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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

2010 PLEIN DE LUTTES SUR LES SALAIRES ....

Publié le 31 Décembre 2009 par aragon 43 dans syndicalisme

NIVEAU DE VIE EN HAUSSE: POUR QUI ?

DE QUI SE MOQUE T'ON ! 

L'INSEE annonce : "Nouvelle progression du revenu disponible brut des ménages"

Le revenu disponible brut des ménages poursuit sa progression ce trimestre (+0,8 % après +1,1 % au deuxième trimestre).

Additionner des choux et des carottes et y rajouter le caviar de quelques-uns, à coté, ne fait pas une bonne soupe pour tout le monde.


LE" DARES"

fait une étude relative aux salaires et indique également:

Dans les entreprises de 10 salariés ou

plus de l’ensemble de l’économie hors

agriculture et hors emplois publics,

84,5 % des salariés travaillent à temps

complet au troisième trimestre 2009.

Pour 11,0 % d’entre eux, le temps de

travail est décompté sous la forme d’un

forfait en jours. Pour les autres, la durée

hebdomadaire collective moyenne du

travail est de 35,5 heures. 15,5 % des

salariés travaillent à temps partiel.

Dans ces mêmes entreprises, l’indice

du salaire mensuel de base de

 

l’ensemble des salariés (SMB) croît

de 0,5 % au troisième trimestre 2009,

soit de 2,0 % sur un an.

L’indice du salaire horaire de base ouvrier

(SHBO) y progresse de 0,5 % au cours du

trimestre et de 2,0 % sur un an. A titre

de comparaison, l’indice des prix

(pour l'ensemble des ménages et

hors tabac) diminue de -0,2 % au

cours du trimestre et de -0,4 %

entre septembre 2008 et septembre 2009.


 

 

Que dire de  ces chiffres sinon que de les analyser plus précisément.

 

Qui se réfère, dans sa vie de tous les jours, à des moyennes qui associent tous les revenus des ménages et notamment de ceux qui ont fortement progressés comme le fait l'INSEE ?

 

Des études qui montrent que n'est saisie que la partie apparente des salaires.

 

En effet, si je prends l'exemple de revalorisation de salaires au cours de l'année, ce sont des données brutes, elles ne prennent pas en compte toute une série de dépenses nouvelles qui ont affectées les budget des familles et notamment des plus modestes en 2009.

 

Notamment les dépenses supplémentaires occasionnées par l'augmentation du coût de la santé avec des médicaments de plus en plus mal remboursés.

 

L'immense cohorte des salariés précaires n'apparait pas non plus.

Je ne parle pas de ceux rayés des effectifs du pôle emploi, ce qui est plus aggravant encore.

 

Dans le calcul des revenus des ménages (qui comprend les revenus hors travail salariés), il est sûr que les ménages riches, ceux qui bénéficient du bouclier fiscal,qui recueillent des revenus supplémentaires,  font en sorte que l'indice en subit les conséquences.

 

Quand à l'indice des prix, parlons-en: cette indice ne traduira jamais la réalité que vit le salariat car celui-ci n'a pas accès à certains postes de consommation notamment pour ceux que peuvent se permettre les plus fortunés.

 

Prenons aussi les retraités: les revalorisations, depuis des années, ne suivent plus l'indice des salaires et sont limitées à l'indice des prix, et pour eux, les mises à niveau sont tellement pénalisantes que leurs retraites a dégringolé sous les effets de revalorisations inférieures que l'on retrouve aussi dans les complémentaires avec l'effet réduction des valeurs de points que le patronat et le gouvernement voudraient généraliser demain au régime général.

 

Hier soir, Pujadas, sur la deuxième chaine, s'est fait le chantre de cette dite "évolution positive" du pouvoir d'achat en taxant les français de "pessimistes", et en prenant pour référence  les prix à la baisse du gas-oil par rapport à 2008 et qui auraient joué d'une façon importante: ce que ne dit pas le journaliste de la 2eme chaine sarkozienne, c'est que tout le monde ne roule pas en 4X4 et la différence de prix de l'énergie ne pèse pas de la même manière pour un ouvrier qui prend sa bagnole pour aller travailler que le cuistre du 16eme arrondissement pour aller faire un safari.

 

Conclusion: cet enfumage sur la progression des revenus des ménages (lesquels !) à travers des indices savamment bricolés, ne vise qu'à relativiser le problème N°1 des salariés: leurs mécontentements actuels sur les salaires.

 

Vise aussi à essayer de relativiser une autre réalité, de plus en plus voyante, celle des fortunés actionnaires qui ont vu leur niveau de vie et de profit fortement augmenté en 2009 comme le souligne la bourse et le CAC 40 en cette fin d'année.

 

2009, bonne année pour les actionnaires, très mauvaise année pour les salariés, et, notamment  pour ceux qui ont chômés des semaines et des semaines pour renflouer les caisses de ces messieurs.

 

Sarkozy, n'arrêtera pas le flot montant des revendications salariales qui ne manque pas déjà de s'exprimer en cette fin d'année.

 

Le "cador" de l'Elysée va nous souhaiter ce soir, pour 2010, ses vœux : je lui souhaite les miens:  que lui soit imposé, de par nos luttes, des fortes augmentations de salaires.

 

Une bonne raclée des salariés sur le plan des salaires: voilà ce qu'il mérite.

 

Bernard LAMIRAND

 

 

 


 

 


 

 

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PEINE DE MORT: DES BOURREAUX COMME MARX L'A STIGMATISE

Publié le 30 Décembre 2009 par aragon 43 dans politique

LA PEINE DE MORT ET LA BARBARIE

Depuis très longtemps, je me bats contre la peine de mort, instrument barbare de sociétés barbares.

La lutte pour sortir Mumia Abu-Jamaldu couloir de la mort aux Etats-Unis se poursuit et j'y souscrit.

Le communiste que je suis, le militant de la JOC que j'ai été dans le passé, s'est toujours  opposé à ce que l'homme donne la mort à d'autres hommes et y compris par la guerre.

La paix et la fraternité sont des combats de classe de ma jeunesse.

J'ai combattu les tribunaux spéciaux au moment de la guerre d'Algérie comme j'ai combattu le droit de faire mourir à l'échafaud des hommes et des femmes ayant commis des crimes graves.

