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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

TELEVISION

Publié le 31 Janvier 2010 par aragon 43 dans politique

PODIUM  TELEVISUEL

 

arton6017-aa2e4.jpgSUR LES PLUS HAUTES MARCHES DU DIMANCHE

31 JANVIER 2010

 

France 2: 13 H 15  JACK LANG

France 3: 22 H40 MG BUFFET enfin mais tardivement

France 5: 17 H40 AUBRY ET COHN BENDIT

I-TELE  : 17 H Cécile DUFLOS

BFM    : 19 H Claude GUEANT

TV 5 MONDE : 18h10 KOUCHNER

LCI : Xavier DARCOS

CANAL PLUS : 12h50 Julien DRAY COPE BAROUIN

 

Cette semaine une petite amélioration avec la présence

de Marie George Buffet mais à une heure où peu de

téléspectateurs sont encore devant leur écran.

 

Par contre les verts et la droite se payent la part du

lion.

A noter le retour du batteur d'estrade LANG

La droite nous a présenté ses vedettes habituelles

avec notamment Kouchner, Guéant et l'autre batteur

d'estrade Copé.

 

Bernard LAMIRAND

 

 

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COR ET CRIE FORT

Publié le 30 Janvier 2010 par aragon 43 dans syndicalisme

divers_067-copie-1.gifA COR ET A CRI

 

Je viens de parcourir le rapport présenté par le COR (Conseil d'orientation des retraites), organisme mis en place par Lionel Jospin pour étudier l'évolution et le devenir de nos systèmes de retraites.

Cet organisme pond régulièrement des rapports et des statistiques indubitables mais dont la traduction peut être autant pour conforter que pour détruire selon les objectifs du pouvoir en place.

Inutile de dire, que depuis 2002, la droite se sert de ces rapports pour enfoncer nos systèmes de retraites solidaires et par répartition.

Le rapport  est commandé par le pouvoir sur l'évolution de nos systèmes de retraite pour étudier de nouveaux artifices tels que les comptes notionnels; c' est révélateur de cette volonté du pouvoir et du patronat de se défaire de la sécurité sociale de 1945.

Rappelons une seule chose: Croizat a imposé la cotisation salariale et entreprise: un compte notionnel, demain, pourrait très bien reposer sur la fiscalisation et donc sur l'exonération totale des cotisations dites patronales en matière de retraite.

Que dit ce rapport?

Je vais en extraire quelques éléments significatifs.

L'Etat des lieux, il est dit : " Le système actuel apparaît complexe, du fait de la multiplicité des régimes de base et complémentaires et de la diversité des règles selon les régimes, même si une certaine convergence a déjà eu lieu.

Il assure un niveau de vie aux retraités qui est aujourd’hui globalement proche de celui des

actifs, mais des disparités importantes existent au sein des retraités.

Il comporte en outre une dimension de solidarité importante, au travers des droits

familiaux, des périodes validées au titre du chômage, de la maladie ou encore de l’invalidité,

et du minimum contributif ou garanti, qui représentent au total environ 20 % des retraites

versées par l’ensemble des régime.

 

Quelques remarques: d'entrée de jeu, le système actuel est considéré comme complexe, c'est vrai, mais chacun s'y retrouve, est-ce- vraiment cela le fond ?

L'idée de regrouper apparait donc et qui dit regroupement dit alignement et l'expérience nous laisse croire que les pratiques précédentes auront cours: l'alignement par le bas. Une autre thèse apparait, l'idée que le niveau de vie des retraités est globalement proche de celui des actifs; faux! les pratiques, depuis une vingtaine d'années, abaissent le niveau des retraites qui n'est plus juxtaposé à celui des salaires et il faut aussi observer que les salaires d'aujourd'hui sont abaissés par rapport à ceux d'il y a une vingtaine d'années notamment à cause de la smicardisation et de la précarisation du travail.

Je demande aussi de porter attention à travers la dimension solidarité qui représente 20% des retraites versées par l'ensemble des régimes et l'on sait, que le gouvernement veut s'attaquer et s'attaque déjà à certains droits comme ceux de la famille.

 

Les cinq grands objectifs. "Dégager cinq grands objectifs assignés au

pilotage d’un système de retraite : pérennité financière, lisibilité et transparence, équité entre

les générations, solidarité entre les individus d’une même génération, et enfin articulation

avec les autres objectifs de politique économique".

Ces objectifs en soit ne sont pas à rejeter; établir une pérennité financière s'impose comme la principale nécessité, par contre il faut se méfier de ce mot équité, que veut dire équitable, sinon une notion qui permet toute sorte d'interprétation et d'acceptation d'inégalités des uns par rapport aux autres et que dire de ce concept enfermant "de la solidarité d'une même génération " sinon que les droits à la retraite ne reposeraient plus sur cette chaine de solidarité mais sur d'autres valeurs: les comptes notionnels et la course d'une génération pour avoir le maximum de points en continuant l'activité salariée le plus longtemps possible pour acquérir des rentes à la prise de la retraite. Mais la notion la plus interprétative est celle de l'articulation avec les objectifs de la politique économique. En effet, cette articulation dépendra de la situation économique et donc de vecteurs où les travailleurs n'auront aucune prise telle la crise actuelle. Avec notre système actuel,c'est le contraire qui vient de se produire:notre système de retraite a été amortisseur des conséquences de la crise et a  permis  de contenir ses effets.

3° L'étude des comptes notionnels ou par points. Il est dit : "L’examen des modalités de remplacement du calcul actuel des pensions personnelles les régimes de retraite de base par un régime en points ou par un régime en comptes notionnels montre qu’un tel changement est techniquement possible et permet notamment d’intégrer des dispositifs de solidarité. Il soulèverait cependant des problèmes de gestion évidents et nécessiterait en conséquence d’être soigneusement préparé, ce qui implique à la fois des délais pour l’élaboration puis pour la mise en application d’une telle réforme".

