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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

MITTAL TRAVAILLE POUR RENFLOUER SON COMPTE EN BANQUE

Publié le 30 Octobre 2008 par aragon 43 dans Actualités



MITTAL TRAVAILLE POUR RENFLOUER SES ACTIONNAIRES


Depuis ce matin, dans les médias, on ne parle que de l’arrêt de hauts fourneaux, d’aciéries, de laminoirs dans la sidérurgie européenne et en particulier en France.
Plusieurs semaines sans travail où les sidérurgistes seront soumis au dictat de ce patron hindou, nabab, qui jongle avec des centaines de milliards acquis en reprenant des entreprises à de vils prix comme en Russie et dans les autres pays de l’Est.
On nous réconforte en disant que les salariés ne perdront rien puisqu’ils prendront sur leurs congés.
Prendre des congés en ce moment n’est certainement pas le nec le plus ultra.
Ces médias oublient de dire que des milliers d’emplois sont liés à la marche des installations de la sidérurgie et que pour eux, c’est la porte qui les attend : de même pour tous ces intérimaires devenus une « variable d’ajustement » et qu’on liquide à la moindre peccadille.
Mittal prend prétexte sur la situation automobile et le recul des ventes pour fermer ces installations : « c’est l’occasion qui fait le larron » car dans d’autres périodes de méventes, nous n’avions jamais vu les installations être arrêtées d’un seul tenant.
La crise est un bon prétexte pour exiger une plus grande rentabilité du capital.
Et puis, pourquoi ne pas prendre dans le pactole des dividendes à redistribuer aux actionnaires ?
Des milliards d’euros sont actuellement à leur disposition alors que ces gros actionnaires dont Mittal s’en sont mis plein les poches depuis des années.
Quand Mittal a repris Arcelor, je me souviens que plusieurs milliards d’euros ont été mis sur la table, de part et d’autres, pour aguicher les actionnaires des deux sociétés ; pourquoi, aujourd’hui, si cela va si mal, il n’y aurait pas un fond pour permettre aux salariés de l’entreprise, de la sous-traitance, des intérimaires, à pouvoir être maintenu dans leur emploi et leurs garanties sociales et de ne pas toucher à leurs congés.
Pourquoi, alors que des milliards sont déversés dans les banques pour reconstituer le pactole des financiers, n’y auraient-ils pas des milliards pour les sidérurgistes salariés ?
Si j’ai bien compris, ce PDG Mittal veut faire payer la crise aux salariés et créer les conditions de redressement des portefeuilles de ces actionnaires qui ont tous tripoté avec la bourse pour se faire « des couilles en or » pendant des années.
Que va dire le Zorro de l’Elysée : après son cirque de Gandrange :  va-t-il intervenir pour combattre, en faisant des moulinets, le PDG de Mittal pour moraliser le capitalisme ?
Il est à craindre que Sarkozy n’ait qu’une pensée fugitive pour les salariés de chez Arcelor Mittal. Son récent déplacement dans les Ardennes ne peut faire illusion ; il est bien du coté des patrons.
Tout démontre que cette société Arcelor-Mittal, fécondée avec l’accord des pouvoirs publics européens, est un groupe international qui n’a que faire des considérations nationales et européennes.
Ceux qui ont dénationalisé la sidérurgie portent une énorme responsabilité : celle d’avoir abandonner les outils de production à un profiteur international.
Derrière cet ukase enjoignant aux sidérurgistes de rester à la maison pendant plusieurs semaines l’on peut voir le vrai visage de ce patron, que certains naïfs syndicaux pensaient social ; c’est un récupérateur et casseur.
La crise financière qui maintenant gagne la sphère productive est de la responsabilité de tous ces brigands de la finance.
Le camarade Fabbri de Florange a bien raison de dire que Mittal veut faire payer la crise qu’aux salariés.
Il ne dépend  que des salariés de lui infliger un démenti.

Bernard LAMIRAND 

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LE PLAISANTIN DE L'OISE SUITE

Publié le 29 Octobre 2008 par aragon 43 dans Actualités

 

J’ai entendu sur France-info le 28 octobre, le débat entre la secrétaire des verts Cécile Duflot et le député Courtial de l’UMP de l’Oise.

Je ne commenterais pas les propositions faites par Cécile Duflot dont je partage le contenu quand elle dit que les propositions de Sarkozy concernant l’emploi ne représentent pas grand-chose par rapport aux centaines de milliards accordés aux banquiers.

Je m’attarderais un peu plus sur le cas de ce député , ex-auditeur financier chez Ernst & Young, puis consultant en stratégie chez Cap Gemini : deux institutions financières bien connues sur la place de Paris.  

Il est le député UMP de la 7éme circonscription de l’Oise où j’habite.

C’est un député de droite, qui, bien entendu, vote  les lois qui ont fait tant de mal à notre pays et à notre région depuis 2002, date à laquelle il a ravi aux socialistes repus la circonscription.

En l’écoutant hier, je me suis dit que les électeurs de l’Oise avaient choisi, par défaut, un perroquet à Sarkozy, ânonnant le discours du chef.

Toutes ses interventions pour répondre à Cécile Duflot consistaient à répéter ce que le gouvernant de l’Elysée avait dit dans les Ardennes et à vanter les mesures de précarité de l’emploi présenté comme seul recours à la crise pour le social.

