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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

CONGRES PCF: L'HYPOTHESE COMMUNISTE

Publié le 30 Mai 2010 par aragon 43 dans communisme

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CONGRES PCF MA CONTRIBUTION COMMUNISTE (Par Bernard Lamirand section Montataire)

Un congrès d'étape va avoir lieu en juin. Un document de préparation vient de sortir et il semble que l'intérêt marqué pour ce document soit assez limité pour diverses raisons dont celle d'un manque d'un débat national à la hauteur des questions posées.

j'ai l'impression d'une formalité à remplir.

Nous n'arrêtons pas de parler de transformations sans les faire. Or le Parti communiste français a besoin de faire naître un projet communiste digne de notre temps.

Un temps où le capitalisme essuie une crise systémique dont on ne sait s'il s'en sortira ou trouvera les ressources pour dépasser ses propres contradictions.

 Il est communément dit qu'il est en crise durable mais cela ne veut pas dire fin du capitalisme, chacun l'aura compris.

Des peuples ont ainsi vécu des siècles avec des sociétés complètement vermoulues sans arriver à se donner les perspectives dépassant le forme ancienne en place. On a aussi vu que l'expérience dite socialiste en URSS s'est retournée en un retour à un capitaliste des plus débridé.

Je m'interroge sur les raisons de ce congrès dit d'étape. Si ce n'était qu'élire un nouveau secrétaire national, le conseil national réuni en séance extraordinaire pouvait très bien le faire. Si c'est préparer un programme électoral, projet à l'appui pour les présidentielles, cela ne peut qu'apparaitre comme la poursuite d'une ligne foncièrement marquée par l'électoralisme comme souci principal.

Ceci dit, l'ordre du jour étant décidé, la date fixée, les convocations faites, il s'agit maintenant de voir qu'est ce que les communistes vont arrêter à ce congrès estival.

Auront-ils la volonté de faire du communisme le nouvel enjeu, celui qui apporte du sens, de la dynamique, des perspectives, bref de passer à l'idée du communisme, à sa formulation concrète, un peu comme Badiou la situe, je le cite dans un article paru dans l'humanité: "Comme au début du XIXe siècle, ce n’est pas de la victoire de l’Idée qu’il est question, comme ce sera le cas, bien trop imprudemment et dogmatiquement, durant toute une partie du XXe siècle. Ce qui importe d’abord est son existence et les termes de sa formulation. D’abord, donner une forte existence subjective à l’hypothèse communiste, telle est la tâche dont s’acquitte à sa manière notre assemblée d’aujourd’hui. Et c’est, je veux le dire, une tâche exaltante. En combinant les constructions de la pensée, qui sont toujours globales et universelles, et les expérimentations de fragments de vérités, qui sont locales et singulières, mais universellement transmissibles, nous pouvons assurer la nouvelle existence de l’hypothèse communiste, ou plutôt de l’Idée du communisme, dans les consciences individuelles. Nous pouvons ouvrir la troisième période d’existence de cette Idée. Nous le pouvons, donc nous le devons."

Je prendrai un seul exemple dans les consciences et dans la réalité d'agir; celui qui va bientôt opposer les peuples par manque d'eau; celle-ci est gâchée; elle, si naturelle, source de vie, que l'on pouvait la prendre dans sa main au bord du ruisseau, elle est aujourd'hui aspirée, accaparée par les puissances d'argent, elle ne va plus à la disposition des gens, elle est marchande;  certains qui mourraient de faim hier vont mourir demain par déshydratisation. N'y a-t-il pas un combat communiste à mener sur cette question pour rendre l'eau aux peuples et non à des malfrats telles ces compagnies qui remplacent nos régies municipales souvent avec l'accord des communistes d'ailleurs ?

Tenez !  Encore une idée: au moment où j'écris ces lignes, se déroule la fête des voisins dans ces grandes cités et les habitants sortent de leur enfermement, ils dressent et garnissent la table, se parlent, ils échangent et ils conversent autour de leurs problèmes et ils trouvent des solutions qu'ils n'avaient imaginé ou osé parlé à leur voisin le plus proche, celui du palier. Se parler, dire, entendre, respecter l'autre n'est-ce pas aussi du communisme ?

Cela oblige à se sortir de la nasse dans lequel l'institutionnel bourgeois nous a enfermé tel "boulot, métro, dodo".

Ou encore la formule célèbre employée par Georges Marchais pour caractériser ce système " travailles et tais-toi ".

Pour cela la forme parti doit évoluer, ne plus être une forme enrégimentée, avec des règles de soumission, il faut que vadrouillent les idées et les expériences communistes et il faut chercher le dénominateur commun plutôt que l'affrontement et les querelles des égos qui d'ailleurs ont tendance à se manifester davantage quand l'Idée communiste n'est plus ce qui conduit le parti.

Les organismes de direction doivent devenir des organismes qui créent les conditions nouvelles du communisme à chaque instant, à chaque problème rencontré, à chaque expression humaine qui se cherche;  il ne s'agit pas d'abandonner le forme parti comme le préconise Badiou mais de lui donner un  contenu nouveau: celui de la liberté de faire de l'humain et du peuple.

Mais pour cela, il faudra sortir des chantiers battus. Quitter la forme cathédrale du parti avec ses évêques, ses prêtres et ses sacristains qui vous apportent l'eau bénite et la bonne prière à réciter.

Nous sommes encore marqué par une forme parti ancienne et il est évident qu'il n'est pas facile de s'en débarrasser surtout quand on est affaibli et que l'on se réfugie dans "son quand à soi".

Une première remarque, selon moi,  montre de manière incontestable que nous baignons toujours dans des règles héritées du centralisme démocratique : le conseil national, les directions fédérales, nos sections et cellules travaillent toujours à l'ancienne.

Cela est handicapant pour mettre tout le parti à l'heure de ce communisme que nous percevons nécessaire pour non seulement affronter la plus grande crise que le système capitaliste ait connu depuis sa naissance mais de par ses contradictions pour faire émerger du collectif, des réalisations communistes nouvelles.

