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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

CARLOS GHOSN EST SAUVE

Publié le 30 Avril 2011 par aragon 43 dans Actualités

Logo-Renault-1024x1200-341x400CARLOS GHOSN PDG DE RENAULT EST SAUVE PAR LES ACTIONNAIRES

Carlos Ghosn, PDG de Renault, a eu la confiance de ses actionnaires après le scandale du faux espionnage et a résolu sa faute professionnelle en se punissant lui-même, une pichenette:  «Je confirme que j'ai décidé de renoncer à la part variable de ma rémunération pour 2010, ainsi qu'aux attributions de stocks options pour l'exercice de 2011». Une pichenette dis-je: en effet l'ami Ghosn est le dirigeant le mieux payé de France puisque sa rémunération avait atteint 9,2 millions d'euros en 2009.

Mais en même temps il faut servir les amis (es) et leur donner une tartine bien beurrée.

Ainsi a été approuvée (à 97,18 %) l'enveloppe de 1,2 million d'euros pour versement de jetons de présence aux administrateurs ainsi que le versement d'un dividende de 0,30 euro par action, le premier depuis deux ans est-il dit.

Avec de telles rémunérations le sacrifice du camarade Ghosn et de ses acolytes  ne les mettront pas sur la paille.

Un précédent vient d'être créer et j'invite tous les salariés qui ont été victimes d'une sanction de se punir eux-mêmes. Ainsi, on pourrait pour une faute professionnelle ne plus être licencié, ni mis à pied  mais simplement se séparer de quelques centimes d'euros à mettre par exemple dans la tirelire d'entraide de l'entreprise.

Parmi les heureux bénéficiaires des jetons de présence Renault nous trouvons ceux qui hantent de nombreux conseils d'administration du CAC 40 comme par exemple:

Thierry Desmarest PDG Total rémunération 2009 2.069.430 €

Franck Riboud PDG Danone rémunération  5.857.220 €

Takeshi Isayama PDG de Nissan rémunération 890 millions de yens

Marc Ladreit la Charière PDG Fimalac 1 700 933 €

etc.

Des malheureux.

Heureusement qu'ils ont ce pauvre revenu et ne pas vivre aux crochets du pôle emploi.

 

NOTA: A lire aussi les conditions de départs de ces Messieurs et dames: Le régime de retraite Renault prévoit :

- un régime à cotisations définies de 8% de la rémunération annuelle comprise entre huit et 16 fois le

plafond annuel de la Sécurité sociale, pris en charge à 5 % par l’entreprise et à 3 % par le bénéficiaire ;

- un régime additif à prestations définies ne pouvant excéder 30 % de la rémunération d’activité et soumis à

des conditions d’ancienneté et à l’achèvement de la carrière au sein du Groupe

Ah, comprend pourquoi le PDG n'a pas démissionné après la forfait commis concernant le faux espionnage.

 

Bernard LAMIRAND

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LE PEN IL FAUT EN DISCUTER

Publié le 29 Avril 2011 par aragon 43 dans politique

LE PEN IL FAUT EN DISCUTER

Ce n'est pas la première fois que la classe ouvrière est sujette à des tentatives de la part de l'extrême droite en France ( Boulangisme, croix de feu, cagoule, pétainisme, OAS).h-20-2430703-1299779108.jpg

Marine le pen en compagnie de Franz Schönhuber, ex-waffen SS de la division « Charlemagne »…

Cela survient toujours dans les périodes difficiles du capitalisme en crise.

Rappelons aussi les discours de Barrès, de Maurras.

Rappelons les montées avant 1936 stoppées par le Front Populaire.

La CGT est dans son rôle syndical quand elle affirme que ce parti FN n'est pas comme les autres partis et que l'idée de préférence nationale le place comme un parti xénophobe, ce qui est contraire aux statuts de la CGT.

Elle est aussi en relation avec sa démarche syndicale quand elle dénonce cette organisation comme adversaire des salariés sur leurs droits sociaux notamment.

Mais allons plus loin:  la CGT peut aussi condamner cette organisation comme un retour à un pétainisme avéré quand celle-ci affirme la création de cercle syndicaux lié aux métiers, car c'est la charte du travail de Pétain avec le corporatisme etc.

Travail, famille, patrie, dénonciation,racisme, xénophobie, stigmatisation, mise à l'index etc.  Voilà ce qui se trame.

Cette organisation doit être combattue vivement dans les entreprises.

Les militants doivent discuter avec les salariés en proie à d'immenses souffrances au travail et dont les plus fragilisés pourraient trouver avec la fille à Le Pen une sorte de baume qui tout compte fait n'aviverait que leurs plaies.

Il faut faire attention aux sondages actuels: certes il y a une montée du vote front national parmi les salariés et en particulier les plus déstabilisés par la crise du système capitaliste. Ces sondages gonflent le pourcentage, en effet il n'est pas tenue compte de l'abstention.

L'abstention est actuellement massive chez les ouvriers.

Les chiffres indiqués par la presse ces jours-ci masquent l'importance de l'abstention ouvrière.

Cela veut dire aussi que les ouvriers, en général, n'ont pas fait le pas vers cette organisation de haine.

Quand je dis qu'il faut discuter  aussi bien avec ceux qui votent FN que ceux qui s'abstiennent, cela veut dire qu'il faut aller à la rencontre des salariés dans les entreprises et si ce rôle revient aux syndicats et en particulier à la CGT, il revient aussi aux démocrates d'aller à leur rencontre et discuter avec eux que leur devenir ne se réglera que par leur mobilisation syndicale et surtout pas par leur inclination passive vers la fille de Le Pen comme remède de rebouteux.

Il serait vain d'aller les voir -ceux qui ont voté pour le Front national- pour condamner leur vote. Il y a mieux à faire, c'est engager avec eux la discussion sur leurs souffrances, leur mal-être, la vie difficile qu'ils mènent en ce moment, sur la façon dont ensemble on pourrait s'en sortir, sur les responsables de leur situation et en particulier la qualification des coupables en remontant jusqu'à Sarkozy et Le Pen et en oubliant pas ces alternances malfaisantes droite PS qui permettent à chaque fois au système de faire payer les travailleurs et non les riches.

Le Pen, c'est  le chancre (aussi appelés cancer de l'arbre):  c'est une maladie de l'arbre causée par des champignons (maladies cryptogamiques) ou des bactéries... On sait que lorsqu'ils sont en colonie sur l'arbre, ce n'est pas pour le guérir. C'est la même chose pour le FHAINE, il ne guérira pas la société, au contraire il est là pour la rendre encore  plus malade pour le compte du capitalisme et assurer vaille que vaille sa pérennité.

Discutons en avec tous les salariés.

Le  meilleur antidote à cette montée dans la crise du système capitaliste de thèses d'extrême droite , c'est bien la lutte syndicale revendicative.

Cette extrême droite actuellement est tout compte fait un obstacle mis en travers de la lutte par la bourgeoisie et le patronat qui savent que dans le profond de la société, face à une crise durable, tous les ingrédients sont là pour un dépassement du capitalisme et que le FN est un excellent moyen pour détourner les travailleurs de la lutte de classe.

Alors toutes les raisons sont là pour que les communistes mènent dans les entreprises un combat de fond et démasquent les mystifications de la fille à Le Pen.

Pour cela il faut quitter les combats politiciens et se rendre là où il faut.

