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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

LETTRE AU PERE NOEL

Publié le 29 Novembre 2008 par aragon 43 dans Actualités

LETTRE AU PERE NOEL : signé l'attrape-Nigaud

Cher père Noël,

Tu nous aurais pas raconté des histoires à dormir debout !
J’attends toujours tes cadeaux que tu m’avais promis en 2007.
Tu n’es pas passé par ma cheminée : pourquoi ?
Ma lettre est-elle arrivée à destination ?
Peut-être que les communistes de la poste l’ont bloquée !
Je sais qu’ils sont en colère contre toi parce que tu veux changer de crémier.

Pourtant, ma voisine, tu sais celle qui gagne beaucoup d’argent à la bourse, elle a reçu son cadeau l’an dernier: tu lui as remis un superbe train de vie de 15 milliards de franchises fiscales à renouveler chaque année.


Deux poids deux mesures, je me suis dit....


Je te croyais plus partageux.
Moi, j’avais demandé seulement le maintien de ma retraite ; tu avais promis aussi à tes chers enfants, s’ils se levaient tôt et s’ils travaillaient plus, de gagner plus.
De faire des heures supplémentaires et d’égaler ainsi les revenus de ceux qui se font de l’argent en dormant comme disait l’autre : le Mitterrand.


Et pourtant, en cette fin d’année, au moment où tu vas passer, mes amis disent qu’ils travailleront moins et gagneront moins ; je ne te comprends plus !
Et sans en rajouter, je ne saisis  toujours pas pourquoi, cette année, ma lettre est revenue avec la mention (retour à l’envoyeur).
Pourtant, tu sais, j’y ai cru à tes recommandations de 2007.
J’ai été sage.
Plus sage que certains qui ont fait des bêtises, cette année, en mettant les banques dans le rouge.
J’ai même entendu parler que tu avais demandé au père fouettard de mettre une fessée à tous ceux qui s’étaient enrichis indument ces derniers temps et notamment en spéculant à la bourse.
Je me suis dit, le meilleur de la classe, mon camarade Arnaud, qui fait dans le luxe et le champagne, a bien du souci à se faire.


J’ai aimé, tu sais, ton discours de Toulon, sur le capitalisme moral ; au fait pourquoi à Toulon ?  T’aurais pu le faire à Gandrange où les camarades te regrettent à ce qu’il parait ! On dit là-bas que tu es fâché avec eux !
Qu’ils n’auront comme cadeaux en 2009 que les peaux de bananes de Mittal, l’hindou, qui lui c’est un comble, ne croit pas au père noël mais au veau d’or.


Pourquoi diable as-tu reçu ce mécréant dans ton château ?


On me dit que maman Noel Bruni, quel joli nom, s’apprête à faire une grande fête de noël à l’Elysée et que tous les sans papiers seraient invités. Est-ce vrai ?
On m’a même dit que tu comptais reloger les SDF dans le jardin de l’Elysée, parce que là, ils seraient sûrs de ne pas se faire voler leurs baluchons et que tu irais tous les soirs leur porter un vin chaud.
Mais dis-moi père Noel, pourquoi tu donnes plus de cadeaux dans les beaux quartiers ?
J’aimerai le savoir !
On t’a vu l’an dernier, t’en pouvais plus, de porter des charges aussi lourdes du coté de l’avenue Montaigne et à Neuilly.
Les mauvaises langues, au Medef, disent que tu vas  faire un superbe cadeau de noël à Madame Parisot : la retraite à 70 ans pour tous les salariés.
Je me suis dis ; vraiment le père noël pense à tous « ses vieux » qui le lui rendent bien tous les quinquennats.
Et puis, on me dit que ta hotte, pour 2008, est déjà chargé jusqu’à la gueule de centaines de milliards pour les enfants du CAC 40 et leurs banques.
Tu uses ta santé avec ces gens-là ; ils n’en ont jamais assez. Fais gaffe.
Vraiment, je ne comprends pas que tu puisses donner tout cet argent aux pauvres du CA    C 40.
Peut-être que ton ordinateur a fait un bug ?
Tu sais, en ce moment, il y a plein d’ordinateurs qui déconnent.
Bernard Thibaut l’a appris à ses dépens pour les prud’hommes à Paris.
On m’a dit que ça rendait fou les banquiers et les traders, les bugs financiers de Wall-Street.
Mais tu sais, il n’est pas trop tard pour corriger l’erreur, tu peux compter sur Bill Gates de Microsoft Windows, il est plein de bonne volonté et ne sait que faire de son temps depuis qu’il a pris sa retraite à 40 ans. Il t’aidera surement à remettre l’argent du bon coté.
Autre chose, comment tu vas faire pour te rendre chez tous les malheureux auquel tu as promis monts et merveilles il y a un  peu plus d’un an ?
Fais attention, leur cheminée n’a pas été nettoyée  car ils n’ont plus le sou pour le faire.
Bon, n’égare pas cette nouvelle lettre et pense à moi sinon je ne croirais plus au père noël.

L’attrape- nigaud.

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Qui est souverain ? Par Spire Arnaud

Publié le 29 Novembre 2008 par aragon 43 dans communisme

 Au Moment où Robert Hue quitte ou va quitter le PCF ; j'ai préféré cet article d'Arnaud Spire . Bernard LAMIRAND


Qui est souverain ?

