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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

60 ANS TOUS PRESENTS LE 7 SEPTEMBRE

Publié le 8 Juillet 2010 par aragon 43 dans syndicalisme

arton688-e3695.jpgCROIZAT A CREE LA RETRAITE PAR REPARTITION ET SOLIDAIRE NE LA LAISSONS PAS DETRUIRE POUR LE FRIC DE PRIVILEGIES DE LA FORTUNE

 

LE 7 SEPTEMBRE : PAS UN SALARIE, PAS UN RETRAITE, NE DOIT MANQUER AUX MANIFESTATIONS POUR LA RETRAITE A 60 ANS  

QU'ON SE LE DISE...

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AVION PRESIDENTIEL OU POUR LES GROSSES LEGUMES GENRE L'OREAL

Publié le 8 Juillet 2010 par aragon 43

30 juin 2010

Un Air Force One pour Sarkozy

 

...

futur_avion_pr_sidentiel

 

Un Elysée volant pour Nicolas Sarkozy

Il le voulait, il l’aura. Notre petit Nicolas le voulait son grand avion à lui tout seul. Comme son ami, Barack. Tout comme lui. Un ‘Navion’ pour lui tout seul. Son Air Force One à lui. Qui l’emmènera partout, loin, loin, loin. Sans escales. Car pour l’instant, son Airbus A-319 est totalement incapable de rallier la France à la côte ouest des Etats-Unis sans escales. Alors, pour l’automne (ou peut-être plus tard), Sabena Technics aura terminé de transformer une récupération, un Airbus racheté à Air Caraïbes, un A-330, déjà âgé de 11 ans, en un véritable petit Elysée volant. Un avion digne du Président français. Jugez vous-mêmes : poste de transmissions dernier cri, installations médicales, salle de réunion, bureau, chambre à coucher, salle de bains, système de leurres antimissiles, salle de communication, centre médical avec table d’opération, … Et le high tech régnera en maître, bien évidemment. Le budget de cette métamorphose ? Une bagatelle. Un montant de 176 millions d’Euro est avancé. Ben oui, on ne refuse rien au Président.

Les sources : dhnet.be, ladepeche.fr

Transmis par Francis

 

Posté par pigeon voyageur à 15:33 - Commentaires [6] - Permalien [#]
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MEDICAMENTS A 15 % REMBOURSES

Publié le 5 Juillet 2010 par aragon 43 dans Actualités

divers_005.gifMEDICAMENTS:  BACHELOT ME COUTE CHER

Dernièrement, j'ai mis en ligne un article concernant la nouvelle charrette de médicaments déremboursés par la sécurité sociale.

Et je disais ceci concernant un médicament que je prends  pour le reflux qui peut m'occasionner des apnées du sommeil: le Gaviscon:  "ce que Madame Bachelot appelle des médicaments à rendements faibles nouvelle expression pour remplacer  celle de médicaments de confort trop usée. La liste est longue de tous ces médicaments que nous avons besoin  et j'en connais certains qui protègent contre l'hernie hiatale et ses conséquences qui peuvent être très graves à cause de l'acidité et des risques d'étouffements".

Eh bien, c'est arrivé: ce médicament n'est plus remboursé qu'au minimum de 15 % par la sécurité sociale et de ce fait plus rien par la mutuelle.

Chez le pharmacien, j'ai fait mes comptes, et j'ai préféré payer totalement de ma poche ce médicament et je vous explique l'arnaque qui pourrait avoir lieu si vous demandez le remboursement à 15 % par la sécurité sociale.

3 boites de Gaviscon à 3,04 euros remboursé à 15 % m'auraient coûté 9, 12 euros , si je retire les 15 % cela fait 8,76 euros et si je rajoute 3 boites à 0,50 centimes de retenue sécurité sociale, cela m'aurait couté en définitive 10,26 euros.

J'ai donc payé 9,12 euros directement et je n'ai pas demandé le remboursement de la sécurité sociale.

En conséquence, ce système à 15 % sans mutuelle, avec 0,50 euros de retenu, nous entraine à un déremboursement total de ce médicament puisque cela coute moins cher de la payer de sa poche.

Finalement, en tant qu'assuré, je perds 9,12 euros de mon pouvoir d'achat sur un médicament qui m'était auparavant totalement remboursé par l'assurance maladie et ma mutuelle.

