégagerait 120 millions d’euros d’économies.

Au plus bas dans les sondages et en échec complet sur sa politique sociale, le président Sarkozy et son gouvernement usent et abusent de la stigmatisation et des oppositions. C’est ainsi qu’il justifie la le flicage des assurés sociaux soupçonnés de fraude sociale en évitant soigneusement de combattre la fraude massive des entreprises. De même, il pénalise les fonctionnaires en prétendant que l’instauration d’un délai de carence serait une mesure de justice sociale.

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SARKOZY ET MERKEL MEME COMBAT

Publié le 22 Novembre 2011 par aragon 43

Article associé : Reine des rapaces !! | Voir l'article |
 
Le modèle social allemand qu'on veut nous imposer est un épouvantail !

L'ALLEMAGNE LE FAIT BIEN. POURQUOI PAS NOUS ?

Propagande, propagande... qui, justifie en plus que Sarkozy, avec les félicitations des Merkel et autres membres du G20, passe à quatre pattes sous les fourches caudines de la Contremaîtresse de l'UE. La compétence claironnée partout de l'Allemagne ne supporterait pas un quelconque désaccord. Aussi, remettons la vérité sur ses pieds, bien campée dans la réalité économique et politique.
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Le « modèle allemand » est la nouvelle coqueluche. Nicolas Sarkozy s'enthousiasme : "Tout mon travail c'est de rapprocher la France d'un système qui marche, celui de l'Allemagne." Une fascination partagée par l'entourage de François Hollande. Test : les investisseurs font-ils d'avantage confiance à l'Allemagne qu'à la France ? Non. La France est largement devant l'Allemagne pour les investissements directs étrangers : plus d'un milliard de dollars en France contre 674 millions en Allemagne, selon les statistiques publiées par la CNUCED. Les Allemands sont-ils meilleurs que nous en matière de dette ? Non. En 2010, l'Allemagne avait une dette de 83,2 % du PIB contre 81,7 % pour la France selon Eurostat. L'Allemagne est donc tout autant que la France en dehors de la limite des 60 % du PIB exigée par le Pacte de stabilité. La croissance allemande est-elle meilleure que chez nous ? Non plus. Sur la dernière décennie elle a été inférieure à celle de la zone euro et moindre qu'en France. D'ailleurs, le "modèle allemand" n'a pas protégé ce pays de la crise : avec une chute de 4,9 %, du PIB il a subi en 2009 une récession deux fois plus importante qu'en France. L'embellie en 2010 est donc un rattrapage. Au final, par rapport à 2008, l'Allemagne marque encore un retard de croissance plus grand qu'en France.

Le Taux de chômage en Allemagne est-il vraiment plus faible que chez nous ? Non. Officiellement de 6 % contre 9,9 % en France, il a été visuellement dégonflé grâce à la réforme social-démocrate. Elle a rayé des comptes 1,5 millions de sans emploi. Cela correspond exactement à la baisse du chômage affichée depuis 2002. En septembre dernier, le journal Die Welt a aussi révélé que 200 000 chômeurs âgés avaient été radiés. Le ministère allemand du travail a reconnu que 57 % seniors chômeurs n'étaient plus comptés. Autre artifice : la généralisation du chômage partiel, invisible dans les statistiques. Ainsi en 2010 selon Eurostat, il concernait 26,2 % des salariés allemands contre 17,8 % des salariés français.

La croissance allemande basée sur les exportations est-elle un modèle généralisable? Non. 65 % des exportations allemandes sont destinées à la demande des autres pays européens. S'ils imitaient le « modèle allemand » en contractant leurs achats l'export made in germany s'écroulerait. De plus, ces exportations ne révèlent pas une plus grande performance technique. Selon Eurostat, 16 % de celles-ci concernent des produits de haute technologie. La France c'est 26 % des exportations. L'OCDE note aussi que les Français travaillent 154 heures de plus par an que les Allemands. Et la productivité des travailleurs français est la plus élevée d'Europe. Elle a progressé sur la dernière décennie deux fois plus vite qu'en Allemagne.