Je passe sur les délais pour m'attarder sur le diagnostic du COR qui donne son feu vert à la mise en place de ce système. C'est techniquement possible est-il dit, c'est vrai; avec les moyens informatiques d'aujourd'hui toutes les carrières et toutes les situations peuvent être prises en compte.

Le problème n'est donc pas l'impossibilité ou la difficulté de le mettre en place.

La question qui est posée et qui les inquiète, c'est le temps, c'est la transition, c'est la globalisation de tous les systèmes dans un seul avec intégration des régimes spéciaux et publics où simplement de se contenter d'assembler le régime général de la sécurité sociale avec les complémentaires dans le privé.

Le danger est là. Je l'ai dit dans un précédent article, le système par points où sa variante de comptes notionnels offre la possibilité de jouer sur la valeur des points à acquérir ou du compte notionnel calculé sur le salaire annuel.

L'exemple des retraites complémentaires nous le démontre:  chaque année le prix d'achat du point augmente de façon à attribuer moins de points aux salariés et à l'arrivée, à la retraite, c'est le prix calculant la retraite qui est minoré. En vingt ans les salariés qui ont accédé à la retraite complémentaire ont perdu énormément (20%).

J'ai appelé cela, la théorie du curseur, mais d'un curseur qui glisse toujours du même coté pour en donner le moins possible et qui se base la situation économique et la volonté du patronat de participer au minimum.

L'autre danger, c'est qu'avec des points ou un compte notionnel, les points étant le reflet immédiat de la situation du salarié (chômage, précarité, bas salaire) le nombre de points sera affecté d'autant plus. A noter aussi que pour s'en sortir il  faudra alors continuer à travailler plus longtemps d'où la volonté du pouvoir et du patronat de ne plus être limité par l'âge légal de la retraite à 60 ans. C'est d'une limpidité extraordinaire.

Simplification ou arnaque ?

Il est dit:  "Deux schémas de simplification sont esquissés : d’une part, des régimes de base ayant les mêmes règles complétés par des régimes complémentaires spécifiques aux différentes catégories professionnelles ; d’autre part, un seul régime dans le secteur privé, résultant de la fusion du régime de base et des régimes complémentaires. Dans un régime en points ou en comptes notionnels, la solidarité passe par l’affectation au compte du bénéficiaire de points ou de capital virtuel supplémentaires, ce qui rend explicite la contrepartie en termes de cotisation de tous les droits accordés et peut contribuer à en clarifier le financement. Un changement de système pourrait être l’occasion de remettre à plat les différents dispositifs de solidarité du système actuel".

Je m'arrêterais à la remise à plat des systèmes de solidarité, il est clair, qu'à travers la mise en place d'un tel système qu'il soit pout toutes les professions ou uniquement pour celles du privé par exemple, l'objectif que ne manquera pas le pouvoir, dans sa remise en cause de la répartition issu de 1945, c'est la solidarité et les dispositifs qui l'accompagnent et j'ai cité les événements familiaux, on peut aussi citer ceux concernant les périodes de chômage indemnisées etc.

C'est le compte qui va pour ainsi dire compter, il sera l'objet de manipulations comme par exemple pour les comptes notionnels de tenir compte de la période de retraite selon des calculs actuaires liés à l'espérance de vie qui diminueraient d'autant plus la rente.

Bref, un système qui parait transparent, mais c'est une apparence, tout les coups seront permis en sourdine pour réduire le niveau de la retraite ou de la rente.

Ce système nous sort en définitive de la retraite par répartition, il oblige le salarié à continuer le plus longtemps possible pour avoir une retraite acceptable; on pourra dire qu'il va courir après sa retraite comme l'âne après une carotte qui s'éloigne d'autant pour le faire avancer vers les 70 ans (âge où désormais on peut travailler).

 

 

EPILOGUE

Le COR crache le morceau: celui de la réalité du financement et il est dit ": La comparaison des techniques de calcul des retraites fait ressortir la capacité d’autorégulation du système en comptes notionnels face aux évolutions démographiques et économiques. La technique des comptes notionnels permet en effet, en contraignant les paramètres déterminant le montant des pensions, de contenir les éventuels déficits du régime, notamment face à l’allongement de l’espérance de vie, sans toutefois conduire nécessairement à l’équilibre instantané. En particulier, en l’absence de réserves suffisantes pour financer le trois leviers que le COR a régulièrement mis en évidence dans son abaque : le niveau des ressources, le niveau des pensions et l’âge moyen effectif de départ à la retraite. surcroît de dépenses lié au papy boom, il serait nécessaire dans tous les cas de préciser comment celui-ci sera financé. Les régimes en annuités et en points peuvent être plus spontanément pilotés au fil de l’eau mais présentent voulant poursuivre d’autres objectifs. En tout état de cause, quelle que soit la le risque de s’écarter durablement de l’équilibre en technique utilisée (annuités, points ou comptes notionnels), le retour à l’équilibre du système de retraite, face notamment au vieillissement de la population, repose dans tous les cas sur les dans tous les cas sur les

trois leviers que le COR a régulièrement mis en évidence dans son abaque : le niveau des

ressources, le niveau des pensions et l’âge moyen effectif de départ à la retraite.

Tout est dit dans la conclusion; en effet, la question principale c'est comment équilibrer les systèmes de retraites à un horizon de moyen terme: le COR renvoie aux trois possibilités, celles des ressources, du niveau des pensions, de l'âge moyen effectif de départ, à la retraite.

Je m'arrêterai au financement. La technique par points ou par comptes notionnels peut contenir les difficultés financières actuelles est-il dit; c'est un aveu que ces techniques peuvent contraindre à des coupes sombres dans les acquis en matière de retraite solidaire; c'est avoué et c'est accompagné de l'idée de toucher aux paramètres des pensions et de l'âge de départ.

Le COR, manière de rien, le suggère doucereusement.

