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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

THEODORAKIS LETTRE OUVERTE

Publié le 31 Octobre 2011 par aragon 43

Théodorakis a adressé une lettre ouverte aux peuples d’Europe

par Marie Résister, dimanche 30 octobre 2011, 08:26

28 octobre 2011 ...Alors que la Grèce est placée sous tutelle de la Troïka, que l’Etat réprime les manifestations pour rassurer les marchés et que l’Europe poursuit les renflouements financiers, le compositeurMikis Theodorakis  a appelé les grecs à combattre et mis en garde les peuples d’Europe qu’au rythme où vont les choses les banques ramèneront le fascisme sur le continent.

 

Interviewé lors d’une émission politique très populaire en Grèce,

 

 

Theodorakis a avertit que si la Grèce se soumet aux exigences de ses soi-disant« partenaires européens », c’en sera « fini de nous en tant que peuple et que nation ».

 

Il a accusé le gouvernement de n’être qu’une « fourmi » face à ces « partenaires », alors que le peuple le voit comme « brutal et offensif ».

 

Si cette politique continue, « nous ne pourrons survivre (…) la seule solution est de se lever et de combattre ».

  

Résistant de la première heure contre l’occupation nazie et fasciste, combattant républicain lors de la guerre civile et torturé sous le régime des colonels, Théodorakis a également adressé une lettre ouverte  aux peuples d’Europe, publié dans de nombreux journaux… grecs.

 

Extraits :

 

 

Notre combat n’est pas seulement celui de la Grèce, il aspire à une Europe libre, indépendante et démocratique. Ne croyez pas vos gouvernements lorsqu’ils prétendent que votre argent sert à aider la Grèce. (…)

 

Leurs programmes de « sauvetage de la Grèce » aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l’intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a mené à la crise actuelle.

 

Il n’y pas d’autre solution que de remplacer l’actuel modèle économique européen, conçu pour générer des dettes, et revenir à une politique de stimulation de la demande et du développement, à un protectionnisme doté d’un contrôle drastique de la Finance.

 

Si les Etats ne s’imposent pas sur les marchés, ces derniers les engloutiront, en même temps que la démocratie et tous les acquis de la civilisation européenne. La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les dettes des pauvres envers les riches.Il ne faut pas autoriser aujourd’hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu’elles ont elle-même générées sous forme de dettes.

 

Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire fut le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté et d’Europe. (…)

 

Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour.

 

Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes.

 

Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. Bâtissons ensemble une Europe nouvelle ; une Europe démocratique, prospère, pacifique, digne de son histoire, de ses luttes et de son esprit.

 

Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en Tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme.

 

 

 

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CAHUZAC L'AMI DES RICHES

Publié le 31 Octobre 2011 par aragon 43 dans politique

CAHUZAC PS  PENSE A UNE GESTION DU SYSTEME SANS FAIRE DE VAGUE

Une dépêche de l'agence Reuters indique que le Sieur Cahuzac, PS,  que Sarkozy a propulsé comme président de la commission des finances après avoir gratifié le précédent Didier Migault de la bonne place de Président de la cour des comptes, vient de déclarer que le programme du PS ne pourra pas être appliquée en totalité vu les dettes.

Un programme qui d'ailleurs ne casse pas quatre pattes à un canard.

Quelques dires de l'individu repris dans l'article de l'agence Reuters:

"(François Hollande) puisera dans ce programme mais ne pourra réaliser la totalité de ce programme car tout simplement les moyens du pays ne le permettent pas", a-t-il dit.

Selon Jérôme Cahuzac, François Hollande devra arbitrer entre la proposition de 300.000 emplois "d'avenir", nouvelle mouture des "emplois-jeunes" subventionnés des années 1990 et celle du "contrat générationnel".

"Il faudra choisir entre le contrat générationnel que propose François Hollande, qui me paraît une bonne chose, et les emplois d'avenir. Peut-être faudra-t-il faire un mix des deux mesures", a dit Jérôme Cahuzac.