Peut-on importer le modèle allemand ? Non. La démographie Allemande est trop différente de la France. Le taux de fécondité allemand est moitié moindre qu'en France. Depuis trente ans, il y a donc davantage de décès que de naissances outre Rhin. Le pays est donc poussé à privilégier une économie de rente. La France a un besoin vital d'activité. D'ici 2060, la population allemande devrait passer de 82 millions à 65 millions d'habitants. Celle de la France devrait passer dès 2050 à 73 millions d'habitants.

On ne peut donc pas transposer le "modèle allemand" en France. D'ailleurs est-ce souhaitable ? Les Français veulent-ils vraiment aller plus loin dans la contraction des salaires et la précarité de l'emploi ? Car c'est là l'unique secret qui distingue l'Allemagne des autres pays depuis 10 ans. Ce bilan d'une décennie d'application des lois social-démocrates sur l'emploi est un désastre social. 20 % des salariés sont des travailleurs pauvres. 5 millions de travailleurs doivent se contenter de mini-jobs à 400 euros par mois, sans protection sociale. Faute de SMIC, 2 millions de salariés gagnent moins de 6 euros par heure, alors qu'aucun salarié ne peut gagner moins de 7,06 euros nets de l'heure en France. En 10 ans l'intérim a augmenté de 130 % et les CDD de 22 %. Résultat de cette politique de compression salariale : selon l'OCDE c'est une baisse record de la part du travail dans le PIB allemand : de 76 % à 67 % en sept ans. Neuf points de PIB pris aux travailleurs. Et un taux de pauvreté de 20 % plus élevé en Allemagne qu'en France.

Pour moi, chez nous, la priorité est au contraire de rallumer le moteur de l'activité en rendant aux salariés les 10 points de la richesse produite qu'ils ont perdus au profit du capital depuis 30 ans. Le « modèle allemand » est un leurre. Etendu à l'ensemble de l'Union européenne, il mènerait tout droit à la récession. L'intérêt général du pays nous appelle donc à finir avec cette fascination morbide pour l'Allemagne. Il faut soutenir le cœur vivant de notre économie, c'est-à-dire ses productifs et les besoins sociaux de la population.


La compétitivité allemande? 20% de travailleurs pauvres
Marc Meillassoux (Berlin)

Le miracle allemand, à quel prix?

Une société à deux vitesses. Pour renforcer sa compétitivité et exporter, l'Allemagne à libéralisé son marché du travail et précipité une part croissante des salariés dans la précarité: absence de salaire minimum, travail à temps partiel, "mini jobs" sans assurance maladie ou petit boulots payés 1 euro de l'heure. Aujourd'hui, près d'un travailleur allemands sur cinq est « pauvre ».

Deuxième volet de notre série sur "les failles et les défis du modèle allemand".

L'économie sociale de marché: Bismarck en avait jeté les premières bases, Konrad Adenauer l'avait institutionnalisé et Gerhard Schröder a cherché à l'adapter... Jusqu'à la tuer ? La "Sozial Markt Wirtschaft", basée sur le principe de cogestion, un syndicalisme de concertation, un système de hauts salaires et une redistribution forte des ressources a longtemps été un facteur d'intégration professionnelle et sociale en Allemagne.

Son empreinte est encore présente, en témoigne les 1,5 millions d'emplois sauvés lors de la récession de 2009. Au plus fort de la crise, l'Etat, les entreprises et les salariés avaient joints leurs efforts pour instaurer le système de chômage partiel et permettre ainsi à l'Allemagne de ne pas tomber de la récession à la dépression économique.

Un euro de l'heure

Pourtant depuis la mise en place des lois Hartz, au début des années 2000, la machine semble s'être enrayée. La libéralisation du marché du travail, destinée à rendre l'Allemagne plus compétitive, a d'abord eu pour conséquence de reléguer les chômeurs de longue durée dans la pauvreté.

