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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

Madame Laborde déverse son fiel.

Publié le 30 Mai 2011 par aragon 43


Madame Laborde vient à nouveau de récidiver concernant les  cheminots en publiant un livre où elle verse son fiel. Mon camarade Maurice Samson, cheminot, a fait un article : il faut le lire.

Je suis fils de cheminot et je suis outré.

Cette dame ferait mieux de poursuivre de sa vindicte ceux qui ont collaboré avec les nazis et envoyé des juifs, des roms, des résistants communistes et gaullistes dans les camps de la mort.

Il y a du boulot Laborde, notamment dans les milieux aisés, qui ont collaboré avec l'ennemi.

C'était ceux qui siégeaient aux Comités de forges et le patronat de l'époque, dont De gaulle a eu des mots très dur à leur égard à la libération.

Et puis Madame Laborde, les privilégiés, sont-ce ces cheminots où vous-mêmes?

Regardez-vous dans la glace !

Bernard LAMIRAND

Propos scandaleux de la journaliste Françoise Laborde sur les cheminots

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Les cheminots : privilégiés...et collabos ! Selon Françoise LABORDE (Journaliste à France 2)

De Maurice SAMSON (Membre du BN/UFR et représentant retraités au CA/CPRP)

Françoise Laborde n’est pas seulement journaliste sur la chaîne France 2 de la télévision publique, elle a aussi écrit un livre publié en 2008, juste après le conflit sur les régimes spéciaux. Manifestement, cet ouvrage lui a permis de déverser tout le fiel que lui inspirent les actions menées par les cheminots. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle n’a pas du tout apprécié que ces “privilégiés” se mettent en grève pour défendre leurs droits et leur régime spécial de retraite ! Et pour couronner le tout, elle ose les traiter de collabos... Incroyable et pourtant vrai !

Ainsi, dans cet ouvrage impérissable intitulé “ça va mieux en le disant... !”, on peut lire aux pages 95 et suivantes :

« Parfois, quand le découragement me saisit, à défaut de mensonges pour m’évader, je me prends à rêver à la retraite... Oui, oui, moi aussi ! Comme tous ces heureux bénéficiaires des régimes spéciaux, agents de la SNCF, d’EDF, de Gaz de France, qui, vers cinquante ans, peuvent plier les gaules et attaquer une nouvelle vie à leur guise, farniente ou seconde carrière. 5par parenthèse, je suis toujours fascinée et perplexe en entendant des “jeunes” cheminots de trente-cinq ans expliquer qu’ils ont précisément signé pour partir plus tôt se la couler douce. A leur âge, je pensais à tout sauf à cette échéance qui me paraissait si lointaine !)

Pour défendre cet acquis non négligeable, ils font grève. Pendant dix jours, en novembre 2007, ils ont paralysé le pays en clamant des mots d’ordre variés. Au choix : pour défendre “l’intérêt du service”, les “acquis sociaux”, nos “futures retraites”, que sais-je encore ? Alors que nous - salariés du privé ou assimilés - cotisons déjà plus longtemps, avec des décotes bien plus substantielles !

Mensonges que tous ces slogans, mensonge que cette pseudo-solidarité : ils défendent leurs avantages ! ça se comprend, mais pourquoi ne pas le dire ? Car l’intérêt public, le sens du collectif, c’est bien autre chose ! La SNCF se targue d’être un modèle de solidarité sociale, mais nul n’ose rappeler que les trains de la mort qui emmenaient juifs et résistants vers les camps d’extermination n’ont jamais été stoppés par des grévistes et sont toujours arrivés à l’heure, leur prestation payée, rubis sur l’ongle, par les nazis. Sans les trains français, comment la déportation aurait-elle pu avoir lieu ? Les cheminots héros de la Résistance dans La Bataille du rail, voilà une imposture historique extrapolée et véhiculée par les “camarades” après la guerre...

Rappelant cela, je sais que je vais me faire des copains...

Le mensonge d’Etat ! Comment la France de Vichy aurait-elle pu se montrer si efficace dans sa collaboration sans la police, la magistrature, la fonction publique françaises - et ce qu’on n’appelait pas encore les médias ? Voyez de Gaulle nommant un Jacques Chaban-Delmas, authentique héros de la Résistance, lui, à Bordeaux, nid d’anciens collabos, mais aussi Papon préfet de police, puis ministre, et un René Bousquet, chef de la police sous Vichy, reçu en toute amitié par Mitterrand... Tout cela dit-on, est bien connu, mais si vite oublié !

Et voici nos cheminots viennent semer la panique dans l’organisation de la Coupe du monde de rugby à laquelle les amateurs du monde entier souhaitent assister. Ironie du sort : le premier sponsor de la Coupe du monde est précisément la SNCF, dont les trains risquent bien d’être bloqués ! Heureusement, ils ont le bon goût d’attendre que la finale, le 20 octobre, soit passée pour mettre leurs menaces à exécution. »

La SNCF et les trains de la mort

A la suite de plaintes déposées contre la SNCF en 2001 aux Etats-Unis, et de celle déposée par le député Vert européen Alain Lipietz, l’avocat Arno Klarsfeld a publié un article dans le quotidien Le Monde du 6 juin 2006 dont voici quelques extraits.

« Ces plaintes sont contraires à la vérité historique. Elles souillent la mémoire des 1 647 cheminots fusillés ou déportés sans retour, elles effacent le rôle des autorités allemandes, de l’Etat français de Vichy et diluent la responsabilité de ceux qui furent chargés de la déportation des juifs de France.

La SNCF était indiscutablement une entreprise publique sous contrôle strict de l’Etat français et des autorités allemandes. Elle était réquisitionnée pour chaque transfert d’internés juifs, comme l’ont été d’ailleurs beaucoup d’individus ou sociétés dont le préfet a réquisitionné les véhicules pour le transfert des juifs arrêtés vers un centre de rassemblement... (...) La réquisition était un acte d’autorité de l’Etat auquel la SNCF ne pouvait se soustraire, ni soustraire les wagons, la locomotive, le chauffeur et son mécanicien.

Pour les déportations, les trains étaient considérés allemands... (...) c’est toujours le ministère des transports du Reich qui fournit les trains.

Aucun des déportés survivants qui ont relaté leur départ n’a accusé la SNCF ou les cheminots. Ce n’est pas eux qui procédaient à l’embarquement, ni pour les transferts, ni pour la déportation. (...)

Dans les témoignages des survivants, les cheminots apparaissent comme ceux qui transmettaient les messages des déportés aux familles. Parfois aussi, ils réussissent à intervenir et à sauver des déportés, comme à Rozan, à Lille le 12 septembre 1942 pour les enfants, ou en août 1944, quand ils parviennent à éviter de mettre à disposition du capitaine SS Aloïs Brunner le dernier train qui aurait pu quitter le camp.

Peut-on reprocher aux cheminots de n’avoir point saboté les voies ? C’était courir le risque d’une catastrophe, et pour sacrifier délibérément des vies afin d’en sauver d’autres, encore fallait-il être absolument certain qu’au terminus c’était la mort qui attendaient les juifs déportés. Les cheminots français ne dépassaient pas la frontière franco-allemande.

Contrairement à ce qu’affirme les plaignants, la SNCF n’a pas été payée par les Allemands pour la déportation. Déjà, le 15 juin 1942 à Berlin, quand il est décidé à l’Office central de sécurité du Reich de déporter les juifs de France, il est entendu que l’Etat français prendra à sa charge les frais de da déportation. (...) »

Que Madame Laborde n’aime pas les cheminots, c’est tout à fait son droit. Mais, quand on est journaliste sur une chaîne de télévision du service public, un tel parti pris concernant les actions des cheminots ne pose-t-il pas une question d’objectivité dans la présentation de l’information ? Nous ne polémiquerons pas sur la définition de “l’intérêt public”, ni sur celle des droits liés aux contraintes du service public et à la pénibilité du travail dont bénéficient les personnels mis en cause, un concept que Madame Laborde semble totalement ignorer... tant son aversion pour les “fonctionnaires” est grande ! Mais peut être cette aversion n’est-elle que l’expression zélée d’un militantisme politique très sarkozyste ? Au moment ou la télévision publique est reprise en main par l’Elysée, ça peut servir ! Nous n’insisterons pas non plus sur la très puissante grève du 18 octobre qui semble être oubliée...

