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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

REGIONALES ET UNIVERSITES D'ETE

Publié le 31 Août 2009 par aragon 43 dans communisme

 

UNIVERSITES D’ETE ET REGIONALES

 

La mode est, depuis quelques temps, d’organiser des universités d’étés pour remettre en ordre de bataille les militants.

Même le MEDEF organise son séminaire.

Et puis, il y a les grands, ceux du G20 qui devienne parfois G10 ou G8 et ceux qui se retrouvent l’hiver à Davos entre gens de bonne compagnie ou encore le fameux club de Bidelberg où se retrouve le crème des seigneurs qui tiennent les manettes du système.

Il ya aussi les communistes et leur rencontre de Boucau.

C’est plus modeste.

Cela ne sent pas la nauséabonde odeur de l’hypocrisie et des copinages ou encore des coups fourrés et des réconciliations factices pour défendre un pré carré menacé.

A La Rochelle, par exemple, tout ce beau monde a mis en sourdine pour quelques mois ses ambitions et intérêts.

Les camarades présidents des régions tiennent à leur joujou.

J’avais quelques craintes de voir le PCF choisir une tactique à géométrie variable pour les élections régionales.

Il semblerait, au vu du compte rendu paru dans l’humanité de lundi, que ce ne soit pas le cas.

Tant mieux.

L’idée d’un front de gauche élargi semble être la démarche du parti.

Rejet donc de listes avec le Modem, rejet de primaires, idées de poursuivre l’expérience Front de Gauche des européennes, idées d’une position nationale applicable pour toutes les régions avec des listes Front de gauche élargie.

J’y souscris avec l’identité communiste et notre propre travail sur le terrain.

La fête de l’humanité devrait y aider.

Une initiative semble se dessiner en octobre.

L’idée d’aller ensemble sur un programme pour les régions, défini nationalement, et des listes régionales portant le sigle front de gauche peut être la grande nouveauté de ces élections.

Une telle décision devrait faire l’objet d’une consultation des communistes et d’un engagement de leur part à mener bataille partout et de ne pas se compromettre au premier tour dans des listes avec les socialistes.

Cela devrait faire, ensuite, l’objet d’un accord pour le second tour  autour d’un programme régional autre que celui des gestions plutôt accompagnatrices des orientations de la droite auxquelles se sont adonnées les socialistes depuis six ans.

Cette gestion hégémonique des régions par les socialistes ne devrait plus être la conception de futures majorités régionales de gauche.

J’attends beaucoup d’un débat sur le programme et je suggère que le conseil national, qui se réunit bientôt, invite les adhérents communistes à y contribuer.

Vendredi soir, à Montataire, Pierre Laurent participera à l’assemblée de rentrée organisée par la fédération de l’Oise du PCF ; j’interrogerai Pierre dans ce sens.

C’est d’autant plus nécessaire qu’en Picardie, la liste d’Union de la Gauche, conçue au second tour pour battre la droite, dés le début de mandat, a volé en éclats à partir de désaccords entre communistes.

Il s’en est suivi un éclatement du PCF en plusieurs morceaux  pour le plus grand bonheur du président socialiste seul maitre à bord.

Une liste front de gauche picarde  élargie s’impose donc au premier tour et tous les communistes doivent être parti prenante, y compris ceux qui ont n’en sont plus membres.

Puisque l’on prône à juste raison l’élargissement du front de gauche à d’autres forces progressistes, il serait malséant d’en écarter certaines.

Le rassemblement ne vaut que s’il est ouvert à toutes les composantes de gauche qui veulent travailler à une région à gauche, progressiste et sans hégémonie socialiste.


Bernard LAMIRAND



 
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SECURITE SOCIALE/ UN REMPART FACE A LA CRISE

Publié le 30 Août 2009 par aragon 43 dans Actualités

Sécurité sociale : un rempart face à la crise.

 

Croizat va bientôt être reconnu, par ses pourfendeurs, comme celui qui aura mis en place le système de protection sociale le plus juste du monde : ce que les experts appellent « le modèle social français ».

Lui et Pierre Laroque, deux personnages éminents de la libération, ont traduit dans les textes, la décision du conseil national de la libération de doter la France d’un système de sécurité sociale par répartition et solidaire à la libération, dans un pays exsangue et détruit.

 

Rappelons-nous, il y a peu, avant le déclenchement de la crise, les détracteurs de ce système étaient d’une violence inouïe contre ceux qui le défendait et en particulier la CGT et la parti communiste.

C’était des archaïques et l’ancien vice-président du Medef, l’assureur Denis Kessler, n’y allait pas par quatre chemins en invitant Sarkozy à se défaire d’un système hérité des communistes dans un notoire article paru dans la revue patronale ‘Challenges’.

