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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

PCF ET FRONT DE GAUCHE: QUEL AVENIR ?

Publié le 26 Septembre 2009 par aragon 43 dans communisme

FRONT DE GAUCHE ET PCF : QUEL AVENIR POUR LES REGIONALES ?

 

Je n’avais pas envie d’en rajouter après les débats qui ont marqué la fête de l’humanité et les tergiversations de Marie George Buffet concernant la poursuite, pour les régionales, de listes front de gauche au premier tour.

J’insiste cependant, depuis quelques mois, pour que  la décision appartiennneaux adhérents communistes de décider de quel rassemblement ils ont besoin et sur quel projet.

Je suis convaincu que pour battre la droite, il faut être clair et nous présenter au premier tour avec notre identité communiste dans des listes front de gauche et unir au second tour toute la gauche pour battre ce régime exécrable que nous impose depuis 2007 Sarkozy.

Evidemment un second tour de gauche ne comportant pas le Modem, parti politique centriste.

Je n’ai pas envie de retrouver la troisième force qui a gouverné ce pays de 1947 jusqu’à l’arrivée du Général de Gaulle en 1958.

Les régionales sont d’ailleurs le terrain rêvé pour préparer cette alternative ; n’y mettons pas le petit doigt.

La lecture de l’humanité des débats de ce samedi matin me laisse perplexe.

Une déclaration alambiquée, codée, si je m’en tiens aux commentaires du journaliste Dany Stive.

Je passe sur la décision d’un comité permanent du front de gauche qui n’est pas une mauvaise chose pour créer les conditions de luttes et d’élaborer une plate forme partagée.

Je sursaute quand il nous annonce que Francis Parny a dit  « qu’avec le comité de liaison permanent que nous mettons en place, le front de gauche se structure et se met en situation d’apporter son soutien aux luttes engagées dans notre pays et d’intervenir dans le débat public d’une seule voix ».

Bas les masques !

D’une seule voix ! :  le congrès n’a pas décidé de nous fondre dans une nouvelle structure qui remplacerait le PCF mais d’agir avec d’autres partis de gauche dans le cadre des actions à mener et en gardant chacun son indépendance.

Nous avons rejeté un die-Lincke français ou la méthode italienne.

Nous sommes communistes et le PCF ne doit pas se taire pour parler que d’une seule voix : celle du front de gauche devenant à ce moment là un parti.

Autre problème, pour les régionales, les termes employés démontrent que la direction du PCF ne veut pas jouer franc-jeu pour ces élections régionales : quand je dis « déclaration alambiquée », j’y trouve toute la difficulté de la direction nationale à se sortir de la vieille union de la gauche par exemple : Francis Parny dit ceci : « cela n’efface pas les difficultés, les points de vue différents entre nous sur la préparation des régionales, sur les relations avec le NPA qui multiplie les a priori, sur les relations avec le PS ou sur notre propositions de tenir des ateliers sur les contenus, mais nous réaffirmons notre volonté commune de renforcer le front de gauche ».

Ce genre de déclaration m’inquiète et me pose la question : est-ce que nous ne sommes pas pris par des alliances alimentaires ?

Est-ce la pression faite par des communistes de poursuivre leur travail régional engagé dans le cadre de listes menées par les socialistes au premier tour ?

Je le dis tout net, une tactique politicienne à géométrie variable pour les régionales serait mortifère.

Il faut se dégager d’une alliance « gauche plurielle » premier tour et nous présenter au premier tour comme Front de Gauche qui ne regroupe pas seulement le parti de gauche mais aussi des hommes et des femmes syndicalistes, associatifs qui seraient très déçus de voir notre parti les oublier.

Je réclame donc un vrai débat et un vote de tous les communistes pour décider des critères à prendre en compte pour ces élections régionales.

