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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

PCF ET APRES ?

Publié le 31 Mars 2010 par aragon 43

PCF ET APRES LES REGIONALES ?

Photo0028.jpg

N'étant pas d'accord avec la démarche adoptée par le Conseil National du PCF concernant la stratégie à géométrie variable relative aux formes d'union et à l'établissement des listes au premier tour des élections régionales, je me suis bien gardé d'intervenir et de rajouter ma pierre à cet imbroglio dans cette campagne électorale où les communistes allaient du même coup apparaître divisés entre eux à travers différentes conceptions d'alliances ( le compte rendu du CN en apporte le témoignage).

Pourtant la démarche Front de gauche, si elle avait été appliquée partout, aurait pu être la dynamique marquant ces élections  et un score à deux chiffres du Front de gauche aurait été possible dans la plupart des régions.

D'ailleurs c'est là où les communistes ont été clairs et unis que le Front de gauche a obtenu des résultats remarquables à l'exemple du Nord-Pas de Calais, de l'Auvergne, du Limousin, de la Corse où nous dépassons les 10 % et dans plusieurs autres régions où nous approchons ce chiffre.

Ce sont des régions où le PCF a une activité dynamique et qui ne met pas son drapeau dans sa poche.

Une autre région manque au palmarès, celle de la Picardie;  si les communistes avaient été unis le score des 12 %, et peut-être plus, aurait été atteint.

Résultats de ces régionales, nous faisons du surplace par rapport aux régionales de 2004, par comparaison dans les régions où nous nous présentions avec les couleurs du PCF le score est à l'identique ou presque.

Le Front de gauche, - pour moi le Front de Gauche n'est pas un parti mais une alliance reconductible ou non selon les élections et les possibilités d'accord-  s'il reste une nécessité, doit bien marquer l'empreinte d'un parti communiste qui l'insuffle et le pourvoit bien au-delà du Parti de gauche de Mélenchon en s'adressant largement au mouvement social.

Mélenchon ne détient pas l'exclusivité de la marque.

Je viens de lire avec grande attention les travaux du Conseil National du PCF. Je suis stupéfait de cette discussion de boutiquiers qui s'est déroulée après le rapport de Pierre Laurent, intéressant et riche de propositions, qui l'a présenté comme un besoin de débattre de la situation après ces élections : des conséquences de celles-ci, des abstentionnistes, de la crise, des alliances passées et à venir, des batailles à mener à court terme.

Le plupart des interventions, pas toutes, (voir celles qui prennent en compte crise et conséquences) ont peu porté dans les comptes rendus succincts sur l'analyse faite par Pierre Laurent sur les raisons qui ont amenées les français à mettre une claque à la droite et à Sarkozy.

Les débats, me semble-t-il, ont plus portés sur les questions existentielles.

Le manque d'une seule et même démarche communiste n'a pas été soulevée or elle est au cœur du résultat modeste et fragile du Front de gauche.

J'aurais voulu que ce conseil national ouvre la voie à un gros travail des communistes pour être à la tête des luttes à mener actuellement contre ce pouvoir qui va jeter toutes ces forces dans la bataille pour nous faire payer sa crise.

J'ai ressenti ce conseil national comme éloigné des préoccupations des travailleurs.

J'aurais aimé que des camarades disent qu'actuellement ce qui fait défaut c'est un projet communiste au moment où le capitalisme subit sa première crise existentielle et pour cela j'invite chacun à lire le livre de Stiglitz, prix Nobel de l'Economie, un des pontes du capitalisme régulé et qui dénonce son système devenu fou à travers le libéralisme. L'aveu de ce Keynésien à travers le démontage qu'il fait des sources de cette crise systémique est remarquable et donne des idées pour la pensée Marx de le dépasser.

Mais pour cela il faut un projet communiste, un nouveau manifeste comme je le réclame depuis le dernier congrès, et aussi un retour de la force communiste dans les lieux de travail pour faire de la politique.

On a aussi parlé des élections qui vont venir et en particulier celles des échéances de 2012.

Je partage l'avis de Pierre Laurent qu'il est trop tôt pour en parler et de quelle manière on va opérer en tant que Parti communiste français. Des choses peuvent se produire d'ici là.

Mais une chose va compter, c'est l'action des communistes en tant que telle d'ici 2012 et cela en toute autonomie du Front de Gauche, car nous sommes un parti et il doit être visible en ce moment dans le débat sur les retraites.

Le PCF doit avoir sa propre démarche, lui qui est à l'origine de la Sécurité Sociale et des retraites par répartition et solidaires avec Ambroise Croizat ministre du travail.

Dernière chose, pour moi le congrès d'étape de Juin doit se cantonner à élire le nouveau ou la nouvelle secrétaire national (e), à vérifier la mise en œuvre du congrès et il pourrait suggérer des Etats-généraux des communistes de toutes sensibilités: ceux qui sont dedans le PCF, ceux qui l'ont quitté mais restent communistes, surtout les sympathisants et je pense là au monde du travail et associatif.

Des Etats généraux pour examiner de quelle manière, avec un nouveau manifeste, nous pouvons nous projeter dans l'avenir, nous unir, fraterniser et créer cette force qui redonne de l'avenir au communisme dans ce pays et dans le monde.

 

Bernard LAMIRAND

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PAIX ET DESARMEMENT

Publié le 30 Mars 2010 par aragon 43

Du 3 au 28 mai, se tient à l'ONU à New-York, la Conférence d'Examen du Traité de non-prolifération nucléaire. Quelle sera l'attitude de la France ?