On fait un peu plus référence à Marx, mais Marx cherchait dans le réel tous les dépassements possibles, il créait les conditions pour agir dans le réel. Le réel nécessite d'être imaginatif, d'inventer du neuf à partir de ce qu'est le monde aujourd'hui.

Les analyses faites me semblent fragmentaires, on ne sent pas de véritables aventures communistes capables de dynamiser le peuple. Pourquoi ce qui s'est produit avec la Commune de Paris, l'imagination du peuple parisien pour mettre en place des premières formes de vie communiste ne pourrait se faire dans ce qui  nous est contemporain?

Seul un cercle des communistes d'écopo semblent vouloir apporter une réelle réflexion mais qui n'est pas ensuite mis en débat par le parti et partagé suffisamment. J'en veux pour preuve la crise, l'analyse faite par Boccara, Dimicoli, Ivorra, riche de contenu, devrait être l'affaire de tous les communistes pour que les travailleurs discernent mieux ce qui se joue actuellement entre le capital et le travail, cette créativité communiste de nos économistes n'est pas assez utilisée.

Quels sont les débats de fonds sur ces questions.

La crise actuelle n'est pas banale, elle n'est pas une fatalité;  comment l'avons-nous alors discernée depuis 2009?

Très mièvrement de la part de la direction nationale. Je trouve cependant qu'elle a mieux pris en compte, l'une de ses conséquences sur les travailleurs: la réforme de la retraite;  et  des mesures pour impulser une vraie bataille d'idées sont en cours.

Tant mieux.

Cela dit, peu d'engagement communiste avec le peuple sinon cette belle initiative concernant le pouvoir d'achat sans lendemain du coté des Champs Elysées avec lancée de billets de banque. Toutes les autres initiatives sont celles du mouvement syndical qui a ses limites ou encore des initiatives avec des associations et groupements sociaux qui cherchent non pas la perspective d'une société communiste mais seulement des arrangements sociaux y compris ce parti de gauche qui peut devenir un nouveau fardeau avec son coté hyper électoraliste.

J'apprécie que le PCF tient à son identité, à sa souveraineté, mais il faudra que cela soit dit clairement au congrès, que ce front ou ces fronts n'ont pas pour objectif d'engluer l'Idée communiste dans une confédération de partis et de groupements, un peu comme cette Europe où les nations sont muselées par une nomenklatura siégeant à Bruxelles.

Nous avons besoin d'un parti utile et nécessaire pour dépasser le capitalisme dans cette phase de crise systémique, il faut qu'il se remue et bouge avec "sa tête et ses jambes", plus de béquilles, plus de rebouteux, plus de complaisance avec la sociale démocratie qui nie l'évidence d'une crise systémique et qui tout compte fait adoptera, si elle revient au pouvoir les mêmes remèdes que les autres partis sociaux démocrates d'Europe si nous ne sommes pas nous-mêmes.

Le document qui vient de sortir me semble poser quelques questions de ce genre autour des transformations à opérer mais j'ai l'impression que c'est encore très flou.

Comme je voudrais être démenti !

Quand je pense qu'un groupe de travail devait travailler ces transformations, communiquer ses travaux, commencer à les mettre en œuvre comme l'avait décidé le congrès.

Rien de cela ou peu a été fait.

Le temps des idées et de leur mise en œuvre doit parcourir ce congrès d'étape et bousculer les pesanteurs qui règnent dans nos directions et dans nous-mêmes. Moi le premier…

Nous faisons un surplace politique et en ce moment faire du surplace politique équivaut à être enfoui dans l'anonymat d'une histoire entrain de se dérouler sans que les Idées communistes soient portée au niveau où il faudrait.

Un camarade me disait l'autre jour, il faut faire de la politique pour dépasser les clivages existants dans le parti. Il a raison. Mais quel politique, quel projet communiste, quelle action pour le concrétiser et surtout quelle organisation pour entrainer des communistes aujourd'hui dispersés parce qu'il n'ont plus de fil conducteur.

Dans certaines régions, on est entrain de remettre en route la guillotine, tous ceux qui ne marchent pas droit ou ont pris un chemin de traverse sont mis au pilori. Et pourtant un bon exégète verrait que la faute originelle, c'est bien cette crise communiste non traitée dans la crise générale du système, nous avons nous aussi notre propre crise et alors comment pourrait-il en être autrement de voir des camarades cherchaient leur chemin communiste avec souvent une lampe de poche et prendre des chemins de traverse comptant avoir trouvé la réponse.

Alors, pas d'inquisition, pas de procès de lèse majesté, pas de coupables pour éviter de se poser les bonnes questions.

Faire de la politique, cela veut dire quoi aujourd'hui ?

Est-ce encore, s'abaisser, se réduire, se faire petit pour avoir un semblant d'union dans des fronts où le communisme ne serait plus plus que l'ombre de lui-même ?

Je suis persuadé que nous ne sommes pas de cette trempe là.

Regardons quand même ce qu'est devenu le parti communiste italien: il n'est plus que l'ombre de lui-même parce qu'il a choisi la voie de devenir un parti comme les autres, sans idée communiste, loin de Gramsci. La disparition de l'outil communiste, qui peut demain évoluer vers d'autres appellations -peu importe l'étiquette c'est le contenu qui compte- serait catastrophique vu ce qui se passe en ce moment.

C'est un trésor que nous avons avec le PCF tel qu'il est fait, avec tous ces militants, qui n'attendent qu'une chose, c'est de repartir de l'avant, cesser les querelles secondaires, abordés les vrais questions, travailler à quelque chose, et là, j'en suis persuadé, nous retrouverons des camarades qui se sont éloignés de nous où qui n'ont pas compris les déambulations du parti durant ces dernières décennies.