Madame Bachelot m'extirpe donc chaque mois 9,12 euros de ma retraite.

Contrairement aux allégations gouvernementales comme quoi le pouvoir d'achat de retraités était préservé, pour l'année je vais payer 109,44 euros à cause de ce médicament déremboursé.

Pendant ce temps Madame Bettancourt de l'Oréal vient de recevoir un avoir fiscal de 30 Millions d'euros.

Il est vrai que je n'ai pas de relations privilégiées avec cette dame.

Bernard LAMIRAND

 

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Monsieur le Président... Partez...

Publié le 5 Juillet 2010 par aragon 43 dans politique

MONSIEUR LE PRESIDENT SARKOZY  PARTEZ

Ainsi des jouisseurs des deniers de la République viennent de quitter le navire.

Il y en a d'autres.

L'on dit dans les hautes sphères que pour assurer un peu de répit à votre protégé Woerth, complètement ensablé dans les méandres suisses de la dame de l'Oréal, vous auriez incité des ministres au départ accéléré.

C'est vrai, que lorsque l'on prêche l'exemplarité et que des ministres sont pris en flagrant délit  dans le pot de confiture, cela fait désordre.

Mais pouvez-vous vous arrêter là ?

Pouvez-vous devenir le chevalier blanc de cette république outragée ?

Le chevalier Blanc a été remercié sur le champ et il est parti après avoir fumé un bon cigare.

Vous ne pouvez pas vous arrêter en si bon chemin, vous avez prêchez à Toulon la moralisation du capital:   n'est ce pas ?

Alors d'autres têtes devraient tomber mais pourquoi pas la vôtre ?

Monsieur, vous vous êtes octroyé une méchante paie comme Président de la République, un avion qui coute bien plus cher que le voyage de Joyandet dans un avion privé;  vous dépensez sans compter en déplacements avec forces armées à l'appui, invités (es) pour la claque, bouclant ville et village sur votre passage.

Et puis, il n'est pas besoin d'aller chercher des preuves dans le fric dépensé pour votre renommée. Votre échec repose sur autre chose que des "des écarts", "des abus" comme dit le porte parole de l'UMP;  encore que " le Fouquet" rapporte gros à tous les invités que vous choyez depuis votre arrivée à l'Elysée avec le bouclier fiscal.

Non, vos revers sont sur d'autres terrains et en particulier le terrain politique ainsi que votre légèreté à l'égard des français.  Vous avez des comportements blâmables et que condamnent tous les français (voir les sondages).

Je pourrai énumérer toutes les invectives faites aux français et notamment vos envolées de charretiers dans les banlieues et lors de visites comme celle où vous avez maltraité un français qui refusait de vous serrer la main par une répartie indigne de votre fonction "casse toi pauvre c…".

Est-ce un langage à la hauteur de votre fonction?

Non… c'est même contre productif puisque maintenant dans les vestiaires de l'équipe de France de football les mots les plus vilains sont échangés entre les joueurs et entraineurs.

Et puis, il y a vos décisions iniques qui se manifestent de plus en plus. Vos promesses non tenues comme celle de Gandrange. Vos injonctions répétées contre le capitalisme immoral qui ont tourné court. On pourrait dresser un véritable catalogue de vos prestations, le lendemain désavouées, notamment au niveau international où nous devenons la risée du monde entier.

Egalement votre propension à vouloir tout régenter et à toucher à une démocratie qui s'étiole sous vos coups de boutoirs y compris dans les directions des médias publics jusqu'aux programmes.

Victor Hugo avait raillé Napoléon 3  dit "Napoléon le petit" et mis en exergue l'imbécillité de ce Président devenu empereur et qui conduisit notre pays à la défaite de Sedan. Nous n'en sommes pas là, mais n'est-il pas temps de mettre fin à cet état d'esprit délétère qui règne dans le pays et qui risque de l'enfoncer dans un populisme dangereux.

 N'est-il pas temps de vous retirer, de cesser votre mandat devant cet échec patent.

Notre pays n'a jamais été aussi mal en point: taux chômage, endettement, insécurité sociale, pauvreté, croissance en berne, baisse de la consommation des ménages, dégradation de notre système de soins et de santé etc.

Ce jour, nous apprenons l'opération chirurgicale des hôpitaux publics où des centaines de blocs chirurgicaux vont être voués à la casse.