Concernant les embauches de 60.000 enseignants sur cinq ans proposées par François Hollande, "la question sur le financement est parfaitement légitime", a-t-il dit.

Il propose implicitement de la compenser, au moins en partie, par des suppressions de postes d'autres fonctionnaires. "Le financement se fera par des économies, par du redéploiement de fonctionnaires et peut-être par des créations nettes, trois composantes dans des proportions qui restent à déterminer en fonction de la croissance."

Thierry Lévêque, édité par Patrick Vignal

Cette déclaration montre à quels point le parti socialiste est encrassé dans le système libéral et compte gérer la crise sans se donner les moyens de la dépasser.

Cela augure mal d'un éventuel projet de gauche pour se sortir de ce système où l'on fait payer les petits et qu'aucune proposition progressiste ne puissent être évoquer par ce comptable de l'assemblée nationale.

D'autant plus que le projet socialiste était du pipi de chat pour régler cette crise.

Nous voyons donc ces socialistes non seulement englués comme d'habitude dans le système mais prêts à remplacer le Président des riches pour faire la même politique que lui: celle de contenter les marchés financiers comme les amis Zapatero en Espagne et surtout Papandréou entrain de ruiner son peuple pour rembourser les banquiers du monde.

Nul doute que nous aurons alors un Président de la République pour les fortunés et seulement quelques "miettées" pour le peuple.

Bref une réédition de la gauche plurielle ou mieux encore une solution de la troisième force comme du temps de la quatrième république avec les centristes.

Bayrou attend son heure ou encore Borloo qui s'y prépare.

Triste Gauche socialiste.

Bernard LAMIRAND

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LA DETTE ?

Publié le 31 Octobre 2011 par aragon 43 dans communisme

arton446-41a02LA DETTE ?

Il y a une dette importante qui grève le budget de la France et procure des intérêts et agios élevés pour les financiers qui s'en pourlèchent les babines.

Mais qui a fait naitre cette dette ?

Certes, elle a toujours existé, ( l'emprunt fait partie d'une bonne gestion qu'elle soit pour un état ou pour un ménage pour un investissement important) mais elle a surtout pris une dimension énorme depuis une trentaine d'années, et particulièrement depuis 2002 avec le retour de la droite au pouvoir, elle a son origine dans des financements de plus en plus spéculatifs et des taux d'intérêts usuriers pratiqués par les organismes financiers.

Cela  surtout depuis que le libéralisme s'est installé aux manettes du pays et a été soutenu par tous les gouvernements qu'ils soient de droite ou sociaux démocrates: rappelons que le PS s'est couché devant le libéralisme naissant en 1983 et s'apprête à nouveau à s'y agenouiller (comme d'habitude).

Ce n'est donc pas étonnant, que dans un sondage qui vient de paraitre, les français placent leur première inquiétude sur la dette. Certainement parce que le Président des riches leur prépare une sérieuse mise à la diète et qu'ils seront donc à nouveau  "les dindons de la farce" et qu'ils devront payer cette dette dont ils ne sont aucunement responsables.

Cette dette doit être réduite, c'est vrai, mais la question est donc de savoir, comment la réduire, qui doit la payer, et s'il y a une autre alternative que celle choisie par la bourgeoisie et son valet de chambre Sarkozy.

Une première piste existe, celle des exonérations de cotisations sociales aux patrons qui représentent plus de 132 milliards par an.132 milliards qui ont manqué au budget de la sécurité sociale pour maintenir un bon niveau de santé et de prestations sociales.

Cela ne suffit pas !  Alors Il  faut taillé dans les profits et plusieurs centaines de milliards d'Euros seraient libérés du joug du profit en ramenant ceux-ci à ce qu'ils étaient il y a une trentaine d'années dans le partage de la valeur ajoutée. Je rappelle que les profits ont littéralement explosé après le plan de rigueur du MAUROY en 1982 et qu'ils n'ont eu de cesse d'augmenter depuis cette période en baissant les salaires et les retraites et en utilisant l'argent kidnappé pour spéculer sur toutes les places boursières du monde.