 

Et bien, nous y voilà, les va t'en guerre contre la sécurité sociale ne peuvent plus tenir ce langage hyper-libéral du marché de la santé, la crise est survenue et dans la plupart des pays ayant préconisé et mis en place des retraites par capitalisation et des systèmes de santé privés, c’est l’écroulement.

Une défaite en rase campagne du système capitaliste que l’on n’exploite pas assez à mon avis.

Au point que cela fait débat en Grande Bretagne, Aux Etats-Unis, ou même Obama vante le système français et s’en inspire dans sa lutte contre les lobbys et les conservateurs des assurances privées américains pour établir une sécurité sociale pour tous dans ce pays.

 

Pour parfaire cet article, je vous cite quelques propos entendus ces jours-ci de la part de ces pourfendeurs de la sécurité sociale solidaire, obligés d’admettre la supériorité de notre sécurité sociale, je cite leurs propos  que j’ai trouvé en feuilletant  des blogs et des journaux qui, il y a peu de temps, nous qualifiaient de ringards :

 

"Le système de retraite français présente l'avantage d'être pour l'essentiel fondé sur la répartition : les cotisations prélevées sur les actifs sont versées aux retraités. Contrairement aux Américains, aux Britanniques et à tous ceux qui comptaient sur la capitalisation et les fonds de pension pour assurer leurs vieux jours, les Français ne verront pas leurs retraites fondre avec la tempête boursière ".

 

"La France est, devant la Suède, le pays de l'Union européenne qui dépense le plus pour sa protection sociale 'Le tiers du revenu moyen des Français provient de la redistribution. Cela lisse la consommation et amortit les chocs"

 

"Christine Lagarde elle-même, qui n'est pas la moins libérale des ministres du gouvernement, vante dans le dernier numéro de Newsweek le caractère 'équilibré' de l'économie française, le poids de nos dépenses de protection sociale, les bienfaits de l'assurance-chômage. Le système français, résume-t-elle, a été souvent critiqué pour sa lourdeur, mais 'en période de crise, il nous aide à résister au ralentissement ".

 

Je suggère donc, à tous ces pourfendeurs de la répartition et de la solidarité et en particulier Sarkozy et son gouvernement et le MEDEF, au lieu de casser le modèle social français en réduisant sans cesse le niveau des pensions, en  retardant l’âge de départ en retraite,  en diminuant les prestations de santé et de l’hôpital public, d’y mettre un terme et de donner à la sécurité sociale les financements nécessaires pour assurer avec encore plus d’efficacité ce qu’ils appellent « l’amortisseur sociale de la crise ».

Puisque le système français a permis à notre pays d’éviter les catastrophes sociales que subissent les retraités américains ou anglais et autres, il faut lui assurer sa pérennité.

Un moment propice s’offre à ce gouvernement pour renforcer la sécurité sociale et la retraite : le débat à l’Assemblée nationale du budget de la sécurité sociale à la session d’Automne.

Une mesure me semble indispensable pour la renforcer dans ce rôle d’amortisseur social, (je dirais plutôt de justice sociale) : le financement ;  et je préconise qu’au lieu de donner des milliards aux banques en ce moment,  l’on revoie les cotisations patronales pour non seulement combler les déficits précédents dus aux exonérations patronales mais que les cotisations des entreprises, notamment les plus importantes soient revues à la hausse pour mettre à l’abri toute la population.

 

Je me permets de rappeler que Croizat *avait dû batailler ferme en 1945 pour imposer la cotisation salariale et celle des entreprises à partir de l’assiette des salaires versés aux salariés. A cette époque, le patronat (CGPF) qui avait perdu toute crédibilité du fait de sa collaboration avec le régime Nazi et Vichy avait dû s’incliner.

 

L’histoire ne se répète pas dit-on, mais elle peut balbutier.

 

Elle va balbutier si on engage une lutte à la hauteur des exigences sociales.

 

Bernard LAMIRAND

 

  • Ambroise Croizat, ministre du travail et de la sécurité sociale de 1945 à 1947 a mis en place la sécurité sociale et d’autres lois sociales.
  • Ce ministre des travailleurs, le seul à avoir eu cette dénomination populaire, n’a même pas une salle portant son nom au ministère du travail. Une honte…

 

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BANQUES SUISSES 3000 FRAUDEURS : DES NOMS !!!!

Publié le 30 Août 2009 par aragon 43 dans Actualités

 

 

 

BANQUES SUISSES, LE MAGOT EST-IL EN DANGER ?

 

Le sire de Chantilly vient de nous dévoiler une vérité que le commun des mortels savait depuis longtemps.