Marx nous a éclairé sur cette volonté de donner la mort comme justice, dans un article sur la peine de mort publié dans le New York Daily Tribune du 17 février 1853, Karl Marx a posé de façon rhétorique la question : « Quel est donc ce type de société qui ne connaît aucun autre instrument pour sa propre défense que le bourreau ? ».

Ce que je viens d'apprendre, en Chine, l'exécution d'un être humain pour transport de drogue est indigne d'un pays qui se dit communiste.

De voir des projections cinématographiques où l'on tue au fusil des hommes agenouillés est indigne d'un pays civilisé et qui se dit, de surcroit, communiste.

Je ne me contente pas de dire, comme mon parti le dit, de désapprouver cette exécution où ces exécutions, car il y en a d'autres, ailleurs dans le monde, mais je dis à ces dirigeants chinois que leur société ressemble de plus en plus à celle que décrivait Marx dans son article du New York Daily Tribune du 17 février 1853.

Vous êtes des bourreaux.

 

Bernard LAMIRAND

 

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LE CREUSOT HISTOIRE D'UNE GRANDE LUTTE

Publié le 29 Décembre 2009 par aragon 43 dans syndicalisme

LE CREUSOT

UNE BIEN BELLE HISTOIRE DU SYNDICALISME CGT CREUSOTIN

 

histo_13.jpgRené Pierre Parise, historien, avait fait sa thèse sur "Le paternalisme et son influence politique au Creusot de 1899 à 1939", préparée sous la direction d'une éminente historienne Rolande Trempé. Il vient de nous produire un ouvrage remarquable, "Le Creusot 1898-1900", avec un sous titre évocateur: La naissance du syndicalisme et les mouvements sociaux à l'aube du XX siècle.

Il va traiter essentiellement de la grande grève du Creusot de 1899.

Ce livre nous rappelle les premiers pas du syndicalisme et de la classe ouvrière, dans notre pays, aux prises avec les puissants du comité des forges et ceux qui le dominent:  les Dewendel en Lorraine et la famille Schneider au Creusot.

Je l'ai lu d'une seule traite. Une belle écriture, un style vivant, rien n'est laissé au hasard; la grève se déroule comme un roman policier avec force de détails, de moments forts, de drames et surtout une classe ouvrière qui découvre le besoin de syndicalisme qui lui sera refusé si longtemps après par ce despote Schneider.

D'autres grèves s'étaient déjà déroulées dans cet immense site industriel et n'avaient pu aboutir auparavant .Le Creusot avait eu ses communards, comme ceux de Paris, avec Jean Baptiste Dumay.

N'oublions pas toutes les grèves de ce syndicalisme naissant au 19eme siècle: celui de la lutte de classe entre le capital et le travail; l'auteur, d'ailleurs le souligne, la période avant 1899 est féconde: plus de 7600 grèves se sont déroulées dans la France de 1870 à 1899.

Le syndicalisme est combattu même si la loi de 1884 permet  d'exister, mais en dehors des lieux de travail, comme le souligne l'historien.

Le syndicat n'est pas reconnu à l'intérieur de l'entreprise et Schneider ne veut absolument pas le reconnaitre et la bataille du Creusot va être axée sur ce point là: reconnaissance de l'existence du syndicat à l'intérieur des murs de l'entreprise.

Plus de 12000 ouvriers travaillent dans cette bastille d'un patronat de droit divin.

Schneider tient tout au Creusot, y compris la ville, l'église, les écoles, le cimetière  et il sait tout ce qui se passe par ses agents, ses délateurs, ses gardes. L'individu bénéficie d'une situation de premier plan ; c'est lui qui fabrique les canons, toutes les armes nouvelles, et il a des relations fournies dans tous les rouages de l'état et de la république renaissante après l'épisode du second empire et la terrible répression qui s'est abattu sur les communards.

René Pierre Parize nous rend compte du climat régnant au Creusot après ces luttes noyées dans la répression. Et pourtant… rien n'arrête le flot montant de la classe ouvrière dans cette usine où les travailleurs tracent un chemin qui va leur coûter très cher mais qui va ouvrir les portes du syndicalisme de classe à l'intérieur des usines; mais il faudra encore un long chemin pour y parvenir.

Une grande grève éclate donc en 1899 et concerne tous les salariés; les ouvriers se syndiquent en masse au syndicat local (plus de 3000) les revendications salariales sont exposées; c'est la stupeur chez ce maitre des forges habitué à un autoritarisme sans failles ponctué d'un paternalisme qui oblige. Des manifestations énormes se déroulent.

 

1899-greve_creusot.jpgL'action est menée par les salariés, il y a les meneurs ou agitateurs comme les surnomment Eugène Schneider et ses cadres de direction. Schneider doit céder devant le rapport de force impressionnant et la popularité de cette lutte dans le département de la Saône et Loire et en France: tous les leaders du socialisme se déplacent et notamment Jaurès, Aristide Briand, Millerand, Viviani.

Mais ce succès est de courte durée; Eugène Schneider peaufine sa revanche et le conflit rejaillit à travers le non respect des accords et surtout les sanctions qui pleuvent contre ceux qui ont été les instigateurs du mouvement.

Par la provocation il recherche un conflit pour battre les salariés et le syndicat local du Creusot.

Une lutte à couteau tiré va s'organiser de par et d'autres.

Schneider veut mettre à genoux les grévistes et surtout empêcher la naissance d'un syndicat CGT à l'intérieur des murs de l'entreprise comme les salariés l'exigent.

Le conflit va prendre de grandes proportions.

Toute l'usine est arrêtée.

Les salariés manifestent, les femmes défilent, les   alentours entrent aussi en lutte à Monceau Les mines, à Gueugnon.

Le gouvernement dirigé par un libéral, Waldeck-Rousseau, avec la présence de socialistes indépendant comme Millerand, va être obligé de prendre position.

La peur est grande de voir s'organiser une marche sur Paris de toute l'usine et il faut faire en sorte que le déplacement ne se fasse pas à quelques mois de l'exposition universelle de Paris auquelle l'industriel des forges du Creusot est concernée.

Alors Waldeck Rousseau convoque les 2 parties et sort une sentence qui esquive la reconnaissance du syndicat en prévoyant que la mise en place de délégués d'ateliers.