Baisser les profits, remettre de l'ordre dans la répartition de la valeur ajoutée, c'est donc augmenter immédiatement les salaires et les retraites en reprenant les 10 %* pris dans la répartition de la valeur ajoutée par les actionnaires; ce qui devrait conduire à des négociations dans les entreprises avec de fortes revalorisations et notamment une forte augmentation du SMIC.

D'autres mesures sont à mettre en évidence, notamment l'impôt sur le revenu et une tranche supplémentaire pour les hauts revenus est nécessaire.

Et puis, une mesure d'assainissement est indispensable immédiatement, celle de geler toute remise de dividendes dans les groupes du CAC 40 tant que la France n'est pas retrouvé un endettement courant ( cela vaut mille fois mieux que de geler ou des baisser les salaires).

je rajoute en plus qu'il faut mettre à contribution les banques françaises et interdire pendant toutes cette période des taux d'intérêts anormaux comme ceux qui dépassent le taux des prêts de la BCE aux organismes bancaires.

Voilà quelques mesures prises d'urgence qui nous aiderait à remettre de l'ordre dans les finances nationales en sachant que la meilleure façon de redresser l'économie, c'est d'injecter des hausses de salaires et de retraites permettant de relancer la croissance et donc l'emploi.

Ce qui ne sera pas le cas avec les mesures que s'apprêtent à prendre Sarkozy, le Président des riches, de ponctionner les plus pauvres par une hausse de la TVA qui ne touche que les couches populaires principalement et de réduire les dépenses de santé.

Il faut aussi que le système bancaire français soit nationalisé pour redonner de la consistance à notre économie et permettre que l'argent circule à faible taux d'intérêt et avec une structure démocratique décidant des investissements permettant le développement de l'économie et du social et le tarissement des mesures favorisant les spéculations financières et les profits financiers.

Le Front de Gauche et le PCF proposent des mesures beaucoup plus élaborées et c'est donc par ces démarches que le problème de la dette sera réglé et que l'économie retrouvera sa raison d'être : créer de la valeur et satisfaire les besoins sociaux.

Un projet de gauche devrait en être l'élément moteur.

Est-ce possible avec un candidat socialiste qui semble se diriger vers une nouvelle politique de rigueur, seulement agrémentée de quelques mesures microscopiques contre les profiteurs et qui se tourne volontiers vers les centristes comme appui à cette politique qui ressemblera à celle déployée actuellement par les socialistes grecs et espagnols.

Débattons- en avec les travailleurs et faisons en sorte qu'ils interpellent Hollande et ses amis pour leur dire : "bas les pattes" et "pas touche à nos acquis sociaux et c'est autre chose que nous voulons".

Plus largement, faisons monter le mécontentement et l'action, contre les mesures scélérates que s'apprêtent à prendre les dirigeants de la bourgeoisie et du patronat.

Si on veut une période électorale mobilisatrice, elle doit être au cœur des luttes et tous problèmes doit susciter des actions partout pour établir un tel rapport de force obligeant les forces de gauche à s'unir sur du solide à gauche et surtout pas vers une nouvelle gauche plurielle renonçant à s'attaquer aux dogmes du système libéral.

*depuis 1983, l’INSEE évalue à 9,3 % du PIB les richesses qui ont glissé de la poche des salariés à celle des actionnaires.

Bernard LAMIRAND

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REDUIRE LA DETTE C'EST REDUIRE LES DEPENSES MILITAIRES

Publié le 30 Octobre 2011 par aragon 43

Signez la Cyber-Lettre adressée aux parlementaires

Refusez le budget militaire 2012



Signez la cyber-pétition en ligne


Les caisses sont vides ? Et pourtant, les députés sont appelés à voter le 9 novembre un budget de la Défense de plus de 40 Milliards d'euros, pensions comprises.

Ce n'est pas la crise pour tout le monde et tous les budgets. Ce budget de la Défense 2012 prépare les guerres de demain et alourdit la dette publique. L'arme nucléaire y a encore une fois la part belle.