Des fraudeurs plaçaient frauduleusement, à l’abri du fisc, leurs revenus dans les banques suisses.

3 milliards ont ainsi été filoutés, c’est beaucoup et peu si l’on considère que c’est la partie visible de l’iceberg du filoutage général auquel se livrent les privilégiés depuis des décennies.

3000 fraudeurs, devraient régulariser, selon  Woerth, je le  cite : Les contribuables concernés doivent régulariser leur situation avant le 31 décembre, après cette date le "contrôle fiscal s'appliquera dans toute sa rigueur : enquête détaillée et saisie de la justice au besoin".

C’est donc une bonne nouvelle, les réfractaires de l’impôt devraient régulariser leur situation.

Mais comment ?

Le ministre semble ignorer la réglementation, toute personne qui n’a pas déclaré ou qui a sciemment trafiqué la déclaration est passible de la justice pénale :  voir code des impôts, je cite :  extraits : Sans préjudice des dispositions particulières relatées dans la présente codification, quiconque s'est frauduleusement soustrait ou a tenté de se soustraire frauduleusement à l'établissement ou au paiement total ou partiel des impôts visés dans la présente codification, soit qu'il ait volontairement omis de faire sa déclaration dans les délais prescrits, soit qu'il ait volontairement dissimulé une part des sommes sujettes à l'impôt, soit qu'il ait organisé son insolvabilité ou mis obstacle par d'autres manœuvres au recouvrement de l'impôt, soit en agissant de toute autre manière frauduleuse, est passible, indépendamment des sanctions fiscales applicables, d'une amende de 37 500 euros et d'un emprisonnement de cinq ans.

Un brave contribuable qui a mal rempli sa déclaration, qui a omis tel ou tel revenu est obligé de régler avec souvent de fortes pénalités. Certains sont poursuivis par les tribunaux. Je suppose donc que la déclaration du ministre disant que les personnes concernées doivent régulariser leur situation avant la fin de l’année ne vaut pas ignorance de leur fraude et d’une sanction appropriée.

Par ailleurs, ces 3000 noms délivrés par les banques suisses reflètent elles la réalité et les gros placements sont-ils visés ?

Ils me semblent que les noms de ces mauvais français devraient être au moins communiqué et que l’on vérifie si d’autres, plus aisés, ne se sont pas carapatés avant Ce qui serait intéressant c’est d’avoir une liste reposant sur des comptes existants depuis plusieurs années.

D’autre part, attention que l’arbre ne cache pas la forêt et que cette liste ne soit pas pour contenter le citoyen lambda et que l’on oublie que les véritables fraudeurs sont douillettement installés dans des paradis fiscaux exotiques et que des banques françaises les hébergent.

Une liste des fraudeurs dans ces banques françaises installées dans les paradis fiscaux nous dévoileraient certainement la présence du gratin  de la finance qui, par ces temps de crise, ont planqué leur pognon.

Aller Sarko, encore un petit effort..

 

Bernard LAMIRAND

 

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PCF PARTOUT FRONT DE GAUCHE AU PREMIER TOUR

Publié le 28 Août 2009 par aragon 43 dans communisme

REGIONALES QUELLE POSTURE ?

 

Je viens de prendre connaissance dans l’humanité de ce jour de l’interview de Jean Luc Mélenchon.

Il sait ce qu’il veut.

Un front de gauche élargi si possible au NPA pour toutes les grandes consultations à venir.

Il nous indique les deux obstacles qu’il rencontre : celui de NPA qui ne veut absolument pas entendre parler d’une gestion avec les socialistes et celle du PCF dit-il «  qui estime que cette question se juge programme à la main ».

Je souhaite des éclaircissements.

Qui aurait décidé de cette orientation ?

Est-ce- les 300 participants aux journées du Boucau qui seront informés des dispositions décidées par je ne sais qui ?

Aurais-je loupé un compte rendu du conseil National ?

Dans ce tohu-bohu et tous ces remues ménages à gauche jusqu’au centre en ce moment , j’espère que le PCF va se choisir la continuité d’une démarche politique instaurée avec les Européennes.

Juger en fonction « du programme à la main », serait la position de nos instances dirigeantes d’après Mélenchon.

Des expériences ont montré que ces accords à géométrie variable ternissent l’image PCF dans des gestions d’accompagnement de la crise et surtout des règles libérales auxquelles les socialistes ont succombé sans difficulté.

Je suis pour des listes dans chaque région, au premier tour, représentant le front de gauche et donc pour une continuité de notre démarche instaurée lors des Européennes.

Je réclame un débat national sur toutes décisions à prendre pour les régionales et en particulier sur nos alliances au premier et second tour.

Je souhaite que la Conférence des sections prévues en fin d’année soit décisive dans les décisions à prendre.