    Par Spire Arnaud
    Fédération : Paris

    Le 24 novembre 2008

    Le texte adressé par Marx à Feuerbach, et désormais connu sous le nom que lui a donné Engels : Thèses sur Feuerbach, est le plus petit document de la tradition philosophique occidentale. Deux pages et demi imprimées, soixante cinq lignes distribuées en onze notes ou thèses dont la plus longue compte treize lignes et la plus brève, la dernière, une ligne et demi. Dans ce texte, la sixième thèse critique l’individualisme feuerbachien en ces termes : « L’essence humaine n’est pas une abstraction inhérente à l’individu pris à part. Dans sa réalité, c’est l’ensemble des rapports sociaux ». Ce qui signifie que les propriétés essentielles qui caractérisent l’être humain sont à chercher non pas à l’intérieur des hommes et des femmes eux-mêmes (individu isolé), mais bien plutôt dans l’histoire de leurs relations sociales (outils, savoir-faire, langage, rapports sociaux, parenté, division du travail, rapports de propriété, Etat, droit, institutions, religion, idéologies). Marx invite donc à prendre en considération l’aliénation sociale, économique et politique qui lui semble infiniment plus décisive que la critique humaniste de la religion par Feuerbach. Après avoir rappelé que les hommes sont le produit des circonstances et de l’éducation, le père fondateur du marxisme avance l’idée que s’en tenir à l’action des hommes qui transforment les circonstances et à l’éducateur qui a lui-même besoin d’être éduqué est courte, il faut aussi que la pratique soit révolutionnaire. Il ne saurait y avoir de mouvement révolutionnaire sans théorie révolutionnaire. Il y a pour cela besoin d’un parti pas comme les autres se fixant pour objectif non pas de prendre le pouvoir mais de le rendre à ceux qui ne l’ont jamais exercé. « La coïncidence du changement des circonstances et de l’activité humaine ou autochangement ne peut être considérée et comprise rationnellement qu’en tant que pratique révolutionnaire ». A cet égard, il importe de ne pas confondre la « démocratie interne du parti communiste » avec la prétendue démocratie bourgeoise.

    Je me suis prononcé le 28 octobre 2008, lors de l’Assemblée générale des Communistes du 11e, pour la « base commune » qui me semblait amendable dans un sens plus radical. Déjà j’avais été choqué par le recours fréquent dans le PCF à la forme la moins démocratique qu’est le référendum (cf Napoléon III) en d’autres occasions précédentes. Je suis donc dans l’obligation éthique de faire remarquer que le procédé qui consiste à faire choisir entre le moindre mal et le pire, ne fera jamais partie de ma conception de la démocratie communiste. Cette invention, qui procure aux électeurs l’illusion de la démocratie au moment même où on la bafoue, ne relève-t-elle pas d’une logique sociale-démocrate ?

    Après la contribution collective « Réflexions pour aller au bout des choix de la base commune et nommer clairement ce que nous voulons » - publiée partiellement dans l’Humanité du 10 novembre 2008 - et signée par un groupe de dirigeants nationaux dont onze membres du Comité Exécutif national, il me semble de mon devoir de faire part de mon inquiétude. On aura beau « accoler au bon nom de communiste qui dit notre refus du capitalisme et notre idéal de solidarité et d’émancipation celui de démocratie ce qui dirait notre rupture totale et définitive avec le stalinisme », cela n’empêchera pas divers stigmates de cette époque pudiquement baptisée « culte de la personnalité ».
   

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DERRIERE LE BAZAR PS SE CACHE L'HYDRE CAPITALISTE

Publié le 25 Novembre 2008 par aragon 43 dans politique

DERRIERE LE BAZAR SOCIALISTE UNE BATAILLE IDEOLOGIQUE DE LA DROITE

Je m’étais promis de ne pas intervenir sur les travaux du congrès du parti socialiste.
Je vais quand même le faire.
Nous assistons, en ce moment, en France, à de grandes manœuvres pour établir un nouveau paysage politique conforme aux intérêts de la bourgeoisie.
L’idée avancée par des politiciens est de créer les conditions d’une bipolarité politique dans ce pays comme le souhaitent les « canons » de la théorie des néoconservateurs.
Ces grands travaux ne sont pas nés par l’opération du Saint-Esprit : les premières initiatives en reviennent à Jospin et Chirac avec le quinquennat et la prééminence des élections présidentielles sur celles des législatives.
Bref de se sortir d’un pouvoir des chambres et de le faire vivre qu’à partir du château.
Les dernières modifications de la constitution assurent cette stratégie de délégation de pouvoir à l’américaine avec deux partis : l’un conservateur de droite, l’UMP et l’autre à partir d’un PS réincarné en parti démocrate.
Avec deux stratégies : l’une néoconservatrice  et l’autre régulatrice à la marge du système capitaliste mais dans le système capitaliste comme valeur acceptée.
La bataille qui fait rage chez le socialistes attestent que c’est bien une bataille de fond et non d’une bataille d’égos qui n’est que secondaire.
Ségolène Royal est sur une ligne libérale, centriste.
Martine Aubry joue la ligne la régulation sociale d’un capitalisme qui devrait redistribuer à la marge la valeur ajoutée.
Le problème, c’est que le capitalisme est entré dans une crise durable et qu’il n’a plus la possibilité ni l’intention de partager un tant soit peu son butin.
L’agitation des médias nous montrent que ceux-ci ont choisi leurs camps : il n’y a qu’à écouter les commentaires de ces perroquets de l’idéologie dominante pour voir qu’ils rêvent d’une France ou deux partis feraient la loi comme aux Etats-Unis.
Leurs empressements à nous faire vivre pendant des semaines la campagne américaine sous tous ces aspects relèvent de la bataille idéologique pour imposer de tels choix à notre peuple.
De voir toute la nouvelle « coterie » autour de la madone de Poitiers, être invité à toutes les émissions de la télévision, indique le choix fait par le capital.
Mon propos n’est pas non plus de donner l’image de « blanche hermine » à Martine Aubry et à ses supporters dont on sait qu’ils n’ont surtout pas la volonté de combattre sur le fond le capitalisme.
Cela impose vraiment que le parti communiste français soit à la hauteur de la situation politique et qu’il ne tombe pas dans de nouvelles trouvailles, genre les fronts, mais qu’il soit porteur d’une démarche politique de classe : celle de se sortir de cette gangue de 1958 et du pouvoir personnel et de la bipolarisation politique à sens unique de la bourgeoisie.
Le rassemblement ne sera possible qu’à partir d’une identité communiste qui ne se met pas à la remorque des ex comme Mélenchon et autres qui surgiront dans ces méandres politicards que la droite organise pour tromper son monde.