Ce budget est la conséquence de la réintégration de la France dans le commandement militaire de l'Otan et du vote de la Loi de programmation militaire 2010-2013 qui engloutira ces prochaines années 186 milliards d’euros au bénéfice de la Défense, dont 102 milliards seront consacrés à l’équipement des forces. Quelles sont les menaces auxquelles notre pays doit faire face et qui nécessitent un tel détournement de fonds ?
Au lieu de servir à préparer la guerre, ces sommes colossales devraient servir à éradiquer la faim dans le monde, assurer un accès à l'eau potable à tous, garantir une éducation partout sur la planète, ...promouvoir la paix.

Le Mouvement de la Paix vous invite à vous mobiliser pour refuser ce véritable budget de guerre.


Pour cela :

  • Signez la cyber-pétition en ligne qui sera envoyée en votre nom aux parlementaires, députés et sénateurs, de votre département - cela ne prend que quelques instants;
  • Faites signer cette pétition autour de vous (en téléchargeant la pétition en un fichier pdf) et renvoyez les signatures au comité du Mouvement de la Paix de votre département ou au siège national du Mouvement de la Paix, Maison de la Paix, 9 rue Dulcie September, 93400 Saint Ouen;
  • Demandez un rendez-vous aux parlementaires de votre département pour les mettre devant leur responsabilité;
  • Faites suivre ce message (en format html) à vos connaissances pour former la chaîne de la paix.

Nous comptons sur vous.

Le Mouvement de la Paix

www.mvtpaix.org

 

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ANICET LE PORS ET L'ETAT EN CRISE

Publié le 30 Octobre 2011 par aragon 43

divers_005.gifLu sur le blog d’Anicet Le Pors

Quel État dans la crise ? OUVRIR UNE RÉFLEXION SUR L’ÉTAT AUJOURD’HUI

mercredi 12 octobre 2011

 

Par Anicet Le Pors

Quel État dans la crise ?

OUVRIR UNE RÉFLEXION SUR L’ÉTAT AUJOURD’HUI 

1) Chacun peut constater qu’en 2011 la place, le rôle et la conception même de l’Etat en France ont été profondément bouleversés par rapport à ce qui s’est construit à la Libération ; comment apprécies tu et caractérises tu ces évoluions ?

Le « retour de l’État » est un thème récurrent depuis l’aggravation de la crise à l’automne 2008. Cette évocation de circonstance correspond à une réalité : Dans tous les pays capitalistes, les États, sous la tutelle des marchés financiers, des autorités financières supranationales et des agences de notation sont intervenus massivement sous des formes spécifiques extrêmement variées. La circonstance conduit inévitablement à s’intéresser à l’État comme instrument de régulation sociale, mais aussi comme siège du pouvoir politique formalisé par un État de droit et une constitution, comme un rapport social. Ainsi, rythmant son histoire moderne, la France a pratiqué une quinzaine de constitutions depuis la Révolution française. Au sein du véritable laboratoire institutionnel que constitue notre pays il importe donc que s’ouvre une réflexion approfondie sur la nature de l’État aujourd’hui et la conception qu’il convient de promouvoir pour un État démocratique et efficace dans l’affirmation de l’intérêt général. La question est de grande actualité. De la Libération au tournant des années 1970-1980 on a connu pendant la période des « trente glorieuses » un État pratiquant une politique essentiellement administrée, d’inspiration keynésienne, justifiée par l’effort de relèvement du pays après la guerre, puis par la mise en place de bases de développement industriel dans le cadre de plans sectoriels et plus généralement d’une planification regardée comme une « ardente obligation » par le général de Gaulle.S’ouvre ensuite une période d’environ trente ans également marquée par le déferlement du libéralisme, l’accès au pouvoir de Reagan, Thatcher, Kohl dans leurs pays respectifs. La France opèrera avec retard son tournant libéral au printemps 1983. La crise actuelle marque ainsi le terme de ce cycle et en amorce un autre qui appelle, comme on le constate dès aujourd’hui, un interventionnisme étatique approprié. Mais de quelle nature ? C’est la question en débat qui appelle des solutions différentes selon les objectifs poursuivis. Il n’y a donc pas de prédétermination absolue de la conception de l’État dans un nouveau contexte.