Bernard LAMIRAND

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SARKOZY DANS LA MEUSE HARANGUANT LES OUVRIERS

Publié le 28 Avril 2011 par aragon 43

11-04-20-sarkozy-ouvriers.jpg

 

Un dessin de Placide: n'hésitez pas à aller voir son site http://www.leplacide.com/

 

Et quelque chose de marrant...

Un acte de bravoure (sur Sarkozy)

par Stef Nootz, jeudi 28 avril 2011, 06:24

C'est à lire jusqu'au bout, et c'est très très très ingénieux. Celui qui a écrit ça est un CHAMPION!!! (c'est bien sûr un ami à notre cher (dans le sens de ce qu'il nous coute) président qui parle)

Dans notre parti politique, nous accomplissons ce que nous promettons.

Seuls les imbéciles peuvent croire que

nous ne luttons contre la corruption.

Parce que, il y a quelque chose de certain pour nous;

L'honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux.

Nous démontrons que c'est une grande stupidité de croire que

les mafias continueront à faire partie du gouvernement comme par le passé.

Nous assurons, sans l'ombre d'un doute, que

la justice sociale sera le but principal de notre mandat.

Malgré cela, il y a encore des gens stupides qui s'imaginent que

l'on puisse continuer à gouverner

avec les ruses de la vieille politique.

Quand nous assumerons le pouvoir, nous ferons tout pour que

nous  ne permettront pas que

nos enfants meurent de faim

nous accomplirons nos desseins même si

les réserves économiques se vident complétement

nous exercerons le pouvoir jusqu'à ce que

vous aurez qu'à partir de maintenant

Nous sommes avec Nicolas Sarkozy, la "nouvelle politique."

Lire maintenant de bas en haut... en commençant par la dernière ligne et en remontant jusqu'au début... C'est surprenant.

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CHATEL DEGAGE...

Publié le 26 Avril 2011 par aragon 43 dans politique

461894284.jpgL'EDUCATION NATIONALE: MOINS 1500 CLASSES

Terrible information.

Le sinistre Chatel, vient d'annoncer que lors de la prochaine rentrée scolaire l'éducation nationale se verra retirer 1500 classes.

Plusieurs milliards d'euros de financement seront soustraits ainsi pour payer les frasques des banquiers.

1500 classes et des dizaines de milliers d'enseignants encore en moins.

Une saignée de plus 150000 postes disparus depuis les mesures visant à ne plus remplacer tous les départs en retraite des enseignants.

Tout cela pour réduire les dettes accumulées, pour favoriser la finance et les spéculateurs, conformément aux décisions européennes qui ne sont que celles d'un vaste plan d'austérité décidé pour payer les subventions aux banquiers et sauver leurs gros actionnaires.

Cette décision va aggraver la situation scolaire de milliers d'enfants déjà en difficulté et mettre davantage de jeunes -déjà largués par ce gouvernement de riches - dans les agences de l'emploi et pour d 'autres dans la marginalité et les conséquences les plus néfastes.

Ces mesures vont frapper les familles les plus modestes.

Les inégalités, déjà criantes, vont encore prendre de la dimension.

Beaucoup de ces jeunes verront leur formation compromise, qu'elle soit générale, technique, sociale.

Sarkozy parle de laïcité, celle de l'école va subir de plein fouet cette diète en moyens scolaires, des parents se tourneront alors - pour ceux ayant les moyens- vers l'enseignement privé et ceux du public vivront des conditions éducatives de plus en plus limites.

Comment dans ces conditions former ces jeunes quand ils seront entassés dans des classes surchargées avec des professeurs en nombre insuffisants ?

Impossible.

 C'est un assassinat de l'école publique qui est en cours et la main qui tue, c'est celle de ce sinistre ministre de la "déséducation" nationale.

Des jeunes, dont le pays a besoin pour relancer l'économie, munies de qualifications professionnelles et un niveau d'instruction générale, permettraient demain à la France d'être une nation prospère.

Qui peut accepter une telle forfaiture ?

Aucun parent.

Et puis, ces messieurs, qui chaque jour font la leçon et dénigrent cette jeunesse comme étant insupportable et violente ferait bien de balayer devant leurs portes. La violence, la première, c'est d'empêcher des jeunes de s'élever par l'éducation, cette violence là c'est celle de ce Chatel qui sécrète des générations de chômeurs et d'asociaux.

Cette violence, c'est celle de tout ces redresseurs de tort qui allument les incendies et qui crient aux pompiers quand le feu se propage et risquent de les atteindre.

Cette violence, c'est l'intolérance: celle d'une classe privilégiée qui exclue et stigmatise des populations rendues fragiles par une éducation nationale qui chavire sous leurs coups de boutoirs.

Cette violence, c'est celle de tous les rebouteux de la droite extrême qui exclue, sélectionne les êtres humains en fonction de leur origine, et vise particulièrement ces jeunes en souffrance aujourd'hui et encore plus demain à travers les abandons éducatifs.

La France républicaine, c'est d'abord l'école pour tous, laïque, ouverte au monde, en capacité d'aider ceux qui souffrent le plus de la crise systémique frappant les plus fragiles de ses enfants.

Chatel dégage…

 

Bernard LAMIRAND

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WILLIAM ET KATE...

Publié le 26 Avril 2011 par aragon 43 dans Actualités

1736-mariage-william-kate-02_130320978269253300.jpgWilliam et Kate vont se marier.

Quoi de plus anodin.

Deux prénoms que l'on peut trouver dans pas mal de "faire part" de mariage.

Vous ne verrez aucun perroquet se déplacer pour interviewer ce genre de mariés, aucun carrosse pour les transporter, aucune trainée de robe avec garçons et filles d'honneur à la ribambelle.

A l'église, le prêtre fera une très rapide bénédiction, ils enfileront leur alliance en toc pour les plus pauvres et un simple conseiller municipal recevra leur accord à l'annexe de la mairie.

Ils iront ensuite pour certains faire un lunch, d'autres plus aisés un gueuleton et quelques musiques en l'honneur des mariés.

D'autres William et Kate se contenteront, vu leurs moyens, de vivre à la colle, sans cérémonie, peut-être un de ces jours ils se pacseront.

Mais dans ce monde d'injustice, certains sont nés sous une autre étoile, comme on dit.

Ils ont été produits dans un utérus en or massif.

Vendredi, William et Kate la soit-disante gueuse, iront convoler du coté  de l'Abbaye de Westminster de Londres;  évidemment on leur donnera le bon dieu sans confession puisqu'ils sont au dessus du lot et que dieu les protège et les a mis sous son agenda en priorité.

Des kilomètres de pellicules seront usés et les télévisions du monde nous montreront le bonheur des riches à défaut de celui des pauvres, introuvables aujourd'hui par ces temps de crise.

Que voulez-vous, nous dira Stéphane Bern, chroniqueur des fous du roi, tout le monde n'est pas né avec du sang bleu.

Le plus rigolo de l'histoire, c'est les invités: ils ont été triés sous le volet nous dit-on: aucun manant et gueux n'y sera présents. Sarkozy et sa dulcinée dont l'utérus serait entrain de concevoir ne seront pas de la partie. A l'Elysée il est envisagé un grand baptême du moutard ou de la moutarde, là où Clovis baigna son crâne pour être roi des francs. Les perroquets de la télé sont déjà entrain de faire les préparatifs qui auront lieu selon une programmation millimétrée en fonction du renouvellement du roi Ubu.

Vendredi sera donc le mariage de William et de Kate, toutes les manantes et manants sont priés de regarder la télévision et les célébrations des présentateurs y compris ceux qui habitent dans les innombrables cour des miracles de ce monde.