Bernard LAMIRAND

 

 

 

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ACCIDENTS DU TRAVAIL SARKOZY FRAPPE LES VICTIMES

Publié le 24 Septembre 2009 par aragon 43 dans politique

ACCIDENTS DU TRAVAIL, SARKOZY LE FOUET POUR LES BENEFICIAIRES D’INDEMNITES ACCIDENTS DU TRAVAIL ET DES CARESSES POUR LES FRAUDEURS DES PARADIS FISCAUX

 

L’hôte de l’Elysée nous a dit : « Lorsque vous travaillez, vous avez un salaire. Vous payez l'impôt. Lorsque vous êtes arrêté, vous avez une indemnité qui compense le salaire que vous n'avez plus. Pourquoi cette indemnité serait exonérée d'impôt si c'est un revenu de remplacement de votre travail ?

Faux !

L’indemnité en cas de maladie est imposable, c’est l’indemnité en cas d’accidents du travail qui ne l’est pas.

Encore faux : l’indemnité journalières d’accidents du travail n’est pas un revenu de remplacement, ni un salaire ; c’est une réparation due à une incapacité de travailler, une incapacité qui se fonde d’ailleurs sur des indemnités inférieures aux salaires touchés si l’intéressé n’aurait pas été victime d’un accident du travail.

Les indemnités journalières d'accident du travail ne sont pas imposables de même la rente d'accident du travail -  et si le taux d'incapacité atteint 40% la victime ouvre droit à une demie part supplémentaire. Va t’on aussi raccourcir celle-ci  pour faire rentrer des sous dans les caisses de l’Etat pour financer les banquiers et actionnaires de tous poils ?

A cette allure là, d’autres menaces pèsent pour les travailleurs : celles par exemple de remettre en cause l’exonération de cotisations sécurité sociale pour les indemnités maladie.

Une autre façon de toucher aux acquis sociaux subrepticement.

C’est quand même scandaleux de s’en prendre à des hommes et des femmes qui porteront toute leur vie les stigmates d’accidents de travail en touchant à leurs misérables indemnités en les fiscalisant. C’est aussi le cas pour les travailleurs amiantés ou d’autres maladies professionnelles.

Je remarque une chose, Sarkozy est plus prompte à punir les salariés victimes d’accidents de travail en leur retirant la défiscalisation de leur indemnité que de frapper les fraudeurs de l’impôt qui expatrient leurs revenus.

Pour l’homme qui voulait encourager le travail, (travailler plus pour gagner plus) les promesses, d’ailleurs fallacieuses, sont abandonnées pour seulement privilégier les exonérations par le bouclier fiscal tous ceux qui spéculent et gagnent de l’argent en dormant.

Privilégier le travail, quelle belle tromperie, quelle belle farce sarkosienne !

Privilégier le capital telle est la réalité.

Sarkozy, n’aura, en plus de deux ans de mandat, que réduit « le travailler plus » à plus de chômage pour tous nos concitoyens.

Triste bilan.

 

Bernard LAMIRAND

 

 

 

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CALAIS LIEU D'ESPOIR ET NON DE DESESPOIR

Publié le 22 Septembre 2009 par aragon 43 dans Actualités

CALAIS : LA JUNGLE CAPITALISTE CONTRE LES MALHEUREUX.

 

 

Ce matin, dès potron-minet, les forces de l’ordre, sous la conduite du ministre de l’identité nationale Besson, ont nettoyé « la jungle de Calais » où étaient réfugié, dans des abris de fortunes, des hommes cherchant refuge face à la misère et face aux risques concernant leur personne dans leurs pays d’origine.

De pauvres gens, victime de ce monde capitaliste, qui rend la vie si difficile à ceux qui n’ont pas la chance de vivre dans les pays hautement développés.

Les bonnes âmes nous diront que c’est pour leur bien qu’on les a, manu-militari, expulsé de ce lieu d’attente pour une vie meilleure en Angleterre.

Pourquoi tant d’hommes et de femmes et d’enfants partent de chez eux pour gagner, au mépris parfois de leur vie, des lieux plus accueillants. Quand on arrive à dire comme ce jeune immigrant «  Londres ou la mort », cela montre à quel point ces êtres humains n’ont plus beaucoup d’alternatives sur cette terre de plus en plus inhospitalière pour les démunis du monde.

Alors on s’en va, on cherche à faire vivre sa famille, on cherche à apporter un peu de bonheur aux siens.