La réforme Hartz s'appuyait sur le slogan "Fördern und fordern" ["promouvoir et exiger"]. Avec son entrée en vigueur, tous les chômeurs de plus d'un an ont vu leurs allocations chômage diminuer jusqu'au niveau de la Sozial Hilfe, l'équivalent pour nous de l'ancien RMI. Pour ces chômeurs, la réforme signifiait une descente immédiate dans la pauvreté,

détaille Brigitte Lestrade, professeur de civilisation contemporaine allemande à l'Université de Cergy-Pontoise.

Les recherches de cette spécialiste des questions d'emplois* établissent aussi clairement un lien entre ces réformes et l'accroissement important du nombre de salariés précaires.

Afin d'"activer" les chômeurs, les lois Hartz ont choisi de s'attaquer en priorité aux "Anspruchdenker", les "profiteurs du système". En clair, les sans-emplois accusés de se complaire dans leur situation au frais du contribuable. Depuis 2005, le demandeur d'emploi doit faire des démarches "positives" bimensuelles, et peut surtout être contraint d'accepter un emploi moins payé que le précédent, plus éloigné ou en-dessous de ses qualifications sous peine de perdre ses subsides.

On a également assisté à la prolifération de deux nouveaux types de contrats:

Les Mini-Jobs: des contrats à temps partiel, payés 400 euros par mois, qui permettent aux employeurs d'être exonérés de charges mais prive ses bénéficiaires d'assurance maladie et travail. Ils n'ouvrent aucun droit à la retraite ou aux allocations chômage.
Les 1 euro-jobs, ces fameux contrats payé un euro de l'heure: généralement pour des travaux d'intérêt public.

L'équivalent de l'Insee en France, le bureau Destatis, rend compte de l'augmentation de la précarité et des formes qu'elle recouvre: entre 1999 et 2009, toutes les formes de travail atypiques se sont accrues d'au moins 20%.

Les mini-jobs tiennent le haut du pavé, avec une augmentation de 47,7%, simplement devancés par le boom de l'intérim (+134%). Ces formes de contrats sont également très répandus chez les retraités: 660 000 d'entre eux combinent leurs pensions à un Minijobs. [A lire, le 3ème volet de notre série:Ces retraités allemands obligés de retourner au travail]

"Dumping salarial" pour rester compétitif

En mai 2011, les statistiques officielles faisaient désormais état de 5 millions de mini-jobs. Plusieurs scandales ont éclatés en Allemagne ces dernières années, mettant en cause des grands groupes accusé de "faire leur beurre" sur ces salariés précaires.

Certaines entreprises ont voulu tirer profit du système, privilégiant, par exemple, deux ou trois mini-jobs, fiscalement neutres, à l'embauche d'un salarié en plein-temps. Ce fut notamment le cas de la chaîne Schlecker, leader des drogueries en Allemagne, accusée l'an passé par le syndicat Verdi de faire du "dumping salarial". A l'époque l'affaire avait fait grand bruit, obligeant la ministre du Travail, Ursula Van der Leyen, à monter au créneau.

Plusieurs rapports ont également mis en avant les dérives d'un système, qui s'apparentent à une déflation compétitive: quand l'amélioration de la compétitivité passe par une baisse des coûts salariaux.

Au niveau international, l'Allemagne se distingue comme une société à deux vitesses en ce qui concerne le marché du travail (...) En Allemagne, encore plus que dans les autres pays membres, les employés sans emploi fixe sont les principales victimes de la crise.

concluait l'OCDE en janvier 2010.

2 millions de salariés à moins de 6 € l'heure

Les salariés occupant un mini-job ne sont en effet pas les seuls à être mal payés en Allemagne où aucune loi fédérale ne fixe de salaire minimum (chaque branche d'activité dispose de sa propre grille de salaire, négociée avec les syndicats). Une situation quasi unique en Europe. Résultat, les travailleurs pauvres représentent près de 20 % des employés allemands.

En août 2010, un rapport de l'Institut du travail de l'université de Duisbourg-Essen a en effet établit que plus de 6,55 millions de personnes en Allemagne touchent moins de 10 euros brut de l'heure - soit 2,26 millions de plus en 10 ans. En majorité d'anciens chômeurs que le système Hartz a réussi à "activer": les moins de 25 ans, les étrangers et les femmes (69% du total).