Mais que Madame Laborde falsifie l’histoire de la Résistance et traite finalement les cheminots de collabos, c’est totalement inacceptable ! Non Madame Laborde, “les cheminots héros de la Résistance”, ce n’est pas une fiction sortie de l’imaginaire du cinéaste René Clément, et encore moins “une imposture historique extrapolée et véhiculée par les camarades après la guerre”, c’est une réalité reconnue par la plupart des historiens... ainsi que par le Général De Gaulle !

Faut-il rappeler à cette journaliste que la SNCF a été réquisitionnée et mise à la disposition des Allemands par la Convention d’armistice signée par Pétain ? Fau-il lui rappeler que les forces d’occupation étaient physiquement présentes dans toutes les installations importantes de la SNCF et dans tous les trains de la déportation ? Faut-il lui rappeler qu’à chaque prise de service le personnel de conduite était escorté par un ou deux soldats allemands ? Faut-il lui rappeler que tout mécanicien qui refusait de conduire un train de la déportation, comme le fit Léon Bronchart, était licencié ?

Faut-il lui rappeler que les (vrais) syndicats étaient interdits et donc clandestins ? Que toute action de grève était fortement réprimée, les cheminots étant sous la contrainte des lois de la guerre allemandes prévoyant la peine de mort ?

Faut-il lui rappeler que Albert Deberdt et Henri Ployat, tous deux militants du syndicat CGT clandestin, ont été fusillés le 15 septembre 1941 à Lille ? Que Jean Catelas, secrétaire de l’Union des syndicats CGT des cheminots du Nord, a été guillotiné le 24 septembre 1941 ? Que parmi les 27 fusillés de Châteaubriant il y avait un retraité cheminot et deux fils de cheminots dont le jeune Guy Môquet ? Que Pierre Sémard, dirigeant de la Fédération des cheminots CGT et administrateur de la SNCF, a été livré par la police française aux allemands et fusillé le 7 mars 1942 ?

Que Georges Wodli, secrétaire général de l’Union Alsace-Lorraine, a été pendu le 1er avril 1943 dans les locaux de la gestapo à Strasbourg ? Etc... Nous ne pouvons citer tous ceux qui ont payé de leur vie leur engagement dans la résistance, avec 1 647 cheminots assassinés, la liste serait très longue...

Faut-il lui rappeler que, malgré la farouche répression dont ils étaient victimes, bon nombre de cheminots ont participé activement à la résistance et qu’ils ont ainsi désorganisé les approvisionnements allemands ? Faut-il lui rappeler que leurs actions ont permis d’accélérer de manière décisive l’avancée des troupes alliées ?

Faut-il lui rappeler que le 10 août 1944, les cheminots ont déclenché la grève insurrectionnelle qui va permettre la libération de Paris... et que cette grève est la seule à être commémorée chaque année le 10 août à l’Arc de Triomphe ?

Faut-il rappeler à Madame Laborde que ces actions de résistance des cheminots ont permis à la SNCF d’être la seule entreprise française à recevoir la Légion d’honneur à titre militaire et la Croix de guerre avec palmes ? (1)

Certes, il n’est pas question de dire que tous les cheminots étaient résistants ! Comme partout, il y avait des collabos à la SNCF, notamment dans son état major, mais passer de quelques collaborations individuelles à une collaboration collective des cheminots, c’est franchir le pas du détournement de l’histoire !

Madame Laborde oublierait-elle que le patronat français privé, à l’image de Louis Renault, a lui collaboré activement avec l’occupant nazi, fidèle au “plutôt Hitler que le front populaire” cher à la bourgeoisie française ? Oublierait-elle que “seule la classe ouvrière dans sa masse est restée fidèle à la patrie meurtrie” comme l’a écrit François Mauriac ?

Par ses écrits, Madame Laborde ne se limite pas à insulter les cheminots, elle souille la mémoire des 1 647 cheminots fusillés ou déportés. Elle occulte totalement le rôle des autorités allemandes et de Vichy comme l’a fort justement rappelé Arnaud Klarsfeld (que l’on ne peut soupçonner d’être “un camarade” !) dans un article du journal “Le Monde” du 6 juin 2006 (voir encadré page présente).

Enfin, madame Laborde, ne manque pas d’aplomb quand elle traite les cheminots de privilégiés, alors qu’elle possède un château dans le Gers avec des chambres d’hôtes... que seuls les vrais privilégiés peuvent s’offrir ! (2)

Le parti pris pour la classe dirigeante et son anticommunisme primaire conduisent Françoise Laborde à une absence totale d’objectivité historique. Avec de tels écrits, elle déshonore la profession de journaliste et le service public. Elle ne mérite que notre mépris.

Françoise LABORDE, une journaliste très engagée... à droite !

Françoise (Maria) Laborde, née le 1er mai 1953 à Bordeaux, est une journaliste et présentatrice de la télévision française. Après avoir réussi un DEA de droit, elle s’installe aux Etats-Unis où elle obtient son diplôme à l’Université de Washington & Lee.

En 1979, elle part à Bruxelles, et collabore à la revue Euro-politique.

De 1982 à 1985, elle se spécialise dans l’économie et le social à RMC.

De 1985 à 1993, elle est chef du service économie puis rédactrice en chef adjointe de TF1.

De 1993 à 1995, elle est chef du service économie de FR 3.

Elle arrive sur France 2 en 1995, devient rédactrice en chef de Télé matin en 1997 et présente depuis cette année-là Les 4 vérités.

A partir de 1999, elle est la remplaçante de la présentatrice des journaux télévisés du week-end. Depuis 2006, elle remplace Elise Lucet au journal de 13 h.

Françoise Laborde est vice-présidente du Press Club de France, un club qui se veut le “haut lieu de la presse de l’entreprise et des institutions”, un club franchement à droite !

Elle est aussi membre du Haut-conseil à la coopération internationale.

Elle a écrit 9 livres...dont Les tribulations d’une femme d’aujourd’hui : ça va mieux en le disant ! en 2008.

Françoise Laborde est chevalier national du Mérite et officier du Mérite agricole. Pour service rendus... mais à qui ?

Enfin, elle possède le Château-Monastère de Saint-Mont dans le Gers, où les tarifs des séjours en chambres d’hôtes débutent à partir de 3 000 €... Un séjour que seuls ses amis peuvent s’offrir, ce qui n’est évidemment pas le cas de ces “privilégiés” de cheminots retraités !

Maurice SAMSON
Membre du BN/UFR et représentant retraités au CA/CPRP

 

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LE PARTI COMMUNISTE SE PORTE BIEN AU JAPON

Publié le 29 Mai 2011 par aragon 43 dans communisme

Cette après-midi, fôlatrant sur Over-blog, j'ai découvert un article de mes camarades communistes de Nice.

Ils nous faisaient savoir les résultats des élections au Japon et la tenue très intéressante du PC Japonais avec un progrès important.

Une gifle pour ceux, qui, à longueur de journée, nous disent que le PCF n'est plus crédible dans les pays développés.

Ce résultat a été publié dans le Monde mais pas dans mon journal l'Humanité... va savoir ...

Peut-être qu'un journaliste avisé du journal remarquera cet article paru sous la rubrique anti-capitaliste d'Over Blog.

Une trop grande publicité à ce résultat aurait-elle trop  de résonance pour nos propres échéances électorales de 2012 ?

Bernard LAMIRAND

 

VOICI L'INTEGRALITE DE L'ARTICLE

Samedi 28 mai 2011

Les 10 et 24 avril dernier se déroulaient les élections locales et régionales Japonaises.