Bernard LAMIRAND
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OBAMA CITY

Publié le 22 Novembre 2008 par aragon 43 dans politique

OBAMA CITY

 

C’est une nouvelle rubrique que j’ouvre sur mon blog.

De temps en temps, au gré des événements, je rappellerai qu’entre le discours électoral et les actes, il y a  décalage.

Ce n’est pas un scoop : il n’y a qu’à regarder ce que fait le locataire de l’Elysée.

Très court ce premier article : le nouveau sauveur suprême des Etats-Unis, tel que nous l’ont décrit avec lyrisme pendant plusieurs semaines les perroquets médiatiques de la télévision française, va peut-être, nous dit-on, nommé comme secrétaire d’état Hillary Clinton.

Chasser l’ancien il revient au galop !

Pourtant on nous avait rabattus les oreilles sur cette victoire du neuf et en plus d’un noir président des Etats-Unis pour nous dire que tout allait changer.

Bien sûr Hillary Clinton n’est pas Bush ; encore que, si mes souvenirs sont bons, elle a approuvé la sale guerre d’Irak.

Ainsi, Obama est entrain d’essayer les costards de ces prédécesseurs, qui de Kennedy à Bush en passant par le sinistre Reagan, ont semé la misère et la terreur sur cette planète pour servir les multinationales américaines.

Bon, je pense que nous sommes, nous les communistes, à ne pas avoir tombé dans l’extase pour cet homme qui de toute façon n’est pas communiste, ni socialiste et qu’il est dans ce parti démocrate, une variété de l’établishement américain créé et conçu par le capital US.

Une bonne note quand même  ; il va fermer Guantanamo.

Fermera-t-il ensuite les bases militaires dont il disposera dans le monde et en particulier celles de l’OTAN.

Vaste programme ; nous verrons !

Bernard LAMIRAND

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RETRAITE PAR POINT UNE SUPERCHERIE

Publié le 21 Novembre 2008 par aragon 43 dans syndicalisme


RETRAITE PAR POINT : UNE VASTE SUPERCHERIE (Par Bernard Lamirand)

 

DES EXTRAITS SIGNIFICATIFS DE LE PENSEE LIBERALE

 

-Le Conseil d’orientation des retraites : Les réformes à l’étranger

Les réformes récentes à l’étranger mettent l’accent d’une part sur le relèvement des âges légaux de retraite et d’autre part sur une refonte des barèmes de pension visant à inciter au recul effectif du départ en retraite et à intégrer les perspectives démographiques.

L’Italie (de 57 à 61 ans), l’Allemagne et les États-Unis (de 65 à 67 ans) ainsi que le Royaume-Uni (de 65 à 68 ans) ont ainsi décidé de retarder l’âge d’ouverture des droits et/ou l’âge d’obtention d’une pension complète de leurs systèmes publics de retraite. Ces réformes sont étalées sur quelques décennies à l’exception de l’Italie, avec un relèvement progressif des âges légaux, et ont été annoncées bien avant leur entrée en vigueur (par exemple, en Allemagne, l’âge ouvrant droit à une pension complète doit augmenter de 65 ans à 67 ans entre 2011 et 2034).

 

-Bayrou : Je propose une refonte universelle, c'est-à-dire une réforme qui englobe tous les régimes, y compris les régimes spéciaux. Elle sera souple, ouvrant la voie à une retraite à la carte, une retraite par points.

 

-Ségolène Royal : "Je propose que la gauche fasse sien le projet d'une évolution profonde de l'ensemble de nos régimes de retraite de base vers un système inspiré de la réforme suédoise, dans lequel chaque cotisant dispose d'un compte individuel sur lequel il accumule des points tout au long de sa vie active de façon à déterminer le montant de sa pension au moment où il choisit de partir en retraite".

-Laurence Parisot Medef : un système de retraite par points, à la carte, qui permet de choisir son départ et dit elle : pourquoi partir si tôt.

 

Pourquoi toute cette relance  sur le calcul des retraites?

 

L’idée est bien simple:faire disparaître tout le contenu du système de retraite par répartition, création du Conseil National de la résistance et de Croizat, pour permettre aux assurances privées de mettre en place, un  régime de retraite capitalisée évoluant en fonction  des placement à la bourse et de leur cotation.

Un système qui reposerait sur les critères assurantiels ; en fonction des aléas encourus et de l’espérance de vie.

Une technique d'assureurs comme Denis Kessler ou Xavier Bertrant ministre du travail et de la sécurité sociale.

Tous deux sont issus des assurances privées : groupe AXA.

Ce système est dangereux à plus d’un titre.

Le système par point c'est  la théorie du curseur employé dans les retraites complémentaires de l’Arcoo et de l’Agirc. Le prix d’achat du point  est déterminant : il configure le nombre de points total acquis à la retraite. L’Arcoo et l’Agirc rationne ainsi le nombre de points attribués aux  actifs par une valeur d’achat plus élevée,et qui, calculée sur les salaires bruts, entraine à toujours moins de points retraites pour les actifs.

Par contre, le prix de point retraite, celui qui fixe la pension, lui n’évolue que de manière régressive par rapports à l’indice des prix ; cette programmation en cours depuis une dizaine d’années entraine une sérieuse baisse du niveau des retraites complémentaires.

C’est ce système que certains voudraient instaurer pour le régime général de la sécurité sociale.

Cette méthode par points entrainerait une autre façon de calculer que celui des meilleures années, elle collerait à la situation de l’emploi du salarié et intégrerait toutes les périodes d’inactivité où de précarité, avec absence ou réduction de points, et rayerait les trimestres validés par exemple pour cause de chômage .

Le minimum contributif pour les plus fragilisés et les bonifications pour la situation familiale ne donnerait pas de droit à des points.

Mais la raison principale est d’en finir avec un âge légal de la retraite et d’appliquer en France, la recommandation européenne du livre blanc sur les retraites, qui est de supprimer tout âge légal de retraite.