Par ailleurs, 2 millions d'employés gagnent moins de 6 euros de l'heure Outre-Rhin et, en ex-RDA, ils sont nombreux à vivre avec moins de 4 euros par heure, c'est-à-dire moins de 720 euros par mois pour un temps complet. Les allocations sociales permettent alors de compléter leurs ressources.

Un système contre-productif

En Allemagne, on les appelle les Aufstockers: ils travaillent en général moins de 15 heures par semaine, et vivent de leurs revenus du travail et des aides sociales. Début 2010, ils étaient aux alentours d'un million, nombre en constante augmentation.

Pourtant, avec le système Hartz censé les inciter à reprendre un emploi, ils n'ont pas intérêt à travailler plus. Contrairement à ce que Martin Hirsh a cherché à faire en France avec le RSA, le supplément de salaire gagné est annulé par une perte d'allocation chômage.

Le système Hartz n'est pas incitatif, c'est un leurre. En analysant les chiffres, nous avons établi que pour 100€ de salaire, le travailleur perd 20% de ses aides, pour 800€ il en perd 80%,

affirme Brigitte Lestrade.

Le "minimum vital digne" estimé à... 374 euros

A l'été 2010, en soustrayant le million d'Aufstockers aux 4,9 millions d'actifs bénéficiaires de Hartz, on arrivait alors à 3,9 millions de chômeurs longue durée, vivant exclusivement des allocations. Au sein de cette catégorie, deux populations sont en première ligne : les familles monoparentales et les seniors.

Le problème des conditions d'existence des bénéficiaires d'Hartz IV a pris un tour dramatique quand trois familles se sont portées partie civile devant la Cour constitutionnelle de Karlsruhe. En février 2010, le tribunal a finalement déclaré la Loi Hartz IV constitutionnelle, mais de demandé au législateur de revaloriser l'allocation de base.

La Cour a notamment jugé que le mode de calcul retenu violait le droit au "minimum vital digne"garanti par la constitution. De 359 euros par personne, l'allocation minimum a depuis été revalorisée à 374 euros

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LA DERIVE SOCIALISTE EN EUROPE

Publié le 21 Novembre 2011 par aragon 43 dans politique

divers_005.gifLA DERIVE SOCIALISTE EUROPEENNE

Une vieille citation dit: " il vaut mieux l'original que la copie".

L'original est le capital et la copie est celle délavée d'une sociale démocratie fainéante et qui ne croit plus depuis bien longtemps à la transformation de la société par l'accompagnement social où elle avait réussi à faire son trou dans l'espace "des trente glorieuses".

Cette période s'est achevée depuis que la crise systémique gouverne le monde capitaliste et que les choix se réduisent au strict minimum de survie.

C'est ce qui vient de se passer en Espagne où le parti socialiste vient d'essuyer un cinglant échec.

Le capital -c'est lui le maître d'œuvre- après avoir utilisé les services de Zapatero pour faire des profits immenses dans ce pays, le jette pour aller plus loin et mettre à la diète les espagnols pour payer les frasques financières qui ont conduit ce pays à une dette immense qu'il faut faire payer aux pauvres selon les canons de l'idéologie dominante: le néo-libéralisme.

Ainsi les espagnols changent de locataire mais pas de politique libérale.

Le sortant socialiste s'est vautré dans ce libéralisme, n'oublions pas qu'il est venu en 2005 faire la leçon aux français, à l'Assemblée Nationale, pour vanter les mérites de la constitution européenne libérale et l'entrant, celui qui arrive, qui porte le nom mystificateur de parti populaire, n'a comme recette que de demander du sang et des larmes à ce peuple qui s'est abstenu massivement parce qu'il ne peut reconnaitre la différence entre la gauche et la droite quand celles-ci sont aux ordres des puissances financières et frappent les modestes.

Les votants ont donc choisi l'original et jeté la triste copie Zapatero.