De tout temps, des migrations se sont faites vers un ailleurs, dans les lieux où l’on pouvait espérer vivre hors de la misère et de la pauvreté.

Et puis, on nous dit que ce n’est pas bien de franchir les frontières en toute illégalité avec des frontières de barbelés érigés par cette Europe libérale. On nous dit encore qu’on fait cela pour mettre un terme aux passeurs qui se font du fric sur le dos des migrants.

Mais chacun sait, que ces passeurs se feront payer encore plus cher, du fait de la disparition de ce lieu qui ne devrait pas exister si nous serions encore une France des droits de l’homme.

Deux poids deux mesures.

Vous avez de l’argent, vous faites partie des classes dirigeantes, vous voulez vous installer en France, à Calais par exemple, vous serez accueilli à bras ouverts.

Vous n’avez rien, pour vous c’est le retour assuré et musclé.

Pendant ce temps les milliards d’euros et de dollars sont affectés au redressement des comptes des nantis, de ces belles âmes, et comme l’a dit ce soir Madame Lagarde, l’élégante ministre et dame des beaux quartiers, ils n’ont pas à être sur le sol national et ils seront renvoyés d’un ton n’offrant guère sentiment d’humanité et de fraternité.

Et dire que ces gens là, dimanche iront se montrer, dans les lieux de culte où pourtant, il y a longtemps, un prophète accueillait les pauvres et partageait le pain.

Triste Calais, devenu contre lui-même, une ville de déshonneur de la France.

Calais réveille-toi. Ville ouvrière, ville fraternelle.

Allons-nous, dans cette France des droits de l’homme devoir cacher des afghans et autres sans papiers.

Heureusement qu’il y a des calaisiens et des calaisiennes qui aident ces réfugiés, nos frères, qui  leur apportent la solidarité ; ils sont les justes d’aujourd’hui comme étaient ceux qui protégeaient les juifs face aux nazis.

 

Bernard LAMIRAND

 

 

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SEPARATION DES POUVOIRS

Publié le 21 Septembre 2009 par aragon 43 dans Actualités


 

 






Français nous voilà témoins d’un pugilat

Entre deux fausses-gardes rupins

Saisissent la justice pour faire déballage avec éclat

De bidonnages fichiers coquins

 


Ces bourgeois du second empire

Prennent les robes à témoin cela pue

Justice aux mains de politiciens expire

Celle à  la  disposition des pouvoirs sue

 

Justice de classe, justice aux mains de pontes

Nominé pour arbitrer

Jusqu’où irons les règlements de compte

Dans cette cour où ne serons qu’ergots à exhiber

 

République de la séparation des pouvoirs

Les nantis font la loi dans tes prétoires

La canaille friquée tient siège en ton absence 

Tu n’en peux  plus de la finance

 

Libère-toi justice du joug bourgeois plante ton serment

Traduis les freluquets du pouvoir

Rend justice pour le peuple carrément

Contre ces agrégats qui hantent nos parloirs

 

Séparation des pouvoirs et justice indépendante

Montesquieu Libère nous des robes à l’échine courbée

Qui hantent les palais de leurs simagrées dépendantes

De leur position et place pour leur petit Elysée

 

Bernard LAMIRAND

 

 

 

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RETRAITE: aprés les attaques de Kessler voici celles de Parisot

Publié le 19 Septembre 2009 par aragon 43 dans Actualités

RETRAITES: LE MEDEF VEUT DONNER LE COUP DE GRACE A LA RETRAITE PAR REPARTITION

 

Dans cette première quinzaine de septembre, à travers toutes les vicissitudes de la rentrée, une déclaration de Madame Parisot du Medef est passée inaperçue ou s’est banalisée dans le tas de déclarations du moment.

Madame Parisot considère certainement que la meilleure défense c’est l’attaque.

Et évidemment les charges sociales comme dit le patronat doivent être revues à la baisse.

Après avoir bénéficié d’un superbe cadeau à travers la disparition de la taxe professionnelle, Madame Parisot attaque le gros morceau de la retraite.