Avec la loi qui vient d’être votée au parlement par la droite, autorisant la possibilité de poursuivre la vie professionnelle jusque 70 ans, il est évident que le système par points, entrainera des salariés à poursuivre plus longtemps leur vie professionnelle pour acquérir le maximum de points leur manquant pour se faire  une retraite acceptable.

Globalement on quitterait la retraite solidaire, la conception du salaire socialisé, pour tomber dans une retraite « tirelire » avec une sorte de salaire différé et dévalué par points, que chacun mettrait en place dans un compte d’épargne soumis aux aléas de la bourse.

Ces mesures à mettre en oeuvre dans un processus : retraite retardée à 70 ans et retraites par points, saperont et feront disparaitre cette chaine de solidarité de la retraite par répartition et solidaire.

C’est vers un retour programmé à l’assurance privée.

Et on comprend mieux pourquoi les Sieurs Bertrant et Kessler préconisent de faire disparaître l’âge légal de la retraite par le volontariat pour commencer.

Les assureurs ont toutes les raisons d’avoir des retraités qui partent demain le plus tard possible et avec un  minimum de rente.

Il se chuchote, dans les couloirs de l’idéologie dominante, que ce système par points serait aussi à appliquer pour les fonctionnaires et les régimes spéciaux dans un second temps.

Parisot pourra se frotter les mains ; tout benef pour les nantis de la bourse.

Bref, un retour à la retraite pour les morts que dénonçait la CGT en 1910, en refusant les retraites ouvrières et paysannes, inaccessibles pour des travailleurs usés et bossant jusqu’à leur dernières forces.

 

Bernard LAMIRAND

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70 ANS: UNE RETRAITE POUR LES MORTS

Publié le 19 Novembre 2008 par aragon 43 dans Actualités

 

 

 

Les sénateurs ont confirmé mardi le report à 70 ans de l'âge limite de départ à la retraite pour les salariés volontaires.

Les sénateurs ont adopté, sans les voix de la gauche, l'article 61 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2009, qui supprime la mise à la retraite d'office à 65 ans et permet aux salariés de travailler cinq années de plus "sous réserve d'en avoir préalablement manifesté l'intention auprès de leur employeur".(Source ap)

Ainsi les sénateurs de la droite viennent d’engager le processus pour faire expirer l’âge légal de départ à la retraite fixé à 60 ans en 1982.

Je rappelle, que cette disposition est dans le droit fil des prescriptions et recommandations européennes inscrit dans le livre blanc sur l’objectif de faire disparaître l’âge légal de départ en retraite.

Cette mesure, adoptée par les sénateurs de droite, qui n’ont rien à craindre du suffrage universel puisqu’ils sont élus par un collège de notables, va à l’encontre de la réalité puisqu’en ce moment des millions de travailleurs ne trouvent plus à s’employer du fait de la crise et que plein de jeunes sont rejetés du travail avec leur contrat d’intérim dénoncé par les patrons.

Faire travailler les vieux, voilà la politique de cette droite !

Où plutôt les exploiter à fond, avec des « emplois vieux » mal payés, pour que ceux-ci complètent une retraite devenue insuffisante par la dégradation de leur pouvoir d’achat en une vingtaine d’année.

Et puis, je me rappelle, il y a quelques années, d’une saillie d’un président patronal de l’Arcoo, membre du Medef, qui me disait qu’il valait mieux payer des vieux en chômage que de leur payer une retraite complémentaire à 60 ans.

Quand je dis : engagement d’un processus ;  je ne parle pas à la légère ; il est clair que ce gouvernement, manié par le Medef qui ne veut plus apporter la cote part entreprise dans les cotisations retraites, veut progresser vers une retraite non obligatoire et privée avec au bout les assurances privées.

Ce qui les arrête en ce moment, c’est la déroute des fonds de pensions. Alors il faut sans cesse miner les régimes par répartition.

N’oublions pas que nous avons un gouvernement des assureurs avec Xavier Bertrant téléguidé par Denis Kessler d’Axa et qui s’est exclamé dernièrement qu’il fallait en finir avec les retraites des communistes de la libération. Croizat revient !!!

Et puis cette décision du sénat va dans le droit fil de remises en cause des retraites complémentaires Arcoo et Agirc entre 60 et 65 ans fixées par un accord avec les organisations syndicales et qui vient à expiration.

Nul doute que la négociation, qui a été reportée en début d’année 2009, verra les pontifes patronaux exerçaient auprès du gouvernement la pression pour considérer que vu la loi libérant le travail jusqu’à 70 ans eh bien on a plus besoin de payer des retraites complémentaires à partir de 60 ans.

Il est vrai, que ces caisses de retraites complémentaires, qui possèdent un magot de prés de 50 milliards de réserves à l’Arcoo, ne veulent surtout pas le lâcher.

Il serait d’ailleurs bon de voir ce qu’ils en ont fait comme placements.

Cette loi va passer maintenant à l’Assemblée nationale, il sera utile de pointer le vote des députés ; et de s’adresser à leurs électeurs, qui, en majorité, s’opposent à cette mesure des 70 ans, pour les informer et qu’ils s’en souviennent lors des prochaines élections législatives.

Pour ma part, je surveillerai particulièrement le vote du député de ma circonscription de l’Oise, le dénommé Courtial, et s’il vote cette mesure je le ferai savoir largement à tous ces jeunes qui cherchent du boulot et à tous ces travailleurs usés qui n’en peuvent plus de voir l’âge de la retraite s’éloigner.

Je vous invite à en faire autant.

Bernard Lamirand

 




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PCF :MES PROPOSITIONS

Publié le 16 Novembre 2008 par aragon 43 dans communisme

 

34 EME CONGRES PCF MES PROPOSITIONS (Par Bernard LAMIRAND)

 

Chaque communiste est appelé à débattre et à faire des propositions à partir de la base commune adoptée par une majorité d’adhérents.