Je ne voudrais pas faire de procès d'intention (j'en fais quand même) mais cet amoindrissement de la pensée communiste m'inquiète au plus haut point et inquiète tous les communistes qui voient leur parti s'affaiblir tant en nombre d'adhérents que d'élections en élections.

D'ailleurs je remarque la discrétion sur l'adhésion, c'est devenu la dernière roue du chariot communiste.

La crise durable du système capitaliste nous regarde.

Penser Marx nous sommes;  et au moment ou l'adversaire de classe est en difficulté l'incognito PCF doit être ravalé au grenier.

André Gorz, le grand philosophe, décédé il y a peu, disait : "la question de la sortie du capitalisme n'a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d'une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu'externe qu'il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales: le travail, la valeur, le capital".

Voilà une analyse claire qui devrait nous donner du sens à notre démarche.

Je ne trouve pas cela dans le projet de manière aussi révolutionnaire que le disait Gorz et que le dit en ce moment Badiou et également Lucien Sève.

Autres difficultés pour lesquelles pas grand-chose n'a été entrepris: l'entreprise, le service, le bureau, bref le lieu de travail et d'exploitation. Pourtant le dernier congrès avait mis en exergue ce manque, cette disparition des communistes des lieux de travail, là où se déroule la lutte de classe et une terrible bataille des idées menée par le patronat.

L'adversaire de classe nous a sonné, nous avons mis plus qu'un genou à terre, nous tardons à nous relever, peu a été fait pour redonner des forces communistes dans les lieux de travail et choisir la manière de reconquérir ce terrain sous des formes différentes d'hier car l'organisation du travail n'est plus la même.

Comment nous adresser aux travailleurs dans ces lieux de surexploitation, comment trouver le contact, être reconnu comme force politique?

Le patronat tient le terrain que nous avons quitté, il est sûr que reprendre notre place dans l'entreprise ne sera pas aisé;  mais le jeu n'en vaut 'il  pas la chandelle ?

Bref faire du communisme dans les lieux de travail.

Prendre un problème, tirer les fils, remonter à ce que recèlent les vices du système, trouver avec les salariés le comment prendre l'offensive, voilà une démarche que nous devrions avoir. Personnellement, dans ma région, j'ai été très frappé de ce manque d'analyse politique dans le conflit "des Continental", où le rapport de force a été tronqué contre des primes et nous n'avons pu que constater un opportunisme teinté de fatalisme.

D'ailleurs cela a fait des petits et l'on a vu ces derniers temps le choix fait d'un donnant donnant ;" tu me donnes une bonne prime et j'accepte de partir".

Il est plus facile de se couler dans le moule de la bonne prime pour partir et nous avons vu que même les gauchistes, habitués à toujours en rajouter une couche, avaient eux aussi choisi ce comportement comme démarche de classe "on fait payer les patrons(sic)". Nous avons pu voir que la non présence des communistes dans ces entreprises pouvait conduire "au sauve qui peut".

Quel analyse faisons nous de ces événements, comment portons nous notre démarche communiste, n'est-elle pas devenu d'une certaine minceur?

Prenons-nous le temps d'analyser une situation donnée et quels moyens pour nos camarades confrontés à des questions complexes d' exercer dans les meilleures conditions communistes leurs responsabilités sur les lieux de travail et de vie ?

Regardons les manques de formation. Peut-on faire du communiste rien qu'avec ses mains et son cœur ?

Notre direction nationale devrait avoir le souci d'aider à ce que chacun et chacune soit en mesure de dépasser ces contradictions, d'être créatifs communistes.

Je crains que les prochaines élections présidentielles soient encore plus compliquées que les régionales où l'on a vu les communistes dans plusieurs régions se déchiraient dans des listes concurrentes.

Je l'ai particulièrement mal-vécu en Picardie où la conspiration des égos l'emporte sur l'idéal communiste.

Je ne veux pas revivre ce climat délétère pour les Présidentielles et les Législatives.

J'ai longtemps hésité à me prononcer sur la présence ou non d'un candidat communiste à l'élection présidentielle. Les scores des candidats communistes depuis Jacques Duclos et Georges Marchais (qui n'avait pas fait un si mauvais score que cela) ne plaident guère pour une candidature communiste. Mais une candidature "Front de Gauche" aurait-elle plus de valeur dans une consultation qui relève beaucoup d'un certain culte d'un homme providentiel ?

C'est vrai que si l'on adopte ce schéma, la cour est pleine de candidats qui veulent se montrer comme à la foire d'empoigne de la ducasse du village et ils sont facilement détectables.

Puis, je me suis dit, en relisant Badiou, que l'élection présidentielle devrait être l'occasion de remettre en avant l'hypothèse communiste, de la fourbir d'exemples probants, de combattre la présidentielle et la cinquième république, de démontrer à notre tour l'inanité de ce capitalisme pour la société et que l'Idée communiste peut se nicher partout dans ce monde en déliquescence.

Cela serait une formidable tribune pour les Idées communistes d'aujourd'hui et de demain.

Alors, il faudrait pas perdre de temps pour avoir une candidature dépassant l'électoralisme et l'égocentrisme mais qui mettrait du carburant communiste dans toutes les têtes, qui tracerait pour ainsi dire des pistes nouvelles.

Je rêve, mais un candidat entouré de tous les communistes pour un grand brassage d'Idées, serait de nature à changer de tout au tout cette campagne électorale où l'on sent bien que les candidats du sérail vont encore nous vendre des "vessies pour des lanternes".

Alors j'ai un nom pour faire ce boulot. Alain Bocquet, Alain à la posture pour faire de cette élection un grand moment de communisme, de l'humain d'abord comme il avait, avec ses camarades du nord, intitulé sa liste aux régionales.

Oui, donnons de l'air communiste en cette période où la puanteur du capitalisme diffuse un gaz de plus en plus nauséabond.