Depuis l'entrée en vigueur du TNP en 1970, le désarmement nucléaire est une obligation internationale. Les puissances nucléaires - dont la France - s'y sont engagées "à œuvrer de bonne foi (...), à des mesures de désarmement (...), à une date rapprochée".

Depuis 10 ans les ONG ont travaillé à un modèle de convention d'élimination des armes nucléaires permettant de compléter les insuffisances du TNP en termes de date et de mesures concrètes. Cette convention déposée comme document officiel de l'ONU par la Malaisie et le Costa Rica est soutenue aujourd'hui par 127 pays, mais pas par la France.

La Conférence d'examen du TNP de mai 2010 pourrait relancer un processus de désarmement. Nous vous invitons à écrire au Président de la République, aux ministres des Affaires Etrangères et de la Défense pour que la France s'engage dans un processus de désarmement et soutienne à l'ONU le modèle de Convention d'élimination des armes nucléaires.

Plus de 250 citoyens de France se rendront à l'ONU en mai 2010, porteurs de cette exigence.


Pour cela :

  • Signez la cyber-pétition en ligne qui sera envoyée en votre nom à l'Elysée et aux ministres concernés - cela ne prend que quelques instants;
  • Faites suivre ce message (en format html) à vos connaissances.

Si vous avez déjà participé, veuillez ne pas tenir compte de ce message,
mais transmettez-le à vos contacts.

Nous comptons sur vous.


Le collectif "ICAN France / Campagne pour le Désarmement Nucléaire"

www.icanfrance.org

Ce message vous est envoyé par le Mouvement de la Paix,
coordinateur du collectif ICAN-France

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EQUITABLE

Publié le 28 Mars 2010 par aragon 43 dans Actualités

balance-justice-copie-1.jpgL'EQUITE !

Deux personnages viennent d'être l'objet de poursuites par le tribunal populaire de Nicoléon.

Toine Zac-Arias a selon l'enquête de la maréchaussée, perçu 3,3 millions d'euros de salaire en 2004 contre 2,9 les trois années précédentes, puis 4,2 millions en 2005.

À sa retraite en juin 2006, Toine a touché un "parachute doré" de 12,8 millions d'euros, avec une "retraite-chapeau" - payée par la société - de 2,145 millions d'euros par an. Il s'est vu attribuer environ deux millions de stock-options entre 2004 et 2006, pour lesquelles la milice financière de Bercy estime la plus-value potentielle de 2006 à 124 millions d'euros.

Jules Fouplurien de Puilontemps, chômeur et membre de la loge des "pique-assiettes" depuis 5 ans, vient enfin d'obtenir sa retraite à 60 ans, il a eu chaud le chenapan, car demain le gouvernement du sacristain de Matignon compte la porter à 65 ans, selon l'enquête du bureau des fraudes du magistère du labeur dirigé par un ancien d'Andersen et Cie;  sa retraite chapeau de 900 Euros et celle de sa femme de 65O euros serait d'un coût trop grand pour la multitude et il serait utile de confondre les deux par une mathématique division.

Dans les attendus du tribunal Monsieur Fouplurien étant devenu une charge pour la nation alors que Monsieur Zac Arias investit son pécule pour redresser la France et sa croissance : l'équité doit bénéficier à celui qui créé de la richesse, en l'occurrence Monsieur Toine Zac Arias.

Le tribunal populaire du Peuple Nicoléon ordonne donc la relaxe de l'infortuné Zac Arias et condamne aux dépens le "Propre à Rien " Jules Fouplurien, au franc symbolique, et à remettre à la fondation du "Parachuté doré" sise à Neuilly sur Seine et à sa filiale à Chantilly dans le département de l'Oise.

Le jugement sera affiché dans tous les "Pôles Emplois" de France et de Navarre.

Bernard Lamirand antistockoptionniste primaire.

 

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COMMUNAUTE EUROPEENNE DES GOINFRES

Publié le 27 Mars 2010 par aragon 43 dans politique


d3e5_2-copie-1.JPGCOMMUNAUTE EUROPEENNE DES GOINFRES

Ils se sont réunis hier au chevet d'un malade dont il lui avait fait boire le calice de la spéculation jusqu'à la lie.

Ils détenaient sur leur table d'opération la Grèce proche de l'embolie.

Comment redonner à ce malade, étouffant d'actions pourries, provenant des grandes banques anglo-saxonnes ou européennes, un peu d'air pour le sauver de l'asphyxie ?

Il y avait là les pneumologues patentés, ceux et celles ayant déjà produit pas mal de respirations artificielles ratées, comme le rebouteux Barroso et un nouveau, l'anonyme Van Rompuy, un belge, qui a été affecté à la table d'opération récemment comme chef clinicien de l'Europe du Fric.

Un vieux dicton dit: " va te faire voir chez les grecs", ici, à Bruxelles, dans la sinistre masure des friqués européens, les grecs sont allés se faire voir et leur premier ministre -un socialiste comme il en existe beaucoup se métamorphosant en libéral dés l'atteinte des marches d'un palais- n'est plus qu'une carpette attendant les remèdes de cheval des toubibs de la Communauté européenne.

Pour rendre un peu d'oxygène au malade, à celui qui avait ingurgité trop de dollars pourries des banquiers, nos "tisaniers" n'ont rien de mieux trouver que la sangsue.