Durant la première phase, 13 gouverneurs et 44 assemblées de préfecture sur 47 étaient soumis au vote des citoyens Japonais, ainsi que les 16 villes les plus peuplées du pays. Durant la seconde phase, ce sont les assemblées de plusieurs centaines de villes et villages Japonais qui étaient soumises au renouvellement.



postcard japan 0621Ces élections ont été marquées globalement par un recul de tous les grands partis, des deux partis dominants, Parti démocrate (centre) au Parti libéral-démocrate (droite), en passant par les partis d'appoint comme le Komei (droite) ou le Parti social-démocrate (centre-gauche).



Le scrutin a même été marqué par l'émergence et le succès de partis populistes de droite comme « Votre parti », qui empoche 144 sièges de conseillers locaux, et de partis localistes comme le parti d'Osaka « Groupe pour la restauration d'Osaka ».



Dans ce paysage politique remanié, le Parti communiste japonais fait mieux que résister.



Dans ce qui constituait la première phase, il conserve 80 sièges dans les Assemblées de préfecture (régionales) et 99 sièges dans les Conseils municipaux des 16 plus grandes villes du pays. A Tokyo, le candidat communiste obtient 10,4% des voix.



Si on les compare aux scores obtenus lors des législatives de 2010, dans les mêmes circonscriptions, avec 1 878 502 voix, le Parti communiste connaît une augmentation de 36%.



Dans la seconde phase, le Parti communiste a mené une campagne intense axée sur du travail de terrain dans les régions sinistrées par le séisme et sur des propositions mettant en avant la défense de l’État social, la promotion de politiques de prévention des catastrophes et la reconversion énergétique pour sortir progressivement du nucléaire.



Cette campagne a payé puisque le Parti communiste remporte 1 034 sièges de conseillers municipaux.



Ajoutés aux sièges non-renouvelables cette fois, le Parti communiste japonais compte donc encore plus de 2 800 conseillers municipaux, soit 8,34% des sièges locaux.



Comparés aux résultats des élections législatives de 2010, le Parti réalise cette fois une progression de 20%.



Nous ne pouvons que nous féliciter de ces résultats du Parti communiste japonais (PCJ), qui prouvent l'enracinement d'un Parti se revendiquant du communisme dans un pays capitaliste avancé !



Fer de lance dans les dernières semaines de la campagne de soutien aux victimes de la catastrophe mais aussi de la lutte politique conte le lobby nucléaire guidé uniquement par le profit, plus que jamais, le peuple Japonais a besoin actuellement du Parti communiste !

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PCF ET PRESIDENTIELLES QUEL CHOIX COMMUNISTE

Publié le 28 Mai 2011 par aragon 43 dans communisme

Photo0028.jpgPCF QUEL CHOIX ?

Dans quelques jours la conférence nationale du PCF délibérera de sa décision en ce qui concerne les échéances électorales de 2012.

Les communistes auront ensuite à se prononcer par vote.

Le projet dit "partagé" devrait être à mon avis le cœur de la démarche et être essentiel pour entrainer les français à autre chose que la course à l'échalote pour désigner un Président de la République.

Le projet ne me pose pas trop de problèmes, c'est sa réalisation qui m'interroge. Et surtout jusqu'où le PCF conditionnera une éventuelle participation à un gouvernement de gauche.

Ce projet "partagé" ouvre des portes vers des alternatives face au libéralisme destructeur et à ce capitalisme qui ne produit que de la misère pour les gens et de l'opulence pour quelques-uns. J'approuve ce projet pour ce qu'il représente: une esquisse d'un retour au vivre ensemble, au bien commun, au respect de l'homme et du citoyen dans une autre démocratie que celle qui enferme et qu'édicte sans cesse l'étreinte capitaliste vers toujours plus d'autocratie et une oligarchie qui détient l'ensemble des pouvoirs.

Je serais donc très attentif tant à la démarche qu'au contenu d'un éventuel accord à gauche, afin de ne pas se retrouver dans une nouvelle gauche plurielle avalant les couleuvres que ne manqueraient pas de nous fournir les sociaux-démocrates, qui, jusqu'à maintenant, dans leurs actes et projets n'ont aucunement eu l'intention de remettre en cause la gestion libérale de la société.

La défaillance et la chute de Strauss-Kahn n'élimine pas les risques d'une gestion "à la Blair" avec Hollande et Aubry.

On ne pourra transiger là-dessus et se laisser convaincre par les habituels strapontins ministériels décernés en guise de lots de consolation.

J'approuve l'idée d'une campagne électorale offensive regroupant législatives et présidentielles.

J'amène l'idée que cette campagne ne peut produire son effet dynamique que si elle est en jonction avec les luttes sociales et il y a besoin d'un vaste remue-ménage social durant toute la période prochaine notamment sur l'emploi, les salaires, la santé et les retraites  ainsi que les conditions de travail.

Il me semble, vu la situation faite aux travailleurs, d'envisager un véritable programme type "Conseil national de la résistance";  et signé par toutes les organisations et forces vives de ce pays, comme elles l'avaient bâties en 1944.C'est un programme de ce type qui devrait opérer le rassemblement au second tour des Présidentielles. Il devrait être signé par tous les partenaires de gauche et soumis aux organisations syndicales. Il devrait être placé sur la vigilance du peuple au fur et à mesure de son application.

Il faut donc un autre rapport de force à gauche de la gauche, car comment croire que les socialistes l'accepteront si nous sommes en position de faiblesse ?

Le Front de Gauche peut en être le promoteur à deux conditions:

1° Qu'il soit diversité des organisations le représentant et que chacune d'entre elles garde son identité ( Le Front de gauche n'est pas un parti mais une alliance conjecturale).

2° Qu'il soit le moyen de mettre en avant une candidature "Front de Gauche" représentant le projet partagé et non pas une dérive "perso" pour un  type d'élection dont on sait le côté malfaisant consistant à mettre en avant la personne plutôt que le projet.

Ces exigences sont nécessaires si nous voulons dépasser le caractère même de cette élection nommant un Président de la république pour cinq ans et doté de tous les pouvoirs.

Je pense même que le candidat désigné démocratiquement par le Front de Gauche devrait, avec un collectif national, mener une campagne mettant en cause la constitution de la cinquième république et l'élection d'un Président de la République au suffrage universel et le dire d'emblée qu'il se présente pour en finir avec cette élection plébiscite.

Son premier devoir, sitôt élu, serait alors de transformer l'Assemblée nationale élue en une "Constituante" chargée d'établir une nouvelle constitution où le pouvoir exécutif serait confié au parlement et à un gouvernement puisant sa légitimité dans son rapport permanent avec le peuple et les travailleurs.

Dans la  rédaction de cette constituante il faudra, j'en reste à l'essentiel, se sortir de cet état qui règne depuis 1958 et qui bafoue la démocratie, individualise, impose la marque et le sceau du capital dans la vie de tous et il faudra aussi se sortir des griffes de la constitution européenne libérale.

Il faut donc se libérer de la glauque capitaliste et gaulliste et des renoncements sociaux démocrates et le dire aux français lors de ces deux élections.

Se libérer  donc des étreintes libérales, nous l'avons esquissé lors du référendum sur la constitution Européenne. Mais nous avons pu voir comment le système a passé outre ce vote par le traité de Lisbonne, mais rien n'est fatal. Les luttes actuelles, les révolutions de ce printemps, les jeunes qui occupent les places notamment en Espagne, donnent à penser que les batailles pour des alternatives nous sortant de ce système corrompu et vermoulu sont en cours et vont se développer.

Il serait contre-productif de cogiter chez nous une démarche restant dans les clous d'une élection présidentielle classique élisant un sauveur suprême qu'il soit de droite ou de gauche.

Nous avons besoin d'un collectif national Front de Gauche, de collectifs jusqu'au plus petit village pour donner une autre signification à ce moment des élections présidentielles et législatives.