Mais il admet que le financement n'est pas réglé pour autant.

En conclusion, c'est donc bien le financement qui est la pierre d'achoppement;

C'est la question centrale. Il faudra la résoudre et cela passe inévitablement par une augmentation conséquente de la part entreprise concernant la cotisation sociale pour non seulement boucher le trou actuel creusé par les exonérations patronales, les bas salaires, le chômage, la précarité et la part exorbitante du profit prélevé sur la valeur ajoutée et je pense que le COR, s'il est un organisme sérieux, indépendant et force de propositions, devrait calculer ce qu'il en couterait aux entreprises et aux salariés d'une retraite à 60 ans pour tous à taux plein, avec une pension minimale du niveau du SMIC et d'un calcul prenant en compte les 10 meilleures années pour tous, d'une réversion à 75% .

Je proposerai volontiers un ordre de grandeur de 70 % pour les entreprises et de 30 % des salariés de ce que peut représenter ces revendications.

J'entends dèjà les hurlements patronaux et ceux aussi des enfants sages des réunions paritaires; "c'est démagogique, c'est pas crédible, cela va mettre sous la paille toutes les PME etc.

Alors, je sors ma botte secrète: comment se fait-il que notre cher président a trouvé des centaines de milliards pour renflouer les banques et surtout les comptes des actionnaires et qu'il ne pourrait pas en trouver pour la protection sociale et la retraite ?

Oui, ils peuvent payer.

La question des retraites est donc importante pour tous les travailleurs et en particulier pour les jeunes générations qui seront sacrifiées "aux  deux bouts" si ce système par points ou par compte notionnels se mettrait en route où si la retraite serait portée à plus de 60 ans: ils seront les dindons de la farce en étant chômeur en début de carrière et à partir de 55 ans jusque perpète.

Ils n'auront plus qu'à espérer qu'une "retraite pour les morts" comme disait la CGT dans les années 1910.

 

Alors, une seule alternative, mettons en l'air tous les plans de ces messieurs-dames et n'attendons pas pour réagir, surtout que l'on sait que le pouvoir compte prendre ses décisions pendant les vacances et des mauvaises langues disent, j'en fais partie: ce sera au moment de la coupe du monde de Foot.

 

Alors vite une bonne grève pour l'avenir de nos retraites.

Bernard LAMIRAND

 

samedi 30 janvier 2010

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VILLEPIN ATTENDRA LES CROCS DE BOUCHER

Publié le 29 Janvier 2010 par aragon 43 dans politique

lepetit.jpgVILLEPIN :  LES CROCS DE BOUCHER ATTENDRONT LA BETE

 

La justice immanente poursuivra son œuvre.

Le drôle de l'Elysée*, qui ne pouvait faire appel puisque le droit lui interdit, peut s'estimer satisfait: le procureur fera le nécessaire en toute indépendance.

Celui-ci, évidemment, est indépendant: tout le monde le sait;  il a pris sa décision tout seul.

Cela n'a rien à voir avec sa hiérarchie et sa nomination.

Quiconque dirait le contraire serait poursuivi.

Il peut, nous dit-il, contester la décision du tribunal, l'appel le lui permet. Ainsi dame justice peut suivre son cours la loi le permet.

Un procès en appel durera un certain temps et le jugement en appel viendra dans un moment opportun, la période électorale présidentielle. Chacun pourra tirer les conclusions qu'il voudra sur cette opportunité. Sera-t-elle favorable à l'hôte actuel de l'Elysée pour éliminer définitivement un rival dangereux ou sera-t-elle propice à l'accusé ?

D'ici là, justice établira son cours, en toute sérénité, loin des clameurs, dans les palais où aucun mur ne viendra raconter ce qui se dit chez les puissants.

Des puissants parmi les puissants qui font les jugements de cour disait-on du temps passé.

Les crocs de boucher attendront la bête.

Et qui nous dit que les procureurs qui remplaceront les juges sont aux ordres et ne peuvent être indépendants du pouvoir ?

Les mauvaises langues sont priés de se taire.

 

Bernard LAMIRAND

* appellation sympa des enfants en patois charentais

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SOLIDARITE AVEC LES SANS PAPIERS DE CREIL

Publié le 28 Janvier 2010 par aragon 43

SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS SANS-PAPIERS ILS ONT BESOIN DE NOUS

 

Denis et moi sommes allés hier à la soirée de solidarité et de soutien à l’initiative des 68 travailleurs intérimaires sans-papiers en grève depuis le 12 octobre 2009.Ils sont chaleureux,

accueillants, mais la plupart d’entre eux sont fatigués même s’ils iront jusqu’au bout. Malgré

leur détermination, courage et dignité ils souhaiteraient voir l’issue de cette action légitime

c'est-à-dire leur REGULARISATION.

Suite aux échanges entre eux et les participants il a été décidé d’un commun accord 2 choses

très importantes pour eux :

  • un comité de soutien  pour permettre de mieux les aider aux niveaux  logistique (alimentation,linge,téléphone,…),administratif et politique afin que ce mouvement déjà  populaire s’amplifie et  recueille l’adhésion des salariés et de la population et pour que leur requête aboutisse.
  • Un grand RASSEMBLEMENT

 

Le mercredi 3 Février à 19 heures

A la préfecture de Beauvais

 

            Une délégation devrait être reçue par le Préfet afin d’exiger leur régularisation.

Il est important et nécessaire que nous y soyons très nombreux afin de les soutenir, les préserver et que leurs demandes aboutissent car le gouvernement joue le pourrissement de ce mouvement. Humainement il est inacceptable que l’on traite des hommes de cette façon.

Depuis des semaines ils n’ont plus de salaires donc ne peuvent plus subvenir aux besoins de

leur famille, leurs enfants avec qui ils n’ont quasiment plus de contact et qu’ils ne voient plus.

 

Par humanité, par solidarité parlons de cette initiative afin que le plus de monde participe.