Je la cite : Une "vraie grande réforme" des retraites, susceptible notamment de mettre en place "un système mixte alliant répartition et capitalisation", constitue une "priorité absolue", estime dans Le Monde daté de jeudi la présidente du Medef, Laurence Parisot.

On n’est jamais mieux servi que par soi-même dit un proverbe.

En effet, Madame Parisot n’a qu’à demander à Sarkozy : il s’exécute.

Nous aurions pu penser, après les déboires des fonds de pensions et de capitalisation, notamment dans les pays anglo-saxons, où beaucoup de retraités et futurs retraités ont tout perdu dans la crise, que le MEDEF se serait fait discret sur cette question.

Et bien pas du tout.

Cette annonce de Madame Parisot vaut son pesant d’or : de l’or en pagaille pour les comptes patronaux. D’une part imposer un système mixte où les cotisations seraient supportées en grande partie par les salariés et d’autre part engranger des sommes considérables dans des systèmes d’entreprises où pourraient dans un premier temps se mixer répartition et capitalisation.

Il me semble qu’à travers cette déclaration, le terrain se prépare pour les négociations prévues en 2010. Et nous savons à cet effet que le conseil d’orientation des retraites travaille de son coté à des démonstrations chiffrées comme quoi le système des retraites issu de la libération n’est plus durable.

Certains personnes bien intentionnées, comme on dit, avancent non seulement des annuités supplémentaires de cotisations conduisant à des prises de retraites après 65 ans mais une nouvelle conceptualisation du calcul de la pension à partir d’une valeur de point autant pour le régime général que pour les complémentaires.

Un système qui fonctionne à merveille pour les complémentaires Arcoo et Agirc car il permet au patronat de réduire  le niveau des complémentaires depuis une dizaine d’années. Ce système agit en effet par une méthode où seraient combiné, déterminé, d'une part une valeur d’achat du point de plus en plus cher du point avec comme conséquences une distribution de points toujours plus réduite et d'autre part une valeur de point à la retraite minorée en fonction de la situation financière ou pour préparer des années de vaches maigres comme ils disent avec le fait de l’allongement de la durée de vie des générations futures..

Ainsi, plus besoin de trouver des rentrées financières nécessaires et donc de débarasser le patronat de cette cotisation entreprise (est non employeur)  calculée sur l’assiette salariale et prise sur la valeur ajoutée que lui a imposé le législateur de 1945, en l’occurrence Ambroise Croizat ministre du travail et de la sécurité sociale.

Il est donc temps que le mouvement syndical réagisse et se prépare à affronter un nouveau plan de casse de nos systèmes de retraites par des propositions offensives et en particulier sur le financement par les entreprises.

Il est temps aussi que les partis de gauche réaffirment que le seul système de retraite où les salariés ne seront pas grugés c’est celui de la répartition et qu’il n’est absolument pas question de mettre même le petit doigt dans le système que nous propose Madame PARISOT : système bâtard pour un donner le coup de grâce à ce que Croizat a fait avec Pierre Laroque en 1945.

Rappelons enfin deux choses : la déclaration de Denis Kessler dans le revue patronale « Challenges » qu’il fallait mettre fin à un système hérité du conseil national de la résistance et d’autre part la bataille actuellement engagée par Obama aux Etats-Unis pour se doter d’un système de sécurité sociale à la française dit-il.

Oui il faut réformer les retraites en faisant payer les riches mais surtout pas en mettant le loup assurantiel dans la bergerie de la répartition.

 

Bernard LAMIRAND

 

 

 

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MARX ET CA REPART UN LIVRE A LIRE D' ALAIN BOCQUET

Publié le 16 Septembre 2009 par aragon 43 dans politique

« UN MARX ET CA REPART UN LIVRE D’ALAIN BOCQUET »

 


J’ai lu d’une seule traite le livre que vient de publier Alain Bocquet aux Editions du Cherche-Midi.

Un livre bien bâti.

Il démarre par un tour d’horizon d’une journaliste indépendante qui, pour reconstituer le puzzle militant-dirigeant d’Alain Bocquet, l’a confectionné à partir de faits, de témoignages, de moments particuliers de son parcours politique.