 

Bernard Lamirand

 

 

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CHOMAGE DES JEUNES POUR UNE RETRAITE PLUS TARDIVE

Publié le 29 Mai 2010 par aragon 43 dans Actualités

coleresdupresent.jpgPOUR LES JEUNES LE CHOMAGE ET POUR LES SENIORS LE TRAVAIL FORCE OU LE CHOMAGE

Les chiffres du chômage viennent d'être communiqués pour avril : (extraits dépêche reprise dans voilà)  le nombre de chômeurs a crû de 15.700 pour approcher les 2,7 millions en métropole, progressant de 0,6% sur un mois et de 7,8% sur un an.

En prenant en compte les personnes ayant exercé une activité réduite, un total de 3,92 millions de Français en métropole et de 4,16 millions avec les Dom étaient inscrits à Pôle emploi fin avril (catégories A, B, C), soit une hausse de +0,9% sur un mois et de +10,5% sur un an.

Toutes les catégories de demandeurs d'emploi ont été touchées par l'augmentation du mois d'avril, y compris les moins de 25 ans, dont le nombre d'inscrits s'était réduit depuis la rentrée.

Le nombre de seniors a pour sa part continué à augmenter en avril.

Le nombre de demandeurs d'emploi de longue durée, inscrits à Pôle emploi depuis plus d'un an, a encore progressé. Et l'ancienneté moyenne des demandeurs d'emploi toujours inscrits a augmenté. Parallèlement, le nombre de demandeurs d'emploi en stages, formations ou en dispositifs de reclassement comme les Contrats de transition professionnelle (CTP) ou les Conventions de reclassement personnalisé (CRP) ainsi que de bénéficiaires de contrats aidés par l'Etat a encore crû.

Ces indications montrent que nous sommes au début d'une nouvelle détérioration considérable de l'emploi en France et certainement dans l'ensemble de la Communauté européenne.

La crise, la tentative par le patronat et le gouvernement de la régler en menant une politique d'austérité, en frappant les salariés, en réduisant l'emploi public, en procédant à une dégradation des salaires et des retraites, entraine de facto une hausse du chômage.

A travers ces chiffres de l'emploi, apparait bien les conséquences des choix de la droite de favoriser le capital plutôt que le travail.

Au-delà de ce constat, apparait d'autres conséquences: celles qui vont se produire si jamais la retraite à 60 ans est remis en cause et si les seniors comme on dit doivent attendre 62, 63 ans ou plus pour demander leur retraite et 67 ou 68 ans pour en bénéficier à taux plein pour ceux ayant eu des carrières heurtées par le chômage et l'intérim.

La réforme des retraites va alors amplifier le chômage des jeunes que l'on constate déjà en augmentation par les chiffres d'avril et à l'autre bout celui des plus anciens qui, rejetés des entreprises, viendront gonfler l'armée de chômeurs de longue durée jusque 67, 68 ans.

Certains, actuellement, jettent leur diatribe contre les 60 ans en arguant que l'on doit accepter de travailler plus longtemps parce que vivant plus longtemps, arguments de bon sens disent-ils; en fait ils vont, pour la défense du capital, simplement augmenter le nombre de chômeurs aux deux bouts: les jeunes et les seniors.

Depuis quelques jours, le plan gouvernemental dévoile son véritable but: retarder l'âge de la retraite pour satisfaire les actionnaires au dépend de l'emploi.

Des réactions indignées parcourraient les cortèges de manifestants le 27 mai, le bons sens populaire s'exprimait et plein d'hommes et de femmes disaient que ce recul de l'âge de la retraite ne se justifiait pas et qu'il allait à l'encontre de l'emploi des jeunes.

Oui, ces manifestations du 27 mai, contrairement à ceux qui spéculaient sur l'échec, furent un franc succès de par cette participation, elles ouvrent les portes à une montée en charge plus forte et d'une révolte de la population contre ce gouvernement.

Le 20 juin, les fossoyeurs de la retraite vont sortir leur secret de polichinelle, une nouvelle mobilisation s'impose: pourquoi pas une immense mobilisation devant les portails de l'Elysée et du Medef, ou encore le blocus des Champs Elysée.

Bernard LAMIRAND

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GAZ CA GAZE POUR LES ACTIONNAIRES

Publié le 28 Mai 2010 par aragon 43 dans Actualités

arton42.jpgGDF-SUEZ CA GAZE POUR LES ACTIONNAIRES

 

Je ne voudrais pas entrer dans des querelles de chiffres et dans l' ânerie véhiculée d'un prix du gaz  basé sur celui du pétrole.

C'est le méthode PICSOU.

D'ailleurs  dans les deux cas les profiteurs s'en mettent plein les poches , voir aussi les résultats de Total.

Mais nous l'avions bien dit, lors la privatisation de Gaz de France sous les auspices de Nicoléon pour combler ses amis du "Fouquet", le détachement d'EDF signifiait bien la mise à disposition du capital d'une source de revenu extraordinaire qui ne demandait qu'à croître.

Le prix du gaz ne pouvait rester au niveau qu'il était, c'est-à-dire un prix raisonnable pour les consommateurs particuliers. Il était couru d'avance que le paquet d'actionnaires  voulait vite de bons dividendes.

c'est chose faite.

Et pour cela, il n'y avait qu'une seule solution en finir avec ces tarifs pour les gueux qui ne rapportent pas de bonus pour les actionnaires. c'est ainsi qu'après la hausse de 9,7% au 1er avril dernier, voilà une nouvelle hausse de 4,5 % . Et la prochaine c'est pour quand BORLOO ?

Que du bonus en ces temps de crise pour les actionnaires qui, depuis la privatisation, se font des C… en or sur le compte des braves gens qui ont  un  compteur GDF. L'histoire des tarifs indexés sur les coûts du pétrole est une vaste supercherie, de la même manière que la démographie pour les retraites en est une autre.