Puisqu'il faut désigner - et j'espère pour la dernière fois un candidat à la Présidence de la République- pour mener ce combat, je pense que Chassaigne est celui qui peut concrétiser le mieux cette espérance du peuple et à ce qu'un vrai projet partagé aboutisse à redonner au peuple le pouvoir.

Je lui demande d'être candidat ( je précise que chaque candidat doit avoir son bulletin de vote conformément à nos statuts) à la consultation démocratique des communistes les 16, 17 et 18 juin 2011.

 

 

Bernard LAMIRAND adhérent cellule Arcelor Montataire (Oise)

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LES RADARS DE SARKOZY

Publié le 25 Mai 2011 par aragon 43 dans politique

firebolt eclair de feu harry potterLES RADARS

Les radars sont l'objet, depuis quelques jours, d'une intense information médiatique à partir de la décision de Sarkozy et consorts de supprimer les panneaux qui les indiquent.

Qu'est-ce qu'un radar?

Wikypédia nous livre l'histoire du radar: Les fondements théoriques datent de 1904 avec le dépôt du brevet du « Telemobiloskop » (Reichspatent Nr. 165546) par l'allemand Christian Hülsmeyer1. Celui-ci a démontré la possibilité de détecter la présence de bateaux dans un brouillard très dense. En envoyant une onde à l'aide d'une antenne multipolaire, son système notait le retour depuis un obstacle avec une antenne dipolaire sans pouvoir cependant en définir plus qu'un azimut approximatif et aucunement sa distance.

Depuis ce temps là, des progrès ont été réalisés et plein d'instruments peuvent nous surveiller jour et nuit.

A savoir si des inquisiteurs, préparant les présidentielles, n'ont pas lorgné du coté de Sofitel de New-York ?

Un radar permet de détecter dans le brouillard très dense des objets, des masses en circulation; ces engins deviennent le joujou préféré de nos dirigeants pour nous surveiller .

Un radar aurait été bien utile pour repérer Alliot Marie se rendant chez son ami Ben Ali, en Tunisie, en pleine révolution. Ces radars auraient pu renseigner le sire de l'Elysée concernant les ternissures de son ministre avec la dame Bettencourt.

Et puis un radar aurait été très utile pour détecter la crise systémique du capital en 2007. Si Madame "Lagarde du Capital" avait eu un de ces appareils, elle aurait peut-être évité de dire des "conneries" sur la crise: par exemple, elle déclarait en 2007: " tout va globalement bien et la crise financière épargnera la France", ou encore: "ce n'est pas un krach [...] nous assistons aujourd'hui à un ajustement [...] une correction financière, certes brutale mais prévisible": ou encore le 5 novembre 2007: " La crise de l'immobilier et la crise financière ne semblent pas avoir d'effet sur l'économie réelle américaine. Il n'y a pas de raisons de penser qu'on aura un effet sur l'économie réelle française". Et pour tous les supporters de la dame qui veut prendre la direction du FMI, la plus belle erreur de jugement, digne d'un caissier chinois qui ne sait plus se servir de son boulier, c'est le 18 décembre 2007 sur France inter: " Nous aurons certainement des effets collatéraux, à mon sens mesurés. [Il est] largement excessif de conclure que nous sommes à la veille d'une grande crise économique".


Cette dame que j'ai baptisé "Lagarde du capital" aura certainement besoin d'un radar pédagogique que pourrait lui offrir pour son départ à Washington au FMI, le tristounet sire Guéant.


Doté d'un tel engin, le sieur Strauss-Kahn aurait pu voir arriver la femme de chambre et vite se rhabiller.


Ce que nous ne comprenons pas, c'est que malgré tous ces systèmes de surveillance, Sarkozy n'arrive pas à empêcher que le ciel de la crise nous tombe sur la tête. Nous pouvions penser que toutes ses trouvailles, comme celles "du travailler plus pour gagner plus", étaient dictées par sa connaissance du terrain et de ses détectives qui repèrent les misères des français.

Alors à quoi vont servir ces radars sans panneaux ?

J'ai trouvé la solution !

Ils vont servir à traquer les manifestants .

Que notre France va être belle! Partout des radars, des caméras, des drones au dessus de nos têtes; nous avons , il est vrai, une recrue de taille avec Guéant pour surveiller nos faits et gestes et peut-être notre lit pour vérifier nos amusements et voir s'ils sont transparents.

Dans ce merveilleux film que nous pourrions intituler "Big-Brother bis", nous aurions alors dépassé la Stasi et ses fiches, et les mouchards; et la liberté d'expression, en tant que telle, n’existerait plus cernée par tous les téléobjectifs.  Toutes les âmes seraient minutieusement surveillées et d’immenses affiches trôneraient dans nos rues, indiquant à tous que « Big-Brother vous regarde».

Oui, nous sommes espionnés et il est temps de dire au mégalo de l'Elysée que dans nos cortex une image est apparue: celle d'un inquisiteur auquel le peuple crie: "dégage".

 

Bernard LAMIRAND

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LA FRANCE ET LA GUERRE...

Publié le 23 Mai 2011 par aragon 43 dans politique

arton3761.jpgPOUR LA PAIX ET DES PEUPLES LIBERES DES DESPOTES ET DU CAPITAL

Nous sommes vraiment dans une sorte d'engrenage dangereux pour la France avec les "va t'en guerre" qui nous dirigent.

Depuis la fin de la guerre d'Algérie (1962), les troupes françaises s'étaient surtout fait remarquer par des interventions armées pour défendre des autocrates mis en place lors de l'indépendance de pays africains ( Françafrique).

Depuis les années 90, avec la guerre déclenchée par Bush et par Mitterrand et consorts, contre l'Irak envahisseur du Koweït, l'on peut dire que l'armée française  est devenue une armée faisant la guerre sous tous les théâtres du monde. Il leur faut plus que la matraque pour manier des peuples asphyxiés littéralement par les voleurs de richesses minières, gazières, pétrolières et  les ressources agricoles subtilisées.

Je passe sur la période de la deuxième guerre d'Irak, où la France n'est pas intervenue, fustigeant d'ailleurs l'intervention américaine du fils Bush dans sa guerre dite de civilisation. C'était tout à l'honneur de Chirac.

A noter qu' à cette époque, "le coq de l'Elysée" ( il ne l'était pas encore à cette période), avait pris position pour l'intervention anglo-saxonne bravant les décisions de Chirac et de Villepin de ne pas intervenir en Irak.

Depuis, le chef de la basse-cour de l'Elysée, s'est mis dans la tête de guerroyer un peu partout dans le monde.

Cote d'Ivoire pour le cacao, l'Afghanistan où nos soldats sont entrain de s'enliser dans une guerre qui ressemble de plus en plus à celle de l'Algérie, et puis maintenant la Lybie, là, le coq de l'Elysée, essaye de montrer ses ergots et de rivaliser avec les crocs d'Obama.

Qu'il avait l'air comique, ce dimanche, arrivant en Côte d'Ivoire pour fêter son nouveau homme-lige: (un ami de Neuilly du reste).

 Cocasse était cette revue des troupes à la descente de l'avion présidentiel: il était flanqué de quelques gradés garnis d'épaulettes, étalant leurs étoiles, on ne le voyait presque pas, camouflé par la stature des militaires, vêtus d'uniformes blancs qui rutilaient comme au temps de belles aventures coloniales.

Mais trêve de plaisanterie;  ce que nous apprenons ce soir est grave: la France engage maintenant des hélicoptères de combat en Libye pour terrasser le colonel Kadhafi.

Un chroniqueur militaire, disant ce soir sur une chaine de télé, que c'était le prélude pour des interventions sur terre pour battre le colonel qui résiste. Je n'ai aucune sympathie pour ce despote, mais l'intervention qui consistait, avec l'accord de l'Onu, à ne pratiquer que des frappes aériennes vient de prendre une autre tournure. En fait il ne s'agit plus de défendre des populations victimes des canonnades des hommes de Kadhafi, mais bien de mettre en place un autre régime favorable aux majors pétroliers, par une intervention extérieure.