La social-démocratie de l'époque s'en satisfait et les grévistes reprendront le travail. Schneider n'exécutera pas la sentence et quelques mois plus tard il organisera sa vengeance en mettant en place un syndicat jaune ( cette dénomination provient du local affecté par Schneider à ce syndicat maison et qui était peint en jaune).

Schneider, pour se débarrasser des meneurs et empêcher la CGT d'exister dans l'entreprise organisera une véritable délation avec l'aide du syndicat patronal, un règlement intérieur imposant la marque de l'autoritarisme de ce patronat de droit divin. Chacun et chacune devait y adhérer et une véritable chasse à l'homme militant CGT s'organisa et plusieurs milliers de travailleurs furent privés de leur travail au Creusot et durent s'expatrier, notamment les dirigeants du syndicats.

Ce grande grève se termina par un échec, par une domination de Schneider qui, pour étouffer toutes aspirations de créer à nouveau un syndicat mit en place un paternalisme dominateur sur tous les travailleurs de la naissance jusqu'à la mort.

Cette lutte laissa longtemps des traces dans cette classe ouvrière.

Aucune grève ne fut possible en 1936.

1968 fut un grand réveil.

Dans les années qui suivirent, le syndicat retrouva ses forces avec le franchissement de la barre des 3000 adhérents.

Mais cela est une autre histoire.

Cette grève de 1899 marqua profondément le monde du travail et cette sentence de Waldeck-Rousseau fut, malgré les contorsions de celui-ci pour ne pas aller à la reconnaissance du syndicat dans l'entreprise, à l'origine de la mise en place des délégués d'ateliers qui deviendront les délégués du personnel en 1936.

Ces travailleurs du Creusot furent des pionniers et leur grève pour reconnaitre le syndicat dans l'entreprise mérite la reconnaissance du mouvement ouvrier.

C'est en 1968 que le section syndicale fut reconnue à l'intérieur des entreprises en France.

Un bel ouvrage à lire et je le conseille à tous les syndicalistes qui pourront ainsi mesurer le chemin parcouru et surtout celui de lui donner son assise de syndiqués dans les lieux de travail.

 

Bernard LAMIRAND

 

Le livre peut être commandé directement aux "Nouvelles éditions du Creusot "Arts et lettres" 16 rue des colonies - 22,bd H.P Schneider

71200 LE CREUSOT Tel 0385559974

Pris 25 EUROS  295 pages

 

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SALAIRES ET RETRAITES: LEUR METTRE LE FEU AU CUL

Publié le 28 Décembre 2009 par aragon 43 dans syndicalisme

arton171-844f3.gifSALAIRES : LA PEUR AU VENTRE

La lutte des conducteurs de la ligne A de la RATP semble avoir fait peur en haut lieu.

Dés le début de ce conflit, l'Elysée, ses conseillers, le châtelain, ont tout fait pour le circonscrire et le faire pourrir avec le PDG de la RATP aux manettes; et ces gens là n'en avait rien faire des usagers: usagers d'ailleurs qui n'en peuvent plus comme les conducteurs des condtions qui leurs sont faites pour le transport.

Ils ont poussé un soulagement, nous dit-on;  ne serait-ce que cela, il ont donc eu chaud aux fesses devant le risque d'une étendue plus large de ce conflit: ce n'est que partie remise à mon avis.

La peur au ventre les as soudain investie: cette peur que l'on éprouve quand on a une épée de Damoclès au dessus de la tête et qui peut vous tomber à tout moment.

C'est le cas des salaires: hantise patronale et gouvernementale  N°1.

Peur nourrie par des sondages qui annoncent dans le pays un sourd et profond mécontentement concernant les salaires.

Petit à petit, les nuages se dégagent dans le ciel Sarkozien: les salariés et les retraités font leur compte.

Pendant qu'on leur demande de prendre patience face à la crise, ils s'aperçoivent que les capitalistes s'en mettent plein les poches.

L'année 2009 aura été pour les travailleurs et les retraités une année de vache maigre. Du chômage à répétition, des primes de participation et d'intéressement à peu près nulles, pas de rallonges ni de promotions,  des revalorisations de retraites absentes. La coupe est pleine.

Et pour tous ceux qui ont encore la chance d'avoir un travail, des conditions de travail de plus en plus infernales amenant des salariés au suicide.

Et puis, ce matin, on nous annonce les mauvais coups qui seront mis en œuvre dès le début de 2010 à savoir:

-Forfaits hospitaliers plus 2 euros.

-déremboursements de médicaments.

-hausse des billets de transports.

-taxe carbone.

-Poursuite de l'abaissement du niveau des retraites et j'en passe…..

Et pendant ce temps là, les plus riches annoncent des résultats positifs concernant leur porte feuille en actions et en stock-options.

La bourse a retrouvé sa splendeur.

Le conflit des conducteurs de la RATP n'est donc pas un coup de vent local mais bien l'annonce d'une tempête à venir.

Les salaires et les retraites face aux dividendes,voilà l'enjeu de classe.

L'heure est donc à faire les comptes et à agir partout: dans les ateliers, services, bureaux et auprès de chaque patron pour réclamer de la rallonge et ne pas attendre une hypothétique négociation d'en haut à travers cette machine de guerre inventée par les patrons autour de la NAO (négociations annuelles obligatoires).

C'est dès maintenant et sans cesse qu'il faut réclamer, en délégation, avec les travailleurs concernés et chez les retraités en se rendant devant les pouvoirs publics et les caisses de retraites.

De multiples initiatives peuvent faire que ce coup de vent de la ligne A devienne un ouragan dévastant les compte en banques des ces messieurs les possédants.

L'unité de tous les syndicats de la RATP de la ligne A  montre que sur cette question des salaires et des retraites, elle peut s'établir plus largement.

Un appel de toutes les confédérations syndicales, en ce début d'année, pour déposer les revendications salariales au plus près me semble être la première démarche à établir pour bousculer cette politique anti salariale menée par le gouvernement et le patronat.

Ils ont eu chaud aux fesses, faisons en sorte qu'ils ont le feu au C… à la rentrée sur les salaires et les retraites.