Je ne reviens pas sur les raisons de mon vote, qui se justifiait à partir du coté positif de la base commune concernant l’engagement de ne pas diluer le PCF dans un conglomérat de gauche.

Notre identité est donc préservée.

Cependant, je serais très attentif sur les manœuvres de ceux qui ne renoncent pas à programmer sa disparition, comme j’ai pu le constater dans les contributions de camarades prenant prétexte du départ de Mélenchon du PS pour relancer l’idée d’un parti de gauche.

Quelles sont mes propositions que je vais défendre lors de la conférence de section de Montataire, le 22 novembre ?

Mise en place d’une commission pour l’établissement de la base commune définitive comprenant une majorité de délégués (es) du congrès.

Je suggère que cette base commune, reprenant les amendements et vœux adoptés lors des conférences fédérales, se transforme en un manifeste du PCF destiné à toute la population.

Le préambule, court, doit indiquer que nous voulons un parti communiste français qui se transforme et correspond aux luttes d’aujourd’hui et de demain et en faisant de chaque succès une avancée vers une société communiste.

De faire renaitre un mouvement communiste à l’échelon international : une nouvelle internationale communiste, n’ayons pas peur des mots ! Cela devrait se concrétiser par une conférence annuelle de toutes les organisations qui se réclament de la pensée Marx. Ce qui se passe à travers la mondialisation appelle une telle organisation communiste.

De développer une réelle activité pour la paix dans le monde,contre les réarmements actuels et pour la libération des peuples du joug américain et de la finance internationale. Pourquoi pas un nouvel appel genre « Amsterdam-Pleyel ».

De faire totalement l’analyse de la crise du système capitaliste, de caractériser cette société capitaliste comme dépassée, niant le progrès de l’humanité. L’excellente analyse de Paul Boccara et d’Yves Dimicoli et leurs propositions peuvent servir pour donner du sens à notre démarche communiste.

Concernant l’unité à gauche, je suggère que celle-ci repose sur les rassemblements de luttes contre le capital, la droite ; que les choses soient clarifiées par rapport au parti socialiste s’il choisit une orientation sociale-libérale et centriste.

Avec les partis d’extrême-gauche, que les choses soient aussi claires : l’union ne peut se faire que si l’on contribue à participer à la construction d’une autre société tout en sachant que dans le nouveau persistera de l’ancien et que l’on ne peut seulement contester sans apporter sa pierre à l’édifice.L'anticapitalisme n'est qu'une posture si elle n'envisage pas uns construction dépassant le capitalisme.

Une nouvelle union de la gauche ne peut naitre « d’un bric à brac d’individualité genre Bové et consorts »  mais bien avec les partis qui se réclament de la gauche et qui veulent construire ensemble une société de progrès.

Le parti communiste français doit se bouger : il ne peut rester en l’état et en étant soumis à l’impotence d’une direction incapable de diriger et d’animer. Ce qui doit caractériser la nouvelle dynamique PCF c’est la démocratie et le travail collectif avec une direction qui propulse et met en œuvre des décisions de congrès. Il faudra certainement revoir les statuts.

Chaque année, sera effectué un bilan concernant l’application des décisions du congrès et une assemblée nationale des sections sera convoquée pour faire le point et envisager toutes évolutions rendues nécessaires à partir de la réalité et des obstacles rencontrés.

Le PCF mettra tout en œuvre pour retrouver sa place dans l’entreprise. Des conditions particulières devront être prises en fonction de l’évolution du processus de travail, de la révolution informationnelle, des catégories nouvelles qui surgissent et je suggère que le parti s’organise dans tous les sites industriels, les zones commerciales avec des collectifs opérationnels regroupant les communistes de ces zones mais aussi des parrainages de militants aguerries et notamment nos élus (es).

Les nouvelles directions des sections, des fédérations auront à créer les conditions d’un travail dynamique avec comme priorité d’être au cœur des soucis quotidiens que rencontrent les travailleurs, les retraités et l’ensemble de la population et de faire en sorte que de chaque problème naisse des luttes et des rassemblements concourant à faire du communisme dans la vie de tous les jours

Quand à la direction nationale, elle doit être plus représentative de la jeunesse et des nouvelles catégories de salariés, elle doit favoriser l’égalité hommes-femmes, elle doit comprendre des retraités qui vont représenter bientôt 30 % de la population. Cette direction nationale doit être celle qui met en mouvement les décisions du congrès et doit rendre compte devant l’assemblée extraordinaire des sections, tenues autant que de besoin et au minimum une fois par an.

Pour éviter toutes les pérégrinations hasardeuses lors des consultations électorales, genre comité antilibéral, ce sont les adhérents communistes qui seront consultés et décideront.

Pour la formation des communistes, celle-ci doit redevenir une priorité dans les sections et fédérations ainsi qu’au niveau national.

Le PCF se doit de revoir ses outils en ce sens et de mettre en place une véritable université de la pensée Marx.

L’humanité n’est plus le journal du PCF mais il doit être plus que jamais le journal d’une pensée communiste ; il doit servir le débat politique, économique et social et ne pas ignorer  les chercheurs et militants communistes utiles à ces débats quelque soit leurs opinions.

Voilà, j’aurais bien des choses à dire encore, mais ces propositions visent à contribuer à sortir le PCF de sa léthargie actuelle et à retrouver sa place dans le débat politique pour transformer cette France qui subit de plein fouet le néo conservatisme populiste de Sarkozy.

C’est ma modeste contribution pour démentir tous les cassandres qui voudraient bien que ce congrès échoue.

Je propose enfin, que la base commune transformée en manifeste PCF fasse l’objet d’une popularisation large et que soit organisées des rencontres avec tous ceux avec qui l’ont veut faire avancer une gauche de progrès.

 

Bernard LAMIRAND Section de Montataire, cellule d’entreprise d’Arcelor Montrataire

 

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TOUJOURS LES MEMES A LA TELEVISION

Publié le 11 Novembre 2008 par aragon 43 dans communisme

TRISTE SPECTACLE A LA TELEVISION

 

 

Hier soir, très tardivement, j’ai regardé l’émission sur  la deuxième chaine d’Yves Calvi sur la gauche.