J’ai retrouvé le Bocquet que j’ai connu comme militant communiste dans le Nord dans les années 70/80, tant dans mes activités à Usinor Dunkerque que dans ma présence au bureau fédéral du PCF Nord.

Il n’a pas renié ce communisme fait de valeur humaine, de luttes, de transformations de la société.

Ce n’est pas un honteux du communisme genre valise de plomb .

Un livre qui montre bien qu’Alain a son communisme chevillé au corps, mais pas un communisme enfermé dans de vieilles certitudes. Un communisme comme on l’aime, celui de prendre le réel et de le faire vivre parmi le peuple dans les actes quotidiens.

Après cela qui peut s’étonner d’une telle longévité comme élu du peuple dans le Valenciennois.

Il est de l’école de Gustave Ansart, un grand dirigeant communiste disparu trop tôt dans les années 90 et en le lisant, je me remémorais ces moments forts avec Gustave où l’on défendait notre identité tout en étant ouverts au monde dans lequel nous étions..

Quand on vient de l’école de Gustave, on est prêt à affronter les tempêtes, à ne pas céder au moindre vent contraire et le lien avec le peuple fournit toujours le moyen de ne pas être submergé par l’incertitude.

Je ne connaissais pas les conditions exactes pour le changement de secrétaire général du PCF.

J’avais été très surpris de la nomination d’un inconnu, Robert Hue, à la tête du parti.

Georges Marchais, je le pense, a dû regretter amèrement, ce choix.

 Tout au long de ce livre, nous retrouvons un dirigeant communiste qui croit en quelque chose et qui le communique.

Il fait partie de ces hommes et femmes du Nord attachés au communisme tout en prenant en compte les errements, les fautes commises, les mauvaises orientations concernant une foi indéfectible en l’Union Soviétique.

On ne refait pas l’histoire, mais on ne m’empêchera pas de croire qu’avec des hommes de la trempe de Bocquet, et il y en avait d’autres avec lui, on aurait pu avoir une autre trajectoire que celle qui s’est développée et perpétuée avec les directions successives qui ont suivies après le départ de Georges Marchais.

Que de reniements sous prétexte de modernité.

Que de faux-pas commis dans ces tractations que nous dénoncions dans le temps comme politiciennes.

Jusqu’à ce fameux moment où pour garder un groupe, on s’abaisse à accepter les ukases des verts et leurs exigences de n’avoir ni Bocquet, ni Marie George Buffet comme président du groupe.

On peut comprendre que des communistes aient largué les amarres.

Alain nous livre aussi sa réflexion sur tout ce tohu-bohu d’alliances mal définies et qui, à plus d’un titre, nous a rendus incompréhensible aux yeux de la population.

Il nous livre aussi sa réflexion sur la nécessité d’être en toutes occasions nous-mêmes et d’être présents au premier tour en tant que communistes dans les élections autour d’un  programme et d’une union populaire.

A la question de la journaliste  sur l’éventualité de sa candidature pour les prochaines présidentielles, il répond d’une façon timide, « avec l’assentiment de mes camarades, je serais prêt à y aller »

Pourquoi pas !

Avec Alain, cela aurait certainement une autre gueule et je suis persuadé qu’il redonnerait du tonus à tous ces communistes qui n’attendent que cela pour changer ce triste spectacle que sont devenues aujourd’hui les élections avec toutes ces pitreries que l’on nous fait voir chaque jour à la télévision.

Achetez et lisez : «  Un Marx et ça repart » un bon remontant en ces temps troubles.

 

Bernard LAMIRAND

 

Nota : une phrase d’Alain que je retiens pour les régionales : « A mon sens, l’autonomie au premier tour est un moyen de mieux maitriser les alliances. Notre objectif est de construire un large rassemblement populaire et citoyen, plus large encore que ce que nous avons commencé de mettre en œuvre avec le front de gauche, lors des élections européennes de juin 2009 ».