Quand on y regarde de plus près, l'on peut se rendre compte de la faillite de ces partis socialistes en Europe, qui, les uns après les autres, sont battus dans leurs propres pays et subissent la sanction de leur peuple.

Il faut remonter à l'époque de Margareth Thatcher en Grande Bretagne pour repérer le bradage de cette gauche qui va enfiler la jupe libérale avec le fameux Blair qui ira plus loin encore dans la désintégration des droits sociaux des britanniques, eux qui avaient construit à la libération une économie socialiste de protection sociale et de nationalisations.

La maladie sociale-libérale, car dés lors elle devint épidémie, gagna l'Allemagne avec le chancelier Schmidt qui célèbra le discours: "Les profits d'aujourd'hui font les investissements de demain qui font les emplois d'après-demain" ( on sait ce qu'il en adviendra); et ensuite l'autre chancelier Schroeder organisera les premières cures d'austérité avant de confier le pouvoir à la très droite démocratie chrétienne allemande avec Angéla Merkel qui, aujourd'hui, tient le bâton et fait filer y compris le nabot de l'Elysée.

Le dernier avatar des socialistes est la Grèce où le peuple avait fait confiance à Papandréou pour sortir le pays des frasques de la droite grecque, or celui-ci, manquant de courage où alors se démasquant comme étant aux ordres de la finance internationale, s'est immédiatement couché devant le capital qui dirige de mains de maitre l'Europe depuis sa naissance.

L'intéressé, pourtant élu pour sortir le pays de la gangue libérale, n'a rien trouvé de mieux que d'appliquer les recettes du gang de Bruxelles et ensuite de redonner les clés du pays à cette droite auxquels il participe maintenant à la saignée avec les fascistes de l'époque des colonels.

La sociale démocratie est un véritable champ de ruine en Europe.

Quelques lambeaux existent encore dans les pays scandinaves, ailleurs c'est la droite et l'extrême droite qui dirigent, ainsi dans les pays de l'est où se lèvent à nouveau l'extrême droite et parfois la bête immonde comme en Hongrie, Roumanie, Bulgarie, Pologne etc.

A force de ne plus croire à ses valeurs( quand il en reste) il arrive ce qui arrive, le populisme et ses formes dangereuses peuvent prendre place et conduire aux pires situations.

La prochaine étape est la France. Certes le pouvoir est ancré à droite depuis 2002, nous avions été, avec la gauche plurielle, les premiers à subir le fait de ne plus savoir distinguer ce qu'est une politique de gauche d'une politique de droite quand Jospin nous eut indiqué qu'il n'était pas socialiste et qu'il n'y pouvait rien contre les licenciements boursiers.

Ce "micmac" politique  peut le rester quand on entend les interventions de Hollande et des ses équipes, qui, déjà, nous assurent qu'ils feront couler les larmes pour régler la crise et que leur rigueur sera l'enjeu des présidentielles face à celle concurrente de la droite sarkozienne et on peut se demander si les socialistes n'ont pas l'intention de se hisser sur les vagues de la crise comme vient de le faire adroitement le nouveau maitre de l'Espagne.

Oui, nous avons besoin d'une vraie gauche, une gauche qui combat le capital, une gauche qui retrouve ses racines populaires, une gauche qui nous sort de la crise en disant haut et fort que la rigueur et l'austérité ne peuvent être que celles frappant ceux qui ont mis l'économie dans cet état de crise systémique.

Et la meilleure façon de la dépasser n'est certainement pas d'adopter les mesures du gang de Bruxelles.

Le projet partagé du Front de gauche répond à cela et envisage non pas de sortir le capital de sa crise mais de faire du communisme dans toutes les propositions qu'il s'agit de faire connaitre à la population.

La sociale-démocratie libérale a fait son temps, le temps à l'idée communiste.

 

Bernard LAMIRAND

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13 DECEMBRE TEMPS FORT DE MOBILISATIONS

Publié le 20 Novembre 2011 par aragon 43 dans syndicalisme

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Communiqué des organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, dénoncent fermement les plans d’austérité et de rigueur décidés et imposés par le gouvernement.