A Londres, il y  aura aussi des mécontents, certains ont décidés de partir s'exiler en France pour ne pas avoir à subir ce genre de spectacle désuet. D'autres, comme Blair, le soi-disant travailliste, s'insurge de ne pas être de la cérémonie, lui qui avait tant fait pour la couronne et mis les braves prolos anglais sous la paille. Thatcher dite la marguerite effeuillée, elle, aura sa place auprès de  sa reine bien aimée. Il est vrai que la monarchie anglaise sait choisir les siens.

Vendredi, si vous avez un vieux poste de télévision, cassez- le, c'est le moment et si vous avez un poste TNT dernier cri, il vous reste à faire une chose, c'est de ne pas l'ouvrir et plutôt écouter une bonne vieille chanson républicaine: ah ça ira, ça ira, tous les aristocrates à la lanterne…

 

Bernard LAMIRAND

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TOUT SAVOIR SUR LE GROUPE BILDERBERG DE THIERRY MEYSSAN

Publié le 25 Avril 2011 par aragon 43




  

 

Première réunion du Groupe, à l’hôtel Bilderberg (1954) 

Chaque année, depuis 1954, une centaine des plus éminentes personnalités d’Europe de l’Ouest et d’Amérique du Nord se réunissent —à huis clos et sous très haute protection— au sein du Groupe de Bilderberg. Leur séminaire dure trois jours et rien ne transparait de leurs débats.

Depuis la dislocation de l’Union soviétique, des journalistes se sont intéressés à cette organisation élitiste et secrète. Certains auteurs y ont vu un embryon de gouvernement mondial et lui attribuent les principales décisions politiques, culturelles, économiques et militaires de la seconde moitié du XXe siècle. Une interprétation qu’a relayée Fidel Castro, mais que rien n’est venue confirmer, ni infirmer.

Pour savoir ce qu’est ou n’est pas le Groupe de Bilderberg, j’ai cherché des documents et des témoins. J’ai eu accès à l’intégralité de ses archives pour la période 1954-1966 et à de nombreuses pièces ultérieures, et j’ai pu discuter avec un de ses anciens invités que je connais de très longue date. Aucun journaliste à ce jour, et certainement pas les auteurs à succès qui ont popularisé les clichés actuels, n’a eu accès à tant de documents internes du Bilderberg.

Voici ce que j’ai découvert et compris.

La première réunion

70 personnalités, issues de 12 pays, participent à la première réunion du Groupe. C’est un séminaire de trois jours, du 29 au 31 mai 1954, près d’Arnhem (Pays-Bas). Les invités sont répartis dans deux autres hôtels avoisinants, mais les débats se tiennent dans l’établissement principal qui donna son nom au Groupe.

Les invitations, à en-tête du Palais de Soestdijk, sont sybillines. : « J’apprécierais vivement votre présence au congrès international, sans caractère officiel, qui se tiendra aux Pays-Bas vers la fin du mois de mai. Ce congrès désire étudier un certain nombre de questions d’une grande importance pour la civilisation occidentale et a pour but de stimuler le goodwill et l’entente réciproque grâce à un libre échange de vues ». Elles sont signées du prince consort des Pays-Bas, Bernhard zur Lippe-Biesterfeld, et accompagnées de quelques pages d’informations administratives sur le transport et l’hébergement. Tout au plus y apprend-on que les délégués seront issus des États-Unis et de 11 États ouest-européens, et que 6 séances de travail de 3 heures chacune sont prévues.

Vu le passé nazi du prince Bernhard (qui avait servi dans la cavalerie SS jusqu’à son mariage en 1937 avec la princesse Juliana) et dans le contexte du Maccarthysme, il est clair que les « questions d’une grande importance pour la civilisation occidentale  » tournent autour de la lutte contre le communisme.

Une fois arrivé sur place, l’impression des invités est tempérée par les deux présidents de séance : l’entrepreneur états-unien John S. Coleman et le ministre belge sortant des Affaires étrangères Paul van Zeeland. Le premier est un militant du libre-échange, le second est un partisan de la Communauté européenne de Défense (CED) [1]. Enfin, on aperçoit en bout de tribune Joseph Retinger, l’éminence grise des Britanniques. Tout cela laisse à penser que les monarchies hollandaise et britannique ont sponsorisé cette réunion pour soutenir la Communauté européenne de Défense et le modèle économique du capitalisme libre-échangiste face à l’anti-américanisme que promeuvent communistes et gaullistes.

Cependant, les apparences sont trompeuses. Il ne s’agit pas de faire campagne pour la CED, mais de mobiliser les élites pour la Guerre froide.

S.A.R. le prince Bernhard a été choisi pour convoquer ce congrès parce que son statut de prince consort lui donne un caractère étatique sans pour autant être officiel. Il masque le commanditaire : une organisation inter-gouvernementale qui entend manipuler les gouvernements de certains de ses États membres.

John S. Coleman n’est pas encore le président de la Chambre de Commerce des États-Unis, mais il vient de créer le Comité des citoyens pour une politique nationale du Commerce (Citizen’s Committee for a National Trade Policy — CCNTP). Selon lui, le libre-échange absolu, c’est-à-dire le renoncement à tous les droits de douane, permettra aux pays alliés des États-Unis d’accroître leur richesse et de financer la Communauté européenne de Défense (c’est-à-dire de réarmer l’Allemagne et d’intégrer sa puissance militaire potentielle au sein de l’OTAN)

Or, les documents en notre possession montrent que le CCNTP n’a de citoyen que le nom. C’est en réalité une initiative de Charles D. Jackson, le conseiller en guerre psychologique de la Maison-Blanche. L’opération est pilotée en amont par William J. Donovan, l’ancien commandant de l’OSS (le service de renseignement US durant la guerre) désormais chargé d’édifier la branche américaine du nouveau service secret de l’OTAN, le Gladio [2].

Paul van Zeeland n’est pas seulement le promoteur de la Communauté européenne de Défense, c’est aussi un politicien de grande expérience. À la Libération, il a présidé la Ligue indépendante de coopération européenne (LICE) dont l’objectif est de créer une union douanière et monétaire. Cette organisation a été mise en place par Joseph Retinger, déjà cité.

Précisément Retinger, qui fait office de secrétaire du congrès de Bilderberg, a servi durant la guerre dans les services secrets anglais (SOE) du général Colin Gubbins. Aventurier polonais, Retinger s’est retrouvé conseiller du gouvernement Sikorski en exil au Royaume-Uni. À Londres, il a animé le microsome des gouvernements en exil se faisant ainsi le plus beau carnet d’adresse de l’Europe libérée.

Son ami Sir Gubbins a officiellement quitté le service et le SOE a été dissout. Il dirige une petite entreprise de tapis et textiles, qui lui sert de « couverture ». En réalité, aux côtés de son homologue Donovan, il est chargé de créer la branche anglaise du Gladio. Il a participé à toutes les réunions préparatoires du congrès de Bilderberg et est présent parmi les invités, assis à côté de Charles D. Jackson.

À l’insu des participants, ce sont donc les services secrets de l’OTAN qui sont la puissance invitante. Bernhard, Coleman et van Zeeland servent de paravents.

N’en déplaise aux journalistes imaginatifs qui ont cru discerner dans le Bilderberg une volonté de créer un gouvernement occulte mondial, ce club de personnalités influentes n’est qu’un outil de lobbying de l’OTAN pour la promotion de ses intérêts. C’est beaucoup plus sérieux et beaucoup plus dangereux, car c’est l’OTAN qui ambitionne d’être un gouvernement occulte mondial garantissant la pérennité du statu quo international et de l’influence US.