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GOSS L'INDUSTRIE DE LA ROTATIVE EN DANGER

Publié le 16 Septembre 2009 par aragon 43



Les salariés de Goss chez le ministre de l’Industrie   'Article paru ce jour dans le Parisien'

Près de 200 salariés de Goss, des sites de Montataire et Nantes, ont manifesté à Paris hier alors que leurs représentants étaient reçus au ministère. Ils sont repartis déçus.

 
 

Il a beaucoup été question de l’avenir du groupe international Goss, le fabricant de rotatives, hier au ministère de l’Industrie à . Alors que 200 manifestants battaient le pavé aux portes du ministère, les représentants syndicaux des deux sites du groupe Goss en , à (294 salariés) et Montataire (630 employés), ont tenté, avec le soutien de nombreux élus, dont Jean-Marc Ayrault, le maire de Nantes, Alain Blanchard, conseiller général du canton de Montataire et Jean-Pierre Bosino, le maire de Montataire, de faire face aux deux nouveaux plans sociaux qui touchent leurs usines.

A Nantes, il est prévu la suppression de 170 postes, contre 174 à Montataire.
Une spirale des licenciements jugée « très inquiétante » par Alain Blanchard, puisque cette restructuration suscite de grandes inquiétudes pour la pérennité même de cette entreprise à Montataire.

Le CE choqué


« Nous sommes très choqués par les propos de Didier Wisselmann, le directeur adjoint du cabinet du ministre Christian Estrosi, déclare à la sortie de la réunion Wilfrid Belloir, secrétaire du comité d’entreprise du site de Nantes. L’Etat avalise pratiquement cette restructuration, en précisant qu’il n’y a pas d’autre choix. On enterre rapidement les 30 millions d’euros de bénéfices dégagés lors des trois dernières années. »
Même analyse du côté de Denis Tomczak et Michel Melo, représentants syndicaux à Montataire : « Il n’y a toujours aucune information sur l’impact de l’arrivée de Shangai Electric, le nouvel actionnaire, dans le groupe. On ne peut soi-disant rien nous dire du projet industriel encore confidentiel, alors que l’on nous demande de nous prononcer sur un plan social. C’est aberrant. »
« L’Etat doit jouer tout son rôle pour assurer la pérennité de cette entreprise ,précise Jean-Pierre Bosino. Actuellement, malgré l’arrivée d’un nouvel actionnaire, c’est loin d’être le cas, et les inquiétudes sont réelles. Le directeur adjoint du cabinet de M. Estrosi a déclaré que lorsqu’une entreprise était malade c’était un moindre mal de lui couper le bras.
Ce discours était le même pour Chausson. On sait malheureusement aujourd’hui comment cela s’est terminé ! » Rien pour l’heure ne semble pouvoir stopper les plans sociaux, qui continueront donc à être présentés sur les deux sites aux représentants des salariés.


Le Parisien

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PCF ET REGIONALES

Publié le 13 Septembre 2009 par aragon 43 dans communisme

PCF APRES LA FETE QU’EST-CE QU’ON FAIT ?

 

Une belle fête, celle de notre journal l’humanité.

600000 visiteurs, certes avec des raisons différentes pour y venir, cela montre que le PCF n’est pas mort et que ses jours ne sont pas comptés au risque de décevoir ceux qui se penchent à notre chevet depuis des années comme l’historien Courtois qui n’en finit pas de prononcer notre arrêt de mort.

Cet article sera bref, je compte m’attarder sur la lecture de l’humanité de demain pour voir un peu plus clair dans ces rencontres des partis de gauche à la fête de l’humanité invités par le PCF.

J’ai observé avec attention la venue de Martine Aubry à la fête de l’humanité ce matin et son désir d’établir dés le premier tour une liste d’union de la gauche.

Elle ne rejette pas une possible alliance avec Bayrou s’il penche à gauche.

Marie Georges Buffet a répondu clairement qu’il n’était pas question d’alliance avec le MODEM.

Je note.

On verra entre les engagements d’aujourd’hui et la réalité de terrain où les socialistes ont déjà tracé plus qu’un sillon avec le Modem.

Mais il y a un autre hic : celui de la poursuite du Front de gauche.

Va-t-on le laisser à Mélenchon pour se rendre dans le lit de Martine ?