Organisons du co-voiturage pour nous y rendre.

 

Etre avec eux le 3 février c’est exiger qu’ils puissent continuer à travailler et vivre libre.

 

 

Martine Pleuchot

Denis Dupuis

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CGT FORCE DE PROPOSITIONS ET DE LUTTES

Publié le 28 Janvier 2010 par aragon 43 dans syndicalisme

CGT : UNE BONNE NOUVELLE

 

arton171-844f3.gifLa CGT met en actes ses décisions de Congrès.

Le 49 ème congrès s'était conclu dans une ambiance et des décisions de luttes.

La proposition de la CGT, faite à toutes les organisations syndicales, de se rencontrer pour faire le point de la situation, tant sur l'emploi qui va vers l'abime et le pouvoir d'achat et les retraites montre qu'elle place résolument l'action, la lutte comme rapport de force pour obliger le gouvernement à négocier.

J'apprécie, d'autant plus que depuis plusieurs semaines j'appelle à de telles décisions dans mes blogs.

Ce gouvernement entreprend un vaste bouleversement des données sociales pour permettre au patronat, aux actionnaires, aux banquiers de se refaire une santé après le plongeon des subprimes.

Le renflouement de ceux-ci abouti à ce qu'ils retrouvent aujourd'hui des profits scandaleux alors que pour les travailleurs et les retraités c'est la disette et pour les jeunes le chômage. ( Ex…Total 8 Milliards de profits et 700 salariés mis à la porte à Dunkerque)

Donc satisfait de la proposition d'agir, de ne pas attendre les résultats des régionales, de ne pas s'en remettre à des rencontres de BAVARDAGES.

L'idée d'agir le 15 février 2010, le jour où  les organisations syndicales seront reçues à l'Elysée peut être considéré comme l'ouverture de ce front de lutte.

L'idée de mettre tous les militants et je suppose tous les dirigeants de la CGT sur le terrain dans la semaine du 15 au 19 février me parait de bonne augure pour lancer le débat et la mobilisation dans tous les lieux de travail et dans les localités avec les retraités qui ont également une journée d'action sur les retraites le 24 Février.

Il faut vraiment que l'on débatte avec l'ensemble du monde du travail.

600000 chômeurs de plus en 2009 et des centaines de milliers en plus en 2010, c'est inacceptable.

Des centaines de milliards qui quittent les poches des travailleurs pour rejoindre celles des actionnaires, ce n'est plus tolérable.

Dire à des travailleurs proches de la retraite qu'il faut continuer jusque 65 voire 70 ans alors qu'ils sont foutus à la porte avant, c'est ignominieux.

Faire travailler le plus longtemps possible et avec des heures supplémentaires alors que des millions de jeunes sont sur le carreau, c'est inadmissible.

On nous parle de dette, qui a mis le pays dans la dette, sinon ceux qui s'en sont mis plein les bourses avec force d'intérêts financiers. Il faut en finir avec les exonérations de cotisations sociales, en finir avec des subventions aux banques, en finir avec le bouclier fiscal: en d'autres termes le financement de la protection sociale doit passer par l'arrêt de ces hold-up patronaux.

Alors faisons ce qu'il faut pour créer les conditions de l'action et tant pis pour les trainards, ceux qui veulent en rester qu'à quelques demi-mesures pour calmer la rue, l'unité ce n'est pas la tranquillité "du rien faire et attendre".

Pensons un grand mouvement pour faire mordre la poussière au Medef et à l'Elysée.

La semaine prochaine, tous les cheminots seront en grève, c'est de bonne augure, encourageons les en discutant avec tous les usagers pour que ceux-ci ne soient pas des adversaires de leur lutte.

Soyons des appuis de cette première grande lutte de l'année 2010.

Bernard LAMIRAND

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TF1 CIRCUS SARKOZY : PLOUF

Publié le 26 Janvier 2010 par aragon 43 dans politique

SARKOZY L'ILLUSIONNISTE

 

coleresdupresent.jpgTFI ce soir était un véritable cirque.

Un clown faisait merveille sous le piste amicalement dressée par le Circus de TF1.

Le premier tour de piste eut lieu avec la charmante Ferrari aux yeux enjôleurs et pleins de fausses perfidies. La dame avait de l'adresse pour poser quelques questions plus ou moins embarrassantes mais manifestement prévues pour permettre à l'illusionniste de se sortir de cartes mal distribuées dans un jeu précédent.

Alors de sa manche il nous sorti sa carte maitresse, pour faire taire le peuple, le PDG d'EDF et de VEOLIA était en transition(peut -être comme les immigrés à BESSON). Pour son salaire, il admis les gains somptueux, mais en disant que c'était méritoire et qu'on ne pouvait trouver sur la place un homme aussi doué et compétent que lui ( un être surnaturel).

A ces mots, toutes les autres cartes du jeu truqué voltigèrent d'aise et se dirent qu'elle aussi avaient des compétences non reconnues. Plein de téléspectateurs se sont dit, à ce moment là, que leurs patrons les avaient roulé dans la farine depuis des années.

Oyez-oyez- bonnes gens, déposez demain vos cahiers de compétences à votre patron.

Vint d'autres jeux de cirque, plus ou moins intéressant, l'illusionniste avait hâte de prendre congé de l'égérie de  TF1 qui le remerciât avec déférence.

Pernaut, en tant que maitre de cérémonie, pendant ce temps, s'activait sur une autre piste, il avait durant toute l'après midi préparait avec forces  conseils, on dit "briffer", les artistes qui allaient se produire face au maitre du séant.

Ceux-ci attendaient sagement l'illusionniste et se demandaient quels tours il allait leur jouer. Ils avaient été choisi pour représenter toutes les facettes de ce grand cirque qu'est la France. Ils étaient là, assis, et voilà que le prestidigitateur apparait sur le bord de la piste aux étoiles.