 

Bernard LAMIRAND

 

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VOEUX DE L'ELYSEE

Publié le 26 Décembre 2009 par aragon 43 dans politique

arton6017-aa2e4.jpgNICOLEON ET LES VOEUX 2010 DE L'AN 3 DES TENEBRES

Le phœnix renaitra t'il de ses cendres de 2009 ?

Quelle piteuse année 2009 pour les eaux de Vichy.

En 2007, il allait tout rénover et rendre les français travailleurs et fiers d'être français. Le général Boulanger, au 19eme siècle, dans son populisme, n'avait pas eu cette effronterie là.

Les gogos l'avaient élu en 2007 pour sa célèbre allusion "à la France qui travaille et se lève de bonne heure" et à "son travailler plus pour gagner plus".

Il avait ainsi terrassé la dame de Charente-Poitou dont le sourire "jocondien" ne suffisait pas à endormir les peuplades.

Qu'en ait-il après 2 années passées de hâbleries élyséennes.

Les valets du château nous prédisent une rentrée fulgurante du chef pour son discours de vœux pour 2010. Il est entrain de la peaufiner au Maroc où il coule des nuits arabesques avec sa dulcinée.

Va-t-il nous faire la danse du ventre le soir du réveillon avec sa chère et tendre et se contorsionner pour nous dissimuler la triste réalité de sa politique ?

L'année 2009, en effet, n'a pas été terrible pour le nettoyeur au karcher de La Courneuve. Il a échoué dans toutes ses grandes idées, le capitalisme moralisé décrété à Toulon au début de la crise est mort-né, il est passé sous les fourches caudines du capitalisme forcené, celui de ses amis banquiers et hommes d'affaires.

Le partage des richesses s'est évaporé dans la crise et les gains ont été piqués par les nantis: sa célèbre répartie sur le partage en trois partie des résultats des entreprises s'est achevée par un fiasco: son amie Parisot du Medef n'a pas voulue partagé.

"Plus aucun sans domicile fixe", avait-il dit dans sa campagne électorale; il n'y a, aujourd'hui, plus de place pour les SDF tout au long du périphérique parisien: tout est occupé, et ceux-ci peinent pour trouver une parcelle de terrain vague pour installer leur maison de carton pâte.

Les plus piteux des résultats du châtelain de l'Elysée c'est assurément l'emploi, il se détériore de jour en jour; les records de chômage sont battus chaque mois et "le travailler plus pour gagner plus" s'est transformé en "travailler moins" pour des millions de travailleurs victimes du chômage et de la précarité.

Il allait faire mordre la poussière, à Gandrange, au nouveau maitre des forges Mittal: celui- ci a fermé l'usine de Gandrange et le roquet de l'Elysée s'est tu.

Et puis nous allions voir ce que nous allions voir sur la défense de la planète à Copenhague; le père noël vert de l'Elysée allait casser la baraque, les Obama, les chinois et autres n'avaient qu'à bien se tenir devant Nicoléon le vert: la montagne a accouché d'une souris grise.

Il avait lancé, pour redorer son blason, avec ("le Ah… Besson" la France), une offensive sur l'identité nationale; elle est entrain de faire un bide et le bon français avec son béret et sa baguette accoudé autour du zinc pour dire tout le mal des étrangers ne passe plus, le prix des boissons n'explique pas tout.

Pauvre Nicoléon; que va-t-il nous sortir de sa musette pour essayer d'endormir la France profonde pour les régionales.

Il lui reste sa marotte: l'insécurité.

Il va nous annoncer, assurément, que notre sécurité est en danger, que des intrus la menacent, qu'il faut avoir peur des monstres comme quand nous étions enfants, nos parents nous menaçaient de la méchante bête, le loup garou.

Il va nous proposer des milliers de caméras, de radars qui se connecteront directement sur notre permis à points.

Peut-être nous proposera t'il, pour la rémission de nos péchés, d'aller faire un pèlerinage dans les catacombes de ses promesses tenue pour les riches à l'exemple du bouclier fiscal.

Que pouvons nous lui souhaiter à ce président des opulents:  une bonne révolution comme celles qui mettent fin  aux saloperies des possédants.

On pourrait demandait à sa chèvre de chanter le soir du réveillon, à la télévision dirigé par l'ami Drucker, de chanter l'hymne des révolutionnaires de l'an 1 : "Ah ca ira, ça ira… les aristocrates à la lanterne".

 

Bernard LAMIRAND

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PIE XII

Publié le 25 Décembre 2009 par aragon 43

coleresdupresent.jpgHistoire PIE XII dans l'Humanité de Mercredi passé

Antoine Casanova« La décision du Vatican
présente de graves risques »

Benoît XVI 
a proclamé, samedi 19 décembre, les « vertus héroïques » de Pie XII, activant ainsi le processus de béatification d’un pape connu pour son silence face à la barbarie nazie. Entretien avec Antoine Casanova, historien 
et directeur de la revue la Pensée.

Quelle est la portée de la décision du pape Benoît XVI d’élever Pie XII au rang de « vénérable »  ?

Antoine Casanova. On pourrait être tenté de ne voir là qu’une décision purement interne à la hiérarchie catholique. Or, il s’agit d’une décision lourde de sens, pas seulement pour les croyants et les catholiques en particulier, mais pour tous les êtres humains. Ne perdons pas de vue que le rang de « vénérable » est l’une des dernières étapes, dans l’ordre des reconnaissances symboliques du Vatican, la béatification, qui ouvre elle-même sur une éventuelle canonisation. Cela signifie que Pie XII, connu pour son silence assourdissant face aux régimes nazi et mussolinien, peut être élevé au rang de saint. Or la notion de sainteté renvoie à la perfection morale, une idée humaniste, qui n’appartient pas aux religions. La décision du Vatican est donc un scandale, qui ne peut et ne doit laisser personne indifférent. Benoît XVI agit en connaissance de cause. La preuve, c’est qu’il a ouvert, le même jour, la voie à une béatification de Jean-Paul II, très populaire dans la mémoire de nombreux catholiques, comme pour mieux faire accepter sa décision concernant Pie XII.

Le Vatican prétend que Pie XII aurait en fait contribué à sauver de nombreux juifs. Peut-on établir clairement la responsabilité de ce pape  ?