Nous assistons donc à un déploiement de la France comme gendarme du capital sur les terres africaines.

Ce n'est pas nouveau pourrait-on dire ! Certes oui mais le discours de Sarkozy, c'est de dépasser l'ancienne formule pour garder la main face à des peuples qui ne veulent plus courber l'échine.

C'est cela le discours tenu à Abidjan par Sarkozy.

Il est à craindre de voir de plus en plus de soldats français intervenir pour défendre -non pas des populations face à la terreur- ( ils savent se libérer tout seul (Egypte- Tunisie), mais bien comme en Libye de mettre en place une stratégie visant à prioriser le choix des armes plutôt que la paix et le développement de ces pays.

L'intervention en Lybie démontre une chose - après les déconvenues tunisienne et égyptienne- : ne plus se faire prendre de vitesse par des révolutions et réagir à temps pour garder la prépondérance assurée auparavant par des potentats qui, manifestement, seront de plus en plus rejetés par leur peuple.

D'où l'opérabilité des forces armées de manière rapide, c'est l'exercice libyen;  c'est en même temps récupérer l'envie démocratique de ces peuples en fixant les règles nouvelles, d'où le discours du coq de l'Elysée à Yamoussoukro pour des régimes démocratiques mais surtout sous le contrôle de la puissance dominante, en l'occurrence la France.

Il est fort probable que cette stratégie va se déployer et que nous allons avoir de plus en plus, la France, dans le rôle qui lui est désormais dévolu par l'OTAN:  intervenir et souvent se mener des actions où les armes parleront en priorité.

L'Afghanistan nous démontre que rien n'est possible par la force et la façon de faire là-bas nous renvoie à une période que nous pouvions penser comme révolue: l'engrenage des guerres coloniales de jadis devenant maintenant néocoloniales. Le diagnostic est perceptible: les  forces françaises s'embourberont face à des peuples qui résisterons contre les occupants.

Décidément, chez ces gens-là, les intérêts de quelques grandes multinationales valent plus que la paix et le développement.

Mais cela, on le sait.

Plus que jamais  la paix et la vraie démocratie sont contrepoison à la guerre.

Bernard LAMIRAND

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G8 G20 LES COLTS SONT PRETS CONTRE LES PAUVRES

Publié le 22 Mai 2011 par aragon 43 dans politique

pipeau.jpgG8 - G20  A DEAUVILLE UN FILM  DE CANAILLES

Deauville est réputé comme un lieu de casino mais aussi un endroit sélect ou chaque année se déroule un festival du cinéma américain.

Un lieu où vont se réunir les filous du G8 et du G20 pour tenir un rodéo, libéral celui-là, où en guise de chevaux à dresser ce seront les travailleurs qui seront visés par les lassos de ces fripouilles de la planète.

Vous les connaissez:  ce sont ceux qui ont mis le monde du travail sur la paille pour renflouer les actionnaires dans cette crise du système qui n'en finit pas et pour cause,elle est durable et il faut qu'elle assure ses arrières.

C'est ce que feront les commis du grand capital, y compris la Chine, qui n'a plus rien à voir avec le communisme.

Regardons leurs dégâts, ces dégâts affectent tous les pays, pas seulement les plus pauvres. Eux retournent pour ainsi dire à l'âge de pierre notamment dans les pays du Sahel ou sur le pourtour de la Mer rouge, du coté de la Somalie,et ailleurs où des pays n'en peuvent plus au point que des révoltes éclatent ou vont éclater... tant mieux !

La crise a effondré de nombreuses économies, et parmi elles des économies dites prospères, comme celles de l'Europe.

Le sommet va se dérouler dans une ville française, Deauville, ville réputé bourgeoise, où les chefs d'Etat ne risque pas de s'encanailler avec la "racaille" du Havre ou de Dieppe, deux villes proches, mais deux villes où la situation des salariés et des retraités est rendu de plus en plus difficile par les choix de ces maitres du monde.

Sarkozy va pouvoir ainsi se dresser sur ses ergots, crête belliqueuse, sur le tas de fumier capitaliste, dont on peut dire qu'il ne cesse de projeter ses propres déchets.

Alors il faut faire bien. Sarkozy est un carnavaleux, il sait bien se grimer et apparaitre comme le phœnix ou encore faire le paon.

Sarkozy a ainsi fixé avec ses amis nantis la feuille de route: elle est déroutante.

Le titre d'abord:

"Ouverture de la conférence sur le renforcement de la dimension sociale de la mondialisation"

Puis :"Dans le cadre de la Présidence française du G20, le président de la République prononcera, lundi 23 mai 2011 à 9h30, le discours d’ouverture de la conférence de haut niveau consacrée au renforcement de la cohérence de l’action internationale des États et des organisations, afin d’améliorer la dimension sociale de la mondialisation."

Si nous ne serions pas dans cette situation dramatique pour les peuples du monde, il y aurait de quoi se plier de rire.

Voilà Sarkozy devenu un grand syndicaliste mondial et qui aurait pour souci d' améliorer la dimension sociale de la mondialisation.

Pourquoi n'a t'il pas commencé par la France ?

Depuis qu'il est au pouvoir, qu'a-t-il fait pour améliorer la situation sociale en France ?

Va-t-il rendre compte, à ses homologues, qu'il fut en 2010 aux prises avec plus 8 millions des salariés refusant sa réforme sur les retraites ?

Son bilan social en France est négatif. Dans tous les domaines, les droits des salariés et des retraités ont reculé. Salaires, retraites, durée du travail, santé, emploi etc… tous ces droits constitutifs d'un mieux être sont en chute libre, notamment depuis son arrivée au pouvoir en 2007.

Triste bilan social dont les seuls à se frotter les mains sont les actionnaires internationaux et le MEDEF.

Plus amplement, regardons l'Europe: l'écroulement est significatif, et montre que ce sont les travailleurs qui payent la note.

En ce moment des luttes se déclenchent face aux mesures drastiques prises par les gouvernements européens et par le FMI.

Il est dit, dans les objectifs développés par Sarkozy pour ce sommet, que le but est de soutenir l'emploi et renforcer la dimension sociale de la mondialisation. Et  pour bien l'affirmer il est précisé: "La présidence française du G20 fera avancer 4 objectifs prioritaires dans ce domaine : l'emploi, notamment des jeunes et des plus vulnérables ; la consolidation du socle de protection sociale ; le respect des droits sociaux et du travail ; et une meilleure cohérence des stratégies des organisations internationales. Les ministres du Travail et de l'Emploi se réuniront fin septembre sur cet agenda".

De qui se moque t'on !

La consolidation de la protection sociale -je rêve- venant de Sarkozy et de son acolyte Bertrant qui ont tout fait en France pour casser le droit à la retraite à 60 ans: c'est vaudevillesque.

Le respect des droits sociaux et du travail; quand on détricote ce droit issu de la libération et du conseil national de la résistance: c'est méprisable.

Une meilleure stratégie des organisations internationales, alors là quelle duplicité, toutes les organisations internationales sont dominées ou bâillonnées  par les stratégies du libéralisme: c'est de la fourberie.

L'OMC (Organisation du commerce mondial),l'OMS (organisation mondiale de la santé), le FMI (fond monétaire international) sont sous le contrôle du capital international et l'ONU  est le bras armé utile pour mettre à la raison les peuples récalcitrants.

Hier en Côte d'Ivoire, le chef de l'état est venu couronner son roitelet, avec l'accord de l'ONU et des autres roitelets africains. Le cacao vaut bien le déplacement.

Quand à l'emploi, celui des jeunes, il a  osé en parler et verser une larme de crocodile sur leur sort quand il dit qu'ils sont "vulnérables". Pourquoi sont-ils vulnérables ? Tout simplement parce que les mesures prises depuis des années tant par la sociale-démocratie que par la droite vise à ce que les jeunes soient de plus en plus précarisés dans l'emploi.