La cour est pleine de votre politique malfaisante envers les français et en dernier lieu sur vos mesures visant à rallonger l'âge de la retraite entre 62 et 67 ans.

A force d'écouter cette vieille France revancharde auquel vous accordez  tout crédit, ce Medef qui tire les ficelles, vous plongez davantage le pays dans le crise; une crise que vous faites payer aux travailleurs par le chômage et par des salaires de plus en plus bas.

Partez  Monsieur Sarkozy.

Prenez votre retraite anticipée et n'attendez pas la dernière minute pour faire votre demande.

Elle vous sera accordée sans délais par l'immense majorité des français qui en ont assez.

Quittez les lieux avec votre "Bazaine" des retraites.

De nombreux français vous en serait reconnaissants.

Bernard Lamirand

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LA RETRAITE NE SERAIT PAS UN CONCEPT SOCIETAL

Publié le 4 Juillet 2010 par aragon 43 dans Actualités

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LA RETRAITE NE SERAIT PAS UN CONCEPT SOCIETAL

 

Je viens de lire la contribution de François Galichet, professeur émérite de l'Université de Strasbourg,  dans le journal le Monde daté du 2 juillet*, qui me fait dresser les cheveux sur la tête.

Ce professeur émérite, gloire à "l'émérite", agenouillons nous devant la sommité, nous dresse un tableau de ce monstre du "Loch-Ness" que serait la retraite: un mot qui ne peut trouver aucune place dans le répertoire sociétal.

Je le cite: " Si l'on essaye de penser la retraite en tant qu'état ou modalité de l'existence, on se trouve vite embarrassé. Ce n'est pas un état régi par le principe de nécessité… Et il précise: " On n'est donc pas dans l'ordre du besoin, c'est-à-dire de la vie cherchant à se maintenir au prix d'efforts et de peines ardues".

Allons donc, cher professeur émérite, la retraite est une modalité de notre existence, elle est conçue comme un besoin de vivre un moment de sa vie hors de l'aliénation de l'exploitation capitaliste tant que nous sommes dans cette société, et au fond, elle prépare un autre état: celui du communisme.

Tout compte fait, cher professeur émérite, la sécurité sociale dans son ensemble, retirée des griffes des assurances privées n'est-elle déjà pas une forme de communisme parce que c'est le partage des cotisations qui permet de vivre un laps de temps de la vie hors travail.

Vous déniez à la retraite un lien avec le travail, je vous cite encore: "Rien de tel pour le retraité : la pension qu'il touche n'est pas un salaire, même "différé", puisqu'elle n'est plus soumise aux lois du marché, aux rapports de forces qui font varier les salaires à la hausse comme à la baisse"…

Nenni : la retraite n'est bien sûr pas un salaire différé mais un salaire socialisé dans le cadre de la répartition et de la solidarité entre générations.

Vous avez aussi une singulière vue de ce que peut -être le repos et encore là je me sens obligé de donner un autre point de vue au professeur émérite que vous êtes quand vous dites : " La retraite serait une sorte de vacances prolongées et illimitées, un "congé payé terminal" qui ne s'achèverait qu'avec la mort. Mais ici encore, l'analogie ne tient pas. Dans sa signification moderne, le loisir est un état transitoire permettant à la fois un oubli provisoire du travail (c'est une "distraction") et la reconstitution des forces qui permettront de mieux reprendre le travail (c'est un "repos réparateur")".

Dans cette société, (en attendant une autre), pourquoi vouloir extirper le temps de retraites de cette vie au travail: n'est-elle pas avec la réduction du temps de travail dans la journée, dans l'année, dans la vie, un des moyens de se donner des loisirs comme vous dites et de profiter de la vie et d'une vie nouvelle en retraite ?

N'est-ce pas le premier empiétement sur une autre vie, une vie communiste: relisez Marx cher professeur émérite.

Et puis, à travers la sémantique retraite, votre postulat n'est-il pas de considérer cet état de fait comme une épine dans le pied du capital, qu'il faut lui débarrasser, pour revenir à un autre temps ou la retraite n'existait pas en tant que modalité de l'existence comme vous dites. Et je me rappelle de ce que disait mes parents sur leurs parents qui n'avaient pas de retraites et qui venaient solliciter leur enfants pour quelques deniers pour continuer leur existence sans droits de retraites après une vie de labeur où ils avaient été jeté dès leur indisposition physique au travail souvent dans la cinquantaine.