Antoine Casanova. Le préfet Papon aussi se targuait d’avoir contribué à sauver des juifs, pour minimiser sa collaboration avec les nazis. Nous sommes là face à un discours de même nature. C’est comme s’il nous était demandé de fermer les yeux sur une collaboration sous prétexte que celui qui collabore n’aurait pas livré tout le monde aux bourreaux. On cherche à justifier l’intolérable. Avant de devenir Pie XII en 1939, Eugenio Pacelli était déjà un personnage extrêmement important de la diplomatie de Pie XI, qui l’avait nommé secrétaire d’État. Or quelle était l’attitude de cette diplomatie face au régime nazi  ? Une attitude de convergence. En Allemagne, le parti catholique du centre, le Zentrum, a apporté son soutien à l’arrivée d’Hitler au pouvoir par les moyens légaux. Dès 1933, Eugenio Pacelli signait lui-même, pour le Vatican, un concordat avec Hitler. Parmi les encycliques de Pie XI, on en trouve une qui condamne le communisme comme « intrinsèquement pervers ». S’agissant du nazisme, c’est une tout autre affaire. L’encyclique Mit Brennender Sorge de 1937 fait état de divergences sur des points très précis, en particulier la question de la jeunesse et la conception qu’ont les nazis du judaïsme. Mais il n’y a aucune condamnation du nazisme en tant que système politique. Idem par rapport au fascisme en Italie. Le silence de Pie XII face à la Shoah, alors même que fin 1943 les juifs de Rome sont déportés sous son nez, est celui d’un individu, mais aussi d’un chef d’État qui a choisi délibérément d’assurer la continuité d’un pouvoir déjà largement compromis. À tout point de vue, politiquement, moralement et historiquement, la responsabilité de Pie XII est indiscutable.

Le Vatican avance qu’il dispose de documents d’archives favorables à Pie XII, mais refuse encore de les produire. Comment qualifier le rapport du Vatican à la notion de vérité historique  ?

Antoine Casanova. Quels que soient la nature et le contenu de ces documents, le Vatican devrait les rendre publics. Il existe aujourd’hui des commissions d’enquête composées d’historiens de différentes sensibilités philosophiques et religieuses, reconnus par leurs qualifications, et donc capables de fournir aux opinions publiques les outils nécessaires pour se forger une opinion. Que le Vatican persiste à conserver secrète toute une partie de ses archives témoigne de son peu de confiance dans le travail des historiens.

Le Vatican s’est-il déjà comporté autrement  ?

Antoine Casanova. En 1999, Jean-Paul II avait créé une commission internationale sur le cas de Pie XII, avec des historiens juifs et catholiques. En 2001, cette commission a capoté, à cause justement du refus du Vatican d’ouvrir toutes les archives. Mais c’était déjà un premier pas. En revanche, et plus largement, on observe depuis près d’un an ce qui ressemble à une fuite en avant réactionnaire. Je pense notamment à la mise en route d’un processus de « conciliation » avec les évêques intégristes, qui n’ont jamais fait mystère de leurs idées d’extrême droite. C’est le cas, par exemple, de Williamson, qui n’a de cesse depuis vingt ans de manifester son révisionnisme. Que le bureau des congrégations vaticanes et le pape soient entrés en négociation avec ces évêques qui nient l’existence des camps de concentration nazis est profondément inadmissible. Les dérives actuelles du Vatican sont nombreuses et multiples. On peut évoquer aussi la vague de béatifications, en 2007, de martyrs de la guerre civile espagnole. Parmi ceux-ci, pas un seul des catholiques massacrés par les franquistes. Et pourtant, il y en a eu  ! Je pense notamment aux 14 prêtres du Pays basque, dont la mémoire n’a été honorée que très récemment, dans une Note des évêques du Pays basque espagnol, le 11 juillet dernier, à la suite de la mobilisation des familles de ces prêtres et de beaucoup de catholiques de la région. Il aura fallu tout ce temps, toutes ces années, pour qu’enfin les évêques espagnols fassent un communiqué, reconnaissant que leur silence était scandaleux. Il a fallu attendre l’été 2009 pour que le Vatican daigne intervenir sur cette affaire. Le moins que l’on puisse dire, c’est donc qu’il y a deux poids et deux mesures. Heureusement, des protestations se font entendre au sein même de l’Église. Le rapport du Vatican aux évêques intégristes a suscité une immense vague de colère, de janvier à avril dernier, dans de larges secteurs de l’Église, en France, aux États-Unis, mais aussi en Allemagne, où l’épiscopat s’est manifesté avec force, à tel point que même Angela Merkel a dû marquer ses distances avec le Vatican. Par conséquent, pour revenir à la question du processus de béatification de Pie XII, on voit que rien n’est joué. Benoît XVI peut encore reculer. Les contradictions sociales, culturelles et théologiques sont fortes et évolutives au sein de l’Église.

entretien réalisé par Laurent Etre

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MARX DANS GRUNDISSE SUR L'ARGENT

Publié le 24 Décembre 2009 par aragon 43

MARX DANS GRUNDISSE SUR LE RÖLE DE L'ARGENT

marx-est-mort-mon-oeil.jpeg"Shakespeare décrit parfaitement l'essence de l'argent. Pour le comprendre, commençons d'abord par expliquer le passage de Gœthe" :

Ce qui grâce à l'argent est pour moi, ce que je peux payer, c'est-à-dire ce que l'argent peut acheter, je le suis moi-même, moi le possesseur de l'argent. Ma force est tout aussi grande qu'est la force de l'argent. Les qualités de l'argent sont mes qualités et mes forces essentielles - à moi son possesseur. Ce que je suis et ce que je peux n'est donc nullement déterminé par mon individualité. Je suis laid, mais je peux m'acheter la plus belle femme. Donc je ne suis pas laid, car l'effet de la laideur, sa force repoussante, est anéanti par l'argent. De par mon individualité, je suis perclus, mais l'argent me procure vingt-quatre pattes ; je ne suis donc pas perclus; je suis un homme mauvais, malhonnête, sans conscience, sans esprit, mais l'argent est vénéré, donc aussi son possesseur, l'argent est le bien suprême, donc son possesseur est bon, l'argent m'évite en outre la peine d'être malhonnête ; on me présume donc honnête; je suis sans esprit, mais l'argent est l'esprit réel de toutes choses, comment son possesseur pourrait-il ne pas avoir d'esprit ? De plus, il peut acheter les gens spirituels et celui qui possède la puissance sur les gens d'esprit n'est-il pas plus spirituel que l'homme d'esprit? Moi qui par l'argent peux tout ce à quoi aspire un cœur humain, est-ce que je ne possède pas tous les pouvoirs humaine ? Donc mon argent ne transforme-t-il pas toutes mes impuissances en leur contraire ?