Le pire de ce qui pourrait nous arrivé, dans des orientation opportunistes, seraient de se retrouver à gérer, demain, des régions dans une sorte d’Union sacrée allant des communistes jusqu’aux troupes de Bayrou comme l’annonce déjà, Gérard Colombes et Rebsamen pour des grandes régions comme Rhône Alpes et la Bourgogne.

Oui un débat national est nécessaire.

Les communistes de la base doivent se prononcer et je milite pour des listes partout au premier tour « Front de Gauche ».

 

Bernard LAMIRAND

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RENTREE SOCIALE OU MAGOUILLES POLITICIENNES

Publié le 27 Août 2009 par aragon 43 dans Actualités

GAUCHE : LE NAVIRE S’ENFONCE A LA ROCHELLE

 

PENDANT CE TEMPS SARKOZY FAIT PAYER LA CRISE AUX TRAVAILLEURS

 

Comme il était touchant de voir cote à cote deux anciens premiers ministres, presque main dans la main, gravir les marches de l’Elysée pour recevoir leur mission concernant le futur emprunt national.

Rocard et Juppé, comme de bons élèves, ont reçu les recommandations du précepteur de l’Elysée concernant la création d’un emprunt.

Rocard préfère les allées du pouvoir en ce moment et truste les missions : mission polaire, mission pour la taxe carbone, mission pour l’emprunt.

Juppé lui emboite le pas et envie Sarkozy d’avoir pu récupérer autant de socialistes en peau de lapin (c’est moi qui le dit) ; à eux deux, avec Notat  devenue PDG, et d’autres, l’équipage est fin prêt pour présenter au chef les orientations envisagées d’ici trois mois.

Ces maitres de l’esbrouffe n’ont pour la circonstance fait aucunement allusion à la situation sociale des français, des travailleurs en particulier.

Et pour cause : ils mettent la main à la pâte de la politique sarkosienne.

Et pourtant, il y a mieux à faire qu’un emprunt : par exemple de réaliser un gros prélèvement aux banquiers, aux financiers, aux gros actionnaires pour relancer les salaires et l’emploi et sauver des centaines d’entreprises menacées en ce moment de fermetures.

Ce n’est pas leur problème : pour eux deux, ca va, et ils ont de bonnes retraites. (Juppé, par exemple, quand il a appris de possibles remises en cause des retraites dans la fonction publique, s’était empressé de prendre la sienne à 57 ans et demi et pas une petite retraite.

La taxe carbone, qui va la payer, sinon toutes les petites gens,celles et ceux qui ont besoin de leur voiture pour travailler ou encore ces français qui se chauffent au gaz ou bien au fuel et qui n’ont pas les moyens de se payer des installations solaires dans des immenses demeures.

Et puis, nous apprenons en ce jour de mauvaises nouvelles, deux saloperies des vacances : 1) la fameuse augmentation de 1,9% d’EDF n’était une fumisterie pour gogos ; c’est une moyenne nous dit-t’on, après que la Lagarde du capital eut dit, il y a quelques jours, que cette augmentation ne frapperait pas les petits revenus. Nous apprenons que ce sera les petits contrats, les petites consommations qui vont trinquer jusqu’à plus de 15 à 20% d’augmentation des tarifs.

2) l’augmentation du chômage en juillet, des bureaux d’emplois qui sont submergés de demandes d’inscription, un taux de chômage qui dépasse la barre de 10%.

La même Lagarde du capital nous disant qu’il ne faudra pas s’attendre à des meilleurs chiffres pour les mois à venir et que la résorption du chômage n’est pas pour demain.

Ainsi, après les coups de menton de Sarkozy hier aux banquiers, les vociférations contre les patrons voyous, le capitalisme moral, le G20, le paysage économique et social montre toute sa splendeur capitalistique et la réalité quand à ces vociférations de foire de ce président : il n’a que rendu service au capital bancaire et financier.

Les gros actionnaires peuvent se frotter les mains.

Les banques crèvent les plafonds de profits en ce moment et s’apprêtent pour la clôture des comptes 2009 à annoncer qu’elles ont récupéré les pertes et fait de gros bénéfices alors que les travailleurs trinquent.

D’un coté la cote des valeurs boursières grimpe, de l’autre la cote du chômage s’envole.

Et pendant ce temps, à gauche, la sociale-démocratie va se réunir à La Rochelle, pour discuter de 2012 qui sera le premier de la classe et comment le faire avaler à toute la gauche.

Ailleurs, Au Boucau, une autre université va se tenir, celle du PCF, mon parti,  et j’espère que l’on ne se contentera pas de passer son temps à  voir comment ramener au bercail les brebis socialistes qui sont sur le point de paitre dans d’autres pâturages, plus féconds à leur ambition.