Les présentations sont vite faites et l'on commence par le chômage, une jeune fille explique qu'elle n'arrive pas à trouver un emploi et pourtant elle a tout ce qui convient comme formation et compétences, notre manipulateur en chef trouva une porte de sortie dans un débat scabreux pour lui sur les mérites de l'apprentissage, de la formation sur le tas, la brave gamine en fut tellement contrariée qu'on ne l'entendit plus.

Vint le gars de la SBFM, un cheval fougueux dans l'arène, le "pitre" essaya de le désarçonner par quelques tours de magie, autour des tours du passé, chez Renault, du temps des PDG socialistes qui ont vendus les meubles à l'étranger;  rien ne démontait le Pur-sang de la SBFM, le maitre du manège trouvait à qui parler, les saillies étaient fortes, chômage, profits, délocalisations, sous-traitance, "dans quel monde vous vivez Monsieur le Président" dit-il;  le regard vif, fier de l'ouvrier de l'automobile exprimait l'emploi, parlait des salariés sous -traitant;  manifestement poussé dans ses retranchements, ne trouvant plus de bonnes cartes dans son jeu, l'illusionniste tenta une sortie en catastrophe , une annonce à ne pas oublier pour l'avenir de l'industrie et de Renault: il fit une déclaration que les productions de Renault, toutes, seraient réintégrées en France pour celles produites pour des consommateurs français ou européens.

Pernaut était sans voix.

 A noter dans l'escarcelle des promesses; sera-t-elle tenue celle là. Mystère.

Les gars de Gandrange apprécieront.

Puis vint la laitière et son pot au lait. La brave, depuis un an, elle déclame " adieu, veaux, vaches, cochons, poulets"; elle n'a plus un rond et le président, une larme aux yeux, sorti alors son atout majeur, son joker comme on dit dans les émissions de téléréalité, il prendra son fouet pour voir ces salopards des hyper marché qui s'en mettent plein les poches.

Il oublia de dire à la fermière, que déjà, il avait eu des coups de menton appuyés et que rien ne s'était passé sinon que "du vent".

Puis vint la fonction publique, un professeur en contrat à durée déterminée depuis 6 ans lui fit remarqué cette injustice de la non titularisation et notre président, soudainement emporté par de grands sentiments de justice, pris la grande décision de titulariser tous ces contrats. Il assortit sa décision d'un "donnant donnant", il faudra accepter la baisse des effectifs d'enseignants.

Puis vint une  infirmière qui voulait avancer le problème des urgences où la situation se dégrade et le prestidigitateur, devant la véracité des faits, dû alors sortir son deuxième joker :  acceptez dit-il, Madame, cette belle proposition d'échanger contre un meilleur salaire votre retraite de l'âge de 55 ans en la passant à 60 ans. On ne parlât plus des encombrements des urgences.

Enfin, et vite dit, vint le tour d'un patron qui pleura sur la concurrence exercé par des camions polonais, un petit patron routier, 700 salariés, pleins de camions, et l'intéressé cherchait des aides, des détaxations et pourquoi pas de voir demain ses chauffeurs payés à coups de frondes comme les polonais qui le concurrencent.

Et le clou de la soirée fut la retraite, le maitre des cérémonies PERNAUT avait trouvé, en la circonstance avantageuse pour le postulat de "travailler plus longtemps", une femme de 57 ans avec un mari âgé, chômeur depuis 5 ans, qui voudrait trouver du boulot et un artisan de 68 ans, qui, devant une petite retraite d'artisan, se débrouillait vaille que vaille pour continuer à travailler dans la force de l'âge. Une occasion pour nous dire que le problème des retraites serait réglé cet été(comme Balladur en 1993) et en insistant sur le fait qu'il ne diminuerait pas les retraites; en clair, cela voulait dire qu'il rallongerait l'âge de la retraite.

Nous voilà averti.

Finalement, cette soirée au coin du feu pour écouter Sarkozy, laisse tout le monde sur sa faim, en pouvait-il être autrement ?

La plupart des personnes présentes manifestaient leur désappointement et Sarkozy ne leur promettait qu'un avenir incertain. Les emplois vont revenir, dit-il, avec la croissance, il faut travailler plus et plus longtemps, aire des heurs supplémentaires, c'est la crise qui est responsable, et les 35 heures exhumés pour répondre au syndicaliste CGT de la SBFM qui avait enfoncé le clou autour des profits des actionnaires.

Bref, on a vu un président doucereux, sentencieux, acculé devant tant de témoignages de ces français invités et mécontents de sa politique, il n'avait plus la fringance du début de son mandat se référant sans cesse à ses engagements de manière défensive.

Le prestidigitateur a tapé à coté.

Le Circus TF1  et ses camelots ont tenté vainement de redresser l'image de leur trapéziste en chef.

Ont-ils réussi ?

Dès que les feux de la rampe se sont éteints, les démonteurs de l'immense chapiteau des gobe-mouches s'affairaient.

Combien de français, ce soir, ont cru à ses balivernes?

Les prochaines manifestations et grèves nous le diront.

 

Bernard Lamirand

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TRIBUNE DOMINICAL DES BATTEURS D'ESTRADE

Publié le 24 Janvier 2010 par aragon 43 dans politique

TRIBUNE DES BATTEURS D'ESTRADE

DE LA TELEVISION

arton6017-aa2e4.jpg 

Sur les plus hautes marches du dimanche 23 janvier

2010

 

         FADELA-AMARA       CANAL PLUS

          KOSCIUSKO-MORIZET   CANAL PLUS

          MARTIN-HIRSRH       CANAL PLUS

           LAGARDE             2 EME CHAINE

           HOLLAND             2 EME CHAINE

           DEVILLEPIN            2 EME CHAINE

            BOVE                 LA CINQ

            BESSON               BFM

             DE-SARNEZ            LA CINQ
BERTRANT       FR3
WOERTZ        LCI

 

ü  ABSENTS POUR CAUSE D'EXTINCTION DE VOIX

ü  COPE-LANG-JOSPIN-LEFEBVRE

  

NON-HABITUEE BUFFET: PERSONA NO GRATA
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PEILLON ET LA TELEVISION ...