Mon arrière grand père était ouvrier carrier.

Et votre antipathie pour ce mot retraite tombe comme un couperet quand vous dites :" La retraite, on le voit, est donc un état étrange, rebelle à toutes les catégories ou concepts qui s'offrent à la pensée pour tenter de la comprendre. C'est sans doute ce caractère impensable qui explique la propension des retraités à justifier leur état, même quand on ne le leur demande pas - soit par les services qu'ils continuent à rendre, soit par le fait qu'ils l'ont "bien mérité", soit par un état de santé qui les exempterait de toute contribution ou obligation sociale".

Et vous poursuivez:

"Car de deux choses l'une: ou bien l'homme ou la femme qui parvient à un certain âge est usé, abîmé par des décennies d'un labeur épuisant et pénible ou les vicissitudes de sa santé, et en ce cas la retraite s'apparente à un congé pour maladie - congé certes indéfini en fait mais non illimité en droit, puisqu'un improbable rétablissement y mettrait un terme. Ou bien le retraité garde les capacités de travailler, et en ce cas, il n'y a strictement aucune raison de principe qui justifie qu'il en bénéficie au terme de sa vie plutôt que tout au long, et à tel âge (par exemple 60 ans) plutôt qu'à tel autre".

Vous livrez ainsi votre verdict, la retraite est un état qui ne se justifie pas. Magnanime vous envisagez que pour ceux qui auraient comme destinée la maladie, un statut qui serait celui de l'assurance maladie (on ne sait lequel) et pour les autres, tant qu'ils sont en bonne santé, il n'y aurait aucune légitimité à bénéficier d'une retraite.

Donc 60 ans à la poubelle !

Et vous terminez par un condamnation sans appel, je vous cite encore: " Autant il est nécessaire de combattre pour un droit du travail qui intègre les conditions éthiques du concept de travail humain - droit au repos, droit à la dignité, droit à un salaire décent, reconnaissance des principes de la démocratie dans le travail -, autant la défense du "droit à la retraite" ne saurait en soi se réclamer d'une légitimité spécifique. C'est une opportunité conjoncturelle, ; ce ne saurait être ni un droit ni une obligation de principe".

Monsieur de Galichet, votre ardeur à vous opposer à la retraite, à philosopher sur ce mot, lui interdire toute authenticité, vous amène à être dans le camp de ceux qui dans ce pays n'ont jamais admis ce droit à la retraite comme faisant partir d'un moment de l'existence humaine.

Tout compte fait, Monsieur Galichet, professeur émérite, vous êtes le porte parole de ceux qui veulent supprimer ce droit comme Monsieur Kessler, ancien soixante-huitard, reconverti dans les assurances et qui sommait Sarkozy de mettre fin à ce compromis social hérité des communistes à la libération.

Peut-être que demain, le 7 septembre, dans des manifestations massives dans le pays nous démentiront vos propos.

 

Bernard Lamirand bloguiste immérité.

*voir article "le monde" du 2 juillet rubriques débats.

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MARX POUVOIR DE L'ARGENT DANS LA SOCIETE BOURGEOISE

Publié le 3 Juillet 2010 par aragon 43

marx.gifPouvoir de l’argent dans la société bourgeoise] 

 MARX (les manuscrits)

 

J'a repris ce texte des manuscrits en pensant à cette corruption qui règne actuellement au plus sommet de l'Etat capitaliste avec un capital e plus en plus voyou comme le situe à son époque si bien Marx et aussi Shakespeare et Goethe que Marx cite.

 