L'Europe bat des records de chômage concernant les jeunes.

En Espagne, sous un gouvernement socialiste appliquant les directives du FMI, du G8 et du G20, plus de 40 % des jeunes sont en chômage.

L'explosion dans ce pays est proche. L'occupation par la jeunesse des places des grandes villes espagnoles traduit leur révolte et le sentiment "du dégage", qui est parti de Tunisie et qui semble gagner l'Europe et les sheriffs du G8 et du G20 commencent certainement à avoir quelques frayeurs.

Ce somment de Deauville - haut lieu du cinéma américain- pue la concupiscence du capital, c'est comme un mauvais western où  seuls les colts comptent et sont prêts à être dégainés contre les pauvres de la planète.

C'est aussi le lieu des casinos, des amis de Sarkozy (Barrière), tout un symbole où les seigneurs du G8 et du G20 vont mettre aux enchères les droits des salariés pour leurs foutus dividendes.

 

Bernard LAMIRAND

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CES CONGRES A ATHENES

Publié le 20 Mai 2011 par aragon 43 dans syndicalisme

divers_005.gifLA CES AUX MAINS DE TECHNOCRATES

La CES vient de tenir son congrès à Athènes, haut lieu où les salariés sont victimes du capitalisme Européen, de cette Europe du Fric et du FMI.

Ya t'il eu une déclaration pour fustiger ce plan d'austérité qui touche les peuples et particulièrement les travailleurs ?

Dans mon huma de ce matin, j'apprends, par la journaliste présente à ce congrès, le mal de chien que les syndicats allemands, français, belges ont eu pour faire adopter une résolution pour une journée d'action en juin.

J'apprends également que la toute nouvelle secrétaire générale de la CES ( une française inconnue au bataillon et qui n'a jamais mis ses pieds dans une organisation syndicale française) a été jusqu'à oublier dans son intervention clôturant le congrès cette dite journée d'action: il a fallu lui rappeler (ça commence fort).

La journaliste nous indiquant pour ainsi dire que la brave dame est plutôt du genre "gagne petit" face aux prédateurs de l'Europe capitaliste.

Devant ce fait, je suis allé me renseigner sur le site de cette organisation, dont je suis adhérent et qu'ai-je constaté :  le départ de Decaillon de la CGT  comme secrétaire adjoint dont chacun se souvient qu'il était pour le oui au référendum pour la nouvelle constitution européenne mais surtout ce que j'ai remarqué c'est l'arrivée  massive d'une grosse fournée de technocrates pour diriger la Confédération européenne des syndicats (CES).

J'ai cherché vainement un vrai syndicaliste ( celui qui a mis un jour ses bleus ou sa blouse blanche).J'en en ai pas trouvé, à part Niémec, qui a séjourné quelques temps dans une entreprise polonaise.

Ils ont des parcours carriéristes et le monde du travail semble absent dans cette synarchie syndicale.

Je vais devoir me plonger dans les travaux de ce congrès pour voir si cette organisation s'est mise au diapason des souffrances endurées par les travailleurs dans cette crise du système.

Depuis quelques temps, cette organisation semblait avoir pris le chemin de la lutte en se sortant de son institutionnalisation comme officine de la communauté européenne : à vérifier donc  si ce cheval de bataille est encore affirmé.

Une question à élucider certainement à travers les luttes actuelles en Europe qui déferlent contre les plans d'austérité décrétés par la commission européenne, les gouvernements. Ce qui se passe actuellement en Grèce, en Irlande et surtout au Portugal et en Espagne devrait être l'objet de grand rassemblement européen syndicaux pour dire halte à l'abaissement des droits sociaux.

Oui, à voir, cette fournée d'experts, de grosses têtes à la tête de la CES, c' est inquiétant car cela ne représente pas la diversité du monde du travail européen.

Le pire pour une organisation c'est d'être sous la coupe de technocrates imitant en cela les hommes qui se partagent les pouvoirs politiques.

L'oligarchie syndicale est à combattre au même titre que celle patronale.

 

Bernard LAMIRAND

 

Voici la liste des élus-es.

 Bernadette Ségol: Secrétaire Général1972 Masters en philosophie. Université de Toulouse. 1974 – 1985 Fédération internationale des travailleurs du textile ,assistante du Secrétaire général;

Jozef Niemec Secrétaire général adjoint : 1974-1978 Université Jagellonne (Universytet Jagielloński), Cracovie, Pologne, Philologie romane 1981-1992. Fonctionnaire de l’éducation nationale (surveillant d’internat et professeur de langues) dans différentes écoles (lycée technique, lycée artistique, école primaire), Rzeszów, Pologne. 1980 Co-fondateur de NSZZ “Solidarność”, membre de sa Commission d’entreprise à “Telkom-Telos;

Patrick Itschert: Secrétaire général adjoint: Etudes humanitaires au Saint-Jozefs College, à Aalst (NL), puis Diplômé en Economie à l’Université Libre de Bruxelles (FR). 1980-1981 Conseiller au Cabinet du Vice-Premier Ministre et Ministre du Budget. En charge notamment des dossiers d’expansion économique et de certains secteurs industriels (textile, sidérurgie, ...) 1979-1980 Chercheur/ Collaborateur à la "Fondation Roi Baudouin". Participation à la rédaction d’une étude sur "l’avenir économique de la Belgique";

Judith Kirton6darling : secrétaire confédérale: 2000 – 2001 Université de Bath, Royaume-Uni (+ Université de Pavie, Italie) MSc European Social. 1996 – 1999 Université de Sheffield, Royaume-Uni BA (distinction) Etudes politiques et sociales (Double spécialisation en Histoire et Politique) – Deuxième classe supérieure. Septembre 1999 - juillet 2000 Quaker Council for European Affairs Assistante de programme, responsable des droits de l’homme et de la politique sociale;

Claudia Menne : Secrétaire confédérale: 1990 Maîtrise en histoire économique et sociale, Université de Bochum : Thèse concernant le mouvement ouvrier italien après la 2e Guerre mondiale. 1991 – 1993 Chercheuse à l’Institut pour le mouvement ouvrier allemand, Université de Bochum, à savoir Etudes comparées sur les questions environnementales et écologiques dans le mouvement ouvrier allemand et français dans les années 80;

Veronica Anna-Maria Nilsson : Secrétaire confédérale: Diplôme de maturité classique et étudie la philosophie à l’Université de Trieste. 1989 Après avoir été actif au sein des instances de représentation universitaire, il rejoint directement l’UIL en tant que responsable de la section Jeunes de l’UIL;

 

 

 

 

 

 

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SE LIBERER DE L'ELECTION PRESIDENTIELLE

Publié le 19 Mai 2011 par aragon 43 dans politique

divers_005.gif UNE PRESIDENTIELLE MALSAINE

L'infection est à son comble.

Le virus inoculé en 1958, avec une constitution créant un monarque pour diriger la république, atteint toutes les parties du corps républicain.

On peut dire qu'elle est malade et qu'elle a besoin de se libérer de ce virus qui infeste la vie politique française.

Je ne parlerai pas de son dernier avatar concernant DSK : laissons les choses se révéler.

S'il y a des choses à dire en ce moment, c'est la profondeur de la crise de ce système capitaliste et de sa démarche de plus en plus véreuse. Le directeur du FMI a fait d'autres violences que celles qui lui sont présumées notamment d'avoir plongé dans l'abime des pauvres gens pour payer la dette des riches et renflouer leurs comptes bancaires.

Allez demander aux grecs ce qu'ils pensent de ce Monsieur, ils vous diront que cet individu les as mis sur la paille.

N'oublions pas  que jusqu'à sa démission il était le fondé de pouvoir de l'oratoire capitaliste et que son parrain était Sarkozy.