Je ne l’ai pas entendu protester contre la mise en chômage partiel des travailleurs d’Arcelor à Montataire ; mais il est vrai que ces travailleurs n’habitent pas tous dans sa circonscription. Tant pis pour ceux qui y habitent, de toute façon il ne ferait pas mieux que son compère qui a laissé tomber Gandrange Rombas en Lorraine. Au passage, comment ne pas oublier les manœuvres financières de Mittal pour s’emparer du groupe Arcelor : c’était déjà sous son mandat : il a rien dit où si peu !

Le travail du dimanche, il va le voter le bougre, et évidemment, cela ne fera que contribuer à augmenter le nombre de chômeurs dans sa circonscription ; cela compliquera aussi la vie familiale auquel il se dit attaché et aussi celle du petit commerce dont il a fait son fond de commerce électoral ;  ingrat va !

Rien dans son discours pour flétrir les financiers, ceux qui nous ont mis sur la paille et qui bénéficient des largesses gouvernementales octroyées par centaines de milliards.

Ce député, qui nous proposait il ya quelques semaines de sévir contre les mères de famille qui  ont acheté des écrans plats avec l’allocation scolaire, ne met donc pas le même entrain à flétrir les capitalistes qui ont mis la France dans cet état.

Pourtant il y a une différence à faire entre l’écran plat et les milliards engloutis dans la crise financière.

Mais c’est vrai ; un proverbe disait du temps des gueux ; « qui vole un œuf vole un bœuf ». Les profiteurs, voilà à quoi devrait se consacrer ce cher député Courtial.

Peut- être, par un heureux hasard, il nous proposera d’ici peu, d’aider son chef à faire en sorte que les milliards accordés aux riches soient détournées vers les pauvres, vers l’amélioration sérieuse du pouvoir d’achat, des salaires, des retraites.

On peut toujours espérer.

Courtial avec nous contre les affameurs banquiers !!!

 

Bernard LAMIRAND PCF

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BAS LES PATTES SARKOZY: TOUS DANS LA RUE

Publié le 28 Octobre 2008 par aragon 43 dans syndicalisme

SARKOZY LE JONGLEUR DU CAPITAL

Je viens de découvrir les propositions de Sarkozy concernant les travailleurs après celles destinées aux milliardaires des banques.
Rien ou peu, sinon que du sang et des larmes qui se prépare dans les cabinets ministériels et les bureaux capitonnés des PDG avec les suppressions d’emplois massives, la précarisation des emplois, le chômage partiel à grande échelle, la baisse du pouvoir d’achat pour les salariés et  les retraités.
Bernard Thibault a bien caractérisé les subterfuges de Sarkozy pour tenter de cacher la réalité funeste des mesures annoncées et je le cite :

Bernard Thibault: "On demande aux salariés de s'adapter à la situation en mettant quelques pansements ici et là, ce n'est absolument pas à la hauteur de la crise". "Il y a eu une intervention pour aider les banques, une deuxième pour les entreprises, l'addition au total s'élève à 400 milliards d'euros de prêts ou de garanties de l'Etat", mais "aujourd'hui, le plan annoncé de soutien aux salariés, c'est zéro". "Le chef de l'Etat laisse entendre que demain tout le monde devra travailler le dimanche pour avoir un emploi [...] or des études, y compris dans le secteur du commerce, ont montré qu'au final ce serait plus destructeur d'emplois dans les petits commerces que créateur dans le secteur de la grande distribution". "La question des salaires est posée [...], c'est parce qu'on a privilégié la logique de rentabilité financière depuis 25 ans qu'on en est là, et il n'y a aucune raison donc d'accepter la contrainte du dimanche pour améliorer son pouvoir d'achat". "Au vu de ce discours, il serait utile que l'ensemble des syndicats se concertent dans cette période pour envisager une mobilisation commune". (Déclaration sur France 2, mardi 28 octobre)

La CGT invite donc toutes les organisations syndicales à se réunir pour décider d’une riposte de masse : j’apprécie ! Il serait en effet mortifère de rester l’arme au pied face à ce qui se prépare contre les travailleurs et les retraités.
Dans un précédent blog, j’avais indiqué mon impatience de ne pas voir de réactions à la hauteur de l’attaque ; du jamais vu depuis très longtemps et certainement depuis la fameuse crise de 1929 où les capitalistes de l’époque avaient fait payé leurs crises aux travailleurs avec des millions d’hommes et de femmes jetés à la rue.
Rappelons-nous les manifestations et les marches des chômeurs et les soupes populaires.
Il faut empêcher, que les centaines de milliards parties en fumée, soient facturés aux salariés par le chômage et une surexploitation de ceux qui garderont leur travail.

Une grande manifestation regroupant tout le monde s’impose.

Bravo à Bernard d’envisager une mobilisation commune que je souhaite énorme et rapide.

Bernard LAMIRAND
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BASE COMMUNE: Mon vote ?

Publié le 28 Octobre 2008 par aragon 43 dans communisme

MON VOTE POUR LA BASE COMMUNE  Par Bernard LAMIRAND Cellule Coppens Arcelor Montataire