2) La Fonction Publique telle que les lois dont tu as été à l’origine est elle aussi profondément transformée : quels liens peut-on établir avec l’évolution de l’Etat ? est ce une simple évolution ou un dénaturation de la Fonction Publique ?

Les superstructures étatiques évoluent donc et avec elles les services publics qui en constituent des pièces maîtresses. La fonction publique en est le cœur et doit donc évoluer avec la société. La fonction publique est donc un enjeu politique. Ainsi, le président de la République a-t-il, dès septembre 2007, annoncé son intention de provoquer une « révolution culturelle » dans la fonction publique, avec comme mesure emblématique la mise sur le même plan pour les recrutements le concours statutaire et le contrat de droit privé conclu de gré à gré . Il a échoué dans cette entreprise car la crise a montré qu’avec un secteur public étendu, la France disposait là, comme se sont plus à le reconnaître des observateurs de tous bords d’un puissant « amortisseur social » tant dans le domaine de l’emploi, du pouvoir d’achat, de la protection sociale que, j’ajouterai, d’un point de vue éthique face à l’immoralité spectaculairement affichée dans la crise par les puissances financières. Il y a là un encouragement fort pour les défenseurs des services publics et, en leur sein, de la fonction publique. Son évolution nécessaire n’invalide pas les fondamentaux sur lesquels elle s’est construite au fil des siècles. Essentiellement trois principes : le principe d’égalité (article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1788) qui veut que l’on accède par concours aux emplois publics ; le principe d’indépendance qui suppose la séparation du grade (propriété du fonctionnaire) et de l’emploi, caractéristique du système de la « carrière » (loi sur les officiers de 1834) ; le principe de responsabilité qui implique que l’on confère au fonctionnaire la plénitude des droits du citoyen dans l’exercice de ses mission (article 15 de la Déclaration de 1789). Dans le respect de ces valeurs et principes, les dispositions statutaires définies par la loi doivent évoluer car il n’y a pas de texte sacré. D’importants chantiers devraient être ouverts (classements indiciaires, mobilité, multi-carrières, égalité hommes-femmes, dialogue social, etc.).

3) Quelle place aujourd’hui pour l’Etat entre l’Europe et les collectivités territoriales ?

État et collectivités territoriales sont, ensemble, des collectivités publiques. L’image du « mille-feuilles » administratif a été un prétexte pour déstabiliser la démocratie locale et aligner la France sur les normes européennes. Comme l’a écrit le philosophe Marcel Gauchet, l’objectif final du sarkozysme, c’est la « banalisation » de la France. En ce domaine, l’objectif de la réforme des collectivités territoriales a été de faire prévaloir les niveaux à dominante économique, plus aisément soumis aux marchés (communautés de communes, régions, Union européenne) sur les instances politiques décentralisées ou déconcentrées (commune, département, État-nation). Le problème n’est pas d’opposer ces niveaux mais de les articuler correctement sur la base de deux principes républicains : l’unité et l’indivisibilité de la République, la libre administration des collectivités territoriales. Cette question des relations entre l’État et des collectivités territoriales est récurrente dans notre histoire. Sa solution consiste à concevoir une subsidiarité qui ne soit pas celle, descendante, de Thomas d’Aquin ou du traité de Maastricht, mais essentiellement ascendante dans l’esprit de Jean-Jacques Rousseau qui écrivait dans le Contrat social « Où se trouve le représenté il n’y a plus de représentant. » Cela ne conduit pas, tout au contraire, à affaiblir l’État au nom de la démocratie représentative ou participative, mais à le redéfinir de manière cohérente dans une mondialisation qui est aussi le concert d’États-nations qui n’ont jamais été aussi nombreux.

4) L’État est confronté à une crise économique, financière , environnementale inédite avec des conséquences sociales dramatiques : cette situation est elle de nature à le rendre obsolète ou lui confère-t-elle un rôle nouveau ?