Au  moment où les travailleurs sont interpellés sur les économies à réaliser pour redresser les comptes des banques et des gros actionnaires, que les retraites risquent de devenir la retraite de Russie, les magnats du gaz, ceux qui vont péter au "Fouquet" reçoivent ainsi un beau cadeau d'été: ils pourront sur la riviera organiser des fêtes à gogo.

Oui, ça gaze pour les actionnaires de GDF-Suez et ça dégaze pour les travailleurs et les retraités.

 

Bernard LAMIRAND

 

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LA RETRAITE A 60 ANS

Publié le 27 Mai 2010 par aragon 43 dans Actualités

_0006-copie-1.jpgLA RETRAITE A 60 ANS UNE BELLE HISTOIRE

La retraite à 60 ans n'est pas venue par l'opération du Saint-Esprit.

Elle provient de nombreuses luttes dans les années 60/80.

Jeune militant à Usinor Dunkerque, la première fois que j'en ai entendu parlé c'était lors de l'occupation de mon usine en 1968: elle figurait dans le cahier revendicatif déposé à la direction.

Je n'y avais guère prêté attention, nous étions plus portés vers les salaires et nous avions d'ailleurs obtenu des augmentations qui représentaient plus de 30 % de notre salaire précédent.

C'est un peu plus tard que j'ai réellement pris conscience de l'importance de cette revendication au moment où le chômage commencé à grimper. Il faut dire aussi qu'à Usinor Dunkerque, usine mise à feu en 1962, nous étions des jeunes embauchés et notre préoccupation était  tournée plus particulièrement sur les classifications et la reconnaissance de celles-ci. Néanmoins, dans les années 74/75 de nombreux travailleurs âgés venant d'autres usines sidérurgiques fermées furent mutées à Dunkerque et de voir ces travailleurs usés dans les hauts-fourneaux, les aciéries de Dunkerque, nous déterminèrent à donner plus d'importance à cette revendication comme à celle de l'exigence de la réduction du temps de travail pour les salariés en feux continus avec comme exigence une cinquième équipe avec 33h36 de travail par semaine calendaire sans perte de salaire.

La lutte s'engagea autant sur la retraite que sur la cinquième équipe.

Notre revendication fut précisée dans un congrès du syndicat en fixant l'âge de la retraite à 55 ans pour les femmes et le travail posté et 60 ans pour les salariés de jour.

Un événement marquant arriva: la décision de la CGT de mener une grande bataille pour l'avancement de l'âge de la retraite, cela nous incita à mener des actions en ce sens et je me rappelle de la grève de 24 heures en 1974, si mes souvenirs sont bons; toute l'usine fut paralysée et ailleurs le travail s'arrêta pour l'exigence de cette revendication.

Nous en avions marre dans l'usine de voir des salariés âgés de plus de 60 ans mourir au travail.

Nous  continuâmes les actions en ce sens et c'est effectivement en 1982 que sous la gauche la retraite à 60 ans fut acquise ainsi que la cinquième équipe feux continus en 33H 36: j'eus l'honneur de signer l'accord national au nom de la FTM CGT de cette importante réduction de travail pour les sidérurgistes.

Mitterrand ne faisait qu'accepter une revendication massive des travailleurs. On peut dire que c'est le fruit des luttes et l'opiniâtreté de la CGT à ne pas céder sur ce terrain.

Auparavant, dans la casse de la sidérurgie en 1977 et en 1979, les maitres des forges pour se débarrasser des salariés et fermer les installations recoururent à des préretraites à 50 ans et 55 ans pour les sidérurgistes. Ce n'était pas ce que nous voulions et nous avons refusé de signer la convention dite sociale qui allait dans le sens d'un "donnant donnant" : retraite  contre  licenciement.

La retraite à 60 ans est un droit, elle est aussi un lien entre un salarié âgé qui ne souhaite qu'un chose c'est que son poste de travail soit pérennisé par l'embauche d'un jeune.

La retraite à 60 ans a permis à plein de travailleurs de pouvoir enfin vivre une vie nouvelle où le travail ne soit plus le seul horizon.

C'est à cela que s'attaque cette droite qui, elle, peut se permettre des vacances, quand elle veut et ou elle veut.

60 ans, pas touche à notre retraite.

Bernard LAMIRAND

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27MAI TOUTES ET TOUS DANS LA RUE

Publié le 25 Mai 2010 par aragon 43 dans Actualités

AVIS AUX TRAVAILLEURS ET A LA POPULATION

 

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LE 27 MAI QUE PAS UN NE MANQUE POUR S'OPPOSER A LA LIQUIDATION DE LA RETRAITE A 60 ANS

On le savait.

Ils préméditent la mort de la retraite par répartition depuis des années; ils ont astiqués leurs armes depuis longtemps pour parvenir au crime parfait.

Mais ils se sont découverts.

La main criminelle du MEDEF et de la droite française, celle qui n'a jamais accepté que les travailleurs puissent avoir le temps de vivre une bonne retraite, veut frapper.

Fini les aller et retour à l'Elysée.

Fini l'enfumage de ces médiacrates qui nous disent qu'ils faut accepter de travailler plus longtemps, et tout compte fait mourir au travail ou plutôt au chômage pour les banquiers.

Il nous reste une seule chose à faire: déferler le 27 mai dans toutes les rues de France.

Le rapport de force ne fait que commencer, il est possible d'empêcher les assassins de la retraite à 60 ans de mettre leur projet à exécution.

 

Bernard LAMIRAND

 

TOUS ET TOUTES DANS LES RUES, DANS LES MANIFS, DANS LES ARRETS DE TRAVAIL LE JEUDI 27 MAI.

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LA RETRAITE DE SAPIN

Publié le 24 Mai 2010 par aragon 43 dans politique

ia00001-0000-0492.jpgLA RETRAITE DE SAPIN

Encore un socialiste qui ne croit plus à la retraite à 60 ans.

La liste s'allonge.

Hier, De Morand avait comme invité de CPOLITIQUE, le social-libéral Sapin, un ami de Holland, celui qui donne un coup de main à Woerth pour mettre par terre la retraite à 60 ans.