L’austérité en France et en Europe n’est pas la solution à la crise. Au contraire, elle risque d’entraîner la récession.

Le gouvernement décide de mesures dans le domaine social sans rencontrer ni entendre les organisations syndicales. Il fait porter les efforts sur les salariés, ce qui creuse les inégalités et plonge des milliers de familles dans les difficultés sociales

Après la taxe sur les complémentaires, les déremboursements, l’instauration de forfaits et franchises, les ponctions sur le budget de l’assurance maladie, la diminution des prestations sociales, le gouvernement s’en prend aux salariés malades, potentiellement « fraudeurs » et « responsables des déficits publics », en instaurant un jour de carence de plus dans le privé et un dans la Fonction publique et en tentant d’opposer les uns aux autres.

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA décident d’agir ensemble pour s’opposer à ces mesures et obtenir d’autres solutions. Avec un appel commun, elles s’adresseront aux salariés pour interpeller le gouvernement, les élus et les responsables d’entreprises dans la période du 1er au 15 décembre. Dans ce cadre, le 13 décembre sera un temps fort de mobilisations interprofessionnelles, notamment avec des rassemblements.

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, se retrouveront rapidement après le 15 décembre, afin d’en tirer le bilan et d’envisager, ensemble, de nouvelles initiatives en janvier.

communiqué du 18 novembre 2011

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LE PEDALO

Publié le 20 Novembre 2011 par aragon 43 dans Actualités

280px-Géricault - La zattera della MedusaLE PEDALO

Jean Luc Mélenchon a caractérisé Hollande de capitaine de pédalo pour signifier la position du candidat socialiste.

Je me suis enquis, dans wikypédia, du sens et de la signification de cette appellation pour cette sorte de bateau et je cite la définition:" un bateau à pédales est une embarcation mue grâce au pédalage d'un ou deux passagers; il est constitué de deux flotteurs parallèles, et équipé de sièges sur lesquels on prend place pour pédaler et actionner un propulseur immergé, une hélice ou une roue à aubes".

Je ne suis pas un fan de Mélenchon, j'ai toujours pensé qu'un candidat communiste aurait mieux fait l'affaire pour les présidentielles dans ce contexte de crise, mais la chose est réglée et il faut soutenir celui qui veut non pas un pédalo pour naviguer entre les récifs des subprimes, des dettes, des paradis fiscaux mais un navire capable de nous amener à bon port face à la droite.

Je trouve donc l'expression bien choisie pour qualifier ce marin d'eau douce libérale qu'est Hollande.

On me dira:  "attention ! Tu aides Sarkozy en blasphémant  sur celui qui est le mieux à même de le battre.

Je suis désolé de contredire cette allégation. J'aurais préféré m'en passer si le capitaine que l'on veut nous imposer, face au chef des pirates de la finance, aurait fait preuve de qualité de marin de haute mer dans un décor où les creux des vagues peuvent emporter une embarcation sans gouvernail à gauche.

Capitaine de pédalo lui convient parfaitement bien. D'autant plus qu'il nous demande de pédaler avec lui mais c'est lui qui tiendrai la barre.

Peut-on pédaler avec quelqu'un qui veut toujours vous ramener sur la berge du libéralisme et de l'Europe des marchés?

Et puis les flotteurs du pédalo me semble vraiment en équilibre instable, l'un est gonflé de cure d'austérité et l'autre semble dilaté par la diminution de mesures pour remettre à flot le monde du travail.

Et puis, sur les sièges arrières, se tiennent des personnes de corpulences différentes: l'un est obèse, ventru de dollars et d'euro et l'autre est rabougri par les cures d'austérité.

Peut-on alors penser que ce pédalo puissent naviguer dans de bonnes conditions dans la mer déchainée alors que nous avons besoin d'un beau navire fendant les remous, les grandes vagues et conduisant le pays vers une vraie sortie de cette crise en employant les vrais moyens: ceux de la marine, lors de grandes tempêtes, en jetant à la mer tous les oripeaux qui pourraient empêcher le navire d'arriver à bon port et pour cela il faudrait un capitaine qui ne fait plus de pédalo avec le capitalisme en lui aménageant les meilleures issues à sa crise systémique.