Alors qu’elle est plus nécessaire que jamais, la réflexion sur l’État est aujourd’hui entravée pas plusieurs facteurs. Le libéralisme a développé une idéologie managériale qui se présente comme la seule modernité envisageable. L’étatisme soviétique laisse des traces : l’État est confondu avec étatisme et étatisation et opposé au libre-arbitre. La dérive bonapartiste des institutions, en France, polarise sur l’élection présidentielle tous les enjeux et appauvrit dramatiquement le débat politique. La nature contradictoire de l’État, à la fois siège de la définition de l’intérêt général, gardien de la souveraineté nationale et populaire et instrument de domination et de violence sociale sombre dans la confusion. Certains se réfugient dans récusation même de l’État ou sa réduction absolue, d’autres (de Le Pen à Besancenot) en appelleront à une VIème République au contenu disparate ou évanescent. En tout état de cause on ne saurait isoler la réflexion sur l’État nécessaire de la crise sociale, de la lutte contre les inégalités et de l’impératif d’un nouveau compromis social conduisant à revenir sur le décrochage de la part des salaires dans la répartition de la richesse nationale intervenu en France lors du « tournant libéral » de 1983. Plutôt que d’envisager une construction institutionnelle complète, il me semble plus utile, tout en dénonçant la nature et le fonctionnement des institutions actuelles de se prononcer sur un nombre limité de propositions essentielles : élargissement de la démocratie directe, récusation du référendum sauf en matière constituante, représentation parlementaire fondée sur un mode de scrutin proportionnel, responsabilité du gouvernement devant le parlement, suppression de l’élection du président de la République au suffrage universel. Mais, au-delà, une nouvelle conception de l’État suppose qu’elle soit élaborée dans une perspective de transformation sociale comprise et désirée par le peuple. Cela implique un travail idéologique de grande ampleur qui fait aujourd’hui cruellement défaut. Rien n’a remplacé l’idéal du socialisme. Il est urgent de le remettre sur le chantier avec les notions d’appropriation sociale, de démocratie institutionnelle et de citoyenneté, qui tirent les enseignements des expériences qui ont failli tout en conservant les acquis des efforts antérieurs.

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LA DETTE A EUX DE LA PAYER

Publié le 29 Octobre 2011 par aragon 43

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PETAIN ET LA COLLABORATION AVEC LOUIS RENAULT

Publié le 28 Octobre 2011 par aragon 43

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LE GANG DE BRUXELLES

Publié le 27 Octobre 2011 par aragon 43 dans Actualités

800px-Standard_oil_octopus_loc_color.jpgLES VOYOUS DE BRUXELLES

Le gang des 27 s'est réuni toute la nuit dernière à Bruxelles, dans leur taupinière, pour examiner la façon dont ils vont perpétrer un nouvel hold-up contre les peuples européens.

La décision prise s'apparente en effet à un hold-up.

Renflouer les banquiers et les gros actionnaires du monde financier qui ont mis à sac l'Europe depuis 2008 et puiser dans les pauvres ressources des travailleurs est un vol.

Ainsi ils vont nous annoncer, pour payer ces centaines milliards qui vont aller à l'aide de ces forbans, que nous devrions nous faire la ceinture et accepter l'austérité.

L'on parle de remettre en cause à nouveau l'âge de la retraite, de réduire le nombre de fonctionnaires, d'augmenter la TVA etc…

Les chefs du gang européens vont maintenant expliquer à leurs peuples la façon dont ils vont les gruger et voler leurs petites ressources.

Le décor est planté, hier les indices de chômage ont battu des records.

La croissance, seul moyen de redresser le pays, est en berne et Peugeot le milliardaire en profite pour virer 6000 travailleurs et notamment des intérimaires.

Sarkozy, ce soir, va nous dire qu'il a sauvé nos retraites, que cela aurait pu être pire, il va comme d'habitude brandir son sabre de bois contre les patrons voyous et nous dire qu'il moralise le capital en leur faisant payer une tout petite dîme.

Il nous dira que c'était les seuls mesures à prendre et qu'il n'est pas responsable de la crise.