Que dit Marx sur l'    argent : "Si les sensations, les passions, etc. de l'homme ne sont pas seulement des déterminations anthropologiques au sens [étroit]  [174  ] , mais sont vraiment des affirmations ontologiques essentielles (naturelles) - et si elles ne s'affirment réellement que par le fait que leur objet est sensible pour elles, il est évident 1º que le mode de leur affirmation n'est absolument pas un seul et même mode, mais qu'au contraire, la façon distincte dont elles s'affirment constitue le caractère propre de leur existence, de leur vie ; la façon dont l'objet existe pour elles constitue le caractère propre de chaque jouissance spécifique ; 2º là où l'affirmation sensible est sup­pres­­sion directe de l'objet sous sa forme indépendante (manger, boire, façonnage de l'objet, etc.), c'est l'affirmation de l'objet ; 3º dans la mesure où l'homme est humain, où donc sa sensation, etc., aussi est humaine, l'affirmation de l'objet par un autre est également sa propre jouissance ; 4º ce n'est que par l'industrie développée, c'est-à-dire par le moyen terme de la propriété privée, que l'essence ontologique de la passion humaine atteint et sa totalité et son humanité ; la science de l'homme est donc elle-même un produit de la manifestation pratique de soi par l'homme ; 5º le sens de la propriété privée - détachée de son aliénation - est l'exis­tence des objets essentiels pour l'homme tant comme objets de jouissance que comme objets d'activité.

L'argent en possédant la qualité de tout acheter, en possédant la qualité de s'approprier tous les objets est donc l'objet comme possession éminente. L'universalité de sa qualité est la toute-puissance de son essence. Il passe donc pour tout-puissant... L'argent est l'entremetteur entre le besoin et l'objet, entre la vie et le moyen de subsistance de l'homme. Mais ce qui sert de moyen terme à ma vie, sert aussi de moyen terme à l'existence des autres hommes pour moi. C'est pour moi l'autre homme.

Que diantre! il est clair que tes mains et les pieds

Et ta tête et ton c... sont à toi ;

Mais tout ce dont je jouis allégrement

En est-ce donc moins à moi ?

Si je puis payer six étalons,

Leurs forces ne sont-elles pas miennes ?

Je mène bon grain et suis un gros monsieur,

Tout comme si j'avais vingt-quatre pattes.

GOETHE : Faust (Méphistophélès)  [175  ]

Shakespeare dans Timon d'Athènes   [176  ] :

De l'or! De l'or jaune, étincelant, précieux! Non, dieux du ciel, je ne suis pas un sou­pi­rant frivole... Ce peu d'or suffirait à rendre blanc le noir, beau le laid, juste l'injuste, noble l'infâme, jeune le vieux, vaillant le lâche... Cet or écartera de vos autels vos prêtres et vos serviteurs ; il arrachera l'oreiller de dessous la tête des mourants ; cet esclave jaune garantira et rompra les serments, bénira les maudits, fera adorer la lèpre livide, donnera aux voleurs place, titre, hommage et louange sur le banc des sénateurs ; c'est lui qui pousse à se remarier la veuve éplorée. Celle qui ferait lever la gorge à un hôpital de plaies hideuses, l'or l'embaume, la parfume, en fait de nouveau un jour d'avril. Allons, métal maudit, putain commune à toute l'humanité, toi qui mets la discorde parmi la foule des nations...

Et plus loin  [177  ] :

O toi, doux régicide, cher agent de divorce entre le fils et le père, brillant profanateur du lit le plus pur d'Hymen, vaillant Mars, séducteur toujours jeune, frais, délicat et aimé, toi dont la splendeur fait fondre la neige sacrée qui couvre le giron de Diane, toi dieu visible,& qui soudes ensemble les incompatibles   [178  ] et les fais se baiser, toi qui parles par toutes les bouches [XLII] et dans tous les sens, pierre de touche des cœurs, traite en rebelle l'humanité, ton esclave, et par ta vertu jette-la en des querelles qui la détruisent   [179  ] , afin que les bêtes aient l'empire du monde.

Shakespeare décrit parfaitement l'essence de l'argent. Pour le comprendre, commençons d'abord par expliquer le passage de Gœthe :

Ce qui grâce à l'argent est pour moi, ce que je peux payer, c'est-à-dire ce que l'argent peut acheter, je le suis moi-même, moi le possesseur de l'argent. Ma force est tout aussi grande qu'est la force de l'argent. Les qualités de l'argent sont mes qualités et mes forces essentielles - à moi son possesseur. Ce que je suis et ce que je peux n'est donc nullement déterminé par mon individualité. Je suis laid, mais je peux m'acheter la plus belle femme. Donc je ne suis pas laid, car l'effet de la laideur, sa force repoussante, est anéanti par l'argent. De par mon individualité, je suis perclus, mais l'argent me procure vingt-quatre pattes ; je ne suis donc pas perclus; je suis un homme mauvais, malhonnête, sans conscience, sans esprit, mais l'ar­gent est vénéré, donc aussi son possesseur, l'argent est le bien suprême, donc son possesseur est bon, l'argent m'évite en outre la peine d'être malhonnête ; on me présume donc honnête; je suis sans esprit, mais l'argent est l'esprit réel de toutes choses, comment son possesseur pourrait-il ne pas avoir d'esprit ? De plus, il peut acheter les gens spirituels et celui qui possède la puissance sur les gens d'esprit n'est-il pas plus spirituel que l'homme d'esprit? Moi qui par l'argent peux tout ce à quoi aspire un cœur humain, est-ce que je ne possède pas tous les pouvoirs humaine ? Donc mon argent ne transforme-t-il pas toutes mes impuissances en leur contraire ?