D’ailleurs, la sécurité de chaque réunion ultérieure ne sera pas assurée par la police du pays hôte, mais par les soldats de l’Alliance.

Parmi les dix orateurs inscrits, on relève deux anciens Premiers ministres (Guy Mollet, France et Alcide de Gasperi, Italie), trois responsables du Plan Marshall, le faucon de la Guerre froide (Paul H. Nitze) et surtout un très puissant financier (David Rockefeller).

Selon les documents préparatoires, une vingtaine de participants sont dans la confidence. Ils savent plus ou moins en détail qui sont les tireurs de ficelles et ont rédigé à l’avance leurs interventions. Les moindres détails ont été ajustés et il n’y a aucune part d’improvisation. Au contraire, la cinquantaine d’autres participants ignore tout de ce qui se trame. Ils ont été choisis pour influencer leurs gouvernements respectifs et l’opinion publique de leur pays. Le séminaire est donc organisé pour les convaincre et pour les pousser à s’engager à propager les messages que l’on veut diffuser.

Les interventions ne portent pas sur les grands problèmes internationaux, mais analysent la stratégie idéologique supposée des Soviétiques et exposent la manière dont elle doit être contrée dans le « monde libre ».

Les premières interventions évaluent le danger communiste. Les « communistes conscients » sont des individus qui entendent placer leur patrie au service de l’Union soviétique afin d’imposer au monde un système collectiviste. Ils doivent être combattus. Mais cette lutte est difficile car ces « communistes conscients » sont noyés en Europe dans une masse d’électeurs communistes qui ignorent tout de leurs sombres desseins et les suivent dans l’espoir de meilleures conditions sociales.

Progressivement, la rhétorique se durcit. Le « monde libre » doit affronter le « complot communiste mondial », non seulement de manière générale, mais aussi en répondant à des questions concrètes sur les investissements états-uniens en Europe ou sur la décolonisation.

Enfin, les orateurs en arrivent au problème principal —que les Soviétiques, assurent-ils, exploitent à leur profit— : pour des raisons culturelles et historiques, les responsables politiques du « monde libre » emploient des arguments différents aux États-Unis et en Europe, arguments qui se contredisent parfois. Le cas le plus emblématique est celui des purges organisées par le sénateur McCarthy aux États-Unis. Elles sont indispensables pour sauver la démocratie, mais la méthode choisie est ressentie en Europe comme une forme de totalitarisme.

Le message final, c’est qu’aucune négociation diplomatique, aucun compromis n’est possible avec les « Rouges  ». Il faut empêcher coûte que coûte les communistes de jouer un rôle en Europe occidentale, mais il va falloir ruser : comme on ne peut pas les arrêter et les fusiller, il faudra les neutraliser avec discrétion, sans que leurs électeurs eux-mêmes s’en rendent compte. Bref, l’idéologie qui est développée, c’est celle de l’OTAN et du Gladio. Il n’a jamais été dit que l’on truquerait les élections, ni que l’on assassinerait les tièdes, mais tous les participants ont admis que pour sauver le « monde libre », il faudrait mettre la liberté entre parenthèses.

Bien que le projet de Communauté européenne de Défense (CED) ait échoué trois mois plus tard sous les coups de boutoir des députés communistes et « nationalistes extrémistes » (c’est-à-dire gaullistes) au Parlement français, le congrès fut considéré comme un succès. Malgré les apparences, il n’avait pas pour but de soutenir la création de la CED ou toute autre mesure politique précise, mais de diffuser une idéologie dans la classe dirigeante, puis à travers elle dans la société. Objectivement, les Européens de l’Ouest avaient de moins en moins conscience des libertés dont ils étaient privés et ils étaient de plus en plus informés des libertés qui faisaient défaut aux habitants de l’Europe de l’Est.

Le Bilderberg devient une organisation

Un second congrès est donc organisé en France, du 18 au 20 mars 1955. À Barbizon.

Progressivement l’idée que ces congrès seront annuels et qu’ils nécessitent un secrétariat permanent s’impose. Le prince Bernhard se met en retrait lorsqu’il est pris en flagrant délit de trafic d’influence (scandale Lockheed-Martin). Il cède à l’ancien Premier ministre britannique Alec Douglas Home (1977-80), la présidence qui sera ensuite tenue par l’ancien chancelier et président allemand Walter Scheel (1981-85), l’ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre Eric Roll (1986-89), l’ancien secrétaire général de l’OTAN Peter Carrington (1990-98), et enfin l’ancien vice-président de la Commission européenne Étienne Davignon (depuis 1999).

Pendant longtemps, le président du Groupe de Bilderberg est assisté de deux secrétaires généraux, un pour l’Europe et le Canada (les États vassaux), l’autre pour les États-Unis (le suzerain), cependant, il n’y a plus qu’un seul secrétaire général depuis 1999.

D’une année sur l’autre, les débats sont très redondants, c’est pourquoi les invités changent. Il y a toujours un noyau dur qui a préparé le séminaire à l’avance et des nouveaux venus à qui l’on inculque la rhétorique atlantiste du moment.

Actuellement, les séminaires annuels rassemblent plus de 120 participants, dont toujours un tiers forment le noyau dur. Ils ont été sélectionnés par l’Alliance en fonction de l’importance de leurs relations et de leur capacité d’influence, indépendamment de leurs fonctions dans la société. Ainsi, ils restent membres du noyau dur lorsqu’ils changent de métier.

Voici la liste exacte de ce noyau dur, incluant les membres du Conseil d’administration, qui servent de devanture pour les invités, et des membres moins visibles pour ne pas effaroucher les nouveaux venus.

 

Étienne Davignon, secrétaire général du Groupe de Bilderberg 

Conseil d’administration 

Josef Ackermann

Banquier suisse, directeur de la Deutsche Bank, vice-président du Forum de Davos.

Roger C. Altman

Banquier états-unien, ancien conseiller des campagnes électorales de John Kerry et Hillary Clinton, directeur de la banque d’affaire Evercore Partners Inc.

Francisco Pinto Balsemão

Ancien Premier ministre socialiste du Portugal (1981-83), président-fondateur du plus important groupe de télévision portugais SIC. (T)

Fran Bernabè

Banquier italien, actuel patron de Telecom Italia (T)

Henri de Castries

Pdg de l’assureur français AXA

Juan Luis Cebrián

Directeur du groupe de presse écrite et audiovisuel espagnol Prisa.

W. Edmund Clark

Banquier canadien, PDF de Toronto-Dominion Bank Financial Group

Kenneth Clarke

Ancien vice président de British American Tobacco (1998-2007), Garde des sceaux et ministre britannique de la Justice, vice-président du Mouvement européen UK.

George A. David

Pdg de Coca-Cola.

Étienne Davignon

Homme d’affaire belge, ancien vice-président de la Commission européenne (1981-85), actuel vice-président de Suez-Tractebel.

Anders Eldrup

Pdg de la société danoise des gaz et pétrole DONG Energy.

Thomas Enders

Directeur d’Airbus.

Victor Halberstadt

Professeur d’économie à l’université néerlandaise de Leiden, il conseille diverses sociétés telles que Goldman Sachs ou Daimler-Chrysler.

James A. Johnson

Financier états-unien, il fut un des principaux responsables du Parti démocrate et un des artisans de l’investiture de Barack Obama. Il est vice-président de la banque d’affaire Perseus.