Si l'argent est le lien qui me lie à la vie humaine, qui lie à moi la société et qui me lie à la nature et à l'homme, l'argent n'est-il pas le lien de tous les liens ? Ne peut-il pas dénouer et nouer tous les liens ? N'est-il non plus de ce fait le moyen universel de séparation ? Il est la vraie monnaie divisionnaire, comme le vrai moyen d'union, la force chimique [universelle]   de la société.

Shakespeare souligne surtout deux propriétés de l'argent :

1º Il est la divinité visible, la transformation de toutes les qualités humaines et naturelles en leur contraire, la confusion et la perversion universelle des choses ; il fait fraterniser les impossibilités.

2º Il est la courtisane universelle, l'entremetteur universel des hommes et des peuples.

La perversion et la confusion de toutes les qualités humaines et naturelles, la fraternisation des impossibilités - la force divine - de l'argent sont impliquées dans son essence en tant qu'essence générique aliénée, aliénante et s'aliénant, des hommes. Il est la puissance aliénée de l'humanité.

Ce que je ne puis en tant qu'homme, donc ce que ne peuvent toutes mes forces essentielles d'individu, je le puis grâce à l'argent. L'argent fait donc de chacune de ces forces essentielles ce qu'elle n'est pas en soi; c'est-à-dire qu'il en fait son contraire.

Si j'ai envie d'un aliment ou si je veux prendre la chaise de poste, puisque je ne suis pas assez fort pour faire la route à pied, l'argent me procure l'aliment et la chaise de poste, c'est-à-dire qu'il transforme mes vœux d'êtres de la représentation qu'ils étaient, il les transfère de leur existence pensée, figurée, voulue, dans leur existence sensible, réelle; il les fait passer de la représentation à la vie, de l'être figuré à l'être réel. Jouant ce rôle de moyen terme, l'[argent] est la force vraiment créatrice.

La demande existe bien aussi pour celui qui n'a pas d'argent, mais sa demande est un pur être de la représentation qui sur moi, sur un tiers, sur les autres [XLIII] n'a pas d'effet, n'a pas d'existence, donc reste pour moi-même irréel, sans objet. La différence entre la demande effective, basée sur l'argent, et la demande sans effet, basée sur mon besoin, ma passion, mon désir, etc., est la différence entre l’Être et la Pensée, entre la simple représentation existant en moi et la représentation telle qu'elle est pour moi en dehors de moi en tant qu'objet réel .

Si je n'ai pas d'argent pour voyager, je n'ai pas de besoin, c'est-à-dire de besoin réel et se réalisant de voyager. Si j'ai la vocation d'étudier mais que je n'ai pas l'argent pour le faire, je n'ai pas de vocation d'étudier, c'est-à-dire pas de vocation active, véritable. Par contre, si je n'ai réellement pas de vocation d'étudier, mais que j'en ai la volonté et l'argent, j'ai par-dessus le marché une vocation effective. L'argent, - moyen et pouvoir universels, extérieurs, qui ne viennent pas de l'homme en tant qu'homme et de la société humaine en tant que société, - moyen et pouvoir de convertir la représentation en réalité et la réalité en simple représentation, transforme tout aussi bien les forces essentielles réelles et naturelles de l'homme en représentation purement abstraite et par suite en imperfections, en chimères douloureuses, que d'autre part il transforme les imperfections et chimères réelles, les forces essentielles réellement impuissantes qui n'existent que dans l'imagination de l'individu, en forces essentielles réelles et en pouvoir. Déjà d'après cette définition, il est donc la perversion générale des individualités, qui les change en leur contraire et leur donne des qualités qui contredisent leurs qualités propres.

Il apparaît alors aussi comme cette puissance de perversion contre l'individu et contre les liens sociaux, etc., qui prétendent être des essences pour soi. Il transforme la fidélité en infidélité, l'amour en haine, la haine en amour, la vertu en vice, le vice en vertu, le valet en maître, le maître en valet, le crétinisme en intelligence, l'intelligence en crétinisme.

Comme l'argent, qui est le concept existant et se manifestant de la valeur, confond et échange toutes choses, il est la confusion a la permutation universelles de toutes choses, donc le monde à l'envers, la confusion et la permutation de toutes les qualités naturelles et humaines.

Qui peut acheter le courage est courageux, même s'il est lâche. Comme l'argent ne s'échange pas contre une qualité déterminée, contre une chose déterminée, contre des forces essentielles de l'homme, mais contre tout le monde objectif de l'homme et de la nature, il échange donc - du point de vue de son possesseur - toute qualité contre toute autre - et aussi sa qualité et son objet contraires; il est la fraternisation des impossibilités. Il oblige à s'embrasser ce qui se contredit.

Si tu supposes l'homme en tant qu'homme et son rapport au monde comme un rapport humain, tu ne peux échanger que l'amour contre l'amour, la confiance contre la confiance, etc. Si tu veux jouir de l'art, il faut que tu sois un homme ayant une culture artistique; si tu veux exercer de l'influence sur d'autres hommes, il faut que tu sois un homme qui ait une action réellement animatrice et stimulante sur les autres hommes. Chacun de tes rapports à l'homme - et à la nature -doit être une manifestation déterminée, répondant à l'objet de ta volonté, de ta vie individuelle réelle. Si tu aimes sans provoquer d'amour réciproque, c'est-à-dire si ton amour, en tant qu'amour, ne provoque pas l'amour réciproque, si par ta manifestation vitale en tant qu'homme aimant tu ne te transformes pas en homme aimé, ton amour est impuissant et c'est un malheur.