Va-t-on abandonner cette expérience positive pour aller brouter à nouveau, au premier tour, avec les socialistes ?

J’ai l’impression que nous sommes repartis pour un tour avec une réédition des manœuvres politiciennes des précédentes régionales.

J’espère être démenti.

Pourquoi courir à l’union au premier tour et être enseveli dans le magma socialiste ?

A force de nous cacher derrière les socialistes, la présence communiste n’est plus visible pour le peuple. Moi je préférerai au  premier tour que l’on porte notre projet  devant le peuple et un second tour où l’union se ferait sur un projet progressiste tenant compte de nos propositions et sans hégémonie socialiste.

Une liste d’union au premier tour n’aurait pas les effets escomptés par marie George Buffet car elle serait vue comme une nouvelle alliance de circonstance.

Bonjour les dégâts.

Repartir avec le PS au premier tour c’est encore une fois ne pas savoir où l’on va et décevoir ceux qui se sont dépensés sans compter pour ce front de gauche où l’identité communiste fut motrice.

La rencontre Aubry- Buffet m’interpelle et doit certainement interpeller tous ceux qui croient à l’avenir du communiste à condition que son message ne disparaisse pas dans les tractations politiciennes.

Le projet communiste a besoin de surface pour s’exprimer et ne pas être le jouet d’alliance à géométrie variable.

Je persiste et je signe : je demande à la direction nationale de consulter les communistes sur notre démarche concernant les régionales.

 

Bernard LAMIRAND

 

 

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FETE DE L'HUMANITE

Publié le 13 Septembre 2009 par aragon 43 dans Actualités

 

FETE DE L’HUMANITE

 

Une bonne journée à visiter cette grande fête de l’humanité et d’avoir rencontré pas mal de connaissances.

J’en citerai une qui marque cette fête par la sortie d’un livre, Alain Bocquet, avec qui j’ai devisé quelques instants à la dédicace qu’il m’a faite avec un mot qui m’a fait plaisir : la lutte.

Je vais lire son livre et je ferai un article dessus.

Alain est toujours aussi net dans la démarche : celle de l’identité communiste.

Je pense que l’on se rejoindra sur la nécessité de ne plus être à la remorque des socialistes à chaque élection.

J’ai participé à nombre de débats sur Jean Jaurès, la formation professionnelle, la crise, la rencontre avec la presse de Bernard Thibaut.

A ceux qui doutent de l’avenir du communiste, de voir un tel monde dans les stands, dans les lieux de débats, dans la fête, montre que le peuple attend beaucoup des communistes et que l’on ne peut les décevoir par des manœuvres politiciennes au moment où les travailleurs sont victimes de la pire crise du système.

J’au admiré les comédiens déclamant les discours d’un Jaurès qui se dressait contre ce capital qui écrasait les hommes et cela m’a donné l’idée de le lire car la situation actuelle, même dans un contexte différent, ressemble par l’injustice de ce monde aux accusations portées par Jaurès.

J’ai apprécié Bernard Thibaut dans sa réflexion sur la crise, la façon de la combattre syndicalement, la façon de faire vivre syndicalisme et politique en se respectant et en sachant que les responsabilités ne sont pas les mêmes.

J’ai apprécié son insistance à considérer que la mobilisation des salariés était en construction.

Une femme de lutte ouvrière me donnant un tract et appuyant sur le fait que la CGT devait décréter tout de suite le grève générale ;  je lui ai répondu que ce sont les ruisseaux qui font les grandes rivières et qu’un grève générale ne peut se concevoir que lorsque toute la base est prête à la faire. Ce n’est pas le cas et il faut y travailler

Elle est repartie « toute abasourdi ».

J’ai aussi apprécié Philippe Martinez secrétaire de la Fédération CGT de la Métallurgie quand il a mis en accusation ce patronat de la métallurgie qui vante la  formation professionnelle mais ne reconnaît pas celle-ci par un salaire à la hauteur des connaissances acquises.

J’ai discuté avec des camarades sur le plan politique.

Ils en ont marre des combinaisons électorales.