Sucer le sang qui coule encore dans les veines de la Grèce, prendre le pécule là où il est, c'est-à-dire dans le travail et sa rémunération directe ou socialisée. Les grecs se feront ainsi "enculer" par la baisse de leurs salaires, de leurs retraites et ils travailleront plus et plus longtemps pour gagner moins et avec moins de services publics et de fonctionnaires.

Voilà le verdict des sommités médicales capitalistiques pour renflouer les comptes et bonus des profiteurs professionnels.

Evidemment nous retrouvons le "primate" de l'Elysée et la Guenon du Reichstag.

Ces deux là - accompagnés du marchand de Scotch écossais qui se lave les mains des faillites anglaises qu'il a refilé à ses compères- ont tissé, devant le malade grec, quelques expériences nouvelles à mettre en œuvre face à leurs propres récalcitrants qui ne veulent pas boire le breuvage de l'austérité dressé par la main invisible du capital.

Ainsi nos guérisseurs, disons plus simplement nos charlatans de l'Europe libérale, comptent nous refiler les dettes occasionnées par leurs faiseurs d'anges financiers.

Les luttes actuelles montrent que les travailleurs et les retraités ne veulent pas être la variable d'ajustement du redressement des actionnaires et des spéculateurs.

Les décisions prises hier par les bonzes européens nécessitent une réaction générale de ceux qui représentent syndicalement les travailleurs et les retraités. Le silence observé par les organisations syndicales européennes, telles la CES et la FERPA, est incompréhensible.

L'Europe du capital agresse en ce moment d'une façon inouï le monde du travail, la seule réponse de ces organisations censées les représenter est "Circulez y a rien à voir ".

Ou est l'Europe des travailleurs ?

Réveillez-vous, quitter vos bureaux climatisés de Bruxelles, crachez dans vos mains, donnez vous un peu de courage, bon sang !

 

Bernard LAMIRAND

 

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COR: LES PETITS MALINS

Publié le 26 Mars 2010 par aragon 43 dans Actualités


Pot-de-depart.jpg
Ce matin, trè tôt, à France info une information attire mon attention.

Le COR, l'organisme chargé de s'occuper des études concernant le devenir de nos retraites, aurait eu une commande npour scénario de départ à la retraite à 65 ans.

L'embrouille commence.

Ainsi l'on va amuser la galerie sur ce projet, l'on va débattre entre experts sur ce modèle, sur d'autres pour en arriver à une solution raisonnable, celle dépasser la limite des 60 ans et certains , on les connait, pourront dire qu'ils ont obtenus des reculs.

L'embrouillle est là, faire semblant, montrer au peuple que l'on réfléchit, que l'on travaille à une solution équitable, durable mais qu'il faut être crédible face à la situation des retraites et du vieillissement de la population, qu'il faut bien voir que puisque que l'on vit plus longtemps il faut travailler plus longtemps etc.

Et suprême argument, il faut accepter de partir plus tard parce que les autres pays européens tavaillent après 65 ans et que cela va créer des distorsions de conccurence.

Bref il faut que les français soient raisonnables, qu'ils acceptent de partir plus tard au nom du père, du fils et du saint esprit capital.

Bernard LAMIRAND

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GDF-SUEZ "DES COUILLES EN OR"

Publié le 25 Mars 2010 par aragon 43 dans politique

CA953RKSCAV80HM2CAXAD143CA2Q5M3ECAO9MQ8ZCA5AGZCLCAW3GA2FCAISUEZ GDF PLEIN LES POCHES

C'est un article rapide.

Pour les demeurés qui trouvaient que c'était bien de réunir dans une seule entité privatisée GDF et le Groupe multinational Suez, dans le cadre de l'énergie, ont aujourd'hui l'occasion de faire amende honorable et de d'admettre que derrière se profilait le pognon pour quelques-uns.

Mais, comme on sait, les gogos ont toujours du mal à accepter la réalité et reconnaitre leurs torts.

Peut-être que ce qu'ils liront ci-dessous les amènera à modifier leur position.

En effet, ceux qui tirent les ficelles derrière: les banquiers, les actionnaires, les profiteurs de stocks options, de bonus, réclament leur part du festin.

Le prince président a bien travaillé, lui qui avait promis de ne pas toucher à GDF nationalisé, a mis une poule aux œufs d'or dans le superbe paquet cadeau remis à ses amis du Fouquet.

Ce matin, en effet, les médias nous annoncent une hausse du prix du gaz qui atteindra les 10 %.

La paie des actionnaires de SUEZ-GDF est donc assurée d'un haut rendement pendant que les prolos devront se contenter de 0% pour renflouer les comptes des banquiers.

Plusieurs milliards avaient déjà été ravi aux usagers lors de la privatisation, avec cette hausse les actionnaires de GDF-SUEZ vont donc, excusez de l'expression: "se faire des couilles en or ".

Cette augmentation du prix du gaz va couter plusieurs centaines d'euros aux usagers et en particulier aux plus fragiles d'entre eux.

Ainsi ces parasites de la société que sont les actionnaires vont se payer de belles fortunes sur le dos des gens, des petits salaires, des chômeurs.

Quelle France, quelle honte de voir ainsi s'étaler les richesses et le vol organisé légalement des tarifs de gaz par ces détrousseurs.

Oui, le 23 mars a été un tremplin, maintenant il faut aller plus loin encore et préparer des actions plus fortes et plus unies. Chacun a un rôle à jouer déjà dans son entreprise et son quartier pour exiger que le prix du gaz baisse et que la distribution des dividendes à GdF-SUEZ soit interdite.