Boucau ville de prolo depuis longtemps, de forges, d’hommes et de femmes qui ont un passé de luttes ; j’espère que les communistes entonneront un chant de lutte et ne se contenteront pas d’ateliers de paroles sur la gauche.

 

Bernard LAMIRAND

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PCF A L'OFFENSIVE !!!!!

Publié le 26 Août 2009 par aragon 43 dans communisme

 

 

PCF : POUR UN PARTI COMMUNISTE A L’OFFENSIVE

 

Le maitre de l’Elysée a donc fait sa rentrée hier par des coups de menton concernant les banquiers et les traders.

Du vent.

Tout ce qu’il a dit sur les bonus était déjà prévu dans les rencontres précédentes.

D’ailleurs le vrai problème, ce n’est pas les traders et leur bonus, mais les profits gigantesques que font actuellement les banquiers.

La rente repart et l’emploi continue de se dégrader.

Les boursiers reprennent leur sales habitudes comme si de rien n’était.

J’ai aimé la formule de Durand, l’économiste du PCF, dans l’humanité de ce jours, qui disait que ce qui compte pour ces gens là, «  c’est ce qui rapporte le plus par rapport au capital avancé ».

Ces rats de la finance considèrent que le chemin le plus court pour faire des profits gigantesques ce n’est pas être « gagne petit » en faisant des petits dividendes par la création  de richesse mais en spéculant avec des traders chargés de pister les bons profits financiers.

Il faut donc s’attaquer à ce système bancaire pourri.

Le faire disparaître.

La meilleure chose c’est de nationaliser toutes ces banques sans autre forme de procès et de les remettre à la nation.

Mais surtout de ne pas faire ce que les socialistes en avaient fait du temps de Miterrand : des banques d’affaires qui ne demandaient qu’ensuite qu’à être privatisées.

Le PCF doit donc être à l’offensive comme il avait tenté de l’être sur les salaires l’an passé en plein moment de la crise où son message s’est ensuite englué dans les européennes.

Salaires et emploi, emploi et salaires voilà notre vraie bataille.

Comment on mobilise ?

J’aimerai entendre nos dirigeants là-dessus.

Ils me diront qu’ils en causent mais c’est très diffus.

Je verrai bien une grande action de masse pour l’emploi et contre les licenciements.

Je verrai bien des états généraux pour l’emploi en invitant toutes les composantes politiques, syndicales, sociales à débattre des conditions d’un retour immédiat à l’emploi.

Je verrai bien des initiatives aux entreprises pour l’embauche.

Je verrai bien les dirigeants communistes exigeant dans tous les conseils généraux et régionaux dirigés par les socialistes à ce que les crédits aux entreprises soient attribués qu’à partir d’une sorte de code déontologique de l’emploi et du développement industriel.

Alors, espérons que l’université d’été débouchera sur une décision d’action du PCF.

La fête de l’humanité devrait être un moment de préparation d’une telle initiative.

Pourquoi pas un grand rassemblement devant l’Elysée fin septembre début Octobre ?

 

Bernard LAMIRAND

 

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PRIMAIRES SCENARIO A L'ITALIENNE

Publié le 24 Août 2009 par aragon 43 dans politique

PRIMAIRES UN SCENARIO A L’ITALIENNE

 

On sait ce que cela a donné et cette union a consolidé la droite et démoli totalement les forces de progrès de ce pays.

C’est cela qui est recherché en France : en finir avec cette réalité française d’une vie politique marquée par le courant révolutionnaire et le parti communiste.

En finir aussi avec tout ce qui s’est construit à partir du marxisme et notamment de ces conquêtes sociales, premiers pas pour dépasser le capitalisme.

 

Les socialistes, toujours prêts au compromis quand il s’agit de conserver une hégémonie, sont donc attirés par le discours d’un nouveau compromis entre la droite et eux à partir de l’abandon de ce clivage gauche droite et l’acceptation d’un capitalisme qui aurait gagné la partie et qu’il faudrait seulement accompagner à la marge.

Alors ils acceptent ce jeu biseauté : des primaires pour annihiler toutes autres représentations politiques progressistes à partir d’un candidat plébiscité pour réduire à leur plus simple expression toute autre possibilité à gauche.

 

Fabius, celui qui s’était élevé contre la constitution européenne, vient donc de rentrer dans le rang, s’il l’avait d’ailleurs quitté en affirmant sur Europe 1 ses choix :

 

"Les primaires sont devenues inévitables, c'est-à-dire qu'il est devenu inévitable que ce ne soient pas simplement les militants socialistes mais un ensemble beaucoup plus vaste, disons des gens de gauche, qui votent pour le prochain candidat", a dit Laurent Fabius.