Tristounet…

Les invités avaient été triés sur le volet, étaient présents : Manuel Valls PS  de droite, Benoit Hamon PS de gauche, Eric Besson socialiste Sarkozien, Jean François Copé UMP défraîchi, Jean Luc Bennhamias Modem ex-vert devenu jaune, Michel Onfray philosophe adulateur de Besancenot, Gérard Grinberg directeur scientifique de sciences po qui forme les élites capitalistes et Sylvie Pierre Brossolette du point, journal du système.

Evidemment le parti communiste français avait été malencontreusement oublié.

Ne parlons pas de l’humanité que le sieur Calvi n’invite jamais.

Toutes ces castes ont ignoré qu’il existait un parti communiste durant toute l’émission.

Et pour cause, cela les arrange, pour ne pas aborder les vrais raisons de la crise du système capitaliste.

Marx les dérange sûrement en ce moment.

Pour ces messieurs, le débat ne pouvait avoir lieu qu’entre gens de bonne compagnie qui discutaient dans le cadre du système capitaliste avec une mouche du coche pour aider :  le sieur Onfray au service de Besancenot.

Régulation ou non régulation : l’on pouvait voir le sycophante Besson donnait la leçon à ses anciens camarades en cirant les pompes de Sarkozy, le nouveau régulateur du capital.

Et alors que dire de ce débat entre égos socialistes pour conquérir la place de premier secrétaire du parti socialiste.

Cet équipage s’est alors limité à examiner sur toutes ses coutures le capitalisme : pour les socialistes de droite il faut réguler le système, le rendre un peu moins méchant :  pour Hamon, socialiste de gauche, il faut aller un peu plus loin dans des réformes sociales avec une union de la gauche dirigé par les socialistes et surtout pas faire d’alliance avec le modem.

Copé, dans un langage doucereux, s’est attendri sur ces malheureux socialistes qui n’arrivent pas à se mettre d’accord parce qu’ils sont empêtrés dans une gauche marxiste dont ils n’arrivent pas à se défaire.

Ce débat de m…. m’a renforcé dans l’idée que nous avons vraiment besoin de ce parti communiste français pour projeter autre chose que cette soupe médiatique que nous ont servi les politicards présents à cette émission.

Je mettrai cependant une note : « peut mieux faire » à Hamon ; mais celui-ci a soigneusement évité, lui aussi, de parler du parti communiste.

En les regardant, je voyais ce que pourraient devenir les débats politiques, le jour ou le PCF aurait disparu de la scène nationale si certains liquidateurs arrivent à leur fin.

Tristounet, insipide, terne cette politicaillerie qui nous attend si tous ce beau monde est aux manettes demain.

C’est surement ce genre de politique que la droite et la social-démocratie veulent imposer aux citoyens pour que ceux-ci s’extasient devant les zélateurs de droite ou de gauche réformiste du système capitaliste qui n’ont remis en cause à aucun moment de l’émission la suprématie du capitalisme.

Bernard LAMIRAND

 

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LES MANOEUVRIERS

Publié le 8 Novembre 2008 par aragon 43 dans communisme


LES GRANDES MANŒUVRES COMMENCENT

 

Ca remue dans le marais de la gauche.

L’excitation est à son comble.

Les socialistes, en pleine crise, n’arrivant pas à se départager dans la course à l’échalote, se divisent et certains claquent la porte.

La ligue communiste, ne se sentant plus pisser, est aux aguets pour récupérer les morts au champ d’honneur de l’union de la gauche défunte.

Des communistes, « valises de plomb », en profitent pour relancer leurs digressions autour d’un nouveau parti de gauche.

Il y a manifestement beaucoup de brocanteurs de tous poils en ce moment qui font leur marché.

Grandes manœuvres, car tous ces gens là n’ont aucune envie de se rassembler, mais seulement de faire la nique aux autres compétiteurs.

Pas étonnant !

Les congrès dans tous les partis de gauche vont avoir lieu d’ici quelques jours et se dérouleront jusqu’en début d’année 2009 avec la création du nouveau parti anticapitaliste de Besancenot, qui, en passant  le dernier, compte bien ramasser les dividendes.

Nous aurons donc, des créations qui s’ajouteront aux partis de gauche.

Bravo les amis, Sarkozy va vous donner la légion d’honneur !

Et puis, il y a ceux qui fondent leurs désirs sur un congrès PCF, qui finirait en « nœud de boudin », pour rebondir et mettre en avant leur nouveau parti de gauche, genre « die Lincke » en Allemagne.

Ils ont reçu, ce jour, le renfort qu’ils attendaient : Mélenchon.

Je m’étonnais cette semaine de la vigueur de  la réaction de certains de ces communistes, en mal de parti, par rapport au vote de la base commune, et de ce concert d’imprécations organisé en la circonstance pour un texte dont ils avaient pourtant qu’un grand mépris : j’ai la réponse.

Ils savaient, les cachottiers, que Mélenchon allait produire son numéro de claquette et qu’à partir de là ils pourraient ressortir le grand jeu du nouveau parti de gauche de Gayssot, Quilès et autres cocos défoutus, pour créer quelque chose à l’image des socialistes allemands avec « die-Lincke » regroupant des socialistes et des communistes réformistes.

Et puis, ce matin, j’ai entendu sur une radio périphérique, Braouzec, dire tout le bien qu’il pensait de cette proposition de Mélenchon, de mettre en place ce parti de la gauche et d’aller ensemble aux élections européennes.

Oui, nous sommes bien en pleine période de manœuvres.

Quand je vois ce décor, à vomir, je me dis que nous avons toutes les raisons de ne pas lâcher ce parti communiste français si précieux pour redonner de l’élan et de l’espoir à tous ces gens qui souffrent des politiques ultralibérales.