Bernard LAMIRAND

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LA CREME CHANTILLY EST FAISANDEE

Publié le 23 Mars 2010 par aragon 43 dans Actualités

LA CREME CHANTILLY EST FAISANDEE

MANIFESTATION-CHEZ-WOERTZ-CHANTILLY-LE-20-DECEMBRE-2008-023.jpgPhoto prise à Noël 2008 Mairie de Chantilly

Ceux qui croyaient que le châtelain de l'Elysée aller faire amende honorable après la déculottée prise aux élections régionales seront bien déçus.

La droite va s'accrocher jusqu'aux élections de 2012.

La désignation du Maire de Chantilly, l'ami de tous les friqués de cette annexe de Neuilly comme ministre du travail est une offense au monde du travail.

L'ancien du cabinet Andersen n'a rien à voir avec le monde du travail, il a à voir avec les émirs, les princes et princesses qui peuplent ses alentours et fiefs.

C'est la cour du pèze.

Alors cette droite va serrer les coudes; elle se sent menacée.

Le seul rapport de force électoral, certes utile et intéressant, ne suffit pas, et ce qui va compter maintenant c'est la montée du mouvement social et le 23 mars est le jalon nécessaire pour exercer un tel rapport de force pour que cette droite soit obligée de se mettre à table comme elle a dû le faire dans d'autres périodes où elle méprisait encore plus le peuple après des élections perdues.

La décision de Sarkozy de modifier, à dose homéopathique son gouvernement, va dans le sens de poursuivre ses réformes antisociales nécessaires aux banquiers, aux actionnaires, aux profiteurs et à ce capitalisme qui a besoin de se relancer après ses déboires libéraux et Sarkozy a obligation de réunir toutes les familles de la droite française pour faire payer aux salariés et aux retraités la crise et  les dettes accumulées.

Maintenant que la période électorale est achevée, c'est là que l'on va aussi voir, à gauche, le maçon au "pied du mur" et s'il est capable de monter ce mur avec de la bonne brique, du bon ciment, un mur bien droit, épais et solide.

Le dossier des retraites sera un des éléments qui permettra de vérifier si cette gauche a une bonne gauche, pour paraphraser Marie George Buffet, et faire en sorte de mettre un uppercut à la droite en la battant pour le maintien de la retraite à 60 ans sans augmenter le nombre d'années de cotisations et en disant clairement l'exigence de la fin des exonérations de cotisations sociales patronales et l'augmentation de cotisations de l'entreprise en tenant compte de la valeur ajoutée dégagée et des emplois créés.

Le seul fait que Sarkozy et Fillon viennent de donner carte blanche à Woerth de s'occuper du travail nous montre que cette droite compte bien aller jusqu'au bout de ce qu'elle s'est tracée: la disparition de la sécurité sociale et des retraites par répartition et solidaire.

Woerth est un homme de la droite libérale, celle où il a fait ses classes, celle des affaires, comme son compère Bertrant dans les assurances. Ce sont les ennemis de la solidarité et surtout les amis des princes qui gouvernent ce monde.

Chantilly, Gouvieux, Lamorlaye, ce sont les goinfrés qui l'ont élu et qui attendent de lui qu'il retisse la toile des profits éventrée par la crise.

Woerth, dans l'Oise, nous le connaissons, c'est le mépris des salariés et je me souviens de la manifestation qu'il avait fait interdire dans sa ville, la veille de Noël 2008, où il a fait intervenir les forces de la répression contre quelques centaines de manifestants paisibles venus lui demander des comptes.

Oui, les régionales ont été un coup dur pour cette droite qui unifie en ce moment toutes ses composantes pour 2012 et hâte ce qu'elle a encore à faire d'ici là.

Sachons que notre combat n'est pas d'attendre les élections de 2012 mais d'aller vers un grand mouvement social. Celui-ci se prépare dès aujourd'hui par les manifestations, les grèves, les pétitions qui doivent redoubler, par toutes ces luttes actuelles et à venir qui marquent le terrain du prix de la force de travail, c'est-à-dire des salaires et de l'emploi.

C'est pourquoi ne tombons pas dans le piège tendu, celui de circonscrire le débat à la seule question des retraites, mais la dépasser par le fondamental des salaires et de l'emploi face aux dividendes.

Le salaire socialisé, celui de nos protections sociales, dépend de cette lutte qui s'engage avec le capital sur le prix de la force de travail.

Soyons nombreux dans toutes les actions qui vont se mener aujourd'hui et celles qui doivent éclater demain comme des multitudes qui créeront à ce moment là la panique parmi les possédants.

La CGT est bien dans son rôle de créer les conditions de ce rapport de force et donc de ne pas conditionner l'attente du social à l'échéance 2012.

 

Bernard LAMIRAND

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REGIONALES ET APRES ?

Publié le 21 Mars 2010 par aragon 43 dans communisme

Fleche_animee2-2-copie-1.gifREGIONALES QUOI EN PENSER ?

Les résultats viennent de tomber: la Gauche inflige une lourde défaite à la droite gouvernementale, nettement battue, beaucoup plus qu'en 2004.

Plusieurs ombres à ce tableau:

1) Le score du Front national qui remonte et qui bénéficie de ces campagnes de haine développées par Sarkozy et un ancien socialiste, le dénommé Besson.

2) Les abstentions, certes moins nombreuses qu'au premier tour, cependant globalement plus de la moitié du corps électoral ne s'est pas déplacé et en nombre important dans les villes et cités populaires.