"Les primaires vont introduire un changement massif : désormais c'est l'opinion qui fait le parti", a-t-il ajouté.

Le décor est donc planté.

Ces messieurs les socialistes n’ont qu’en tête la course à l’échalote de la présidentielle et les Fabius, Strauss-Kahn, Delanoé, Royal et autres acquiescent à l’idée présentée par Cohn Bendit d’une alliance allant jusqu’au centre droit et d’un candidat choisi dans ce cadre pour aller affronter l’autre tenant d’une autre ligne bourgeoise et plus à droite.

La ligne pour tous ces politiciens de droite et sociaux démocrates : que rien ne change et que le jeu politique deviennent de plus en plus binaire : voilà l’objectif.

Un système à l’américaine dont Sarkozy, Bayrou et l’énarchie socialiste sont d’accord.

Le parti communiste ne peut rester dans l’expectative.

Et puis, occupons- nous de la rentrée : d’en faire un grand moment de débats et de luttes face aux difficultés des travailleurs alors que Sarkozy va conforter les banques et les financiers qui, actuellement, se frottent les mains : spéculer à la bourse c’est à nouveau l’enrichissement assuré pour les plus riches.

Bernard LAMIRAND

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PEILLON SOUS LES TRACES DE LA TROISIEME FORCE

Publié le 22 Août 2009 par aragon 43 dans politique

MARSEILLE LA TROISIEME FORCE EXHUME DES CATACOMBES

 

Ce samedi, à Marseille, à l’université d’été du socialiste Peillon: Ramadier, Daniel Mayer, Bidault,  Guy Mollet, Jules Moch, , Pierre Henri Teitgen, Robert Shuman et autres ressuscitaient sous les flashs des photographes venus prendre la photo historique du retour de la troisième force qui nous avait conduit aux pires catastrophes après l’éviction des ministres communistes en 1947.

A si, il y avait un petit nouveau : Robert Hue.

 

Ils étaient tous là les compères d’un ordre politique à l’allemande où l’on dirige ensemble le pouvoir que l’on soit de droite, du centre ou de gauche ou encore verts (Cohn Bendit en connaît un rayon).

 

Madame De Sarnez jouait parfaitement le rôle que lui a assignait cette France centre droit de Bayrou : gouverner au centre en unifiant socialistes et écologistes.

Et de voir ce « fourniment »,  cela me rappelait ma jeunesse où j’ai dû lutter contre tous ces gens là, à commencer par cette sale guerre d’Algérie et à ces alliances contre nature qui ont  conduit au retour d’une droite « pur sucre » amenée par De Gaulle et une constitution en capacité de redonner l’avantage à la droite et au patronat si discrédité après sa collaboration avec l’ennemi nazi.

Cette mijaurée centriste a fait un tabac ; il est vrai qu’elle n’a pas dû beaucoup s’employer : le coup était préparé avec Bayrou, Cohn Bendit et Peillon et la presse avait été prévue pour montrer leurs retrouvailles politiques après plus de cinquante ans de séparation ( oubliées les divisions sur la constitution européenne) et le Monde dit : Sous l'œil de nombreuses caméras, Marielle de Sarnez était arrivée aux jardins du Pharo bras dessus, bras dessous avec Vincent Peillon et plusieurs figures de l'ancienne "gauche plurielle", au pouvoir sous la houlette de Lionel Jospin de 1997 à 2002. La député radicale de gauche, Christiane Taubira, côtoyait l'ancien numéro un du Parti communiste, Robert Hue. A la tribune, ce dernier a estimé que l'opposition n'avait pas le droit d'être divisée à l'heure où l'UMP rassemble et créé un comité de liaison avec le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers. Chef de file d'Europe Ecologie, qui a talonné le Parti socialiste aux européennes, Daniel Cohn-Bendit a proposé de créer un "rassemblement écologique, social et démocratique" auquel adhéreraient les partis.

Ainsi se met en place, pour soi-disant contrer Sarkozy, ce cadavre datant des compromissions politiques de la quatrième république. Qu’allait- t'il faire Robert Hue dans cet appareillage sinon que de se placer auprès de ces politicards qui infestent notre vie politique et ont permis à Sarkozy d’arriver au pouvoir par leurs calculs politiques, leurs manœuvres, leurs acceptations de ce libéralisme destructeur.

Robert Hue a choisi sa route, celle des ces politiciens de la quatrième république.

Il y a bien manœuvre pour constituer un nouveau front socialo-Centro écologistes : la seule façon de le combattre est d’unir, à la manière du Front de Gauche, toutes les forces de progrès qui ne veulent pas d’un appareillage politicard pour les régionales et les futurs présidentielles.