Un communisme qui a toute sa raison d’être, aujourd’hui, face à ce capitalisme qui va aller de crise en crise et qui, pour l’instant, n’a pas face à lui le répondant communiste qui permet de changer la gauche de sa décrépitude.

Oui, notre congrès va être important pour y parvenir et cela passe d’abord par un parti communiste qui retrouve son influence et une dynamique.

Un congrès de la jeunesse, un congrès de propositions communistes, un congrès qui donne envie de militer pour la cause du communisme dans ce monde qui en aura de plus en plus besoin.

Dernière chose, toutes ces pérégrinations pour un parti de gauche dont la première mission serait de se présenter aux européennes, montrent que là aussi des manœuvres sont en cours, y compris dans la direction actuelle du parti, pour des listes où le parti communiste serait caché comme une sorte de maladie honteuse puisque le nom communiste serait absent du bulletin de vote pour les électeurs.

Je milite alors plus que jamais pour une liste communiste européenne et avec un projet clair et identitaire.

Je demande donc que cette question soit portée au débat du congrès.

C e n’est pas à la direction actuelle de décider si le parti communiste présentera ou pas une liste : c’est à tous les communistes de le décider démocratiquement après un vrai débat démocratique.

 

Bernard LAMIRAND

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REPONSE A MARIE PIERRE VIEU

Publié le 4 Novembre 2008 par aragon 43 dans communisme

Réponse a Marie Pierre Vieu

Marie Pierre Vieu, secrétaire nationale, vient d’intervenir à partir du vote majoritaire des communistes pour la base commune, avec d’autres camarades dont Roger Martelli, pour contredire les résultats.
Bizarre, voilà des camarades qui ont honni cette consultation, considérant qu’elle serait nulle et non avenue, et qui d’un seul élan se répandent en commentaires.
Loin de moi de critiquer l’expression autonome  des communistes.
Mais pourquoi n’ont- il pas introduit leurs opinions et celles de leurs amis (es) dans la consultation des communistes ?
Là ils auraient été crédibles !
La clarté, dont se réclame Marie Pierre Vieu et d’autres, aurait permis aux communistes de se prononcer sur l’ensemble des textes en toute connaissance de cause.
Il y a eu refus de leur part sous de futiles prétextes.
L’évocation d’un congrès extraordinaire est une fausse excuse.
Je pense que ces camarades ont décidé purement et simplement de sauter cette étape démocratique du congrès, qui aurait vu un rejet de leurs thèses, pour continuer le travail de sape entrepris depuis plusieurs années pour en finir avec le PCF.
En gros : faisons durer le temps qu’il faut le malaise pour en finir avec un parti « valise de plomb ».
L’intervention de Marie Pierre, je pourrais la contester point par point, mais je me contenterai de sa réflexion sur « le parti outil usé » reprenant une lettre de Marx sur l’internationale et qui se situe dans un autre contexte : et je cite l’extrait de son intervention :
« C’est pour moi une évidence : le plus sûr moyen de nous enterrer nous mêmes et d’enterrer notre combat communiste est de garder tel quel le PCF, quand bien même nous soyons mieux présents aux portes des entreprises, dans les quartiers populaires et à nous adresser aux jeunes, quand bien même nous ayons le meilleur projet du monde. Qu’on ne se méprenne pas ici sur mes propos : je suis convaincue que, quels que soient les choix existentiels que nous opérerons se posera de manière égale la question militante et celle de notre rayonnement politique. Se posera de manière égale la question de l’hégémonie. Devrons nous mener notre combat avec un outil qui structurellement nous bloque dans une vision étroite du monde et de l’action politique alors que nous voulons être le Parti de l’émancipation ? « Dans l’histoire de l’Internationale, on a vu se répéter ce que l’histoire montre partout. Ce qui est vieilli cherche à se reconstituer et à se maintenir à l’intérieur même de la forme nouvelle acquise » écrivait Marx à Bolte (29 novembre 1871). Le parti est un outil. Comme tout outil, il s’use. Alors, il faut remplacer l’outil. On n’affirme rien d’autre que cela lorsqu’on parle de dépasser le PCF. »…
Plusieurs remarques :
Qui parle de laisser le parti tel quel ?
Marie Pierre fait un procès d’intention aux camarades qui se battent actuellement, non seulement pour l’existence du PCF mais pour sa transformation et l’intervention de Marcel Zaidner en est l’éloquente manifestation : voir sa contribution dans alternative forge net.
Personnellement, je pense que le PCF ne peut pas être ravalé à un outil quelquonque : c’est une organisation humaine et communiste qui se donne (et doit se donner) des moyens pour mener la lutte de classe contemporaine ; et ces moyens, effectivement, ont besoin d’être changés pour aborder le monde dans lequel nous vivons.
En ce sens, je vais plus loin que Marie Pierre, par exemple sur le communisme : il serait vain d’attendre une hypothétique révolution et vivre dans notre pré-carré et disserter à longueur de journée sur son imminence ou pas ou encore de se contenter de garder ce pré-carré comme une survivance auquelle on serait attaché indéfectiblement.
Il faut faire du communisme dans la vie de tous les jours. C’est cela être révolutionnaire aujourd’hui dans les pays hautement développés. Le PCF doit se donner les instruments pour le réaliser concrètement. Notre organisation actuelle ne correspond plus à cela : c’est pourquoi je propose que l’on passe à un autre stade de l’organisation du parti et que le lieu de l’entreprise soit modifié, autrement qu’il ne l’est actuellement, par l’existence d’organisations communistes de site ou de zones industrielles et commerciales.
C’est là que nous avons perdu pieds ces dernières années face au capitalisme mondialisé avec une bataille idéologique qu’il est seul à mener.
Le communisme municipal, les élus, certes indispensables, ne suffisent pas pour réaliser cette évolution. Nous avions tombé dans la délégation de pouvoir pour des queues de cerises dans les gouvernements de la défunte union de la gauche.