Si l'argent est le lien qui me lie à la vie humaine, qui lie à moi la société et qui me lie à la nature et à l'homme, l'argent n'est-il pas le lien de tous les liens ? Ne peut-il pas dénouer et nouer tous les liens ? N'est-il non plus de ce fait le moyen universel de séparation ? Il est la vraie monnaie divisionnaire, comme le vrai moyen d'union, la force chimique [universelle]  [180  ] de la société.

Shakespeare souligne surtout deux propriétés de l'argent :

1º Il est la divinité visible, la transformation de toutes les qualités humaines et naturelles en leur contraire, la confusion et la perversion universelle des choses ; il fait fraterniser es impossibilités.

2º Il est la courtisane universelle, l'entremetteur universel des hommes et des peuples.

La perversion et la confusion de toutes les qualités humaines et naturelles, la fraternisa­tion des impossibilités - la force divine - de l'argent sont impliquées dans son essence in tant qu'essence générique aliénée, aliénante et s'aliénant, des hommes. Il est la puissance aliénée de l'humanité.

Ce que je ne puis en tant qu'homme, donc ce que ne peuvent toutes mes forces essentielles d'individu, je le puis grâce à l'argent. L'argent fait donc de chacune de ces forces essentielles ce qu'elle n'est pas en soi; c'est-à-dire qu'il en fait éon contraire.

Si j'ai envie d'un aliment ou si je veux prendre la chaise de poste, puisque je ne suis pas assez fort pour faire la route à pied, l'argent me procure l'aliment et la chaise de poste, c'est-à-dire qu'il transforme mes vœux d'êtres de la représentation qu'ils étaient, il les transfère de leur existence pensée, figurée, voulue, dans leur existence sensible, réelle; il les fait passer de la représentation à la vie, de l'être figuré à l'être réel. Jouant ce rôle de moyen terme, l'[argent] est la force vraiment créatrice.

La demande existe bien aussi pour celui qui n'a pas d'argent, mais sa demande est un pur être de la représentation qui sur moi, sur un tiers, sur les autres [XLIII] n'a pas d'effet, n'a pas d'existence, donc reste pour moi-même irréel, sans objet. La différence entre la demande effective, basée sur l'argent, et la demande sans effet, basée sur mon besoin, ma passion, mon désir, etc., est la différence entre l’Être et la Pensée, entre la simple représentation existant en moi et la représentation telle qu'elle est pour moi en dehors de moi en tant qu'objet réel .

Si je n'ai pas d'argent pour voyager, je n'ai pas de besoin, c'est-à-dire de besoin réel et se réalisant de voyager. Si j'ai la vocation d'étudier mais que je n'ai pas l'argent pour le faire, je n'ai pas de vocation d'étudier, c'est-à-dire pas de vocation active, véritable. Par contre, si je n'ai réellement pas de vocation d'étudier, mais que j'en ai la volonté et l'argent, j'ai par-dessus le marché une vocation effective. L'argent, - moyen et pouvoir universels, extérieurs, qui ne viennent pas de l'homme en tant qu'homme et de la société humaine en tant que société, - moyen et pouvoir de convertir la représentation en réalité et la réalité en simple représen­ta­tion, transforme tout aussi bien les forces essentielles réelles et naturelles de l'homme en représentation purement abstraite et par suite en imperfections, en chimères douloureuses, que d'autre part il transforme les imperfections et chimères réelles, les forces essentielles réellement impuissantes qui n'existent que dans l'imagination de l'individu, en forces essen­tielles réelles et en pouvoir. Déjà d'après cette définition, il est donc la perversion générale des individualités, qui les change en leur contraire et leur donne des qualités qui contredisent leurs qualités propres.