Je me rendrai au bureau de vote prévu par la section de Montataire pour voter la base commune présentée par la direction sortante du PCF.
Les autres textes sont d’un autre âge pour que je puisse les approuver, même si dans leurs attendus, il y a des choses sur lesquelles je pourrais les approuver comme par exemple notre identité PCF en portant les valeurs du communisme.
Par contre, je n’approuve pas du tout « le fait accompli » de la direction nationale d’avoir intégré le texte « Continuer l’engagement communiste fonder une nouvelle force politique » dans les documents de vote.
C’est contraire aux statuts et c’est jeter le trouble sur un vote clair des communistes.
Si les signataires de ce texte avaient voulu le soumettre au vote, ils n’avaient qu’à le préciser par un projet dans les règles statutaires du parti.
Je trouve cette méthode pitoyable, de la part de la direction du parti, qui laisse ainsi planer un doute sur des manœuvres pour continuer après le congrès, une stratégie visant à diluer le parti communiste dans le marais d’une nouvelle force politique.
J’appelle cela « le reculer pour mieux sauter ».
Concernant la base commune, j’avoue que ce texte ne me fait pas grimper au plafond et qu’à défaut de grives on mange des merles comme on dit.
Je la voterai donc pour une seule raison : il vaut engagement du maintien du parti communiste français.
Cette base commune devrait, par amendements, être sérieusement modifié pour donner envie aux communistes de la mettre en œuvre.
Sur le capitalisme et son dépassement, le texte est totalement à revoir à partir des événements actuels et qui secouent le monde capitaliste. Cette crise systémique doit être traitée autrement qu’elle ne l’est et je propose qu’un collectif soit élu au congrès pour en modifier le contenu et faire apparaître notre conception marxiste en s’appuyant notamment sur les contributions de Paul Boccara et d’Yves Dimicoli.
Je dirai que sur cette partie, il faudrait montrer que l’avenir est au communisme et que le capitalisme ne répond plus aux progrès humains et au respect de la planète et amener des propositions concrètes. Dire clairement dans le document que notre démarche est de passer au communisme dans des actes de la vie de tous les jours et non pas en rester à la phrase creuse de « dépasser le capitalisme ».
Un passage fort devrait être réalisé sur quel communisme international et sur la paix dans le monde avec comme corollaire le désarmement mondial. Le parti communiste français devrait prendre l’initiative de la mise en place de rencontres communistes annuelles au niveau mondial.
Sur la gauche, il faudrait définir ce que veut dire aujourd’hui la gauche et quel compromis possible avec des forces de progrès où sociale-démocrates. Ne plus en rester à la conception de la vieille union de la gauche.
Je souhaite une sérieuse critique des stratégies « de bric à brac » concernant les comités antilibéraux et les alliances électorales. Que les décisions prises par les communistes soient respectées notamment concernant les élections où, parfois, c’est l’opportunisme qui l’emporte contre l’intérêt général des communistes.
Je demande à ce que soit remis en route, un vrai dispositif de présence du parti à l’entreprise en s’adaptant à ce qu’elles sont aujourd’hui et à la composition des catégories et de l’organisation du travail. L’idée de groupement communiste de site me plait.
L’adhésion communiste doit être le réflexe de chaque communiste et en particulier des dirigeants qui ne posent même plus cette question dans les initiatives auxquelles ils participent.
L’humanité est un journal communiste et non PCF ; OK !
Je l’apprécie en tant que tel, ses apports sont enrichissants ; il doit être lu par tous les militants mais ces militants peuvent exiger qu’il soit aussi leur lieu d’expression : c’est de moins en moins le cas.
Je n’ai rien contre d’autres contributions et en particulier le soin que le journal prend d’offrir les colonnes du journal à des courants divers mais la parcimonie des interventions de communistes PCF est étonnante pour un journal dont les lecteurs et contributeurs sont à plus de 90 % PCF.
Enfin, concernant la future direction, il faudrait qu’elle soit renouvelée de fond en comble et qu’apparaissent de nouvelles têtes.
Que l’on se sorte de cette direction et de ce conseil national omnipotent et boiteux.
Je souhaite donc que ce soient les sections qui proposent les candidatures et non une sorte de passation de pouvoir comme on l’a vu dans les Bouches du Rhône ou le secrétaire fédéral sortant Coppola désigne son héritier.
Je souhaite que chaque année, une conférence nationale des sections soit le moment de faire le point des engagements pris au congrès.
Je souhaite enfin, que face à la situation actuelle, le PCF organise une grande manifestation pour combattre les méfaits du capitalisme et exiger que des mesures soient prises pour relancer l’économie et interdire tous licenciements boursiers comme sont entrain de les organiser le patronat et le gouvernement.
Pourquoi pas une sorte de « Manifeste du PCF » voté au congrès et remis à tous les français.
Voilà ce que je porterai comme contribution lors de la conférence de section et celle de la fédération de l’Oise.

Bernard LAMIRAND




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L'HEURE EST A L'ACTION

Publié le 24 Octobre 2008 par aragon 43 dans syndicalisme

L’HEURE EST A L’ACTION

 

Le président de la république vient de nous gratifier d’un discours étatiste, à Argonay, pour sauver l’économie française dit-il.

Un retournement qui n’en est pas un car c’est surtout mettre les finances publiques à la disposition du capital.

Je ne développerai pas là-dessus ;  l’excellent éditorial de Patrick Appel Muller dans l’humanité de ce matin est éloquent et me permet plutôt de réfléchir à une autre partie des déclarations de Sarkozy sur l’inéluctabilité de chômage et de la récession économique et sociale.

Bref, il y aurait de poids deux mesures : on peut aider le capital à se sortir de ce mauvais pas dans lequel il s’est mis en injectant des centaines de milliards d’euros mais on ne peut rien concernant les conséquences pour les travailleurs en matière d’emplois, de niveau de vie et de protection sociale car les caisses sont vides.

Il faudrait accepter pour ainsi dire « que du sang et des larmes coulent à flots pour les travailleurs ».

Pour le président du pouvoir d’achat, le retournement de veste est colossal mais un vieux proverbe ne nous disait-il pas "qu’au pays des promesses on meurt de faim".