Autre idée, se séparer du PCF en ce moment serait une faute lourde car nous avons besoin de ce parti face à ce capitalisme débridé, à la crise du réformisme et « à l’attrape- nigaud» des trotskistes avec leur anticapitalisme de foire. Nous sommes le creuset collectif, actuellement disponible, même s’il est fragilisé, pour travailler un vrai changement de société.
Oui, le PCF est en crise, c’est une crise qui l’oblige à choisir et  à oser  se projeter dans l’avenir en préférant le communisme mais surtout pas l’expérience « fiasco italienne » auquelle se destine, même si elle s’en défend dans ses propos, Marie Pierre Vieu ; ou encore qui prendrait le chemin réformiste en Allemagne avec des ex-communistes qui ont abandonné toute idée de passer au communisme heureux de se faire une place dans le concert des institutions de cogestion à l’allemande.
 Parti de l’émancipation , on ne pourrait plus l’être !
Ah bon…
Tu considères que le PCF a fait son temps et qu’il ne peut plus émanciper ; il me semble, pourtant, qu’en ce moment, dans plein d’endroits dans le monde, des peuples remettent sur les rails les idées communistes et Marx redevient au gout du jour pour ses analyses pertinentes sur les crises et le dépassement du capitalisme.
Le PCF ne pourrait incarner ce retour à la pensée Marx, Marie Pierre ?
Bigre !
Le parti communiste français, tu l’exprimes, a vieilli, et il cherche qu’à se maintenir et rien d’autre : faux  je dirai que pour  se transformer il n’a pas besoin de trépasser pour renaitre comme tu en fais l’offre.
Je ne veux pas être désagréable, mais ce travail de sape que tu as entrepris avec d’autres, et dont tu dis qu’il faudra du temps pour en finir avec le PCF, n’est pas le bon chemin à prendre et je pense que tu portes une responsabilité dans cet affaiblissement du parti, ces dernières années, avec cette direction incapable de donner du souffle parce que divisée et malmenée par les désaccords.
Vous n’avez pas été élu pour cela que je sache au dernier congrès.
Je pense sincèrement que le travail pour bétonner toutes possibilités d’évolution vient de cette direction incertaine à laquelle tu appartiens.
Le fait d’altérer l’identité communiste dans des mouvements où celle-ci apparaît de plus en plus diluée n’est pas innocente et la tentative des comités antilibéraux en est la preuve, de même ce qui se trame actuellement avec des listes européennes qui atténueraient à nouveau notre message communiste. Je ne souhaite pas qu’on me refasse le coup de « bouge l’Europe » et si des personnalités sont prêtes à être sur nos listes, il faut que cela ne se fasse pas au détriment de nos idées communistes que nous masquerions pour la circonstance. Au demeurant, c’est au congrès de décider de cela et non pas d’une direction. Je conteste donc ce vote de la direction nationale qui aurait dû en référer à tous les communistes.
La démocratie ce n’est pas fait pour les chiens.
Le combat idéologique nécessite un PCF et une organisation communiste internationale.
Je ne suis pas pour un PCF ad-aeternam, quoiqu’il advienne ;  une organisation peut se transformer, disparaître ou se recréer autrement à partir d’un saut supérieur,  mais le moment n’est pas mûr pour tenter des regroupements avec d’autres forces progressistes sous diverses formes.
Pour le moment, il faut retrouver des forces, sinon c’est la disparition pure et simple du communisme.
Quand les conditions seront créées pourquoi pas ! 
Mais à la lecture des contributions de ceux qui dénigre la continuité du PCF, ils ne prennent pas ce chemin en créant des chausses trappes à ceux qui veulent faire évoluer le PCF pour justement être cette force d’attraction conduisant à l’unité du monde du travail pour une société communiste et quand Roger Martelli dit : « Mais nous serons communistes dans une force qui, je le pense, gardera le meilleur de notre tradition sans pour autant conserver notre enveloppe. Nous serons communistes, assumant ouvertement notre ancrage, sans qu’il soit nécessaire que continue d’exister une organisation politique portant explicitement le nom de « Parti communiste français ». Avant 1920, les communistes ont vécu et agi sans elle ; le moment est venu, comme en 1920, de trouver les façons nouvelles de faire vivre notre parti pris. » ;
Il vend la mèche : le communisme ne sera plus qu’une tradition à faire vivre, peut-être à coups de commémorations, ou comme ces camarades italiens qui considéraient que l’on pouvait se contenter d’un communisme culturel.
Marx réveille toi ; ils sont devenus des réformistes.
Roger indique, pour sommer les communistes d’abandonner le PCF ; « Même sous les mots aguicheurs de la « métamorphose », conserver c’est liquider. Cette non-histoire, si elle était retenue, ne me motiverait aucunement. Être la mouche du coche ou le porteur d’eau de majorités dominées par la social-démocratie : une fois encore, je ne suis pas devenu communiste pour cela. »
Moi non plus, je ne suis pas devenu communiste pour cela mais pas non plus pour me caler dans un parti qui aurait vite faite d’abandonner ce que je tiens le plus : « être communiste » et ne le montrer que dans les interstices ou lucarnes auxquels les autres consentiraient à nous laisser quelques restants de communisme.
Alors il nous revient de porter dans la situation actuelle, plus que jamais, les couleurs du parti communiste français et de dire aux gens que l’on veut une société communiste pour remplacer ce capitalisme destructeur.
Annonçons donc la couleur.
Je pense d’ailleurs que cette idée manque dans le document « base commune » et s’il y a une chose que je partage avec les autres contributions, c’est que l’on ne peut laisser cette base commune dans cet état de componctions, qu’elle a besoin d’être revue pour appeler à du communisme tout de suite, et à une démocratisation du PCF avec une direction qui anime et dynamise et des dirigeants de terrain travaillant rassemblement, luttes, avancées et émancipation.
PROLETAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS !  DISAIT MARX
Finalement cette base commune ne devrait-elle pas devenir un manifeste communiste, décidé par le congrès ?
Bernard LAMIRAND section de Montataire, fédération de l’Oise.

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