Nous n'avons donc pas besoin d'un marin d'eau douce pour contrecarrer le forban de l'Elysée.

Et ceux qui pensent qu'il faut faire des douceurs à Hollande, pour se débarrasser de ces forbans qui dominent le monde en ce moment , n'auront que les yeux pour pleurer en voyant le lendemain de l'élection, le capitaine du pédalo monter dans le voilier des forbans et partir à l'abordage du moindre acquis social - comme en Grèce- pour remplir les cantines  de la finance.

Il vaut mieux prévenir et faire en sorte que ce soient des marins qui vont à l'abordage de ce système et qui le démolissent.

Ne désespérons pas ceux qui veulent un vrai changement.

Ni Sarkozy, ni un nouveau Papandréou.

 

Bernard LAMIRAND

 

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RETRAITES : UN DEPART EN RETRAITE QUI DEMAIN SERA REMIS EN CAUSE

Publié le 17 Novembre 2011 par aragon 43

 

 

Article repris sur le site du Syndicat Arcelor Dunkerque que vous trouverez dans mes liens.

C'est un camarade de mon usine où j'ai travaillé et milité. Je connais les conditions de travail de lui et de ses camarades fondeur et dire que Sarkozy et consorts pour payer les frasques des banquiers et des voyous de la finance va faire en sorte que demain, plus aucun d'entre eux ne pourra partir à 60 ans voir plus.

 

Inadmissible.

 

Bernard Lamirand

 

 

07 novembre 2011

« Mon métier, c’était fondeur »

"Lundi, je n'aurai pas à me lever pour aller travailler. Je ne réalise pas encore complètement." Nous sommes le 4 novembre, Marcel Maurice a rendu la veille tous ses badges d'accès à l'usine sidérurgique d'Arcelor-Mittal de Dunkerque. Après trente-six ans comme fondeur, il part à 57 ans en retraite anticipée amiante.

A son domicile de Grand-Fort-Philippe, à une vingtaine de kilomètres de son ancien lieu de travail, il a simplement conservé son casque, porté pendant vingt ans, bardé d'autocollants de la CGT. "Je n'ai pas encore eu le temps de le nettoyer, s'excuse-t-il presque. Je ne le mettrai plus. Sauf peut-être pour défiler à une manifestation."

 

Marcel Maurice à son domicile de Grand-Fort-Philippe. © Elodie Ratsimbazafy

Avant de rentrer chez Usinor (l'ancien nom d'Arcelor-Mittal), le 10 mars 1976, Marcel Maurice a travaillé dès l'âge de 14 ans sur un navire de pêche semi-industrielle rattaché au port de Boulogne. Pendant six ans, il enchaîne des sorties en mer de dix ou douze jours pour pêcher la morue ou le merlan. Lorsque son employeur met la clé sous la porte, il choisit de rejoindre son frère à l'usine sidérurgique qui emploie alors près de 10 000 personnes (elle n'en compte plus que 3000 aujourd'hui). "Au départ, je n'étais pas trop intéressé. J'aimais bien l'air pur, alors me retrouver enfermé dans une boîte comme une sardine... "

Il découvre le métier de fondeur au poste d'aide-laitier, "celui qui est tout en bas, qui doit tout faire", et fait la connaissance d'un monde qui a ses propres codes. "Pinces, masse, tenailles, brouette ... Il y avait des mots que je ne connaissais pas", raconte-t-il. Les conditions de travail de l'époque ont des airs de Zola. "Il n'y avait pas de protection contre le soufre. Pour passer les rigoles où coulait la fonte, il fallait sauter par dessus. Avec la poussière, on n'y voyait pas à trois mètres. Et pour ne pas se brûler les pieds, on travaillait avec des sabots de bois." Et pourtant, "même si le travail était plus dur, c'était mieux en ce temps là", soupire-t-il. "Quand il y avait un coup de bourre, c'était tout le monde ensemble. Aujourd'hui, les gens sont plus individualistes. Il était temps que je parte."