Ce président des riches vole donc au secours des siens avec un fond d’investissement exigé par le MEDEF et après avoir doté les banques de centaines de milliards dont il ne prévoit  aucunement des garanties pour que l’argent soit utilisé pour l’investissement social : par exemple l’augmentation des salaires et des retraites, sujet tabou.

Et pendant ce temps là, la cohorte des réunions des comités d’entreprise se multiplie, sur convocation des chefs d’entreprises, pour signifier aux syndicats que l’heure est aux suppressions d’emplois, aux réductions d’horaires, à la débauche des intérimaires mais aussi au travail du dimanche et aux heures supplémentaires pour les rescapés des plans dit sociaux.

De même, les négociations salariales obligatoires deviennent des réunions bidon ; elles l’étaient déjà plus ou moins.

La pression idéologique est telle dans les entreprises, à partir de la crise, que dans celles-ci se créait un véritable effet d’aubaine pour mettre sur le dos de la crise tous les licenciements et les réorganisations voir les délocalisations.

Depuis septembre, il ne se passe pas une journée sans action des travailleurs, le 7 octobre sur le travail décent, la manifestation des travailleurs de l’automobile au salon, les manifestations des retraités le 16 octobre augurent d’une réelle volonté des salariés et des retraités de ne pas se laisser faire.

La CGT est à l’offensive, ses déclarations successives sur les raisons de cette crise financière, sur les solutions à apporter, sur la nécessite de réagir sur son terrain syndical, montrent que des possibilités existent pour une réplique de grande ampleur dans le pays pour s’opposer au régime de diète que le pouvoir et le patronat veulent imposer aux salariés et aux retraités.

Les autres organisations syndicales, celles qui pendant des années ont accompagnées les plan sociaux, ne peuvent plus se dérober car les plans sociaux d’aujourd’hui deviennent des plans vides de solutions sociales, ils n’accompagnent plus,  et il n'y a plus guère de grains à moudre .

L’heure est donc à la lutte.

La CGT peut créer les conditions d’une riposte unitaire de grande envergure.

 

Bernard LAMIRAND

 

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LES RAPACES VOLENT AU DESSUS DES ASSEDIC

Publié le 19 Octobre 2008 par aragon 43 dans syndicalisme

LES COTISATIONS ASSEDIC DE SENIORS PROIE DES RAPACES DU MEDEF

Pendant que l’on nous dit que les français doivent faire bloc avec le gouvernement pour surmonter la crise financière,  l’entreprise de démolition des acquis sociaux se poursuit et s’accélère.
La manifestation des retraités du 16 octobre, qui a réuni par ces temps de crise, des dizaines de milliers de retraités, a montré que ceux-ci ne sont pas prêts à accepter « cette union sacrée » sur le dos de leur niveau de vie.
Leur retraite est déjà en berne par un pouvoir d’achat qui se réduit comme une peau de chagrin, d’année en année, sous les coups de boutoir du libéralisme et de Sarkozy.
Non seulement le niveau des retraites a reculé de plus de 10% ces dernières années, mais cet
te année 2008 verra par rapport à l’indice des prix un  recul supplémentaire de prés de 2 %.
Scandaleux, quand on sait que des centaines de milliards d’euros, vont aller réconforter les poches des riches actionnaires par l’entremise des deniers publics, que le gouvernement distribue actuellement aux nantis.
Si l’on y ajoute les effets cumulés des hausses considérables des produits de première nécessité, le chauffage et l’eau, le logement, les personnes âgées vivent une dégradation sérieuse de leur niveau de vie.
Sarkozy, contrairement à ce qu’il prétendait être, n’a jamais été l’ami des personnes âgées mais plutôt leur tourmenteur avec tous les gouvernements de droite auquel il a participé avec son ami Fillon.
Le plan hôpital, que va dévoiler la dame patronnesse Bachelot, va encore plus les inquiéter concernant l’accès à la santé, les soins médicaux, le suivi médical.
Avec ces gens-là, il faut s’attendre au retour des mouroirs d’avant guerre et des hospices de vieux.
Dans la manifestation de Paris, nous avons pu saisir l’angoisse de ces personnes et des catastrophes  qui sont entrain de se préparer, pour eux, par la diminution des possibilités des soins. N’oublions pas qu’il s’agit des plus fragiles, qui d’ailleurs maintenant hésitent ou évitent de se rendre chez le médecin parce qu’ils n’ont plus les moyens avec les déremboursements, les franchises, les forfaits, les cotisations mutuelles.
Alors ils sont capables de tout, ces guillotineurs de la cotisation.
La dernière saloperie nous vient du ministère de la solidarité et du travail.
L’ex assureur de chez Axa, Xavier Bertrant, ministre de la solidarité, (plutôt du chacun pour soi) a plus d’un tour dans son sac pour renflouer les porte feuilles des actionnaires : il  vient de trouver une nouvelle idée géniale : celle de supprimer les cotisations ASSEDIC des salariés âgés de plus de 60 ans puisque de toute façon dit-il, ils ne seront plus jamais demandeurs d’emploi.
Ah quelle belle trouvaille pour les deniers patronaux !