John Kerr of Kinlochard

Ancien ambassadeur du Royaume-Uni à Washington, vice-président du groupe pétrolier Royal Dutch Shell (T)

Klaus Kleinfeld

Pdg allemand du géant états-unien de l’aluminium, Alcoa.

Mustafa V. Koç

Pdg de la holding Koç, première entreprise turque.

Marie-Josée Drouin-Kravis

Éditorialiste économique dans la presse écrite et audiovisuelle canadienne. Chercheuse au très militariste Hudson Institute. Elle est la troisième épouse de Henry Kravis.

Jessica T. Mathews

Ancienne directrice des affaires globales au Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis. Actuelle directrice de la Fondation Carnegie.

Thierry de Montbrial

Économiste, directeur-fondateur de l’Institut français des relations internationales (IFRI) et de la World Policy Conference.

Mario Monti

Économiste italien, ancien commissaire européen à la concurrence (1999-2005), co-fondateur du Spinelli Group pour le fédéralisme européen.

Egil Myklebust

Ancien président du patronat norvégien, directeur de Scandinavian Airlines System (SAS).

Matthias Nass

Directeur adjoint du quotidien allemand Die Zeit

Jorma Ollila

Homme d’affaire finlandais, ancien Pdg de Nokia, actuel président du groupe pétrolier Royal Dutch Shell.

Richard N. Perle

Ancien président du Conseil consultatif de Défense du Pentagone, il est un des principaux leaders des Straussiens (les disciples de Leo Strauss) et à ce titre, une figure majeure du néo-conservatisme.

Heather Reisman

Femme d’affaire canadienne, Pdg du groupe d’édition Indigo-Chapters.

Rudolf Scholten

Ancien ministre autrichien des Finances, gouverneur de la Banque centrale.

Peter D. Sutherland

Ancien commissaire européen irlandais à la concurrence, puis directeur général de l’Organisation mondiale du Commerce.Ancien directeur de BP. Actuel président de Goldman Sachs International. Ancien président de la section européenne de la Commission trilatérale, et vice-président de l’European Round Table of Industrialists, actuel président d’honneur du Mouvement européen Irlande.

J. Martin Taylor

Ancien député britannique, Pdg du géant de la chimie et de l’agroalimentaire Syngenta.

Peter A. Thiel

Chef d’entreprise états-unien, Pdg de PayPal, président de Clarium Capital Management et à ce titre actionnaire de Facebook.

Daniel L. Vasella

Pdg du groupe pharmaceutique suisse Novartis.

Jacob Wallenberg

Banquier suédois, il est administrateur de nombreuses compagnies transnationales.

Henry Kissinger, principal responsable des invitations au Groupe de Bilderberg

Membres cachés du noyau dur

Carl Bildt

Ancien Premier ministre libéral de Suède (1991-94), ancien envoyé spécial de l’Union européenne puis de l’ONU dans les Balkans (1995-97, 1999-2001), actuel ministre suédois des Affaires étrangères. (T)

Oscar Bronner

Pdg du quotidien autrichien Der Standard.

Timothy C. Collins

Financier états-unien, directeur du fond de placement Ripplewood. (T)

John Elkann

PDG du groupe italien d’automobile Fiat (son grand-père Gianni Agnelli fut pendant quarante ans un des animateurs du Groupe de Bilderberg. Il a hérité de la fortune familiale après le décès de mort naturelle de son grand-père Giovanni et la mort prématurée de son oncle Edoardo. Cependant, des sources policières sont convaincues que Edoardo a été assassiné après qu’il se soit converti à l’islam chiite, de sorte que la fortune revienne à la branche juive de la famille).

Martin S. Feldstein

Ancien conseiller économique de Ronald Reagan (1982-84), et actuel conseiller économique de Barack Obama. Il a aussi été conseiller de George W. Bush pour le Renseignement extérieur. Il enseigne à Harvard. (T)

Henry A. Kissinger

Ancien conseiller de sécurité nationale des Etats-Unis et secrétaire d’Etat, personnalité centrale du complexe militaro-industriel US, actuel président de la société de conseil Kissinger Associates.

Henry R. Kravis

Financier états-unien gestionnaire du fond de placement KKR. Il est un des principaux collecteurs de fonds du Parti républicain.

Neelie Kroes

Ancienne ministre néerlandaise libérale des Transports, commissaire européenne à la concurrence, et actuelle commissaire à la société numérique.

Bernardine Léon Gross

Diplomate espagnol, secrétaire général de la présidence du gouvernement socialiste de José-Luis Zapatero.

Frank McKenna

Ancien membre de la Commission de surveillance des services de renseignement canadiens, ambassadeur du Canada à Washington (2005-06), vice-président de la Banque Toronto-Dominion.

Beatrix des Pays Bas

Reine de Hollande. Elle est la fille du prince Bernhard.

George Osborne

Ministre britannique des Finances. Ce néo-conservateur est considéré comme un eurosceptique. Il faut comprendre par là qu’il est opposé à la participation du Royaume-Uni à l’Union européenne, mais qu’il est partisan de l’organisation du continent au sein de l’Union.

Robert S. Prichard

Économiste canadien, directeur du groupe de presse écrite et audiovisuelle Torstar.

David Rockefeller

Le patriarche d’une longue lignée de financiers. Il est le plus ancien membre du noyau dur des Bilderbergers. Il est également le président de la Commission Trilatérale, une organisation similaire intégrant des participants asiatiques.

James D. Wolfensohn

Financier australien ayant pris la nationalité états-unienne pour devenir président de la Banque mondiale (1995-2005), aujourd’hui directeur du cabinet conseil Wolfensohn & Co.

Robert B. Zoellick

Diplomate états-unien, ancien délégué au Commerce des États-Unis (2001-05), actuel président de la Banque mondiale.

David Rockefeller, conseiller du Groupe de Bilderberg

Les Bilderbergers n’engagent pas les entreprises ou institutions dans lesquelles, ils travaillent. Cependant, il est intéressant d’observer la diversité de leurs secteurs d’activité.

Le lobby de la plus puissante organisation militaire mondiale

Au cours des dernières années, le nombre de sujets abordés lors des séminaires annuels a augmenté en fonction de l’actualité internationale. Mais cela ne nous apprend rien, car ces discussions n’ont aucun objet en elles-mêmes, elles sont juste des prétextes pour faire passer des messages. Malheureusement, nous n’avons pas eu accès aux documents préparatoires les plus récents et ne pouvons que supputer sur les mots d’ordre que l’OTAN s’efforce de diffuser via ces leaders d’opinion.

La réputation du Groupe de Bilderberg a conduit certains auteurs à lui attribuer des capacités de nomination. C’est stupide et cela masque les vrais tireurs de ficelles qui se trouvent au sein de l’Alliance atlantique.

Par exemple, on a rapporté que durant la dernière campagne électorale présidentielle aux États-Unis, Barack Obama et Hillary Clinton ont disparu durant une journée, le 6 juin 2008, pour négocier à l’écart la fin de leur rivalité. Ils se sont en réalité rendus au séminaire annuel du Groupe de Bilderberg, à Chantilly (Virginie, USA). Or, le lendemain, Mme Clinton annonçait qu’elle se retirait de la course. Certains auteurs en ont conclu que la décision a été prise au cours de la réunion du Bilderberg. Ce n’est pas logique, dans la mesure où cette décision était certaine depuis trois jours vu le nombre de voix du sénateur Obama au sein du comité d’investiture du Parti démocrate.