3)La division des communistes de ma région qui a permis aux socialistes de ne pas tenir compte des voix représentées autant par le Front de Gauche que par la liste de Maxime Gremetz, (plus de 11%).

Cette claque que reçoit la droite montre que les politiques menées par Sarkozy, depuis son élection en 2007, ne passent plus et il subit la sanction de sa politique concernant les mesures qu'il a pris contre les salariés (es) et les retraités (es), tant dans le domaine de l'emploi, du pouvoir d'achat, des retraites et de la santé.

Nul doute que le menaces qui pèsent sur nos régimes de retraites, sur l'hôpital, sur l'éducation nationale et sur la remise en cause de services publics a pesé dans le vote.

Cela dit, Sarkozy et son gouvernement ont toujours le même plan de route, celui de nous faire payer durement la crise; ils ont le pouvoir et pour les dettes accumulées avec le renflouement des banquiers, ils comptent bien les faire supporter  par les salariés et les retraités.

En 2004, les élections régionales avaient été un triomphe pour la gauche par le nombre de régions emportées mais les promesses se sont vite envolées le lendemain après les lampions de la victoire et nous avons vu les socialistes mené des politiques ne respectant pas les engagements électoraux à gauche. Ils ont accompagné la crise.

L'an 2010 sera-t-il un remake de 2004, l'avenir nous le dira, l'idée d'une gauche solidaire, solidaire de quoi, va vite se poser et une première question va jaillir: la réforme des retraites. Cette gauche dite solidaire va-t-elle faire en sorte que le patronat paye des cotisations sociales plus élevées que celles actuellement, va-t-elle accepter solidairement que toutes les exonération de cotisations sociales soient supprimées. Va-t-elle, dans les régions, mettre en place des pools financiers basés sur des aides assorties à des conditions draconiennes d'embauche ?

Les socialistes et les verts, ne l'oublions pas, décident au niveau de l'Europe actuellement tous les plans d'austérité antisociaux pour juguler la crise capitaliste.

Voilà quelques exemples.

Je ne suis pas sûr que les socialistes sont décidés à changer leur fusil d'épaule sur ces questions comme sur une autre beaucoup plus fondamentale telle l'arrêt des licenciements boursiers.

Dans ces résultat comment ne pas louper la très bonne performance du Front de Gauche au second tour dans le limousin 19%. Un front large avec un NPA tout autre que celui  que Besancenot préconisait.

C'est une voie à suivre.

Pour cela, il faut bien voir que maintenant nous allons entrer dans la bataille pour les présidentielles et les législatives de 2012 et sans se limiter à cela- il faudra surtout de nombreuses luttes contre ce gouvernement d'ici 2012- et cela posera une question essentielle pour les communistes regagner leur électorat dans les usines et les cités populaires.

Il faudra être attentif à notre démarche, notamment à la place des communistes dans cette préparation politique des élections présidentielles et surtout de ne pas être pris au piège par ce faux semblant de primaires à gauche qui consisterait à éliminer de la scène politique le parti communiste de ces élections.

Cela résidera certainement dans la clarté de la démarche du parti communiste et de son propre programme d'action.

Je réitère d'ailleurs la nécessité de sortir un manifeste communiste nouveau pour notre pays.

Les idées communistes  peuvent être noyées dans les alliances si celles-ci ne sont qu'à consonance électoraliste.

Enfin, un mot sur l'unité des communistes, elle est essentielle, elle doit reposer sur l'acceptation d'un projet communiste que j'appelle "Manifeste communiste". Il faudra tout faire pour en créer les conditions et ne pas se retrouver avec des communistes égarés, incapables de s'unir comme ce fut le cas dans ma région où l'on a vu les communistes se déchiraient entre eux à travers leur présence dans plusieurs listes.

Enfin, une chose va compter, celle de la lutte face à ce pouvoir car il serait faux de croire qu'avec ces élections la droite et le patronat vont céder et faire une autre politique favorable aux salariés et retraités.

Un proverbe dit " il na faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué ".

Alors mardi prochain, tous dans les manifestations syndicales.

Bernard LAMIRAND

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La situation de la Gauche en France

Publié le 21 Mars 2010 par aragon 43

divers_005.gifJe met ce jour, en ligne, une intéressante analyse de mon camarade Nicolas Marchand
sur la situation de la gauche en France qu'il a faite dernièrement.  B.Lamirand

 

Nicolas MARCHAND, membre du Conseil National du PCF , lors d'un déplacement l à Cuba.

Je veux tout d´abord  vous remercier de votre invitation pour cet échange sur la situation de la gauche en France. Je vais donner quelques éléments sur le sujet en introduction afin que nous puissions avoir un échange à partir des questions que vous mêmes vous vous posez. Je vous demande de recevoir ce que je vais vous dire, particulièrement à propos de la situation du Parti Communiste, comme un point de vue personnel .

La gauche française est très divisée, et en difficulté pour offrir une alternative transformatrice au pouvoir de droite de Sarkozy, qui est le plus réactionnaire depuis longtemps. 

La question de la gauche, c´est une double-question, dont les deux termes sont inséparables: son union et le contenu de cette union; car il doit s'agir d'une union à la hauteur des attentes populaires, et pour cela, à la hauteur du défi de la crise.

Avec  la crise du système capitaliste, dont la crise financière et la récession de 2008-2009 ont révélé la profondeur, la gravité sans précédent, la gauche est face à un défi, qui n'est d'ailleurs pas seulement français ou européen, mais mondial - celui  des transformations radicales que cette crise appelle, celui des luttes et du rassemblement populaire pour imposer de telles transformations.