 

Cinquième fondeur, quatrième fondeur... Marcel Maurice gravit un à un les échelons des postes qui structurent un "trou de coulée" et passe premier fondeur au milieu des années 80. "J'avais cinq types sous mes ordres. C'était à moi de dire quand couler, ce qu'il fallait faire ou ne pas faire... Mais je me considérais comme un ouvrier dans une équipe, pas comme un chef.  Comme on dit, un chef, c'est un ouvrier qui a mal tourné."

Au volant de sa voiture, sur la route qui mène de chez lui à la digue du Braek, en face d'Arcelor, il reconnaît regretter "partir avec tout [son] savoir." "C'est un peu du gâchis. Moi, on m'a formé, j'ai appris avec les anciens. Un jeune aujourd'hui, ça croit tout savoir et en fin de compte, ça ne sait pas grand-chose. J'avais proposé de former les nouveaux arrivants mais ils ont refusé. Ils ont dit qu'ils ne voulaient pas créer un métier qui n'existait pas."

Quand Marcel Maurice dit "ils", il faut comprendre "eux", les patrons, ceux qui dirigent. "Quand on m'a proposé de passer chef, j'ai refusé. Je n'ai jamais été à vendre. Je ne veux pas tomber dans leurs connivences." Il raconte : "Un jour, un cadre m'a tutoyé. Je lui ai dit : 'Monsieur, on n'a pas fait les mêmes écoles'. C'est une habitude qu'ils ont de tutoyer tout le monde. Moi je vouvoie." "De toute façon pour eux, on est que des numéros, ajoute-t-il. Le nom, le patron, il s'en fout. Moi, j'étais UDK 0101503."

A l'entendre, on s'étonnerait presque qu'il ait attendu 2000 pour se syndiquer. Cette année-là, il prend sa carte à la CGT (syndicat majoritaire sur le site depuis 1992) et est successivement élu délégué du personnel, représentant au CE puis membre du CHSCT. "C'était ma voie", dit-il, heureux d'avoir contribué à éviter de nombreux accidents. La grève de 2007 reste une sorte de fierté pour lui. "Ça m'a demandé un an de préparation mais j'ai réussi à faire arrêter presque trois fourneaux. Je suis resté là-bas jour et nuit pendant 48 heures. Et nous avons obtenu satisfaction sur les revendications salariales et le paiement des deux jours de grève."

 

Outre cette grève, Marcel Maurice a deux autres fiertés. La première, c'est son CAP de sidérurgiste, obtenu en 1990 au bout de trois mois "avec une tête comme ça". "C'était dur mais ça veut dire qu'on est pas nul", dit-il, rappelant qu'enfant, il n'avait même pas passé le certificat d'étude. "J'avais demandé pour continuer un BEP mais ils m'ont dit qu'il n'y avait plus d'argent."

L'autre satisfaction, c'est d'avoir pu travailler quelques années avec son fils. "Il a fait tous ses stages, son intérim. Il était capable. Il faisait ce que je faisais, j'étais fier. J'ai voulu le faire embaucher mais, là non plus, ils n'ont pas voulu." A ses côtés, sa femme le reprend : "Moi, je ne regrette pas qu'il n'ait pas été pris. Il toussait le matin quand il se levait, à cause du soufre."

Ouvrier exemplaire, il revendique de n'avoir jamais été en retard pour prendre son poste. "Et j'en ai toujours fait plus. Il est arrivé qu'on m'appelle à 2 heures du matin pour débloquer un fourneau bloqué. C'était du chalumeau et du marteau-piqueur pendant 8 heures."

Il regarde son ancienne usine depuis la digue du Braek et lâche : "Les gens de l'extérieur ne comprenaient pas mon métier. Parce que c'est pas possible de comprendre. On a eu tort de ne pas filmer, de ne pas prendre de photos...

 

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