Il apparaît alors aussi comme cette puissance de perversion contre l'individu et contre les liens sociaux, etc., qui prétendent être des essences pour soi. Il transforme la fidélité en infidélité, l'amour en haine, la haine en amour, la vertu en vice, le vice en vertu, le valet en maître, le maître en valet, le crétinisme en intelligence, l'intelligence en crétinisme.

Comme l'argent, qui est le concept existant et se manifestant de la valeur, confond et échange toutes choses, il est la confusion a la permutation universelles de toutes choses, donc le monde à l'envers, la confusion et la permutation de toutes les qualités naturelles et humaines.

Qui peut acheter le courage est courageux, même s'il est lâche. Comme l'argent ne s'échange pas contre une qualité déterminée, contre une chose déterminée, contre des forces essentielles de l'homme, mais contre tout le monde objectif de l'homme et de la nature, il échange donc - du point de vue de son possesseur - toute qualité contre toute autre - et aussi sa qualité et son objet contraires; il est la fraternisation des impossibilités. Il oblige à s'embrasser ce qui se contredit.

Si tu supposes l'homme en tant qu'homme et son rapport au monde comme un rapport humain, tu ne peux échanger que l'amour contre l'amour, la confiance contre la confiance, etc. Si tu veux jouir de l'art, il faut que tu sois un homme ayant une culture artistique; si tu veux exercer de l'influence sur d'autres hommes, il faut que tu sois un homme qui ait une action réellement animatrice et stimulante sur les autres hommes. Chacun de tes rapports à l'homme - et à la nature -doit être une manifestation déterminée, répondant à l'objet de ta volonté, de ta vie individuelle réelle. Si tu aimes sans provoquer d'amour réciproque, c'est-à-dire si ton amour, en tant qu'amour, ne provoque pas l'amour réciproque, si par ta manifestation vitale en tant qu'homme aimant tu ne te transformes pas en homme aimé, ton amour est impuissant et c'est un malheur.

 

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PROFITEURS SPECULATEURS FRAUDEURS UN MONDE BIEN CAPITALISTE

Publié le 2 Juillet 2010 par aragon 43 dans Actualités

LA FONTAINE : QUI VOLE UN ŒUF VOLE UN BŒUF

 

J'aime bien rappeler ce matin ce dicton "Qui vole un œuf, vole un bœuf". Ce dicton est connu de tous. Ce qui l'est moins, c'est que celui qui vole un œuf est pratiquement toujours puni, mais que ceux qui volent des bœufs, eux, ne le sont presque jamais.

Nous en avons pour preuve ce qui se passe en ce moment au gouvernement où certains se servent dans la caisse comme le sieur Blanc avec ses cigares qu'il fait payer aux contribuables que nous sommes.

Pourtant c'est un vol déguisé pire que la brique réfractaire dont je vais vous entretenir.

Dans mon entreprise sidérurgique, un brave travailleur immigré, embauché dans une entreprise de réfection des fours réfractaires avait pris une brique réfractaire usagée qu'il avait remplacé par une neuve et passant par le poste de garde s'est fait contrôlé et licencié sur le champ pour vol de matières dans une propriété privée.

Je vois toujours le chef garde prendre ensuite la brique usagée et la jeter dans la benne à immondice.

Le pauvre a perdu son travail, il pleurait, la brique usagée, il faisait un froid de canard, devait servir de chaufferette pour les petits pieds d'un de ses enfants. Ainsi selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

Ce matin, d'entendre certains invités  de France Inter de l'émission De Morand me donnaient la nausée devant leurs explications des frasques de ces ministres peu vertueux, certains invoquaient des maladresses.

Allons donc…

Ainsi les liens entre une richarde qui fraude le fisc et reçoit 30 millions d'avoir fiscal dans le cadre d'un bouclier fait pour elle et les nantis du Fouquet est une faute vénielle alors que le malheureux qui ne paie plus sa facture de gaz est une crime économique à traduire devant la justice BOURGEOISE.

Mais Prud'hon ne nous disait-il pas ""que le capital c'est le vol".     