C´est ce défi révolutionnaire, celui d´un dépassement[1] effectif du capitalisme, que la crise met à l'ordre du jour, en France, en Europe et dans le monde.

Cela concerne particulièrement 3 grands enjeux:

L´enjeu des moyens financiers, du crédit et de la monnaie qu'il s´agit de mettre au service du progrès humain ce qui implique un crédit, une monnaie – jusqu'à une monnaie commune mondiale - émancipés de la domination des marchés financiers et du dollar

L´enjeu des pouvoirs d'intervention des salariés et des peuples, pouvoir politique, mais aussi pouvoir économique sur la gestion des entreprises et des groupes.

L´enjeu d´une expansion massive des services publics , jusqu'à l´objectif d´une appropriation sociale des biens communs de l´humanité, incluant aussi le crédit et la monnaie.

La gauche française est loin d´être à la hauteur de tels enjeux de transformation.

C´est au sein du PCF que les idées sont les plus avancées, les plus précises pour définir les axes d´une politique transformatrice, mais cela ne va pas sans problèmes, sur lesquels je reviendrai.

Le principal problème à gauche vient du Parti Socialiste: celui ci est depuis le début des années 80 le  parti le plus influent à gauche. Il est dominé, au niveau de ses dirigeants, par les conceptions sociales libérales. La nomination d´un des principaux d'entre eux, Dominique Strauss Kahn,  à la tète du FMI en est un symbole assez significatif.

Le Parti Socialiste  combat  durement la droite en paroles et apparait avec l´aide des médias dominants comme le principal opposant.  Classiquement il gauchit son discours quand il est dans l'opposition. Mais il y a en réalité un consensus de fond droite-Parti Socialiste-patronat  sur les questions les plus cruciales, au niveau français comme au niveau européen: pas question de toucher aux critères et aux règles du système concernant les entreprises, l´argent et son utilisation, les pouvoirs.

C'est le terrain sur lequel peuvent agir les éléments qui préconisent une jonction stratégique du PS avec le centre-droit, ou un rassemblement anti-Sarkozy qui irait de l´extrême gauche au centre.

Une telle union se ferait forcement sur des bases de conciliation avec le capital et la domination des marchés, ne pouvant donc répondre aux attentes populaires.

Dans la même perspective, s´inscrit la structuration récente des éléments de gauche et de droite se réclamant de l´écologie dans une formation électorale commune (Europe Ecologie) qui a recueilli un certain succès aux récentes élections européennes, et qui s´est reconstituée pour les élections régionales.

Tous ces processus visent un objectif stratégique, que les forces du capital françaises poursuivent depuis longtemps – instaurer un système politique bipolarisé, conçu pour rendre impossible tout  changement radical, sur le modèle du système américain (avec une alternance entre démocrates et républicains sans changement fondamental). Il s´agit d´en finir avec ce qu'on a pu appeler "l'exception française": une certaine tradition révolutionnaire, une combativité sociale et politique particulière qui a permis des conquêtes sociales et démocratique importantes et qui peut faire de la France dans certaines circonstances un maillon faible du camp capitaliste.

Dans ce tableau, il faudrait aussi consacrer un développement aux enjeux très importants concernant le mouvement syndical; celui-ci est l´objet et le terrain d´importants efforts d'intégration, de la part du patronat, de la droite et des sociaux libéraux, visant notamment sa branche la plus combative, la CGT. Mais apparaissent aussi les signes d´une nouvelle implication de syndicalistes dans  le combat politique.

Toutes les transformations de notre système institutionnel, depuis l´instauration très négative de l'élection du président de la République au suffrage universel[2], ont été conçues dans le sens d'une américanisation de notre système politique. La décision du Parti Socialiste d'instaurer un système de "primaires" prétendant désigner le candidat de gauche à la présidentielle vise les mêmes objectifs. Cela vise à empêcher la possibilité d'une candidature communiste, la possibilité de présenter un programme de transformation radicale. Tout cela nous pose des problèmes difficiles.

Je reviens au Parti Socialiste, pour préciser un point important

S'il y a une dominante sociale libérale très nette au sein de sa direction, le PS  n´est pas un bloc monolithique. Il influence son électorat, mais il est aussi sensible a ce qui se passe dans la société, chez ses électeurs. Des forces en son sein résistent aux processus que j ai évoqué et aux prises de positions les plus droitières.

Une partie, très minoritaire, de cette aile gauche du PS l´a quitté récemment pour constituer le Parti de Gauche avec Jean-Luc Mélenchon, je vais y revenir.

Il faut avoir en vue aussi, c est le principal, l´électorat socialiste, un électorat principalement salarié, populaire, majoritairement ancré a gauche.  Aucun rassemblement majoritaire n'est concevable sans cette force.

Il est donc indispensable de garder le contact avec cet électorat, qui peut se diviser vis a vis des prises de position du Parti Socialiste, comme on l'a vu lors du référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005.  Il faut mener la lutte pour faire prévaloir  des idées transformatrices et faire reculer les idées sociales libérales. Cela suppose de ne pas rejeter sommairement le PS à droite, comme le font l'extrême-gauche, et aussi ceux qui, au sein du PCF, combattent toute politique unitaire.

Cela renvoie à la situation à gauche du Parti Socialiste, et particulièrement à celle du PCF, à sa capacité d'action et d'initiative pour faire grandir les idées pouvant constituer le socle d'un rassemblement populaire transformateur.