Hâbleur et matamore voilà le triste président que la France a hérité…

Il est temps que la mobilisation prenne le pas sur ces  fripouilles politiques.

Bernard LAMIRAND

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LES BANQUIERS SE SUCRENT

Publié le 25 Octobre 2011 par aragon 43

  « La rémunération totale des dirigeants de grandes banques a progressé de 12,5% en 2010, selon AlphaValue, alors que le secteur bancaire a perdu 11,5% de sa valeur en Bourse,  annonce La Tribune, en introduction d’un article explicitement titré Banques européennes : seules les rémunérations des patrons ne connaissent pas la crise  : « Des augmentations synonymes d’envolées en France, où la rémunération moyenne des dirigeants de banques a bondi de 44,8% en 2010, alors que leurs homologues britanniques ont dû se contenter d’une hausse de 8,3%. Les états-majors des établissements allemands ont même vu leur rémunération fondre de 7% l’an dernier. Mais les banquiers français partaient de beaucoup plus bas, avec une rémunération moyenne de 865 075 euros en 2010, selon AlphaValue, contre 3,3 millions pour leurs confrères d’outre-Rhin et 5,8 millions pour leurs pairs britanniques. » Et on va recapitaliser les banques avec des fonds publics ? Pour leur permettre de continuer à se goinfrer sur la bête à l’agonie, qu’elle soit grecque, portugaise, espagnole, italienne ou, demain, française ? Partout les peuples souffrent mais leurs oligarchies s’engraissent. Jusqu’où ? Jusqu’à quand ?

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LA LETTRE DE PIERRE LAURENT A MERKEL

Publié le 24 Octobre 2011 par aragon 43 dans communisme

divers_005.gifla lettre de Pierre Laurent a Merkel

Ce matin, en feuilletant les pages de l'humanité, rapidement avant de prendre la route, un article a attiré mon attention: "Le besoin d'Europe Sociale frappe à la porte des vingt-sept". Et puis, en sous titre une phrase nous indique que Pierre LAURENT, président du PGE a écrit à Angéla Merkel pour faire connaitre les propositions du PGE*.

Dans le corps de l'article,  une précision supplémentaire est apportée, cette lettre est cosignée par les vice présidents du PGE pour signifier les dangers de sa politique et lui présenter les propositions du PGE.

Je me suis interrogé sur le sens de cette missive en direction d'une seule personne, en l'occurrence Angéla Merkel, comme si elle détiendrait un pouvoir supranational. Bref une reconnaissance implicite  à travers un leadership  accordé à l'Allemagne.

D'ailleurs certains commentateurs le suggèrent dans la presse bien pensante disant que le duo Merkel- Sarkozy est entrain de se transformer en une prépondérance de plus en plus affirmée de l'Allemagne.

Cela me pose question, y compris quand est précisé que c'est par rapport aux "dangers de sa politique";  comme si il faudrait faire un distinguo entre la politique allemande et celle des autres pays, qui, tous ensembles, s'apprêtent mercredi prochain à produire un vaste plan d'austérité au niveau des 27. Cela voudrait dire que c'est seulement la politique imprimée par la chancelière qui poserait problème et du même coup sont blanchis les autres partenaires d'Angéla Merkel et en particulier le sieur Sarkozy, ou encore l'espagnol Zapatero et l'italien Berlusconi.

Je pense que cette lettre est maladroite. Que le PGE constate des inclinaisons différentes pour appliquer l'austérité, d'accord,  mais sur le fond, ces chefs d'états libéraux et sociaux libéraux sont sur une ligne commune pour faire payer la crise aux peuples européens.

Si lettre il y avait, elle devait être adressée au conseil des ministres européens pour leur signifier non seulement les dangers de leur politique mais les conséquences incalculables de leurs décisions pour ceux qui vont en souffrir.

C'est bien à cet attelage européen qu'il faut s'adresser, et plus profondément par une puissante manifestation politique du PGE à Bruxelles pour se faire entendre.

Bernard LAMIRAND.

*parti de la Gauche Européenne

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