Le dénommé Sapin - après Holland, Strauss-Kahn, Valls - vient ainsi rejoindre le troupeau des adeptes du "travailler plus longtemps pour mourir plus tôt". Une retraite pour les morts comme le disait la CGT en 1910.

Au fur et à mesure que l'on se rapproche de l'instant ou le gouvernement va rendre un verdict  tissé de toutes pièces depuis longtemps dans les bureaux du patronat et des sociétés d'assurances privées, toute la médiacratie s'évertue à prôner les positions courageuses d'hommes ou de femmes de bonne volonté comme si elles allaient régler le problème du financement.

Sapin est donc félicité ce matin par plusieurs perroquets de la médiacratie sarkozienne.

Aucun de ces messieurs et dames, qui nous barbent tous les jours sur l'archaïsme des 60 ans, ne peut penser que d'autres solutions sont envisageables que de retarder l'âge de la retraite. Que l'on peut revenir sur la partie dividende auquelle les actionnaires se sont goinfrés de centaines de milliards d'euros en 30 ans pris aux salariés et aux retraités.

Le sieur Sapin, qui se verrait futur ministre de" l'économie (aie-aie-aie-)va même jusqu'à une petite larme pour les salariés exerçant de travaux pénibles et ose fixer la barre de leur retraite anticipée à 60 ans. Ainsi l'âge de départ à 60 ans deviendrait celui du départ des salariés exerçant des métiers pénibles. La plupart de ces travailleurs usés avant 60 ans iront se faire voir ailleurs.

Il a même osé dire que cette retraite à 60 ans n'était plus que l'affaire de l'extrême gauche y compris le PCF certainement.

La véritable retraite, celle d'une vie nouvelle serait ainsi dépecée dans sa partie la plus vivante, celle où la santé permet encore de vivre pleinement une retraite active, celle que l'on a gagné en 1982 pour vivre une autre vie que ce travail aliénant auquel le capital nous soumet avec des conditions de plus en plus stressantes et infernales.

C'est cette partie entre 60 et 80 ans où l'on peut bâtir des projets de vie, de choses que l'on a pu faire en période d'activité professionnelle, que le patronat veut nous enlever.

Cette période enlevée, il n'a aucunement l'intention de fournir un travail, il veut simplement la rayer de la carte retraite pour ne pas avoir à payer les cotisations nécessaires ou mieux encore offrir à un système par capitalisation le meilleur moyen de toucher des royalties le plus longtemps possible sans avoir à débourser des rentes POUR DES GENS QUI PRENDRAIENT LEURS DROITS A 60 ANS.

Pour certains qui se demandent pourquoi le gouvernement et le patronat sont si pressés de remettre en cause la retraite à 60 ans, c'est bien pour cette raison. Faire en sorte que le salarié n'éprouve plus, devant des départs de plus en plus tard, une différence entre système solidaire et capitalisation.

Globalement, nous allons voir les socialistes se coucher à nouveau devant le libéralisme, comme d'habitude, et ceux-ci tout compte fait, voudraient bien que Sarkozy fasse le boulot qu'ils n'auront plus à faire au pouvoir, si ils y arrivent.

D'autres, aussi, sont intéressés par la fin de la retraite à 60 ans à taux plein: il s'agit des caisses de retraites complémentaires ARCO et AGIRC qui n'auront plus à payer les retraites complémentaires de 60 à 65 ans;  ils attendent la loi et la négociation en fin d'année pour tordre le cou à l'AGFF, structure qui paye les retraites complémentaires de 60 à 65 ans depuis 1982.

Je me souviens, lors d'une occupation par les retraités de la métallurgie CGT du siège de l'Arcoo que le Président, un patron de l'Uimm, me fit la confidence suivante: "Monsieur, pourquoi vous battre pour le maintien de la retraite à 60 ans, cela coûte de plus en plus cher aux caisses complémentaires arcoo et agirc, ne vaudrait-il pas mieux que les salariés de 60 à 65 ans continuent soit de travailler ou d'être indemnisés par les caisses de chômage plutôt que par nous "?

Nous avons là, ce qui va se passer, d'ici quelques temps, avec toutes ces personnes qui auront de plus en plus des carrières professionnelles accidentées, fait de précarité et de chômage, et qui devront attendre 65 voir 68 ans pour obtenir des pensions à taux plein, c'est-à-dire sans décote.

Ils seront alors comme le disait ce président de l'Arcoo, des chômeurs indemnisés ou pas, et qui traineront  dans les "pools emploi" à la recherche d'un travail souvent dérisoire pour attendre une retraite venant de plus en plus tardivement.

Oui, avec Monsieur Sapin, le socialiste modéré, la retraite aura l'odeur du bois de sapin.

Pour éviter le bois de sapin de Monsieur Sapin, tous le 27 mai en manifestation.

Bernard LAMIRAND

 

 

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ROBERT SCHUMAN ET L'EUROPE CAPITALISTE

Publié le 21 Mai 2010 par aragon 43 dans politique

ROBERT SCHUMAN : FAUT PAS LE REVEILLER CHER FRANCIS !

 

Francis Wurtz vient de publier dans l'humanité Dimanche un article concernant l'Europe.

Une belle idée dit-il. C'est vrai que l'Europe est une belle idée pour des internationalistes que nous sommes et notamment pour tous ces peuples qui se sont fait si longtemps la guerre.

Francis stigmatise le comportement de ceux qui sont à la tête de l'Europe actuellement à juste raison et il prend à témoin Robert Schuman, celui qui a fait la déclaration du 9 mai 1950 pour unir les industries de l'acier et du charbon (CECA).

Et alors , il nous sort un : Schuman réveille toi !

Schuman, sa déclaration, il l'a faite avec le concours des américains qui voulaient réarmer rapidement l'Allemagne fédérale. Voir le comportement d'Acheson secrétaire d'état US à cette époque.