Selon notre source, c’est autre chose qui s’est passé. Barack Obama et Hillary Clinton ont conclu à l’écart un accord financier et politique. Le sénateur Obama a renfloué les caisses de sa rivale et lui a offert un poste dans son administration (Mme Clinton a refusé la vice-présidence et a choisi le département d’État) en échange de son soutien actif durant la campagne contre le candidat républicain. Puis, les deux leaders ont été introduits par James A. Johnson au séminaire du Bilderberg où ils ont assuré les participants qu’ils travailleraient ensemble. Depuis longtemps déjà, Barack Obama était le candidat de l’OTAN. M. Obama et sa famille ont toujours travaillé pour la CIA et le Pentagone [3]. De plus, les premiers financements de sa campagne ont été fournis par la Couronne d’Angleterre via l’homme d’affaire Nadhmi Auchi. En présentant le sénateur noir aux Bilderbergers, l’Alliance atlantique organisait à l’échelle internationale les relations publiques du futur président des États-Unis.

De même, on a rapporté que le Groupe de Bilderberg a organisé un dîner impromptu, hors séminaire, le 14 novembre 2009 au Château de Val Duchesse, propriété du roi de Belgique. L’ancien Premier ministre belge Herman von Rompuy y a prononcé un discours. Or, cinq jours plus tard, il fut élu président du Conseil européen. Là encore, certains auteurs en on conclu à tort que le Groupe de Bilderberg était le « faiseur de roi ».

En réalité, le président de l’Union européenne ne pouvait pas être choisi en dehors des cercles de l’OTAN, puisque —rappelons-le— l’Union européenne est issue des clauses secrètes du Plan Marshall. Et ce choix devait être avalisé par les États membres. Ce type de décision nécessite de longues négociations et ne se prend pas lors d’un dîner entre amis.

Toujours selon notre source, le président du Groupe de Bilderberg, Étienne Davignon, a convoqué ce dîner exceptionnel pour présenter van Rompuy à ses relais d’influence. La chose était d’autant plus indispensable que la première personnalité à occuper la nouvelle fonction de président de l’Union était totalement inconnue en dehors de son pays. Au cours du repas, M. Van Rompuy a exposé son programme de création d’un impôt européen pour financer directement les institutions de l’Union sans passer par les États membres. Il restait aux Bilderbergers à clamer partout où ils le pouvaient qu’ils connaissent Herman von Rompuy et attestent de ses qualités pour présider l’Union.

La réalité du Groupe de Bilderberg est donc moins romantique que certains auteurs à succès l’ont imaginée. L’incroyable déploiement de forces militaires pour assurer sa sécurité n’a pas tant pour objet de le protéger que d’impressionner ceux qui y participent. Il ne manifeste pas leur puissance, mais leur montre que la seule vraie puissance en Occident, c’est l’OTAN. Libre à eux de la soutenir et d’être appuyés par elle, ou de la combattre et d’être inexorablement écrasés.

En outre, bien que le Groupe de Bilderberg ait développé à ses débuts une rhétorique anti-communiste, il n’était pas tourné contre l’URSS et n’est pas aujourd’hui tourné contre la Russie. Il suit la stratégie de l’Alliance qui n’est pas un Pacte contre Moscou, mais pour la défense —et éventuellement l’extension— de la zone d’influence de Washington. À sa création, l’OTAN avait espéré intégrer l’Union soviétique, ce qui aurait équivalu à un engagement de Moscou de ne pas remettre en cause le partage du monde issu des conférences de Postdam et de Yalta. Récemment l’Alliance a accueilli le président Dmitry Medvedev au sommet de Lisbonne et lui a proposé que la Russie se joigne à elle. Il ne s’agirait pas alors d’une vassalisation, mais de la reconnaissance du Nouvel Ordre Mondial, dans lequel toute l’Europe centrale et orientale est passée dans l’orbite états-unienne. Une adhésion russe vaudrait en quelque sorte traité de paix : Moscou reconnaitrait sa défaite dans la Guerre froide et le nouveau partage du monde.

Dans ce cas, le Groupe de Bilderberg inviterait des personnalités russes à ses réunions annuelles. Il ne leur demanderait pas d’influer l’opinion publique russe pour l’américaniser, mais pour la convaincre de renoncer définitivement aux rêves de grandeur du passé.

 

 

Thierry Meyssan

Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007).



 


[1] La CED est un projet qui visait à créer une armée européenne intégrée à l’OTAN. Il fut rejeté en 1954 par le Parlement français à l’instigation des Gaullistes et du Parti communiste. Il faut attendre 2010-11 pour que ce projet trouve un début de réalisation avec l’entente franco-britannique au sein de l’OTAN et la guerre de Libye.

[2] « Les armées secrètes de l’OTAN », par Daniele Ganser. Cet ouvrage est publié en feuilleton sur Voltairenet.org.

[3] « La biographie cachée des Obama : une famille au service de la CIA » (2 parties), par Wayne Madsen, Réseau Voltaire, 30 août et 20 septembre 2010.

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RENAULT UNE REHABILITATION DEPOURVUE DE TOUT FONDEMENT

Publié le 25 Avril 2011 par aragon 43

 

 208121.gifUN TEXTE QUE M'A REMIS ANNIE   B LAMIRAND

 

Chers amis,

J’apprends ce jour que Mme Hélène Renault-Dingli, p etite-fille de Louis Ren

ault, bénéficiera à nouveau demain de l’écho de France 2 pour émouvoir, sans débat, les téléspectateurs, sur son combat « pour réhabiliter l’honneur de son grand-père » : elle est invitée, sur ce thème, à l’émission de grande écoute (20 h 35) « Prise directe » le mardi 26 avril. Le méchant de ladite émission sera le clown Zavatta, horrible père, nous annonce-t-on, le gentil sera une fois de plus Louis Renault, pour lequel mieux vaut s’informer à partir des sources historiques.

Il ne manque plus que la téléréalité pour traiter de la question.

Le service public refuse depuis le 2 mars le droit de réponse que trois syndicalistes de Renault, Roger Silvain, Aimé Albeher, Michel Certano, et moi-même réclamons, pour démontrer le caractère mensonger du dossier unilatéral présenté à cette date par M. Pujadas. La nouvelle utilisation de cette chaîne publique comme tribune au service de la famille de Louis Renault, en vue d’une réhabilitation dépourvue de tout fondement, constitue un nouveau scandale et porte une nouvelle atteinte à la liberté d’information.

Ce comportement doit être une nouvelle incitation à signer la pétition  qui circule en faveur du droit de réponse à cette campagne de réhabilitation contraire aux réalités historiques définitivement établies, et une nouvelle occasion de protester contre le rôle auquel se prête le service public de télévision.

Amitiés,

Annie Lacroix-Riz

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En savoir plus sur le fond de l’affaire Renault :

http://www.historiographie.info/renaultchars.pdf

SIGNER LA PETTION A PARTIR DU SITE d’ANNIE LACROIX-RIZ :

http://www.historiographie.info/conf.html

 

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LE VOTE OUVRIER

Publié le 24 Avril 2011 par aragon 43 dans politique

divers_005.gifLE VOTE DES OUVRIERS

Un sondage vient de lancer l'idée que les ouvriers voteraient largement (plus de 36 %) pour la fille à Le Pen.

La promotion des thèses xénophobes et racistes s'organisent à coups de sondage et d'émissions télévisuelles préfabriquées.

Dans ce sondage le candidat choisi par Pierre Laurent (Mélenchon) ne ferait que 2 % .

Après avoir mis digresser sur les syndicats  qui seraient envahis de membres Front national, voici donc l'intox des médias autour d'une classe ouvrière se ralliant à l'extrême droite distillant ses vieux messages haineux.