Il fait d’une pierre deux coups : d’une part, il permet au patronat de percevoir pour ses profits la part payée par l’entreprise, dite part patronale, et d’autre part faire croire aux salariés âgés de plus de 60 ans que cette suppression de la cotisation agrandira leur salaire.
Tous les salariés savent bien que c’est de la « fumisterie » car les patrons s’arrangeront pour la faire disparaitre dans leurs élucubrations pour ne pas revaloriser les salaires comme ils ont l’habitude de la faire dans les rencontres paritaires annuelles.
Mais le plus grave à travers cette remise en cause de la cotisation ASSEDIC : c’est la disparition de la solidarité entreprise et salariés de plus de 60 ans envers ceux qui sont à la recherche d’un emploi.
L’idée du législateur, à la libération, que ce soit pour le chômage ou pour la retraite et la santé c’est que tous les revenus du travail soient concernés par les cotisations sociales et que l’entreprise et les salariés cotisent.
Ambroise Croizat a dû mener une bataille à cette époque avec ceux qui ne voulaient pas de cotisations de l’entreprise prise dans la valeur ajoutée et calculée à partir des salaires.
L’idée alors était de s’en tenir à l’impôt, comme la CSG de Rocard.
C’est cela que vise Bertrant ; attaquer par le bout des plus anciens salariés la remise en cause de toutes les cotisations  dites patronales assurant la protection sociale des travailleurs.
En s’attaquant à la cotisation ASSEDIC des salariés de plus de 60 ans, Bertrant cherche à nous entrainer dans un engrenage visant à supprimer les cotisations sociales en général et accentuer la part prise dans la plus value des actionnaires qui ne cesse de gonfler au détriment des salaires depuis une vingtaine d’années.
En cela, il applique les désidératas de son ancien collègue assureur, le dénommé Kessler, ancien vice-président du MEDEF et assureur de chez Axa, qui dernièrement interpellait le gouvernement pour mettre un terme à tous les acquis du conseil national de la résistance.
A bons entendeurs salut.
Ne nous laissons pas faire.

Bernard LAMIRAND
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DISTRIBUTION DE TRACTS CE MATIN A NOGENT

Publié le 18 Octobre 2008 par aragon 43 dans communisme

CE MATIN PLACE DES TROIS ROIS A NOGENT SUR OISE

 

Nous étions plusieurs militants communistes pour remettre le tract PCF sur la crise et sur nos propositions.

Aucun refus et j’ai eu des échanges avec plein de gens inquiets sur le devenir de leur épargne.

L’un me disait qu’il n’écoutait plus la télévision parce que les explications données consistaient à cacher la réalité de la crise et de ses responsables.

Une dame me confiait sa crainte pour ses économies, qu’elle avait à la caisse d’épargne, et soulignait son inquiétude car elle pensait que les livrets c’étaient encore le seul endroit où on pouvait encore faire confiance.

Une autre dame, plus jeune, avait décidé de retirer son argent de la banque et de le garder comme dans le temps dans un coffre à la maison.

Un ouvrier, jeune, s’inquiétait de sa future retraite :  « ils vont mettre les caisses à zéro pour se rembourser et on aura plus de retraites ».

Il voulait comprendre et il m’a acheté l’humanité dimanche en me disant qu’il n’avait pas beaucoup d’argent mais que cela l’intéressait de connaître l’opinion des communistes.

Une ancienne communiste, « de tout cœur avec nous » confiait que son père lui disait que lorsqu’il y en avait que pour les riches et bien les pauvres n’avaient plus qu’à se battre sinon se serrer la ceinture.

Un jeune cadre de la CFDT travaillant dans une entreprise privée desservant l’eau à Paris me confia son inquiétude pour son emploi menacé par la mairie de Paris qui ne veut pas les reprendre. Après discussions, nous nous sommes mis d’accord pour le service public de l’eau et la nécessaire reprise par la mairie de tous les employés avec leur statut.

Il m’a dit qu’il contacterait les élus communistes de Paris.

Finalement, un bon accueil, mais beaucoup de colère contre les banquiers et difficultés de bien inscrire ce qui se passe comme étant de la responsabilité du capital.

L’idéologie dominante est cependant contestée et Sarkozy malgré ses coups de menton contre le capital immoral n’est pas appréciée comme leur sauveur suprême.

Un bon moment de discussion qui montre que les communistes sont écoutés plus qu’on ne le pense.

Dernière chose, tous ces personnes, quelque fois par une phrase en passant, disaient : il n’y  a plus d’argent dans les caisses mais cela sort par dizaines de milliards pour les riches.

Un constat qui en dit long sur le fait que la population n’est pas dupe de la propagande gouvernementale.

Bernard LAMIRAND

 

 


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PCF SILENCE ON TOURNE

Publié le 16 Octobre 2008 par aragon 43 dans communisme

PCF SILENCE ON TOURNE ?  Réflexion de Bernard LAMIRAND Section de Montataire, cellule d’entreprise Arcelor.