Je voudrais rappeler le contexte de la mise en place de la Communauté européenne du charbon et de l'acier. Robert Schuman l'a fabriqué en pleine "guerre froide". On peut dire que c'est le premier enfant européen de cette guerre larvée entre les deux blocs qui va nous conduire à plusieurs reprises au bord du précipice avec des menaces nucléaires de part et d'autre. Le but -était-il dit- était de créer une forte industrie de l'acier, d'assurer une prépondérance industrielle et économique dépassant les trusts et cartels d'avant guerre.  Le réarmement était présent dans ces stratégies comme la FTM CGT le discernait *.

La "belle idée" n'était que préfigurer la prééminence de l'Europe capitaliste, celle qui nous fait tant de mal aujourd'hui. Schuman et ses collègues voulait la compléter d'une Communauté européenne de défense (CED) qui fut rejeté par la France.

Robert Schuman, historiquement, a été le levier essentiel de la mise en place d'une Europe du fric, celle qui s'est installée à Bruxelles,  celle qui débouchera ensuite sur le Marché Commun puis Maastricht et le Traité constitutionnel qui nous régit actuellement. Le bienfaiteur SCHUMAN était un anticommuniste notoire, n'oublions pas qu'il fut l'avocat des puissants trusts de la sidérurgie d'avant guerre : son parcours pendant la guerre fut entachée par une liaison éphémère avec Pétain, il vota les pleins pouvoirs à celui-ci et fut son ministre quelques jours, à son corps défendant dit-il. De Gaulle classa le dossier à la libération et il put reprendre sa vie  d'homme politique.

Quand à "la belle idée" de la Communauté Européenne du charbon et de l'acier, les sidérurgistes européens l'apprirent à leur dépend. C'était certes un moyen pour dépasser les vieilles querelles des maitres des forges, de les obliger à travailler ensemble, à se regrouper surtout et à optimiser leurs moyens de production en surexploitant les sidérurgistes et en cherchant les rendements les plus élevés. Ils situèrent vite leur stratégie en cassant des outils pour rendre l'acier le plus rentable possible par une création de Schuman: "l'état de crise manifeste" un ancêtre des mesures prises dans le cadre de la crise actuelle.

Cette mise en concurrence eut des effets catastrophiques pour les populations des bassins du Nord et de la Lorraine, de la Belgique, de la Sarre. Aujourd'hui, ces régions, que Robert Schuman prétendait assurer le devenir sont exsangues et l'acier européen s'est transformé en acier provenant d'un nouveau maitre des forges, le groupe Mittal qui s'est adjugé pour une bouchée de pain les derniers vestiges de cette sidérurgie européenne dilapidée par les gouvernements de cette Europe du capital.

Bernard Lamirand (ancien membre de la CECA)

* Ambroise Croizat, Secrétaire général de la FTM CGT, et ancien ministre du travail à la libération, s’exprimera avec force : « dire que le plan Schuman est un facteur de paix est une imposture. Ce n’est pas en unissant des matières premières sous le contrôle des états majors des marchands de canons que l’on peut créer les conditions de paix et de réconciliation allemande. » (Éditorial de l’union métaux de mai 51)

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ANTENNE 2 PROMOTEUR DE STRAUS-KAHN

Publié le 21 Mai 2010 par aragon 43 dans Actualités

arton2032-18c13.jpgarton2032-18c13.jpgTRISTE SOIREE A LA TELEVISION SARKOZIENNE

 

Hier soir, sur la deuxième chaine de la télévision patronale , l'invité numéro un était le directeur du FMI Strauss-Kahn.

Arlette, celle qui règne sur l'information de la deuxième chaine , qui n'invite jamais le PCF, était aux manettes et aux anges pour interroger celui qui actuellement impose la diète à tous les travailleurs du monde pour renflouer ses pauvres amis libéraux.

Triste soirée et j'avoue que j'avais la nausée en regardant et en écoutant les propos convenus de cette zélée représentante de la télévision bourgeoise et de ce pseudo-socialiste adulé par toute la caste internationale capitaliste.

L'intéressé, l'air narquois, parfois bon enfant pour mettre la fessée à tous ces travailleurs qui ne voient pas l'étendue de la crise, n'avait comme remède que d'administrer une cure d'austérité aux salariés européens. Aucune allusion sur les moyens à mettre en œuvre pour faire payer la crise à ceux qui l'ont conçu et réalisé pour leur profit.

Il faut, dit-il, accepter des sacrifices tout en comprenant que cela va être dur pour les peuples mais que l'on peut rien y faire d'autres. Et de ce fait, il n'y a pas d'autres solutions que d'imposer un recul de l'âge de la retraite. En ce sens, il fut dans la droite ligne de ce qu'a ensuite déversé le ministre du travail Woerth, invité avec Benoit Hamon, sur le débat de la retraite.

IL n'est d'ailleurs pas venue à l'esprit de ce thuriféraire du capital que la meilleure façon de redresser l'économie, c'était non de s'en prendre aux acquis sociaux mais de redonner du pouvoir d'achat pour créer de l'emploi et permettre à ce que la solidarité s'exerce entre jeunes et anciens autrement que par le chômage et la précarité de l'emploi et des salaires aux deux bouts.

L'individu n'était pas là pour juguler la crise mais simplement pour donner un coup de main à son ami Sarkozy en pleine hystérie antisociale. Il a, d'une certaine manière, appuyé le montage en cours de faire en sorte que les budgets nationaux des états européens soient sous le contrôle de la commission européenne et demain pourquoi pas,  du FMI,  qui n'est que le gendarme du capitalisme. L'idée d'inscrire dans la constitution gaullienne, De gaulle n'y avait pas pensé, l'obligation de zéro déficit, est une idée que ne fera pas peur à Strauss-Kahn, si par malheur pour la France et pour les travailleurs il devenait un jour président de la république.