Chez ces gens là, c’est la carrière politique qui compte.

A aucun moment ils n’ont fait allusion à ce peuple qui souffre et aux luttes nécessaires pour changer la société et battre ce capital. Cela aurait été trop leur demander.

Les communistes ont toutes les raisons d’être force de propositions pour un vrai changement en faveur du monde du travail.

 

Bernard LAMIRAND

 

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GAUCHE: LES GRANDES MANOEUVRES

Publié le 22 Août 2009 par aragon 43 dans communisme

GAUCHE : LES GRANDES MANŒUVRES

 

La torpeur de l’été finissante n’a pas de prise chez tous les chercheurs de place.

Ils s’excitent.

Le champ de course est ouvert et les parcours avec handicaps et haies se dressent.

Les écuries, en pleine constitution, organisent leur litière en vue de ce qui sera leur rampe de lancement pour les futures présidentielles de 2012 où ils rêvent d’être lauréats à la présentation du concours général présidentielle.

Les régionales sont l’excellent lieu d’entrainement de tous ces purs-sang "de la  place au soleil" et de leurs lads qui s’esclaffent au moindre hennissement de la bestiole.

Ainsi, ce week-end, ils se retrouvent dans les divers lieux d’entrainement et le vieux soixante huitard en peau de lapin, Cohn Bendit, hennit ses conseils pour une unité qui irait de la gauche à la droite centriste.

Peillon, lui, organise sa propre école à Marseille et il a invité tous les bords et tous les chevaux de retour, à commencer par Robert Hue qui ne croit plus au communisme mais seulement à rendre service à ses amis socialistes.

Nous verrons tous ces gens là faire assaut d’unité pour leur frimousse ce week-end.

La semaine prochaine, c’est le haras socialiste qui sera, comme chaque année, à La Rochelle pour essayer de reprendre du poil de la bête après la déconvenue des européennes en cherchant à amalgamer toutes les composantes de la gauche à sa crinière quelque peu ternie.

Et nous communistes dans tout ça ?

Nous avons aussi notre université à Boucau.

Espérons que l’assoupissement de l’été sera levé et que nos chers dirigeants sauront orienter le débats hors des ornières socialistes ou "modemistes" auxquelles certains chercheurs de place communistes font aussi les naseaux doux.

Pour moi, ce qui va compter, c’est bien la poursuite de notre démarche « Front de gauche avec notre identité communiste ».

Pour cela, il faut que le PCF soit l’initiateur et que dans ses rangs les choses soient dites clairement.

Je suis donc pour que le débat s’engage dans ce sens à la fête de l’humanité et que dès octobre nous en sachions plus de notre démarche pour les régionales.

Si cela n’est pas possible avec le front de gauche je préconise des listes communistes au premier tour partout.

Par contre je refuse l’idée de partir dès le premier tour dans les bagages des socialistes sortants sous le prétexte que l’on a géré avec eux les régions.

Cette gestion socialiste n’a guère été probante, il faudrait d’ailleurs en faire un bilan.

C’est tout compte fait celui d’un accompagnement à la politique de la droite qui a prévalu.

Début septembre, notre fédération de l’Oise tiendra sa réunion de rentrée en présence de Pierre Laurent, je compte bien lui poser les questions qui fâchent : celles de nous sortir de ces  empêtrements dans laquelle nous servons d’appoint en voix.

Je souhaite, comme je l’ai précisé dans un article précédent, que l’assemblée générale des sections soit réunie le plus tôt possible pour décider de notre orientation pour les régionales.

Pour ma part il ne peut y avoir de géométrie variable, selon les régions, pour satisfaire quelques notables communistes en quête de garder leurs strapontins.

Bernard LAMIRAND

 

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TAXE CARBONE ET PCF

Publié le 21 Août 2009 par aragon 43

Le PCF et la taxe Carbone de Rocard

 

Taxe carbone et responsabilité des gestions d’entreprise

jeudi 30 juillet 2009

 

 

Pour Yves Dimicoli, économiste et responsable de la commission économique du PCF, la taxe carbone est « un impôt de plus sur la consommation, voilà la grande innovation dont accouche la commission d’experts présidée par Michel Rocard et que Nicolas Sarkozy a constituée pour plancher sur une « contribution climat énergie » (CCE).
Le président en avait dessiné un objectif fondamental devant le Congrès le 22 juin dernier : « Plus nous taxerons la pollution et plus nous pourrons alléger les charges qui pèsent sur le travail », c’est-à-dire les cotisations sociales patronales. Ainsi, la taxe carbone, qui devrait rapporter la première année de son application quelque 8,3 milliards d’euros, dont 4,3 milliards à la charge directement des ménages, permettrait-elle d’alléger d’autant les cotisations sociales patronales dont l’exonération a déjà coûté à l’État plus de 28 milliards d’euros en 2008. Bref, au nom des exigences écologiques graves et légitimes, on entend faire payer les salariés et leurs familles, surtout, tout en faisant un nouveau cadeau aux profits sous forme de baisse accrue du coût du travail. Et cela au lieu de mettre en cause les gestions des entreprises pour la rentabilité financière et ses gâchis sociaux et environnementaux. Mais on assure qu’ainsi on préservera la « compétitivité » des entreprises qui, alors, délocaliseraient moins.