Mais ce 19 mai, je me bornerais qu'à parler de cette élection présidentielle qui prend une tournure de plus en plus détestable.

Emmanuelli, dirigeant du PS, disait sur France -Inter, ce jour, à une question posée par un journaliste sur l'élection présidentielle au suffrage universel, qu'il était contre mais que les français n'accepteraient pas de ne plus élire directement le président de la République.

Il faut aller jusqu'au bout brave Emmanuelli !

Le courage politique est de dire aux français que cette élection n'a rien de démocratique quand on confie le pouvoir à un homme pour cinq ans et que celui-ci en dispose comme bon lui semble avec une Assemblée nationale croupion.

La constitution française de 1958 a été taillée sur mesure pour De Gaulle, elle venait à point pour le capital, à un moment donné où la France se débattait avec les guerres de libération pour mettre fin au colonialisme, le système politique de l'époque était vermoulu dans les alliances de la troisième force  regroupant tous les anti-communistes, notamment les socialistes, le capitalisme avait besoin de passer à l'étape supérieure de domination  et les français ont été poussés vers un plébiscite avec un sauveur suprême.

Un régime monarco-présidentiel naissant au point que les suivants s'en emparèrent  y compris celui que Mélenchon adule, Mitterrand, qui a donné sa touche personnelle à ce système devenant de plus en plus cynique.

Une élection présidentielle dont les socialistes se satisfirent au point qu'ils le feront coexister sous Jospin premier ministre avec les législatives pour cinq ans. En quelque sorte un régime présidentiel permettant de conférer à l'élection du Président de la république un rôle prééminent sur celui des assemblées élues.

Le président actuel, avec ses  inconduites et dérapages, a amené la fonction présidentielle à ne plus avoir  l'estime et le respect des français.

Nous n'en sommes plus à ces errements politiques mais à d'autres plus irréconciliables: celui d'individus prêts à toutes les "saloperies" pour arriver au pouvoir et détenir la houppette présidentielle leur permettant d'assouvir leurs ambitions et appétences personnelles et de leur clique.

Le système est vérolé, tellement vérolé que les charognards du Front national survolent la plaine en quête de résidus.

De voir tous ces prétendants à la recherche d'une carrière où l'objectif n'est pas de travailler avec le peuple pour changer la vie en bien est  en effet de plus en plus mal vécu par tous ceux qui souffrent de ces politiques qui ne visent qu'à défendre les intérêts des opulents.

Regardons les, ces gens là, à la recherche d'une carrière, "du tout pour leur gueule"; il est temps de passer à autre chose et de se débarrasser de ce virus inoculé par la bourgeoisie en 1958 d'une constitution permettant d'avoir procuration par le peuple pour diriger celui-ci par le bout du nez. La belle phrase de l'Internationale disait ( ni dieu ni maitre): reprenons-là et mettons en l'air cette élection présidentielle !

Emmanuelli ne va pas jusqu'au bout de son raisonnement exposant pour ainsi dire qu'il serait chimérique de demander aux français de ne plus élire un Président de la république au suffrage universel.

Allons… du courage, Emmanuelli !

L'actuel Président de la République a amené cette fonction au bout du bout, elle est devenu pour nombre de français une sorte de "vomi ". Mais en fait, cela dépasse les conduites humaines nauséabondes, cette constitution est indigeste :  le contraire de la démocratie et de l'expression du peuple.

Il faut donc en finir avec cette élection et cette constitution de 1958.

Retirer ce masque de  démocratie cachant depuis 1958 le visage hideux de l'hydre capitaliste.

Le courage politique c'est de dire au peuple qu'il faut mettre un terme à cette élection  et de l'indiquer carrément dans les professions de foi des candidats en 2012.

J'espère que le programme partagé du "Front de gauche" indiquera ce but : suppression de l'élection présidentielle au suffrage universel, nouvelle constitution donnant tous les pouvoirs à l'assemblée nationale et  au peuple par la démocratie dans les lieux du travail, dans les communes et les régions et départements.

J'espère que le candidat que le PCF désignera aura ce courage politique :  n'oublions pas que les communistes ont été les plus ardents combattants contre la constitution de 1958.

 

Bernard LAMIRAND

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CGT ET LE PROJET DE LOI SUR LES DIVIDENDES

Publié le 16 Mai 2011 par aragon 43

arton42.jpgDéclaration de la CGT

Au Conseil de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAMTS) le 12 mai 2011

concernant « Le projet de loi sur les dividendes»

 

Les luttes qui se développent dans de nombreuses entreprises, portent essentiellement sur la revalorisation des salaires.

 

Rien de plus légitime quand on sait que sur les dix dernières années, l’année 2010 a été l’année des plus faibles augmentations, alors que dans le même temps les dépenses contraintes (énergie, loyers, alimentation) ont connu une envolée des prix.

 

Pour désamorcer cette revendication et dévoyer l’exigence d’une autre répartition des richesses, deux idées qui ne cessent de grandir, le gouvernement mène une opération de pure propagande au seul service de la future campagne présidentielle de l’actuel président de la République.

 

Il se confirme que la prime Sarkozy est un leurre médiatique politicien. Il ne s’agit de rien d’autre que d’un aménagement marginal du dispositif de participation qui existe déjà.

 

Celui-ci concerne 8 millions de salariés sur les 17 millions que comptent le secteur privé et les entreprises publiques relevant du code du travail. A peine 4 millions seraient concernés par le critère d’augmentation du dividende par action. Plus de trois salariés sur 4 du secteur privé et la totalité de ceux qui relèvent de la fonction publique restent donc exclus du nouveau dispositif.

 

Cette prime indexée sur les dividendes et exonérée de cotisations sociales, est un dispositif coûteux, hypothétique et injuste car la majorité des salariés ne peut en bénéficier. Dans le même temps, le gouvernement et l’Etat employeur donne un bien mauvais exemple en décidant de geler les salaires des fonctionnaires.

 

Cette loi n’est pas en mesure de répondre aux revendications en matière de pouvoir d’achat des salaires, pas plus qu’elle n’apporte le moindre correctif aux inégalités flagrantes qui se sont creusées entre les revenus du travail et ceux du capital.

 

En 2009, année de crise, 105 milliards d’euros ont été distribués par les entreprises pour rémunérer la propriété (dividendes et autres revenus du capital). Cela représente un doublement en 10 ans à euros constants et un détournement structurel des richesses de 2,4 points de PIB par rapport à la moyenne de la décennie 1991-2000.

 

La seule manière de corriger structurellement cette injustice, c’est l’augmentation générale des salaires.

 

Cette loi s’inscrit dans le cadre de la rectification de la LFSS 2011. Nous rappelons notre opposition aux exonérations de cotisations sociales. Le besoin de protection sociale de la population est important. Il ne doit pas être opposé à celui de l’emploi et du niveau de vie. Les finances de la sécurité sociale n’ont pas vocation à y répondre. Nous constatons une nouvelle fois que ce gouvernement ne respecte pas la loi en proposant de nouvelles exonérations non compensées.

 

La CGT continue à réclamer la remise à plat de l’ensemble des dispositifs fiscaux dérogatoires et des exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises, soit environ 140 milliards d’euros.

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FTM CGT UN 39EME CONGRES PROMETTEUR

Publié le 15 Mai 2011 par aragon 43 dans syndicalisme

arton171-844f3.gifFTM CGT UN  CONGRES PROMETTEUR

Un grand moment, ce 39ème congrès de la Fédération CGT de la métallurgie, qui s'est tenu la semaine dernière à Reims.

Un congrès qui sentait bon la lutte revendicative, l'envie de s'en sortir de ces années de crise écrasant les travailleurs dans la machine à profit.

Il serait bien ardu de citer toutes ces interventions venant de délégués (es), qui, manifestement, savaient pourquoi ils étaient venu à ce congrès.

Et ce n'était pas pour faire de la figuration.