Ils veulent des listes front de gauche au premier tour non pas pour se comptabiliser (encore que) mais pour faire avancer nos idées et le fait de se retrouver au premier tour avec un  PS en pleine déconfiture n’a pas l’air de faire l’unanimité (loin de là).

La direction PCF va-t-elle enfin entendre ?

Il semblerait  qu’au stand national du PCF, les militants ont renâclé aux propositions de la direction de chercher à tout prix un  accord au premier tour avec les socialistes.

J’attends le discours de Le Hyaric pour en savoir plus.

Bernard LAMIRAND

 

 

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SUICIDE A FRANCE TELECOM

Publié le 11 Septembre 2009 par aragon 43 dans Actualités

FRANCE –TELECOM VA-T-IL DEVENIR UN MOUROIR DU TRAVAIL ?

 

J’étais entrain de diner tranquillement en écoutant le journal télévisé de la deuxième chaine, ce vendredi soir, quand une annonce a été faite qu’une salariée s’était jetée par la fenêtre du 4e étage d'un immeuble du groupe France-Télécom dans le XVIIème arrondissement à Paris.

Cette personne est décédée.

Elle est la vingt-sixième victime des conditions de travail dans cette entreprise de communication devenue un sorte de goulag du rendement maximum.

La journaliste indiquant que cet après midi, une réunion de réorganisation avait eu lieu et concernait peut-être cette dame âgée d’une trentaine d’années.

Mourir au travail, j’en ai connu de nombreux travailleurs tués dans des accidents du travail dans mon entreprise à Usinor Dunkerque (plus d’une centaine) ; ce sont des moments terribles pour l’entourage familial et pour les collègues de travail.

Maintenant on se suicide.

Terrible réalité de l’exploitation capitaliste d’aujourd’hui.

On se tue, on se défenestre, on se poignarde dans les services et bureaux.

Dis-moi liberté, où l’on va dans ce monde  où les hommes et les femmes vont jusqu’à se supprimer parce qu’ils ne supportent plus d’être écrasés par cette dictature de la cadence infernale ?

Dis-moi égalité, pourquoi ces seigneurs d’aujourd’hui oppriment, hiérarchisent, divisent, dégradent, classifient hommes et femmes au travail et qu’on presse comme des citrons ?

Dis-moi fraternité, d’où vient cette froideur, ces calculs glaciaux, ces ordres  pour demander toujours plus à ces cerveaux, ces bras et ces jambes qui n’en peuvent plus ?

Sont-ils conçus pour n’être que des robots dans ce monde du compte en banque.

Mais dites-nous, république, ils sont faits de chairs et de sangs, ils ne sont pas des machines, ils ont droits à la dignité, au respect, à la  liberté de refuser des taches impassibles à réaliser.

Est-ce ainsi que les hommes vont devoir vivre pour satisfaire le profit ?

Le lieu de travail n’est il pas entrain de devenir un lieu d’esclavage informationnel ?  

Le monde du travail ne devient-il pas  esclave de ces scélérats de la finance mondiale, de ces despotes de la cadence à réaliser, de ces maniaques « du travailler plus ».

Une femme vient de mettre fin à ses jours, une vie à mettre dans la liste déjà longue des méfaits de l’exploitation exécrable dans ces goulags de l’exploitation capitaliste.

Il y a des gens qui sont responsables de ces vies perdues, ce sont ceux qui alignent cadence sur cadence, records à battre, performances à accomplir en fonction des profits à réaliser.

Ces gens-là n’ont pas un cœur mais une courbe; ils siègent dans les conseils d'administration.

Voilà ce qu’ils ont fait de ces entreprises nationalisées: des lieux de pression psychologique, de stresse permanent.

Une mise en  concurrence des salariés qui n’en peuvent plus des cadences infernales qu’on  leur impose.

Il faut en finir avec le froid calcul du profit.

Libérons le travail de ces laudateurs des cadences infernales.

Rétablissons les collectifs de travail, sus à l’individualisme...

Finissons-en avec le salaire de la peur, les tableaux d’avancement aux mérites et les primes à la perf.

Renationalisons France-Télécom.

 

 

Bernard LAMIRAND

 

 

 

 

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