Derrière cela, il y a le jeu politicien que Sarkozy organise pour arriver à un second tour des présidentielles dans une configuration semblable à 2002 où Jospin (celui qui ne pouvait rien faire contre le capital: voir LU) passa derrière Chirac et Le Pen.

Nous assistons là à une besogne virtuelle pour accréditer l'idée qu'il n'y a plus de force de gauche en mesure de représenter le peuple et que la fille du nauséabond Le Pen serait celle qui porte sur sa protubérance populiste le devenir social.

Une stratégie que l'hôte de l'Elysée compte compenser par sa propre présence chez les salariés avec la distribution de bons d'achat Sarkozy de 1000 Euros, comme à la foire, quand l'amuseur lance des faux billets dans la foule.

Avec la fille Le Pen, on se croirait chez Le Docteur Jekyll, philanthrope obsédé par sa double personnalité, mettant au point une drogue pour séparer son bon côté de son coté dégoûtant. C'est ce dernier qui, nuit après nuit, prendra le dessus en le transformant en un sinistre Monsieur Hyde.

Ce travail va de pair avec les discours de plus en plus xénophobes, racistes, discriminatoires, sécuritaires, autoritaires d'une droite sarkozienne aux abois.

Sarkozy n'a plus que cette roue de secours pour donner le change à un quinquennat présidentiel où il aura porté la présidence de la République au suffrage universel à sa négation la plus absolue.

La droite joue donc avec le feu. Une droite qui retrouve ses deux faces: celle proche du pétainisme et celle d'un gaullisme moribond qui n'a plus que Monsieur de Villepin pour tenter de la ressusciter.

Nous allons donc assister à toutes les effluves maurassiennes et pétainistes et le Front National n'est qu'un instrument de la bourgeoisie utile pour faire face à une situation de crise qui met son assise en jeu.

Le capitalisme quand il est en difficulté, en péril, est capable des pires moyens pour demeurer au pouvoir en France et dans le monde.

Regardons ce qui se passe en Europe, matrice du capitalisme, un à un  les pays adhérents à l'Europe du capital  (les 27) sont dominés par la droite et les partis fascistes renaissent dans les miasmes et les frasques des serviteurs de ce système. La Hongrie par exemple retourne à ses vieilles traditions fascistes d'avant guerre.

Regardons aussi ce qui permet à ces extrêmes la possibilité de renaitre dans la lisier et les déjections du libéralisme ou du social libéralisme qui domine l'Europe. La classe ouvrière attend beaucoup d'une gauche qui soit vraiment à gauche et elle se désespère de ne pas la trouver à un moment où la crise du système la rend de plus en plus appauvrie.

Cette classe ouvrière souffre énormément, elle a besoin d'un syndicalisme à la hauteur de l'enjeu politique qui peut conduire au pire si les salariés laissent faire, un syndicalisme qui créé les conditions de l'unité d'action, qui soit au cœur des problèmes à affronter et qui engage des luttes autour des salaires, des retraites, de l'emploi et des conditions de travail.

Il faut préparer un nouveau 1936, un 36 d'aujourd'hui.

La lettre de Bernard Thibault invite tous les travailleurs à ne pas se laisser prendre par ces subterfuges qui consisterait à croire que le Front national serait de nature à redonner du social à ce pays. Il ne faut pas hésiter à publier et distribuer cette lettre et d'en discuter avec les salariés.

L'extrême droite et sa représentante en France  cultive de nouvelles formes de stigmatisation  enfermant la France dans ses frontières, rejetant l'autre ( le voisin de palier, l'immigré, le musulman, le basané, le noir, celui qui ne croit pas, l'homosexuel) etc.

Ces phénomènes apparaissent toujours dans notre histoire à des moments difficiles et sont souvent l'œuvre de ceux qui cherchent à diviser, à opposer les travailleurs entre eux pour dominer afin que les travailleurs acceptent de payer le prix fort  d'une crise du système dont ils ne sont aucunement responsables.

Oui, actuellement, il y a des fragilité dans le monde du travail: les souffrances, les injustices, les inégalités, le fric que se partagent quelques privilégiés, les heurtent profondément et ils ne trouvent plus l'alternative chez ceux censés les représenter.

Regardons ces bouffons qui défilent en boucle tous les jours à la télévision dans un ballet bien réglé et qui vendent une marchandise avariée: celle de ce libéralisme qui fait tant de mal aux travailleurs.

Ce midi, sur la deuxième chaine était interviewé le sieur Valls, jeune prétendant, pour présenter son nouveau livre. Qu'avons-nous entendu ? Tout simplement un personnage vantant sa frimousse de jeune premier pour nous dire qu'il avait rendez-vous avec la France comme Sarkozy l'avait eu en 2007.

Et le grand absent de tout cela, c'est celui qui est censé représenté le peuple:  les ouvriers (es), les ingénieurs cadres et techniciens, les employés, les femmes, les immigrés, où il est ce parti qui a tant fait contre le fascisme et l'extrême droite.

Il est le seul à pouvoir combattre ces idées racistes et xénophobes et dire qu'il faut redonner la parole au peuple, mais plus une parole volée pour élire un monarque pour cinq ans.

Il n'est pas trop tard pour qu'il fasse irruption dans cette période électorale et qu'il aide aux luttes capables de révolutionner ce pays.

Ce parti s'appelle le Parti communiste français.

Bernard LAMIRAND   

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EN RETRAITES BESOIN DU SYNDICAT POUR SE DEFENDRE

Publié le 23 Avril 2011 par aragon 43 dans syndicalisme

036.JPGCGT ET CONTINUITE SYNDICALE

Excellent initiative de l' Union Fédérale des retraités CGT de la métallurgie cette semaine par la rencontre organisée avec les métallos de Loire Atlantique.

Il s'agissait d'aller à la rencontre des syndicats actifs et retraités pour examiner avec eux comment travailler la syndicalisation des retraités.

Auparavant nous avons fait un crochet à Chateaubriand, là où furent exécutés "les 27 de Chateaubriand". Nous avons été reçu et guidé par l'Union locale avec un très sympathique apéro.

Un grand moment, cette visite à la sablière, un lieu qui nous rappelle le sacrifice de militants du parti communiste et de la CGT, de patriotes, devant la forfaiture de Pétain et du patronat français qui décidèrent de faire eux-mêmes la liste des otages en choisissant ceux, en 1936, qui les contraignirent à céder sur les revendications du Front Populaire.

Le dénommé Pucheux, représentant patenté des maitres des forges, envoyât ainsi au peloton d'exécution Jean Pierre Timbaud le métallo et un jeune, Guy Moquet, dont le père était député communiste et 25 autres militants connus pour leur rôle dans les entreprises ou dans l'exercice de leur profession.

Puis nous partîmes en direction de "la Ginestrie" au Gavre, une propriété de l'Union Fraternelle de la métallurgie CGT de Loire Atlantique, acquise en 1938, pour permettre la détente des  métallos et de leurs enfants dans un lieu reposant. Il est bon de rappeler qu'après 1936, les métallos développèrent des réalisations sociales et culturelles, des centres de santé et de formation professionnelle, des colonies de vacances à la disposition des salariés et retraités.

Mais venons-en à cette journée de travail sur la syndicalisation des retraités de Loire atlantique. Cette rencontre avec les syndicats de la métallurgie avait pour but d'examiner avec eux la question de la continuité syndicale en tenant compte qu'au moment du départ en retraite il y a une rupture syndicale importante puisque sur 10 syndiqués partant à la retraite 3 poursuivent leur adhésion à la CGT.