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SNCF: NE LAISSONS PAS FAIRE LES REQUINS DU RAIL

Publié le 23 Décembre 2009 par aragon 43 dans Actualités

LES REQUINS A LA CUREE* DE LA SNCF (*en vénerie portion du gibier qui est donnée aux chiens à la fin de la chasse en récompense)

 

Veolia serait sur le point de conclure un accord avec Trenitalia, la division transport de voyageurs de l'opérateur italien public italien Ferroviaire dello Stato, pour faire rouler des TGV en France début 2012".

CONCURRENCE SUR LONDRES, LILLE OU STRASBOURG

Il s'agirait de l'axe Bruxelles-Paris-Lyon qui permet notamment de concurrencer le Thalys, d'une ligne Paris-Londres, concurrente d'Eurostar mais également rivale de la SNCF sur Paris-Lille, et d'une ligne Paris-Strasbourg, avec une branche contrant la ligne grande vitesse exploitée jusqu'en Allemagne par la SNCF et son homologue allemande Deutsche Bahn. Une autre branche pourrait aussi rejoindre Bâle en Suisse, avec un arrêt à Mulhouse précise le Figaro, le journal de Dassault.

J'ai aussi entendu cette information au journal télévisé de la deuxième chaine et l'interview fait vers des usagers pour leur demander s'ils préféraient le privé dans cette période de grève.

Evidemment, interview épousant la cause du privé en utilisant la situation dégradée actuellement justement à cause de la rentabilité et de la concurrence.

Les larbins n'en loupent pas une pour tailler des croupières au service public.

Mais qui est Veolia ?

C'est une entreprise privée qui vient de voir son PDG devenir PDG d'EDF et qui reste dans le conseil de surveillance de cette entreprise: une manière de s'assurer, en étant au gouvernail d'EDF, de  préparer l'absorption de cette grande entreprise, unique dans le monde comme la SNCF et qui font la fierté de la France.

Derrière cela se cache des intérêts sordides: la loi du fric.

Et déjà, cette entreprise annonce qu'elle pourra concurrencer aisément la SNCF en pratiquant des prix moins chers à partir de statuts sociaux inférieurs aux cheminots.

Peut-être d'ailleurs pas de statut du tout comme cela se passe ailleurs.

Voilà, pour les requins de la finance, l'amorce de la levée des obligations de services publics dans le rail par la mise en œuvre de la constitution de Lisbonne d'un marché libre et non faussé dans le transport ferroviaire français.

Sarkozy en est le premier responsable.

Il faut lui faire payer la note aux régionales et à l'UMP.

D'autant plus que ce scénario démarre sur des TGV internationaux mais va gagner les train régionaux:  les régions, demain, peuvent être sommées de mettre sur le réseau régional des entreprises privées pour desservir les usagers.

Je propose que dans les accords au second tour à gauche pour les régionales, que partout des engagements précis soient pris pour refuser que l'argent des contribuables servent à mettre en place des trains privés dans nos régions.

Je pense même qu'il faut que cette démarche soit inscrite dans les projets du front de gauche au premier tour et qu'aucune aide de transport ne soit accordée aux entreprises privées du rail sur les budgets régionaux.

Il me semble aussi, qu'une telle menace ne peut rester sans réponse de toutes les fédérations syndicales des cheminots, EDF, RATP et de lier cette lutte contre la privatisation avec celle engagée par les postiers.

Une déclaration de la CGT mériterait d'être faite à ce sujet.

 

 

Bernard LAMIRAND 

 

 

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LA CAMERA EXPLORE NOS VIES

Publié le 23 Décembre 2009 par aragon 43 dans Actualités

891475-1098244.jpgBIG BROTHER PARTOUT

Allons nous devenir un pays de mouchardages électroniques ?

La présentatrice de la 2, le 22 décembre 2009, a présenté son journal en faisant mention de l'ouverture des archives de la "Securitate" de Ceausescu en Roumanie.

Un devoir d'information certes, mais est-ce simplement que cela ? 

 La dame se faisait un plaisir de bien pointer le responsable:  le communisme.

Ce régime infecte, nationaliste, n'avait rien à voir avec le communisme pour lequel je milite depuis ma jeunesse.

 Procès d'intention dira t'on ?

Notons que c'est dans ces opportunités là que cette chaine prononce  le mot communisme.

Bizarre n'est-ce-pas !

Mais revenons à nos moutons: les fichiers électroniques.

Le reportage nous montre des personnes fouillant les archives ouvertes de la "Securitate", découvrant toutes les dénonciations et les saloperies de ce régime corrompu.

Des tonnes de mouchardages allant de l'ami Médecin de famille jusqu'au mari dénonçant sa femme ou vice et versa: certainement pour se débarrasser de celui ou de celle avec qui on ne veut plus vivre ou encore des lettres de délation genre Vichy.

Une sorte de big-Brother papier à lettre.

Et puis, d'autres reportages et l'on voit apparaitre un autre mouchardage, celui à travers les fichiers de la sécurité sociale en France.

Là, il ne s'agit pas de dénonciations, on a mieux: des fichiers à faire coïncider pour que les ordinateurs dénoncent les fraudeurs.

C'est propre et c'est sûr, pas de dénonciateurs humains.

Benoîtement, doucereusement, on nous parle de juguler la fraude, car c'est connu, il y a des fraudeurs de la sécurité sociale, et il est donc bon, comme  la droite le dit, de mettre un terme à ces fraudes en reliant les différents fichiers pour trouver les coupables.

Un mouchardage électronique quoi !

Chacun d'entre nous sera scruté dans ses maladies, ses arrêts de travail, ses enfants.

 Par qui ?

Et qui nous dit qu'un jour, des personnes mal-intentionnées pourront s'en servir pour éviter une embauche non souhaitable pour la renommée de l'entreprise "Tartempion".

Les fichiers fleurissent depuis un certain temps et qui les distribuent ?

Qui n'a pas reçu un courrier avec son adresse pour une publicité pas demandé?

La CNIL aurait donné son accord du bout des lèvres en y mettant des conditions.

Heureusement!

Et puis un autre reportage: les caméras des stations de ski pour montrer aux clients les belles pistes pour les aguicher;  et je me suis dit que Big-Brother prend possession de nos vies sans que l'on s'en rend bien compte.