Publié le 24 Janvier 2010 par aragon 43 dans politique

 

 

PEILLON- TELE : LA VOIX DE SON MAITRE ?

 

balance-justice-copie-1.jpgDepuis quelques jours se déchainent des faux débats sur la qualité des présentateurs d'émissions politiques s'exprimant sur les chaines de la télévision publique.

 

Peillon, qui a bénéficié en son temps des largesses de la télévision pour monter ses rencontres avec le Modem, Robert Hue et l'inénarrable Cohn Bendit, a entrepris de régler le compte de Chabot à l'accusant de servilité avec le pouvoir.

Grosso-modo, ces politiciens, dès que la place ne leur ait pas assuré à la hauteur de leurs exigences,  montent des cabales et entretiennent la pression pour avoir droit au traitement préférentiel des chouchous de la coterie télévisuelle.

Peillon, voudrait donc être dans la cour des têtes d'affiches politiques bien-pensantes qui s'expriment à longueur de journée sur nos écrans. Je ne citerai pas de noms, chacun peut faire l'expérience sur un petit carnet, il s'apercevra que c'est toujours les mêmes qu'on invite que ce soit sur les chaines publiques ou privées.

Je crois que le problème n'est pas la servilité.

La télévision comprend de nombreux journalistes qu'on ne peut accuser de servilité et qui font leur travail de manière professionnel. La question est de savoir si ce travail arrive jusqu'à nos écrans, jusqu'à nos fameux présentateurs dont les rétributions, les cachets, les piges, les ménages sont parfois aussi importants que ceux qui défrayent actuellement la chronique du monde des affaires.

Qui manie nos écrans?

Chabot ? Non… c'est plus profond…

Pour moi, c'est clair, c'est l'idéologie dominante. Elle s'incruste dans les esprits, elle modélise les appréciations, elle copine, elle fait le tri en fonction des parti-pris qui viennent de loin et de la formation reçue dans les écoles initiatiques. Il ne faut pas oublier que le capital forme ses porte-paroles: Sciences-Po, écoles de journalisme catho, pantouflage dans les groupes du CAC 40, fondation etc..

Alors, servilité n'est pas le mot, ils n'obéissent pas, ils ne sont que des produits de la société dominante.

La question n'est donc pas de les considérer comme des perroquets du système mais comme issu du système, de son idéologie libérale et d'un savoir-faire très professionnel pour la propager.

Dès lors, leurs particularités ne peuvent prendre que les signifiants de cette société auquelle ils ont été dressé.

Je répète, je ne parle pas du brave journaliste mais de ceux que le capital choisit pour diriger sa communication dans les grands moyens audio-visuels. Il ne s'agit donc pas de compter les minutes auxquelles chacun a droit mais de voir les créations d'émissions d'actualité: servent-elles l'information où servent t'elle une idéologie, en l'occurrence celle du système qui nous gouverne actuellement?

Une télévision, une radio débarrassée de la tutelle du système, cela n'existe pas, il faut non point "faire avec" mais plutôt faire intervenir les auditeurs et les téléspectateurs en permanence. C'est eux qui peuvent faire bouger les lignes actuelles.

Comment ?

Tout simplement en exigeant d'avoir la parole, d'avoir des débats qui les concernent, de demander la pluralité d'interventions et non pas ces comptes d'apothicaires que fait le CSA en fonction de la représentativité. Cela s'est de la rigolade, par exemple Tartempion, qu'on aime pas, on lui donnera son petit temps de parole à une heure de petite écoute.

Je partage cependant un argument de Peillon, celui des débats d'actualités, aucun débat digne de ce nom n'a été organisé à la télévision sur le pouvoir d'achat, le chômage, les retraites avec les syndicalistes où avec tous les politiques y compris ceux dit des petits partis qui ne risquent pas de devenir grand avec le traitement inique qu'on leur impose.

Lundi soir nous verrons le Président s'exprimer sur la première chaine, les participants auront été triés sur le volet et c'est lui, de par sa fonction, qui fera, devant des braves gens certainement, en s'appuyant sur leurs dires, la classe aux français pour qu'ils comprennent, en ces temps d'élections, que c'est lui qui a raison, que c'est lui qui commande. Il ne sera pas contredit puisque c'est lui qui conclura avec là des journalistes d'une chaine privée du système.

 Alors télévision "voix de son maitre", oui et non, les événements poussent parfois ces présentateurs "tête de gondole" du système à réagir. Il ne l'ont pas fait pour le référendum de la constitution européenne parce que tous "ces cracks" vivaient dans une douce euphorie d'une Europe libérale, par contre pris par la crise du système, ils ont dû "bon gré- mal gré", parler de ces riches, de ces fortunés, de ces paradis fiscaux, de ces banquiers spéculateurs comme des tricheurs et des profiteurs.

Ces têtes de gondoles de la presse écrite, audio-visuelles, ne l'oublions pas baignent dans le système, ils se connaissent les uns et les autres et la frontière avec le monde politique, le monde économique, le monde jet-set est très mouvant. On vient des même écoles où l'on a été copains et copines de classe, des mêmes ministères où l'on a pantouflé avant d'avoir soit son maroquin, son poste de PDG, son poste dans la haute administration ou dans les organes de la presse où encore son métier de présentateur d'émissions culturelles.

Et puis c'est vrai, on déjeune ensemble, on va au "Fouquets" se faire voir, dans les cérémonies officielles on bouscule son voisin pour être au plus prés du mâle dominant.

Oui, nous avons les médias que nous nous sommes donnés. Ne pleurons pas, changeons les…

Peillon pleure parce qu'il n'est pas encore dans la cour des grands, il est comme le petit poussin devenu coquelet, et maintenant il veut sa place dans la basse-cour des coqs qui nous gouvernent.