Je retiens surtout ces interventions concernant les salaires: une volonté maintes fois exprimée d'en finir avec le rapt de la richesse créée, prises par les actionnaires et les profiteurs de tous poils.

Bien sûr, certains exprimèrent des doutes sur la bataille des retraites: est -ce un échec définitif ou un répit ?

Sur cette dernière question, l'attentisme a été rejeté:  attendre les élections n'était pas manifestement le choix des délégués (es).

De nombreuses luttes furent précisées et montrent qu'actuellement, dans la métallurgie, l'action revendicative se déploie et obtient des succès notamment en matière de salaires et cela faisait plaisir d'entendre ces militants (es) égrenaient leurs  succès et les augmentations obtenues.

"Enfin des luttes pour et pas seulement contre", me disait un  délégué à la pause.

Des jeunes syndicats CGT naissent à travers ces luttes.

Dans les témoignages il fut fait état de progrès sensibles aux élections professionnelles et dans certains endroits la CGT devient la seule organisation syndicale représentative. J'ai saisi aussi qu'un travail intéressant se faisait en direction des PME, un champ où la présence syndicale commence à se manifester à nouveau dans la métallurgie notamment dans les entreprises sous-traitantes de grands groupes industriels.

J'ai été étonné de voir revenir une vieille revendication CGT : l'échelle mobile des salaires.

De la bouche de jeunes délégués cela montre à quel point se fait sentir la nécessité de garantir son salaire par rapport aux prix mais aussi de l'augmenter comme disaient des intervenants.

Des remarques nombreuses sont venues sur les difficultés de vivre avec des salaires et des retraites insuffisantes et l'exaspération était perceptible par rapport à ces prix qui ne cessent de grimper et les records du CAC 40.

Autre satisfaction, les adhésions à la CGT. Plus de 15740 adhésions réalisées depuis 3 ans dans les conditions difficiles de l'époque qui nous placent maintenant à 63 837 syndiqués.

Dans ces satisfactions il faut aussi raison gardée, certes près de 64 000 syndiqués (es) c'est précieux, mais par rapport à plus de 1 million et demi de travailleurs dans la métallurgie, il y a du travail à faire. C'est ce qu'ont dit les délégués (es) et, me semble t'il, cette question de l'adhésion redevient un axe majeur de la vie syndicale où se perçoit que pour gagner il faut davantage de syndiqués et les 100000 sont atteignables.

Une autre remarque est à faire, elle est importante : désormais il y a autant d'ouvriers que d'ingénieurs, cadres, techniciens dans la métallurgie (50/50 %). Cela confère à la direction fédérale élue un travail à la hauteur de cette évolution.

Certes il ne s'agit pas d'en rabattre sur le travail syndical en direction des ouvriers mais bien de prendre en compte ces catégories nouvelles ayant des qualifications professionnelles qui d'ailleurs ne sont pas reconnues. A écouter les interventions, ces catégories subissent le même sort que les ouvriers: elles sont précarisées et sous payées. A mon avis une attention particulière doit être portée sur cette donnée et l'UFICT - dont je ne conteste pas le nécessité- ne peut être le seul réceptacle pour prendre toute notre place dans cette évolution: c'est l'affaire de toute la fédération et de ses syndicats et USTM.

Un grand moment, le débat avec les invités d'autres pays, et en particulier la Palestine recueillant une ovation de la part du congrès mais aussi d'autres délégations comme celle du Japon, de l'IG Métall,de Tunisie etc.

Dans ce moment fort se ressentait surtout la nécessité d'aller plus loin dans l'unité des travailleurs face au capitalisme et face à cette crise que tous dénoncent. J'ai perçu qu'il y avait beaucoup de possibilités de convergences entre travailleurs de ces pays et que chacun d'entre eux voulaient avancer face à la mise en concurrence des salariés, comme ces expressions faites face aux délocalisations et qui marquaient le besoin de mieux se coordonner et d'établir ensemble des droits sociaux à l'échelon de ces multinationales qui exploitent et surexploitent à partir d'une main d'œuvre souvent inorganisée.

J'ai ressenti à ce moment la nécessité d'avoir un syndicalisme de luttes international et européen à la hauteur de cet enjeu et dépassant les clivages anciens et surtout ceux liés à  l'institutionnel comme le sont trop encore la CES et la CSI, même si ces derniers temps, du fait de la crise, se révèlent des changements pour un syndicalisme revendicatif et de luttes dans ces deux organisations internationales auxquelles la CGT adhère.

Dans ce congrès, la jeunesse était très présente, les retraités aussi, bien sûr, qui apportèrent leur contribution à ce renouvellement insistant particulièrement sur la continuité syndicale au moment du départ à la retraite.  Nous avons une fédération de la métallurgie en phase avec les exigences du monde du travail tel qu'il est aujourd'hui. Une fédération qui a subi une longue crise du fait de la casse industrielle de ses bastions de la sidérurgie, de la navale, de l'automobile, de la machine outils et qui, enfin, retrouve pleinement sa capacité d'agir.

Il me semble qu'une page s'est définitivement tournée:  celle des années de tourmente où elle avait perdu sa force d'entrainement et sa dynamique à impulser les luttes dans le plus important secteur privé où l'UIMM pouvait penser régner en maitre définitivement. Des signes de rétablissement s'étaient déjà affirmés lors de précédents congrès et notamment celui tenu à Lyon en 2008 où l'immixtion de nouvelles générations de militants dans la fédération, avec notamment des jeunes femmes et hommes et aussi des militants venant de l'immigration, changeait la donne.

Tout cela vient de s'authentifier à ce congrès et nous avons une fédération en capacité de faire: une organisation capable de mener les luttes fortes, à la hauteur de l'enjeu de classe dans le secteur privé, et face au patronat de l'UIMM et des grands groupes internationaux qui sévissent dans ce secteur.

Bien d'autres choses se sont dites à ce congrès, qui, rappelons-le, s'est préparé avec plus de 1000 débats et prés de 30000 syndiqués réunis en la circonstance.

J'ai apprécié le rapport introductif de Philippe Martinez secrétaire Général de la FTM CGT : un  rapport introductif qui permet de voir loin, et notons aussi le rapport d'activité voté par la quasi-totalité des délégués (es) présents à ce congrès: un signe révélateur de la confiance en la Fédération pour animer les luttes et les coordonner.

La proposition faite par Philippe d'une grande action sur les salaires , l'emploi, la retraite et les conditions de travail à la rentrée de septembre a été retenue par le congrès et il évident que cette action doit être préparée par de nombreuses luttes dans les entreprises de la métallurgie et c'est le cas actuellement.

Enfin, notons le débat avec la jeunesse, en présence de Bernard Thibault, un  grand moment du congrès où les jeunes se sont exprimés pour un syndicalisme de terrain et une       CGT de terrain balayant les situations syndicales installées, acquises et vivotantes.

Oui, incontestablement, la fameuse phrase de la CGT employée me semble t'il par Georges Séguy ( me rectifier si nécessaire) lors d'un congrès de la CGT - "envahissez-nous"- est entrain de devenir réalité dans la métallurgie.

Dernière chose et qui montre que dans les boites, le venin du Front national n'est pas prêt de prendre: les délégués ont dit ce qu'ils pensaient de la volonté d'intrusion de la fille à Le PEN dans les syndicats: un leurre, une opération politicienne, un atout pour le patronat pour diviser et opposer les travailleurs entre eux. Dans le congrès il ne faisait pas de doute que cette organisation n'avait qu'un but jeter le poison du racisme et de la xénophobie en stigmatisant des travailleurs du fait de leurs origines et de leurs croyances.

Pour un ancien comme moi, de voir ma fédération enfin se relever après une longue période difficile, me fait un immense plaisir.

Bravo les jeunes et bien sûr tous ceux qui veulent que ça bougent et bon vent à cette nouvelle direction fédérale élue et qui aura a porter les engagements pris à ce congrès prometteur.

 

Bernard LAMIRAND

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