Et la présentatrice de nous montrer un autre reportage: les français ont moins de retraits de permis à point grâce aux caméras installées un peu partout sur nos routes;  la peur du gendarme et de la caméra règnent tellement qu'une brave femme indique qu'elle passe son temps à regarder plutôt le compteur de sa bagnole que la route devant la multiplication des radars.

Quand je me déplace vers Paris, de chez moi, je suis poursuivi par ces caméras  dès que je monte dans un bus, puis à la Gare où une batterie de caméras scrutent jusqu'au moindre interstice; elles surveillent. Et, ce n'est pas fini, dans le train, il est indiqué une surveillance électronique, l'œil électronique nous regarde, et l'on peut se demander ce qu'il est fait de nos mines par les matins blafards; je sors à la gare du Nord et tout le parcours qui m'amène en métro jusqu'à la station Couronnes est lui aussi truffé de caméras.

Big-Brother s' installe dans nos existences.

Alors, nous sommes surveillé, fini les lettres de dénonciation parvenant au chef dans les entreprises, ils auraient mieux: les mouchards électroniques se multiplient me dit-on.

A vérifier…

La "Sécurité française" n'a plus besoin de recueillir les témoignages écrits, plus besoin d'agents enquêteurs sur votre famille et vos appointances telles que je l'ai connu à mon embauche;  elle a ce qu'il faut pour surveiller les citoyens et les travailleurs du matin jusqu'au tard de la nuit.

Bientôt, mais là je suis de mauvaise foi, les bracelets électroniques deviendront des nouvelles chaines au poignet de chaque travailleur pour vérifier le temps qu'il met pour griller une cigarette ou pour aller pisser.

Bien sûr, on me dira que c'est pour notre bien et notre sécurité, face aux voyous de la "Cour des Miracles".

Pour éviter l'insécurité, allons-donc !

 Avez-vous vu l'insécurité diminuer avec ce big-Brother moderne Nicoléon qui s'occupe de nous depuis son château ?

Big-Brother partout !

 C'est nos libertés qui sont en jeu.

 

Bernard LAMIRAND

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LE PERE NOEL EST UN SALOPARD

Publié le 21 Décembre 2009 par aragon 43 dans Actualités

MANIFESTATION-CHEZ-WOERTZ-CHANTILLY-LE-20-DECEMBRE-2008-031.jpgLE PERE NOEL EST UN SALOPARD

 

MA LETTRE AU PERE NOEL 2009

Cher père Noël,

En cette fin d'année 2009, rien ne va plus, nous ne voulons plus te voir dans nos chaumières.

Pourtant, quand nous étions enfants, c'était un moment attendu ta venue et nous déposions nos petits souliers devant la cheminée en sachant que tu nous ferais une bonne surprise le matin de Noël.

L'an passé, comme en 2007,  tu nous as raconté des histoires, tu ne pouvais remplir ta hotte à cause de la crise disais-tu. Tu nous a raconté qu'il fallait redresser les banques et que tu destinais tous les cadeaux à celles-ci et à tes amis spéculateurs pour notre bien.

Tu nous a même dit que tu voulais un capitalisme moral.

Là, on a eu du mal à te croire.

D'ailleurs, nous venons de remarquer que tu es passé avant l'heure pour certains qui viennent de recevoir leurs présents comme Tapie, Forgeard, Lagardère et autres.

Tu préfères aussi envoyer un message de bon rétablissement à ton ami Johnny que d'en faire un à tous les sans domiciles fixes et sans papiers qui sont sûrs, eux,  de ne pas avoir de cheminée pour mettre leur vieille chaussures éculées.

Pourtant l'ami Johnny ne verse pas un rond dans tes caisses pour Noël,  il préfère certainement les petits suisses.

Tu nous a expliqué, à Noël 2008, que face à la crise, nous devions consentir à ne rien avoir dans nos petits souliers et que ce sacrifice était nécessaire pour que tu puisses passé distribuer tes cadeaux  et qu'en échange un capitalisme moralisé ferait place à cette loi de la jungle du capitalisme libéral.

Comme en 2007, nous avions gobé tes paroles, nous y avons cru, rappelle-toi, dans tes promesses pour accéder au château ,tu nous avais dit que là tu serais mieux à même de remplir la hotte, et que tu nous distribuerai à profusion plein de cadeaux par exemple la possibilité de travailler plus pour gagner plus.

Tu nous avais promis que le résultat du travail serait partagé en trois parties égale: une partie pour l'investissement, une partie pour le capital et la dernière partie pour les travailleurs que nous sommes.

Nous sommes au regret de te dire que nous n'en avons pas vu la couleur.

Que "le travailler plus pour gagner plus" s'est traduit en "travaillez moins pour gagner moins" et en cette fin d'année 2009 plus de 450 000 emplois ont été détruits et plus d'un million de chômeurs ne recevront plus les indemnités de chômage.

Nous apprenons, que pour la remise des cadeaux en ce noël 2009, tu réservais ta hotte qu'aux gens immensément riches.

Ce n'est plus de la déception, c'est de la colère et de la révolte.

Il semblerait que tu comptes remplir les cheminée des belles demeures des paradis fiscaux, des immeubles du 16eme arrondissement, de Neuilly et que tous les grand s détenteurs du CAC 40 se félicitent de ta venue chez eux en cette fin d'année.

Alors, tu vois, cette année, nous nous en fichons si tu ne passes pas nous voir; bien sûr nous n'accrocherons pas de guirlandes pour te souhaiter la bienvenue, nous ne nettoierons pas le conduit de la cheminée, nous ne fraierons pas un passage dans la neige pour ton traineau mais par contre nous ferons beaucoup de grèves pour obtenir autre chose que des promesses.

Tu sais, en cette fin  d'année, nous avons décidé de se donner les moyens de voir nos petits souliers remplis de bonne chose et en particulier des augmentations de salaires et de retraites.

Ne t'étonnes pas d'ailleurs si tu vois beaucoup de grèves contrairement à ce que tu nous disais l'an passé.

Pour cela nous avons décidé de remplacer ton traineau et ta hotte par des grèves pour obtenir ici 200 euros, là 300 euros et plus ailleurs 400 euros.

Alors un bon conseil, ne rempli plus la hotte pour les banquiers car nous comptons venir te voir  très nombreux durant toute l'année 2010 pour te faire sortir le pognon.

Bernard LAMIRAND

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