002.JPGCette journée d'étude a permis de voir qu'un travail est en cours dans les syndicats et que du discours sur la continuité syndicale on commence enfin à passer aux actes par un travail  ensemble sur la façon de s'y prendre pour maintenir l'adhésion et d'en regagner. La présence de la direction de l'UD CGT de Loire Atlantique et de l'union syndicale des retraités de ce département confirme que le thème de la continuité syndicale est pris en compte comme un élément important de la place des retraités syndiqués dans la CGT.

De nombreuses contributions apportèrent des éléments de réflexion à cette difficulté de garder tous les syndiqués au moment du départ en retraite.

L'idée  pèse encore dans les têtes que lorsque l'on quitte l'entreprise on a plus besoin de syndicats parce qu'on a plus de patrons en face. Idée fausse bien entendue, mais qui fait encore sens et qu'il faut contrebattre par des arguments crédibles comme ceux montrant que la patronat est aux manettes concernant le devenir de nos retraites où encore les conséquences des conditions de travail entraînant des maladies professionnelles qui ne se déclarent que tardivement dans la vie.

031.JPGIl y a avait réellement une écoute des syndicats actifs de la métallurgie et ils sont assurément repartis avec une autre vision du syndicalisme retraités.

De nombreux avis attestent que c'est bien  par un rapport de force conséquent et uni, passant par la syndicalisation des actifs et des retraites salariés, qui comptera pour les succès revendicatifs: de même pour faire reculer le poison de la division, de l'individualisme, de la haine de l'autre que tente d'imposer l'extrême droite et le droite.

Unir toutes les générations face à la montée du racisme et de la xénophobie requièrent justement une vie syndicale plus étoffée, plus large, plus fraternelle.

Certains l'exprimèrent fortement dans un moment de débat concernant la bataille des retraites en 2010 et sur le comment poursuivre cette lutte sans tomber dans le défaitisme ou l'attentisme.

La discussion montra l'énorme faille pour justement établir ce rapport de force durable: celui de la faiblesse en syndiqués dans ce pays. Peut-on par exemple dans la métallurgie en rester à une syndicalisation aussi faible tant pour les actifs que les retraités ?

L'audience électorale montre un attachement des travailleurs à la CGT mais peut-on se contenter de cela ?

L'idée d'un travail conjoint syndicats actifs et retraités sur la syndicalisation est venue, certes il faudra  encore tâtonner pour trouver la bonne mesure pour qu'elle soit effective mais pas mal d'idées sont venues autour de la préparation du départ à la retraite, d'utiliser les compétences des sections retraités sur des questions telles que les retraites complémentaires, de la dépendance qui va concerner les actifs par le fait de la prise en charge des parents ayant des pertes d'autonomie, par les pots de départ, moment fraternels mais qui comptent quand un ou une syndiqué (e) quitte son activité professionnelle mais ne quittera pas son activité syndicale si on sait l'accompagner dans une nouvelle façon de militer.

Expression aussi de la part des retraités syndiqués de conserver le contact quand la boite existe avec le syndicat d'entreprise comme l'ont exprimé plusieurs sections syndicales retraités présentes et le besoin de continuité syndicale vers les femmes et vers les ICT. Nécessité également, fortement ressentie, de se mobiliser ensemble et de s'entraider dans les luttes et la solidarité.

Des potentialités de luttes existent et les interventions montraient que les bagarres pour les salaires et l'âge de la retraite avaient des effets bénéfiques pour l'emploi et vice et versa pour le montant de la  pension.

Des apports intéressants ont été faits par les camarades ouvriers et ICT qui montraient à quels points nous avons besoin de resserrer les liens, d'échanger, de se parler: la bataille idéologique de l'adversaire est à l'œuvre partout pour faire passer des messages d'acceptation de la crise et de la nécessité de remettre en cause les acquis sociaux pour la compétitivité.

Nous avons vraiment besoin de travailler la démocratie à l'entreprise, la rencontre avec les salariés et la discussion entre toutes les composantes du monde du travail, dont évidemment les retraités, une force qui compte et qui désormais  n'est plus un appoint.

028.JPGDes syndiqués alors précieux pour ces luttes et qu'il ne faut plus perdre au moment du départ en retraite et cela suppose que chaque entreprise ait sa section et que pour les plus petites entreprises toutes les formes d'organisations soient mis en œuvre telle la section locale multi-professionnelle pour réunir des retraités dispersés au sein de la localité.

Un élément à réagir : celui de l'existence  d'amicales qui perturbent la naissance ou le développement du syndicalisme retraité à l'entreprise. Ces amicales n'ont aucune vocation revendicative, elles peuvent être d'inspiration patronale mais venir aussi des comités d'entreprises, parfois de militants CGT, qui font alors chorus avec cette vieille idée que pour les retraités une rencontre conviviale et quelques voyages suffisent.

Loin de moi de considérer que le loisir, la culture, la convivialité doit être abandonné dans la vie syndicale retraitée mais la limiter à cela  amène à mettre le retraité hors circuit revendicatif et sociale.

Demain, en France, plus de 30 %  des personnes auront plus de 60 ans.

C'est une "donne" à prendre en compte.

Le syndicalisme retraité doit se renforcer sinon les lobbys inspirés par la bourgeoisie et le patronat prendront le dessus.

Donc, pour conclure, une excellente initiative de l'UFR CGT métallurgie et cela va faire des petits: la présence de l'UD de Loire Atlantique, celle très attentive des syndicats actifs de la métallurgie de ce département et de l' Union syndicale CGT des travailleurs de la métallurgie de Loire Atlantique (USTM)  montre que quelque chose s'est passée lors de cette rencontre et que des pistes intéressantes  se font jour pour travailler autrement le syndicalisme retraité tant à l'entreprise que dans les localités et lieux de vie des retraités.

Le congrès de la FTM CGT qui va se dérouler à Reims début mai va certainement porter ces questions comme celles de la jeunesse dont on sait qu'elle est  aussi un axe majeur de syndicalisation et qui montre qu'aux deux bouts de le chaine de la vie sociale, la syndicalisation est source pour un plus grand rapport de force face au patronat pour l'aboutissement des revendications.

 

Bernard lamirand

 

 

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SARKOZY NE FAIT PLUS RECETTE EN ARDENNES

Publié le 19 Avril 2011 par aragon 43 dans Actualités

eurovision_sarkozy_joueur_pipeau.jpgSARKOZY le Marchand de sable des Ardennes qui nous a joué un nouvel air de pipeau

 

Le marchand de sable (selon wikypédia) est, dans la culture occidentale, un personnage fabuleux qui laisse tomber du sable sur les yeux des gens pour les endormir. Dans de multiples langues, les ouvrages de référence ne paraissent pas fixés quant au caractère unique ou multiple du marchand de sable. Mais elle a aussi été combinée avec une expression : avoir du sable sous les yeux utilisée au XVIIIe siècle.

Bon… ici, le marchand de sable qui s'est promené dans les Ardennes ce jour,et que les perroquets de la télé ont abondamment cité ce soir son discours devant des foules blasées, n'a rien de fabuleux.

Il a jeté du sable toute la journée aux yeux des ardennais pour les endormir.

Aux dernières nouvelles, ce soir, il semblerait qu'ils ont tous attrapés des insomnies.

Certains sont repartis en criant: "travaillez pour le roi de prusse".

Le marchand de sable Sarkozy ne fait plus recette dans les Ardennes.

 

Bernard LAMIRAND

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