On ne sait pas assez l’inanité d’une telle argumentation : entre 1991 et 2008, le total cumulé des exonérations de cotisations sociales patronales a atteint 260,6 milliards d’euros, dont 221 milliards compensés par l’État. Or le déficit commercial de la France ne cesse de se creuser (il a atteint 55,65 milliards d’euros en 2008) tandis que les exportations de capitaux s’emballent : en 2008, il sera sorti en net quelque 160 milliards d’euros au titre des investissements directs à l’étranger qui ont généré des délocalisations et, donc, des transports accrus et des pollutions au Sud hors normes environnementales du Nord. Et si le chômage, la précarité, l’insuffisance de formation et les bas salaires ont beaucoup proliféré depuis 1991, la fuite des profits accrus vers les placements financiers et la spéculation n’a cessé de s’accélérer aussi. Or le rapport de Michel Rocard, à qui l’on doit déjà l’introduction en France de la « titrisation des créances », au cœur de la crise des « subprimes », mais aussi la création de la CSG, revendique pleinement cette orientation. Il propose, « pour des raisons d’acceptabilité » de commencer, dès le 1er janvier 2010, avec un prélèvement de 32 euros par tonne de CO2, progressivement relevé chaque année jusqu’à 100 euros en 2030. Dès le 1er janvier 2010, le prix du litre de super 95 pourrait augmenter de 7 centimes, celui du gazole de 8 centimes, tandis que la facture de gaz s’alourdirait de 15 %. Au total, plus de la moitié des ménages aurait à supporter un surcoût de 300 euros, les autres, ayant droit à une compensation « forfaitaire et partielle ». En réalité, la charge d’une telle réforme serait beaucoup plus lourde pour les salariés et leurs familles. En effet, les administrations s’acquitteraient de cet impôt supplémentaire en puisant dans les recettes fiscales, lesquelles proviennent surtout des impôts indirects qui taxent aveuglément la dépense. Et les entreprises qui le pourront le répercuteront sur leurs prix ou délocaliseront vers un paradis fiscal. Quant aux autres, elles chercheront à compenser par une baisse supplémentaire du « coût du travail », sans baisser, ou très peu, leur consommation énergétique et leurs émissions de carbone.

Cette nouvelle taxe s’inscrirait dans la vaste opération de réforme réactionnaire des prélèvements publics et sociaux visant à diminuer leur poids dans les richesses produites, afin de faire la place aux prélèvements financiers (intérêts et dividendes payés) et de privatiser les services publics. Convergeant avec le projet de suppression de la taxe professionnelle, elle pèserait sur le pouvoir d’achat, contre l’emploi et l’essor des qualifications, alors qu’il faut conjuguer progrès social et progrès environnemental. Elle n’inciterait nullement à une révolution énergétique du mode de production, pourtant si nécessaire, puisqu’elle redouble dans la logique du « pollueur-payeur » à l’efficacité peu avérée et fait du consommateur le principal responsable de la pollution, car on ne touche pas aux critères de rentabilité financière des entreprises.

Si une taxation est envisageable, elle devrait introduire une modulation incitative de l’impôt sur les sociétés au lieu de taxer la dépense des ménages. Mais elle ne suffirait pas car elle peut être contournée et compenser de façon perverse. Il faudrait, au-delà, développer un nouveau crédit incitatif à taux d’intérêt très abaissé pour de nouveaux types d’investissements matériels et de recherche visant la réduction des pollutions et des émissions de gaz à effet de serre. Un fonds national pourrait agir dans ce sens en utilisant, précisément, une partie de l’argent public aujourd’hui gâché pour des exonérations de cotisations sociales patronales.

Il faudrait aussi, au lieu des privatisations, développer un véritable service public nouveau pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique. Il organiserait des actions directes pour la transformation du système productif et de consommation et développerait des interventions sur les gestions des entreprises pour les responsabiliser. Il s’agit de faire respecter des normes écologiques efficaces, de même que nous voulons des normes sociales de progrès pour l’emploi, la formation, les salaires, et d’impulser une tout autre orientation des gestions d’entreprise. »

 

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