Avez-vous vu et entendu en ce moment  si particulier, une quelconque analyse communiste sur la crise dans les médias et la presse écrite ?
Non.
On nous présente que les régulateurs socialistes et les nouveaux convertis à la régulation : les faux-nez de la dérégulation que sont les Sarkozy et toute sa bande des libéraux européens.
Rien de la part du PCF sur cette crise et ce qu’elle recèle, sinon que dans l’humanité.
Pourtant, depuis des années, nous avons Paul Boccara qui nous parle de bulles financières, de crise financière débouchant sur une crise systémique.
On l’ignore volontairement.
Une ignorance de classe.
Il vient de sortir un ouvrage et évidemment personne ne l’invitera à la télévision pour présenter son livre. On invitera volontiers les serviteurs du capital et ceux du marché libre et non faussé de la social-démocratie. Il faut bien que tout cet aréopage explique leur conversion brutale au retour de l’Etat dans l’économie et la finance qu’il n’a d’ailleurs jamais quitté pour les riches.
Donc silence sur le parti communiste français.
Son analyse en gênerait plus d’un, y compris nos zélés anticapitalistes, qui eux n’ayant pas grand-chose à dire, ont droit aux invitations « des bourges » et de toute l’oligarchie  médiatique.
Tout ça pue la politicaillerie et les petits copains abonnés à la dame lucarne.
Quand à notre congrès, ces perroquets l’ignorent superbement ; tant mieux car ils auraient encore une fois produit leurs déjections anticommunistes.
J’ai lu la base commune pour le congrès ; je pense que sur plusieurs points il faudra la  faire bouger considérablement ; c’est un texte qui a du mal à se sortir de la vieille logique de l’Union de la gauche défunte et qu’on ressuscitera pour les élections s’il reste en l’état.
Alors cette crise, on va en parler au congrès sur ce qu’elle recèle comme dangers mais aussi comme perspectives communistes ?
Est-elle provisoire cette énième crise par un rebond fameux du capitalisme mondialisé comme il a su toujours le faire à ses moments difficiles où pour passer à une étape supérieure il devait pousser plus loin sa logique, y compris en tuant des formes dépassées du capitalisme comme celle liées à la nation, à une famille, à l’industrie nationale etc. 
Est-elle durable cette crise ?
D’abord est-elle que financière, ne débouche t’elle pas sur une crise du système capitaliste qui ne peut plus progresser parce que destructeur de richesses et de valeurs auxquelles il a été longtemps symbolisé et encensé dans l’idéologie dominante.
Le fait que la crise financière prend une tournure de crise économique avec son cortège de faillites et de fermetures d’entreprises et surtout  de perte d’emplois laisse à penser que cette situation est bien systémique.
Les conséquences actuelles dévoilent les difficultés à quoi le capitalisme est confronté quand il doit faire appel à nouveau à l’état et mettre en sourdine l’ultra libéralisme auquel il soumet la planète entière depuis une vingtaine d’années. Mais crise durable ne veut pas dire échec du libéralisme car il est d’or et déjà tenté d’aller plus loin dans la régression sociale pour remonter le taux de profit et faire payer les frasques des siens par les travailleurs.
La prise de participation dans les banques par les  états nations marque cette tendance à résister et pas seulement en nationalisant les pertes et en privatisant dès que cela rapporte à nouveau.
Mais c’est un  capitalisme acculé dans les cordes pour la première fois de son existence ; c’est pour cela que c’est autre chose que la crise de 1929 car elle est emboîtée sur une économie totalement connectée mondialement
Les communistes, à partir d’une analyse nécessaire de ce qui se passe, doivent, au congrès, définir une ligne de conduite communiste et non pas de gauche car ce sera de l’eau tiède comme d’habitude.
Un congrès communiste c’est une ligne communiste claire ; c’est le congrès des communistes et pas de la gauche quand même !
Voilà ce que je voudrais voir dans le document.
Une ligne de conduite qui fasse l’analyse marxiste du capitalisme mondialisé, de ses points forts et de ses faiblesses ; de son échec à répondre aux besoins et donc de son inutilité et de sa nuisibilité.
Quelque chose qui donne non seulement des repères mais soit mobilisateur pour agir et créer du communisme quotidiennement face à chaque acte capitaliste régressif.
Par exemple, comment on engage en ce moment une action pour une banque populaire où tous les travailleurs sont appelés à virer leurs salaires, leurs retraites, leurs économies et en soient les maitres d’œuvre.
Retirer notre argent des sales pattes des requins de la finance. Rendre conscients les travailleurs que les centaines de milliards qui circulent pour renflouer les banques et les financiers véreux, c’est leur paie, leur pension.
Ce sont avec des actes communiste de ce genre, dans une société capitaliste décadente, qu’on arrivera à décrocher un par un les représentations capitalistes et les changer par ceux du communisme.
Des batailles pourraient s’engager sur plein d’autres points où le capitalisme va souffrir de ses contradictions : l’eau, l’énergie, les transports, la santé, la crise alimentaire et le retour de la famine à grande échelle, la planète et ses ressources dilapidées etc.…
Car c’est cela qu’il va charrier.
Je souhaite que l’on discute de cela et que l’on se donne l’outil correspondant pour cette bataille de longue haleine.
Là dessus, Gérin à raison avec son texte alternatif.
Faire du communisme identitaire.
Ne plus raser les murs et ne plus aller chercher des compromis boiteux avec les socialistes.
Retrouvez des directions qui retroussent les manches pour animer partout les débats et redonner l’envie de communisme à plein de gens qui attendent cela.
Et nous n’avons pas besoin de nous déguiser en un nouveau parti du 21eme siècle pour montrer toute la force des idées communistes en ce moment. Il y a donc à réfléchir sur ce texte de Gerin et autres camarades, mais je ne le prendrai pas parce qu’il nous transporte vers une autarcie communiste.
Une rétraction.