Vivement un nouveau 68

 

Bernard LAMIRAND

 

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RIGUEUR ET AUSTERITE POUR LES PAUVRES

Publié le 2 Juillet 2010 par aragon 43 dans Actualités

arton2032-18c13.jpgRIGUEUR AUSTERITE : LES DINDONS DE LA FARCE

Ce matin j'écoutais le sieur Tron, membre du gouvernement et chargé de la fonction publique sur France-info.

La rigueur rien que la rigueur;  et pour expliquer cela, des économies à réaliser dans tous les domaines et surtout en s'en prenant aux services publics qui vont souffrir et nous avec du nombre de fonctionnaires en moins dans les hôpitaux, les écoles, l'aide sociale etc.

L'intéressé, pour valoriser sa démarche, à titre d'exemple, souligna les économies que vont devoir faire les membres du gouvernement sous la houlette du chef.

Un artifice pour gogos.

L'exemple doit venir d'en haut ; quelle vaste fumisterie. Ce n'est pas les quelques cigares en moins de Blanc, quelques déplacements en train, quelques voitures à retirer du parc automobile de l'état  qui vont régler la situation de la dette française occasionnée par les spéculateurs et fraudeurs de la haute finance bancaire et industrielle.

Une dette française que l'on fait payer aux français qui travaillent alors que les français qui trichent et expatrient leurs avoirs et sont confortés dans leurs rapines.

Ainsi, ce Monsieur, droit dans ses bottes, annonça que tout le monde devra faire des sacrifices. "Foutaises", les sacrifices ce seront uniquement les salariés qui le feront d'une manière obligée à travers des revenus qui vont se réduire, des prix à la hausse, des impôts et taxes qui vont augmenté.

Et pendant ce temps là, Madame Bettancourt et d'autres reçoivent des cadeaux  (30 millions d'euros pour la vieille parfumeuse) dans le cadre du bouclier fiscal.

Ainsi on nous demande de faire des sacrifices pendant que d'autres en ce moment s'en mettent plein les poches. Les inconduites fiscales des nantis "du Fouquet" cachent en ce moment une autre réalité: des dividendes magnifiques pour les actionnaires .

Ce gouvernement des riches n'a qu'un adversaire le salarié qu'il faut tondre absolument et un ami l'actionnaire qu'il faut satisfaire.

Oui, la crise et l'endettement servent pour remettre en cause bien des acquis sociaux.

La rigueur et l'austérité ne sont que des outils pour redresser le taux de profit et satisfaire la corbeille.

 

Bernard LAMIRAND

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FOOT ET SPORTS UNE VIE DOUILLETTE ET D'AMOUR

Publié le 1 Juillet 2010 par aragon 43 dans Actualités

FOOTBALL ET SPORTS UNE VIE DOUILLETTE ET D'AMOUR

Ainsi "Napoléon le petit" s'apprête à un remaniement à l'automne.

Il faut dire qu'avec "les brêles" qu'il a mis en place, complètement dépassés par les événements, et "le sauve qui peut"qui commencent à régner dans la boutique à Sarko, le doute s'installe sur l'avenir des uns et des autres.

Chacun et chacune prépare déjà son départ et avant de partir de se servir en cigares, gueuletons, chambres d'hôtel, palaces, avions somptueux et déplacements aux frais de la princesse.

"C'est toujours çà de pris" dit un vieux dicton.

C'est aussi l'occasion de s'offrir avant les échéances de 2012 le parfum voluptueux de l'argent facile  et  du shampoing pour laver "plus blanc" les poux mis par une gauche enquiquinante;  en petit suisse, chez "la vieille", bien entendu.

Oui un logis douillet quand on apprend que le Ministère des sports pourrait devenir  encore plus un nid de colombes boursiers roucoulant " vive le sponsors et mécènes" et que les possibles favoris sont deux  médaillés JO et dont les références politiques sont quasiment nulles. "Napoléon le petit" aurait un choix cornélien à faire, dit-on,  entre l'amour sur le terrain et le douillet dans les vestiaires. Heureusement qu'il ne nous a pas remis laporte qui a pris "la lourde" précédemment.

Avec ça, les jeux de Londres risquent de nous valoir encore moins de médailles que ceux de Pékin.

Les Fédérations sportives, les amateurs en particulier, risquent d'en subir les conséquences.

Ainsi le ministère des sports deviendrait une salle d'escrime où les duels se finiront à coup de sabre dans les budgets des petits clubs.

Marie George revient.

Bernard LAMIRAND

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