Moralité: Peillon se trompe de combat; le vrai, le juste combat, c'est celui de nos exigences en direction de ces moyens audio-visuels  pour que la pluralité politique, économique, sociale, culturelle s'exprime.

La démocratie…

Des centaines de milliers de courriels pour exiger tel ou tel reportage, débats, documentaires, personnalités ignorées, seraient plus féconds que ces coups de gueule.

 

Bernard LAMIRAND  

 

 

 

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CREIL -SENLIS-CLERMONT L'HOPITAL PUBLIC EN DANGER

Publié le 23 Janvier 2010 par aragon 43 dans Actualités

L'HOPITAL PUBLIC EN DANGER

Hopital_Creil.jpg 

Je suis adhérent du comité de défense de l'hôpital de Creil et je participe à la lutte engagée par les usagers et le personnel pour son devenir ainsi que ceux de Senlis et de Clermont.

Les hôpitaux publics doivent être à la hauteur des besoins des patients, et en ce moment, tout est fait pour restreindre les moyens de  soigner dans de bonnes conditions les patients et de rendre responsable les personnels des mauvaises orientations de la droite qui casse la santé de tous pour une santé profitable.

Un proverbe dit: "la santé n'a pas de prix"; avec ces gens là, la santé à un prix, de plus en plus cher, et de ce fait de l'injustice et de l'inégalité devant la maladie. Pour eux, c'est une marchandise qui doit rapporter, "rapporter gros", tant pis pour ceux qui ne peuvent être profitables du fait de leurs pauvres moyens financiers.

Actuellement, la loi Bachelot exerce cette approche, faire de l'hôpital publique un lieu de rentabilité où le patient devient un client, l'exercice médical devient une marchandise qu'on vend dans une concurrence effrénée entre la structure publique adoptant de plus en plus des critères de gestion privée et le domaine privée qui s'installe, y compris dans l'hôpital publique, pour se faire du fric sur le dos des malades.

La fusion d'hôpitaux a ce but: créer partout des pools profitables en restructurant les activités pour les rendre plus rentables aux capitaux privés dans et hors de la structure de l'hospitalisation publique. Ces regroupements diminuent les équipements, les personnels, les possibilités de soins appropriés à chaque patient, l'accompagnement des malades, ils amplifient les délais pour être hospitalisé, pour des rendez-vous, pour les trajets pour s'y rendre, pour les visites.

Plus grave encore, ils organisent le tri des malades entre ceux qui auront les moyens de se payer des spécialistes à tarifs outranciers pour être servi au plus vite et ceux qui attendront et resteront là, plantés, attendant un rendez-vous.

Le pire, pour les patients de Creil, de Senlis, de Clermont, n'est pas encore arrivé mais il se dessine déjà, c'est les urgences. J'y suis allé la semaine dernière à Creil, je suis arrivé le soir vers 20h30, je n'ai pu bénéficié auparavant d'un docteur SOS médecin, tous étant surchargés, j'ai été reçu par un personnel médical des urgences compétent mais débordé; nous étions plusieurs dizaines à attendre dans le couloir que les médecins nous auscultent, ils étaient peu pour un tel nombre. De voir toute ces souffrances stationnées comme des voitures dans un embouteillage est indigne de la France. J'ai été ausculté et soigné vers 3h30 du matin, j'ai pu observé toutes ces arrivées d'ambulances conduisant des malades, des cas difficiles, de la misère humaine, celle-ci s'étalait au vu et au su de tous, sans moyen d'assurer une vraie discrétion, et tout ce personnel, médecins, infirmiers(es), aides médicales faisait son possible, admirablement, dans des conditions inadmissibles pour les patients. On doit leur tirer le chapeau.

Au comité de défense, nous savons maintenant que les adeptes des centres de profits pour nos hôpitaux publics veulent regrouper en un seul hôpital toute la partie sud de l'Oise.

Dans mes pérégrinations de la nuit des urgences de Creil, j'ai observé ce va et vient de malades admis aux urgences de Creil et venant aussi de Senlis pour grossir le flot des urgences de Creil. Des malades s'offusquaient de la situation qui leur été faite, l'impatience et l'énervement régnait au fil des heures, certains mettaient en cause le personnel, j'ai discuté avec certains d'entre eux, ils ne savaient pas que leur venue à Creil était la résultante de cette volonté du pouvoir de réduire les services publics, de réduire les moyens de santé, de supprimer des lits. Je leur ai dit que demain serait pire si tout était regroupé aux urgences de Creil et que dès lors les attentes ne seront plus dans les couloirs mais chez soi, au bout du téléphone pour avoir une place qui viendra de plus en plus tard, très tard, trop tard.

Il y a une grande bataille à mener comme le dit le Secrétaire Général de l'UD CGT de l'Oise pour non seulement dénoncer mais proposer le développement des services hospitaliers dans ce bassin creillois , dans cette partie sud de l'Oise où l'on voit se profiler à toute vitesse une médecine pour les riches sous la houlette du ministre du budget Woerth et une médecine des pauvres qui attendront et trouveront le temps, trop long, trop long, de plus en plus long pour être soigné.

Fermer Senlis et Clermont, entasser à Creil, sélectionner les malades rentables pour le privé, voilà ce que nous prépare l'application de la loi Bachelot.

Un camarade disait, lors de la réunion du comité de défense, que ce débat devait prendre une autre tournure et notamment dans les entreprises où les salariés pourraient être un vecteur important de ce combat pour redonner à notre système de santé public toute l'importance qu'il doit avoir.

Je partage cette opinion.

Je partage aussi que le rassemblement de toute la population se gagnera par un travail autour du développement des services publics qu'ils soient de la santé, de l'enseignement, de la poste etc..