Quelques mots d´abord sur l´extrême gauche

Elle est constituée principalement de deux petits partis trotskistes, Lutte Ouvrière (LO) et le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), dont le dirigeant le plus connu est Olivier Besancenot.

LO est en recul et se mêle peu du débat stratégique à gauche, rejetant toute union politique.

Le NPA se dit ouvert à des alliances, à condition qu'elles excluent toute perspective de gestion des institutions avec le PS.

Coté programme, les deux formations affichent un anticapitalisme verbalement radical mais sommaire, opposant radicalité et réalisme, refusant l´exigence de promouvoir des propositions incluant les moyens précis, financiers notamment, de leur réalisation, exigence qu'elles dénoncent comme réformiste.

Ces partis ont acquis une influence significative, particulièrement avec le système hyper-personnalisé de l'élection présidentielle, avec un puissant appui médiatique visant la captation de voix de gauche, surtout des voix du PCF pour l'affaiblir.

Il faut ajouter  qu'ils  ont aussi bénéficié des défaillances politiques du PCF, des électeurs communistes lui reprochant un manque de combattivité et un trop grand suivisme du PS.

Mais une partie de cet électorat est disponible, à l´opposé du sectarisme des partis d´extrême gauche, pour une construction majoritaire réellement transformatrice.

Le départ récent du NPA d´une petite fraction favorable à un rassemblement de gauche, et les difficultés des dirigeants du NPA sur la question des alliances aux élections régionales confirment cela.

J'ai évoqué le Parti de Gauche (PG). J'y reviens en quelques mots.

Ce parti a été créé avec un objectif, affiché par Jean Luc Mélenchon, d'ailleurs bien avant qu'il quitte le PS: créer un parti fusionnant toutes les forces à gauche du PS, sur le modèle de Die Linke en Allemagne.

Mélenchon, tout en affirmant prendre acte pour l'instant du refus des communistes de se dissoudre, maintient son objectif, qui est clairement articulé à celui d´être le candidat de toute la gauche non socialiste à la prochaine élection présidentielle qui aura lieu en 2012.

Il participe au Front de gauche pour les élections régionales avec ce but.

Coté programme, le Parti de Gauche affiche un discours critique du libéralisme mais des propositions limitées et vagues  en regard des transformations précises nécessaires, particulièrement sur les questions concernant les moyens financiers, et la réorientation des gestions des entreprises.  Le modèle de Mélenchon, le leader de Die Linke, Oscar Lafontaine avait caractérisé son objectif comme celui d´un retour  à la sociale-démocratie classique du SPD. C´est dans ce créneau qu'on peut situer le Parti de Gauche.

J'en viens au Parti Communiste.

Sa situation est difficile et incertaine. Il est affaibli et divisé. Il reste néanmoins de très loin par le nombre de ses adhérents et de ses élus, par ses résultats électoraux, hormis l´élection présidentielle,  le principal parti à gauche du PS.

Ces dernières années, l'existence du PCF comme force politique autonome a été mise en question au sein du Parti, y compris au sein de la direction du Parti.  Une partie importante de la direction avait fait sienne l'idée d´aller vers la création d'une « nouvelle force politique », sur le modèle de Die Linke en Allemagne et avait commencé à travailler dans la perspective d'une fusion au sein d'un nouveau parti d'éléments issus du PCF, du PS, des écologistes et de l'extrême gauche.  La référence au communisme, et au marxisme était remise en cause au nom d'une vision de l'histoire dominée par l'échec soviétique, et considérée comme une croix à porter; et aussi au nom d'une conception de la transformation limitée à un processus, au détriment de la visée d'une rupture par un dépassement du capitalisme.

Il y a deux ans, le calendrier de ce processus, qui visait une dilution du Parti communiste dans une autre sorte de parti était fixé, avec la programmation de deux Congrès successifs, le 2eme devant être le Congrès fondateur de la « nouvelle force ». Nous avons été quelques uns au sein de la direction à nous y opposer et à alerter les communistes, à mettre en avant, contre les idées de capitulation, le besoin de changement, de novation sur des bases révolutionnaires. Surtout, les communistes, appelés à donner leur avis dans leurs réunions de base, ont exprimé massivement leur refus de ce projet. Et aussi, la crise du système capitaliste, que les économistes communistes en France, avec Paul Boccara,  avaient pronostiquée,  est intervenue comme une gifle de la réalité aux adeptes de la thèse d'une "crise du communisme".

Le 34eme Congrès de décembre 2009, au lieu d'être le congrès de la dissolution, a décidé de continuer le Parti communiste français, en le transformant. Il a décidé de préserver son autonomie de pensée et d'action, considérée comme indispensable pour construire un rassemblement solide.

Cela a ouvert une phase nouvelle, qui va rester une phase de débats et de luttes, où vont continuer de s'exprimer des conceptions contradictoires du devenir du parti et de sa politique, comme cela se voit déjà dans le contexte des élections régionales actuelles.

La décision dominante a été d´expérimenter un rassemblement de forces politiques et du mouvement social,  dans un front distinct du PS, baptisé Front de Gauche. Le PCF joue un rôle moteur dans ce front,  tout en laissant une place importante à ses autres composantes, au risque de limiter la pertinence des propositions mises en avant et de minorer une juste représentation communiste. C'est une rude bataille, d'autant qu'il faut faire face aussi à la censure médiatique. Il faudra faire un bilan, sur les résultats électoraux, et sur l'impact de cette stratégie pour le PCF, l'avancée de ses idées et de son influence.  