Hier soir, avec une Arlette excellente pour lui poser les questions qui ne fâchent pas, Strauss-Kahn a démontré qu'il n'était aucunement l'ami des salariés et des retraités, encore moins des peuples victimes de ce libéralisme dont il est un chantre depuis longtemps.

Que dire ensuite de l'autre débat, celui des retraites, ou Woerth, tout en ne le disant pas mais en le disant quand même, a annoncé que le seul critère pour trouver une solution pour les retraites était l'allongement de l'âge de la retraite et du nombre de trimestres de cotisations.

Hamon, a été d'une faiblesse manifeste, incapable de prendre l'offensive, la raison était simple, le plan concocté par la sociale démocratie est un artifice électoral, il n'a rien d'une démarche construite pour une vraie retraite à 60 ans et il donne toute latitude et de l'eau au moulin à la droite pour concevoir l'allongement de l'âge de la retraite. Le cafouillage a été à son comble, quand,  ensuite, sur le financement, Woerth aidé par Arlette n'ont cessé de couper les interventions d'un expert qui démontrait que le financement était bien la clé de la résolution du maintien de la répartition et d'une retraite pleine et entière.

Woerth n'avait qu'à laisser ensuite causer la présidente la Caisse nationale vieillesse,  élue grâce aux voix patronales, et qui de son promontoire n'a cessé de préconiser d'allonger l'âge de la retraite.

Triste soirée à la télévision patronale" qu'est la deuxième chaine.

Je crois qu'il va bientôt falloir imiter les infirmiers (es) qui ont envahi les voies ferrées à la Gare Montparnasse.

D'ailleurs face au radicalisme antisocial de la droite ne va-t-il pas falloir pousser un autre radicalisme, celui de la légitime défense des salariés et des retraités. Personnellement je verrai bien une journée de blocage totale des gares, des métros, des péages, des voies maritimes et aériennes avec des piquets de grève.

Et pourquoi pas des apéros géants dans toutes les villes de France pour défendre la retraite à 60 ans.

Bon… Il faut d'abord réussir le 27 mai avec beaucoup d'arrêts de travail et de grandes manifestations dans le pays.

Bernard LAMIRAND

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RETRAITES MARTINE POUSSE - POUSSE -POUSSE

Publié le 20 Mai 2010 par aragon 43 dans Actualités

RETRAITES : ENCORE UN EFFORT MARTINE

J'ai suivi attentivement l'accouchement de positions du parti socialiste concernant les retraites.

Un accouchement difficile, le "bébé retraite" socialiste a eu bien du mal à sortir du ventre de sa mère. Il a n'a pas l'air en forme le petit.

Il faut dire qu'il n'était pas en position idéale, après quelques tentatives, telle celle de la brave Martine qui avait annoncé un retard de 1 à 2 ans. Et puis le docteur Strauss-Kahn, au FMI, préconisant partout, notamment en Grèce, de ne plus voir le cycle de 60 ans mais celui de 65 voir 70 ans pour que le bébé retraite voit le jour.

Quelques autres socialistes comme le prématuré Valls y vont aussi de leurs petites musiques pour dire qu'un accouchement tardif serait idéal pour éviter des dépenses sociales préjudiciables au redressement des banques et des comptes des actionnaires.

Martine, c'est vrai, c'est elle qui accouche, trouve que le "bébé retraites" devrait avoir droit de sortir fictivement du ventre socialiste à 60 ans, mais pour diverses raisons, dont celles d'un manque de maternités, on pourrait par le biais d'années de cotisations retarder la naissance réelle.

Martine, encore un petit effort, on ne va quand même pas te mettre les fers comme dans le temps passé pour accoucher d'une retraite pleine et entière à 60 ans sans conditions de trimestres de cotisations.

Pense à tous ces petits jeunes qui verront d'ici peu, avec le parcours professionnel tardif, heurté, fait de précarité et de chômage, voir s'éloigner - comme l'âne à qui on met la carotte sous le nez pour le faire avancer- un âge de la retraite au-delà des 60 ans avant peu.

Pense aussi que l'âge de la retraite n'est pas seulement une question de financement, certes très importante, puisqu'il s'agit de faire payer le capital, mais que c'est un acte de vie sociale, la possibilité de vivre une autre vie que le travail salarié, une vie nouvelle comme dit notre Union confédérale CGT des retraités.

Alors Martine, les 60 ans sans conditions, c'est la meilleure façon que le bébé retraite sorte dans de bonnes conditions et puisse vagir longtemps en retraite. Ne t'occupes pas des charlatans d'une médecine avec les fers capitaliste tels Colomb, Strauss-Kahn, Valls et le mandarin de Chantilly Woerth.

Allez un effort, pratique l'accouchement sans douleur, pousse, pousse, pousse, respire fort, ça va sortir.

 

Bernard LAMIRAND

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WOERTH LE MANIPULATEUR

Publié le 17 Mai 2010 par aragon 43 dans Actualités

Standard-plus-fort-SVP.jpgPeu de temps pour réaliser cet article.

J'ai entendu ce matin la sentence du sire de Chantilly, le dénommé Woerth.

Ce n'est pas la crème chantilly qu'il nous a proposé comme esquisse de son futur plan pour les retraites mais le début de la mixture patronale.

Je n'ai pas encore connaissance des quatorze pages de la préparation de son breuvage pour les futurs retraités de ce pays.

Mais à y voir les commentaires des journaleux du pouvoir, les choses sont clairs, une grosse dose d'années de retraites en moins pour une pincée de contributions des riches pour faire avaler la pilule.

Tout est cousu de fil blanc: nous habituer, à petites doses, à la remise en cause de notre retraite et obtenir quelques consensus de syndicalistes fatigués.

Et en juillet, dans la torpeur des vacances, de nous annoncer qu'il faudra travailler plus longtemps pour rembourser les dettes des banquiers et actionnaires véreux.

Le 27 Mai tous à l'action.

 

Bernard LAMIRAND

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