Mais je pense aussi que chacun à un  rôle à jouer, le syndicalisme, les comités de défense et je rejoins Paul Cesbron dans cette idée que chacun peut apporter sa pierre à cette grande bataille pour une santé publique non inféodée à l'argent et aux profiteurs vivant sur le dos des patients et de la sécurité sociale. Défendre et proposer disait-il; je partage….

Alors, en tant que comité de défense, nous avons un rôle à jouer, créer les conditions de la mobilisation de toute la population, ce n'est pas facile, ce n'est pas en disant que la population sait mais qu'elle subit et qu'elle n'est pas en mesure de se mobiliser que les choses avanceront dans le bon sens.

Le fatalisme est la pire des choses.

Il ne faut pas faire peur non plus, il faut que la population ait toutes les données de ce qui se trame, avec des hommes et des femmes chargées d'exécuter les basses besognes pour le compte de Bachelot, pour orienter vers une santé à l'américaine.

Ces gens là sont dangereux pour notre santé, pour nos enfants, pour nos parents et grand parents, pour ceux victimes d'accidents du travail ou de conditions de travail.

 

L'hôpital public appartient aux citoyens, elle ne peut appartenir à cette caste de financiers, d'énarques, d'acolytes des intérêts privés.

En ce sens, il faut faire régner la démocratie et l'hôpital public doit être celui de la population concernée par ses élus, par ses syndicats, par les professionnels de santé.

Organisons des meetings de santé partout, dans les quartiers, dans les comités d'entreprises, mettons les salariés et l'ensemble de la population dans le coup.

Cela changera bien des choses

 

Bernard LAMIRAND

 

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LUTTER ....SEULE CONDITION POUR CHANGER CE MONDE DE PROFITEURS

Publié le 22 Janvier 2010 par aragon 43 dans syndicalisme

SALAIRES-RETRAITES-EMPLOI-CONDITIONS DE TRAVAIL : LES DEBATS REVENDICATIFS VONT COMPTER

arton171-844f3.gifBeaucoup de camarades s'interrogent en ce moment sur la possibilité de mettre en échec le dispositif gouvernemental et patronal visant à mettre en cause systématiquement les acquis sociaux et faire payer la crise aux salariés et aux retraités.

L'idée d'un grand mouvement social est toujours dans les esprits, mais comment y parvenir ?

Chez les travailleurs, les coups pleuvent, et ils se demandent s'il est possible de mettre fin à ce cycle infernal de détricotage des conventions collectives et des protections en matière d'emploi, de temps de travail, de salaires et de retraites.

Même un certain fatalisme règne, d'autant plus que la gauche semble incapable de s'unir sur un projet progressiste, les plus vils projets de la droite comme celui de remettre en cause la retraite à 60 ans sont admis par le parti socialiste.

Concernant les salaires, question éminemment de classe, puisqu'elle est au cœur de l'affrontement capital-travail, le ronron des négociations annuelles aboutissent souvent à des constats de désaccords où à des signatures d'organisations minoritaires pour des miettes. Le patronat offrant gracieusement des 0,,,,,,,,,, alors qu'il offre à ses PDG de 100 à 150 fois le smic voire plus.

Le prix de la force de travail doit venir contrecarrer celui des profits.

Pour les retraites, les négociations n'existent pas pour le régime général, c'est le gouvernement qui décide "le rien" ou le "pas grand-chose" depuis des années et cela devient une ritournelle ou l'on s'offusque sans grand résultat. Par rapport aux retraites complémentaires, c'est le bal des hypocrites, toutes les organisations syndicales constatent la dégringolade chaque année des retraites complémentaires qui s'amenuisent comme une peau de chagrin, mais au bout de la négociation paritaire, certaines, (sauf le CGT) qui siègent dans les conseils d'administration quittent leur habit syndical pour se recouvrir de celui de gérant de la pénurie organisée par le patronat pour  réduire le niveau des retraites complémentaires par de savants calculs occasionnant des pertes de plus 15 % en 15 ans.

Ces situations, les travailleurs et les retraités les vivent comme des coutumes auxquelles ils n'ont pas prises.

C'est ce climat là qu'il faut changer. Le mécontentement est grand dans toutes les catégories mais il n'arrive pas à s'exprimer à cause de ces simulacres de négociations par les patrons.

Il faut réagir contre cet engourdissement "partenarial".

D'ailleurs pourquoi négocier une fois par an, au coup de sifflet patronal, de le faire le plus loin possible du lieu de travail (bientôt on va prendre l'avion pour aller négocier à New-York).

Il n'y a pas un moment déterminé pour discuter des salaires et des retraites, il y a plein de moments et plein d'actions à mener pour cela, et comme on disait dans le temps "pour les obliger à se mettre à table, le couteau sous la gorge (c'est une expression).

L'heure est donc à l'action, je pense même que tout le mouvement syndical ne doit penser qu'à cela et l'organiser en ce sens.

 Un grand malaise règne et n'arrive pas encore à déboucher: comment le faire ?

Je n'ai pas de solutions miracles, mais ce que je sais, c'est qu'en ce moment les travailleurs et les retraités ont besoin des militants face au déluge d'informations tronquées qui leur parvient pour démontrer que pour eux il n'y a rien à attendre, que le sacrifice de leur emploi, de leur salaires, de leurs retraites sont nécessaires pour redresser les comptes de la nation et surtout celui des actionnaires.

Ils enragent de voir PROGLIO d'EDF se faire deux paies mirobolantes alors que pour eux, ces mêmes patrons leur disent, "vous n'aurez que des miettes et même rien dut tout".

Je répète ma proposition: mettre tout le dispositif syndical public et privé en phase avec les revendications, organiser durant tout le mois de février un débat national dans chaque lieu de travail et le conclure par des décisions d'actions des travailleurs et des retraités.

Un dépôt géant des cahiers de revendications, des milliers de rencontres avec les travailleurs, les retraités, les demandeurs d'emplois.

Allons-y….

 

 

Bernard LAMIRAND

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