La nouveauté, positive à mon sens, est que, contrairement à la ligne dominante toutes ces dernières années, la majorité des communistes a préféré se dégager de l'hégémonie du PS. On doit être lucide cependant sur les projets persistants du coté de Mélenchon, mais aussi au sein du parti, de faire du front de gauche un parti au sein duquel le PCF se diluerait. Il y a aussi la tendance persistante à faire prédominer la recherche d'alliances sur les exigences de contenu de haut niveau, sans lequel on irait à l'impasse et à de graves échecs.

Tous les problèmes qui nous sont posés sont loin d´être résolus par la décision du dernier congrès;  il y a besoin de changements importants du Parti. Il y a eu, sous la direction de Robert Hue et ensuite, des dérives idéologiques et politiques qui ont gravement affaibli le Parti, des décisions qui l´ont déstructuré, un recul de la démocratie.  Il faut construire, reconstruire, démocratiser profondément le fonctionnement. Il faut renouer avec le marxisme de façon créative, faire du neuf, « changer ce qui doit l'être » comme vous le dites pour vous-mêmes, pour être en pratique, dans notre époque, le parti révolutionnaire rassembleur que le parti communiste a vocation à être.

Tout cela est loin d´être joué.  Mais je pense, avec beaucoup d'autres camarades,  que cette nouvelle phase de bataille est très importante et peut être gagnée au sein du PCF. Il y a d'importants rendez-vous devant nous, de nouveaux Congrès, un changement de direction au plus haut niveau, l'élection présidentielle où il y aura besoin d'une candidature capable de porter le projet communiste.

De mon point de vue,  le redressement du PCF, avec les profondes novations nécessaires,  est la clé d'une issue à la crise actuelle de la gauche française;  de l'avancée d'un rassemblement populaire majoritaire capable de faire prévaloir les transformations radicales indispensables pour une politique de gauche.

Parce que le PCF est le seul parti qui dispose en son sein des éléments constitutifs d'un projet politique cohérent de transformation de la société, j'en ai évoqué au début quelques axes,  un projet à la hauteur pour


[1]    Par dépassement du capitalisme, on entend, dans le sens marxiste, son abolition pour faire mieux que ce système

[2]             Depuis 1965, le président de la république est élu au suffrage universel, avec un scrutin majoritaire à 2 tours; deux candidats seulement peuvent se maintenir au 2eme tour

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CAMERAS ET ATTEINTES AUX LIBERTES

Publié le 20 Mars 2010 par aragon 43 dans politique

BIG-BROTHER A L'ŒUVRE

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Dans le passé les gouvernants  avaient besoin de mouchards pour résoudre les recherches et confondre les coupables;  aujourd'hui les caméras font office de dénonciateurs et de preuves pour la recherche  de malfaiteurs et de récalcitrants.

Les pouvoirs, qu'ils soient publics ou privés, sont devenus des adeptes de ces moyens sophistiqués qui nous observent jour et nuit, à n'importe quel endroit public, et demain peut-être dans les chiottes selon l'expression vulgaire de Poutine.

La recherche des assassins du policier victime d'un commando de l'ETA nous montre vers quelle dérive l'on s'engage avec ces caméras que l'on dresse à chaque coin de rue ou d'allée de supermarché.

On a vite fait des coupables.

Les mouchards formulaient jadis des récits inexacts pour se débarrasser d'un gêneur, d'un mécréant, d'un concurrent, d'un adversaire politique ou pour dénoncer un protestant du temps de la Saint-Barthélemy, un juif du temps des nazis, un communiste du temps de l'occupation, maintenant la caméra ramasse des visages et les dénonce à travers leur teint, leur moustache, leur barbe et leurs habits.

La caméra du supermarché avait filmé de braves pompiers espagnols en déplacement dans la région parisienne *.

Qu'ils ont l'air ridicule ce matin tous ces journalistes qui, hier, ont immédiatement diffusé les images des caméras du supermarché nous montrant sans preuves les assassins du policier et nous indiquant que c'était des membres de l'ETA et qu'il manquait dans l'œil de la caméra une femme qui faisait parti du commando.

Encore une bourde de notre gouvernement et de ses "Fouquier Tinville " version ramolli, après l'annonce du décès d'un policier à Epernay par Fillon alors qu'il sortait du coma.

Désormais les dénonciateurs, les espions, rodent dans toutes nos rues, nos gares, nos places, nos centres commerciaux et scrutent tout ce que l'on fait et ce que l'on achète et demain ce que l'on dira.

 L'œil inquisiteur installé dans des salles de contrôle épie jour et nuit, nous poursuit et qui nous dit qu'un jour, les chiens renifleurs camérisés ne nous dénonceront pas pour un acte que nous n'avons pas commis mais que notre visage un peu marqué ou mal rasé indiquera que nous pourrions être le voyou à confondre ?

Alors la caméra du citoyen deviendra l'outil d'une nouvelle inquisition.

Ne l'est-elle pas déjà quand un supermarché remet à un pouvoir quelconque nos visages que l'on voit ensuite retransmis sur toutes les chaines de télévision.

* Selon le gouvernement régional de la Catalogne, cité par la radio nationale espagnole, les cinq hommes montrés sur les images vidéo dans un supermarché de Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne) sont des pompiers séjournant en France pour y pratiquer l'alpinisme

Bernard LAMIRAND

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