Au contraire, l’Union est toujours le combat de classe à mener, et au-delà des sièges à pourvoir, il y a la façon de créer les conditions d’une union y compris avec les socialistes et d’autres forces de progrès mais en ne mettant plus notre drapeau dans notre poche comme on l’a fait avec les comités antilibéraux, où notre direction nationale s’est complètement  fourvoyée : ferons-nous l’analyse de ce tête à queue lamentable ?
Cette union doit refléter des choses claires : un chemin de gauche n’est possible que si on est d’accord pour s’attaquer au capital et non le réguler comme le préconisent les socialistes.
Sans quoi, rien n’est possible que la lutte pour faire bouger les choses, car au bout c’est la réédition d’une gauche plurielle dominée par les régulateurs capitalistes, sociaux démocrates du genre Strauss-Kahn, et les gagnes-petits d’organisations que les socialistes voudront bien maintenir en état de respiration artificielle pour les périodes électorales.
Je partage donc cette idée de clarification avec toute la gauche, du PS à l’extrême gauche.
L’appel à la gauche prônée par Marie George face à la droite destructrice part d’un bon sentiment, mais la gauche pour la gauche cela ne fait pas une alternative claire Marie George.
Avec les socialistes rien ne sera possible s’ils maintiennent une ligne d’accompagnement d’un système capitaliste arrivé à son stade de crise durable et malfaisante.
Les motions déposées à leur congrès le font craindre avec en plus un regard tourné vers les centristes de Bayrou pour gouverner.
Pour l’extrême gauche, elle à se sortir de son nihilisme. Ce n’est pas pour demain.
Pour eux, je dirai une chose, s’ils bougent un jour pour construire à travers les ornières de la société telle qu’elle est, alors s’ouvrira l’idée d’un nouveau parti communiste français et le nom ne portera pas à discussion sémantique.
Cette base commune doit être sérieusement revue et corrigée ; son interne et sa vie démocratique et collective doit être autrement développé qu’ils ne sont.
La direction que nous nous sommes donnée au dernier congrès ne fonctionne plus parce qu’elle est dirigée par des chapelles comme au parti socialiste.
Une raison à cela : nous ne sommes pas extirpés de cette délégation de pouvoir qui a pénétré la « dirigeance »communiste.
Regardons la préparation de ce congrès :  dans l’humanité, il n’y a que les déclarations des grands dirigeants et nous voyons même, dans une des fédérations communistes les plus importantes, les Bouches du Rhône, son premier secrétaire présenter son remplaçant comme une sorte d’héritier.
On se choisit son successeur !
Ou va-t-on ?
Ailleurs des dirigeants vont négocier les places dans les mairies socialistes avec l’équipage centriste de Bayrou.
Comment les militants communistes peuvent se retrouver dans ce galimatias où on appelle à voter contre la candidate communiste présentée par les communistes majoritairement.
Il faut redonner aux militants PCF leur légitimité, celle de diriger leur parti.
D’élire directement leur direction à tous les niveaux.
Il faudra changer les statuts.
Il faut en finir avec les commandants de place.
Et faire en sorte que ceux qui sont élus respectent le vote du congrès et travaillent ensemble.
Je dirai d’ailleurs, pour ceux qui ne veulent plus du PCF : qu’ils s’en aillent s’ils ne partagent plus une démarche révolutionnaire et de classe.
Ils seront honnêtes avec eux-mêmes et mériteront le respect car on n’est plus à crier à la trahison et les choses seront claires pour tout le monde.
Enfin, grande question : on pourra faire tous les plus beaux plans sur la comète, si on n’a pas la volonté de retrouver le communisme là où il n’aurait jamais dû abandonner la partie, je veux parler de l’entreprise, eh bien nos discours ne seront alors qu’une péripétie intellectuelle et politique sans lendemain.
Dernière chose, je ne sens pas un vrai débat, plutôt une vraie mobilisation des communistes pour préparer ce congrès. Que fait notre direction nationale pour impulser les débats, vérifie t’elle avec les fédérations l’existence de rencontres préparatoires au congrès, d’assemblée générale ?
Va-t-on se contenter d’envoyer à chaque communiste les documents par la poste et le jour du vote de se retrouver à devoir téléphoner pour que les camarades expriment une opinion à toute vitesse d’un document qu’ils n’auront pas lu et débattu ?
J’interroge à ce sujet notre direction nationale; un tel congrès ne peut se faire avec 50%  et moins de communistes qui s’expriment.
Pour conclure ce texte, je souhaite que le document soit plus offensif sur la crise, qu’il permette aux communistes de pouvoir discerner et spécifier comment créer les conditions d’un dépassement de cette société et d’un chemin menant au communisme.
Pour que sur les questions de la paix dans le monde et des relations internationales, notre parti  soit à l’origine d’une nouvelle organisation communiste internationale.
Pour que sur l’Europe on se sorte de cette communauté européenne qui n’a rien de républicaine et de démocratique et de la refonder à partir des peuples.
Pour que des projets communistes voient le jour sur des problèmes précis comme l’énergie, l’eau, l’écologie, la santé, le temps de vivre, les moyens pour vivre etc.…
Pour que les services publics retrouvent leur pleine authenticité et ne reposent plus sur la rentabilité.
Que toutes les banques soient nationalisées et remises aux mains des usagers, des collectivités publiques et qu’une grande banque populaire soit mise en place et que le crédit serve à améliorer la vie des gens et pas celle des opulents.
Que notre parti retrouve l’entreprise comme lieu d’activité principale sous des formes nouvelles, par exemple des groupes communistes d’entreprises sur une localité, une zone industrielle ou commerciale.
Qu’enfin tout soit fait pour former aux idées communistes cette jeunesse qui nous manque et qui doit être notre objectif principal.
Je rêve, peut-être !
Mais un peu d’utopie ne fait pas de mal devant tous ces cassandres qui polluent l’avenir du communisme dans ce monde qui en a pourtant un besoin immédiat.
Je voudrais finalement un manifeste du parti communiste pour ce congrès et  donc un document, concis et haut, capable de mobiliser les communistes le lendemain du congrès.

Bernard LAMIRAND





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LA REPRESSION AVEC LE PERE FOUETTARD DE L'ELYSEE

Publié le 15 Octobre 2008 par aragon 43 dans Actualités

MATCH TUNISIE FRANCE / LA REPRESSION ?

 

La ministre Bachelot, singulièrement remontée par l’empereur de l’Elysée, nous a indiqué que les siffleurs de la Marseillaise seront repérés grâce aux caméras du stade et poursuivis par la justice ;  et la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, a demandé au préfet de Seine-Saint-Denis, où se situe le Stade de France, de « signaler officiellement les outrages à l'hymne national, constitutifs d'un délit », au procureur de la République de Bobigny.

 

Alors il faudra aussi sévir sur l’individu qui a répondu à un visiteur du salon de l’agriculture qui refusait de lui serrer la main avec des propos déplacés : ”Casse toi alors pauvre con" .

 

Quand on porte les valeurs de la France, il faut s’abstenir de tels propos qui peuvent amener à l’habitude de l’irrespect.

 

On parle d’arrêter les matchs quand on s’en prend à l’hymne national : l’a-t-on fait quand au Parc des princes une banderole nauséabonde était visible durant tout le match concernant les chtis.

 

Ne se sentent-ils pas, ces jeunes,  des "laisser pour compte" de la république, dans ces banlieues où ils sont dix fois dans la journée contrôlés, quand leur demande d’emploi se heurte à leur origine etc.

Au lieu de jouer les pères fouettards, le gouvernement devraient donner l’exemple à cette banlieue,  par du travail et des logements décents à toute cette population qui souffre et qui le crie.( 360 milliards d’Euros pour les banquiers et les actionnaires et pas grand-chose pour les banlieues) : voilà le problème à résoudre.

 

Quel échec, Madame Fadila Amara, votre politique de la ville sombre dans le gadget et vous n’avez plus que le mot « voyou » pour qualifier ces sifflets ; c’est facile de rabaisser ces jeunes qui souffrent de votre politique microscopique pour la ville.

 

Que nous sommes loin de votre militantisme en leur faveur quand vous étiez des leurs.

 

Bernard LAMIRAND

 

Nota : que dire aussi de cette irresponsabilité d’arrêter un match au moindre sifflet et d’évacuer du stade des dizaines de milliers de spectateurs par les forces de police. Si on veut mettre à feu et à sang le stade de France; faire un nouveau Heysel, il y a un pas surtout à ne pas franchir.

 

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VERS UNE MONNAIE MONDIALE

Publié le 15 Octobre 2008 par aragon 43 dans communisme

Une monnaie unique mondiale ?

 

Je partage cette proposition qui vient notamment des économistes communistes et en particulier de mes camarades Yves Dimicoli et Paul Boccara.

Ainsi nous mettrions fin à cette domination du dollar et de la planche à billet américaine, qui, régulièrement, nous exporte leurs frasques, leurs guerres, leurs dettes pour assurer leur rôle de gendarme de la mondialisation capitaliste.

Je ne suis pas naïf, dans un système capitaliste, la monnaie et son tirage sont sous la maitrise de l’idéologie dominante mais ses  premiers revers expriment en ce moment des contradictions fondamentales avec l’obligation d’essayer de se régénérer à travers les caisses des états.

Il est donc évident qu’une telle monnaie mondiale doit s’accompagner d’une modification totale de sa maitrise et donc nécessite l’investissement des citoyens « monde » dans son orientation et son contrôle.

Le crédit bancaire, la monnaie font partie de la lutte de classe.

La question est posée à travers cette crise financière et systémique : les fonds financiers à qui appartiennent-ils ?

Ne sont-ils pas issus du travail des salariés !

N’ont-ils pas des droits inaliénables sur l’utilisation de ces fonds ?

Faut-il donc perpétuer ce « laisser-faire » du capital en matière d’utilisation des ressources financières, fruit de la plus value accumulée et réalisée par les salariés.

Je pense que cette idée de se libérer du dollar et d’imposer une monnaie unique mondiale est entrain de gagner dans les consciences et qu’il faut la travailler par des propositions concrètes.

Par exemple un système de crédit mondialisé pour l’investissement utile en création d’emplois et en réponse aux besoins sociaux. Suivons avec attention ce que se passe en Amérique Latine avec des gouvernements progressistes.

Un autre exemple, le financement de système d’irrigation dans des pays comme l’Afrique où la sécheresse fait actuellement des victimes de la faim et où les maladies de dénutrition sévissent.

Au niveau national, faire que le crédit soit bien affecté au progrès social : lire le bouquin de Boccara qui vient de paraître et qui est une mine d’or pour ceux qui veulent se sortir de la carapace capitaliste et non seulement de la mettre à la poubelle.

Je pense en particulier que le fond monétaire international ne doit plus être sous la coupe des Etats-Unis et des multinationales industrielles et financières mais sous la maitrise des peuples pour justement orienter les fonds vers des investissements progressistes avec des possibilités nouvelles vers les pays émergents ou en développement.

Cela suppose que des institutions nouvelles décentralisées remplacent les « usines à gaz » financières capitalistes qui ont pour rôle de capter les ressources financières « tout azimut » provenant du travail pour spéculer et enrichir les actionnaires.

Je pense que les communistes à leur congrès doivent non seulement examiner la teneur de cette crise, de la qualifier en tant que marxiste, mais de faire des propositions pour la dépasser et cette monnaie mondiale comme l’idée d’entreprises européanisées ou mondialisées sous le contrôle des salariés et des usagers seraient de nature à ne pas retomber dans le piège d’étatisation servant au capital de moyens passagers pour juguler sa crise.

 

Bernard LAMIRAND

 

 

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