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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

CONTRIBUTION DE BERNARD LAMIRAND POUR LE 34EME CONGRES DU PCF

Publié le 9 Juillet 2008 par aragon 43 dans communisme

ONTRIBUTION DE BERNARD LAMIRAND- CONGRES PCF- 

SECTION DE MONTATAIREC OISE

 

On parle souvent d’un parti communiste français dépassé par les évolutions de la société, d’un capitalisme qui aurait finalement triomphé du communisme sur toute la planète.

On y rajoute l’expérience désastreuse de l’Union Soviétique ou encore celle de Cuba ;  et pour contribuer à cette sentence finale, on assène le coup de grâce avec une Chine communiste où le capitalisme a resurgit et se fait dominateur dans un système où règne la corruption d’une nomenklatura dite communiste.

En conclusion, la fin du communisme.

Le communisme et son théoricien principal Karl MARX, se seraient trompés sur toute la ligne ; et comme le disait l’économiste japonais Fukuyama : « Les événements continueraient donc à se succéder après une éventuelle fin de l’histoire, mais la maitrise de ces principes fondamentaux serait désormais acquise et ne réserverait plus de surprises au sens où tout ajout à leur propos ne saurait être qu’assez marginal. »

Nous serions donc entré dans la fin de l’histoire et le capitalisme aurait définitivement gagné – circulez, y a plus  rien à voir !

Pourtant, à y regarder de plus près, le cadavre communiste bougerait de plus en plus ;  au point que bien de ses détracteurs s’offusquent sur le fait que les peuples n’arrivent pas à se débarasser de ce « marxisme » qui empêche la marche triomphale du capitalisme.

Plus important encore, on assisterait au retour du « communisme », sous diverses formes (Amérique Latine), très éloignées de l’économie dirigiste et étatiste qui avait prévalues en Union Soviétique et ailleurs.

Oui, l’histoire n’a pas fini de créer des surprises et le monde a tellement changé depuis les années 1945 que la roue de l’histoire tournera aussi pour inventer du communisme dans le réel d’aujourd’hui.

Quel est cette France auxquels les communistes veulent agir et la transformer ?

Elle a beaucoup changé.

L’exploitation de l’homme par l’homme a pris une nouvelle dimension coordonnée par la main invisible du capitalisme : pas si invisible que cela !

Les banques, les assurances, les holdings, les organismes du capital comme le FMI, la banque mondiale, la banque Européenne, les gouvernements libéraux travaillent au grand jour dans une dimension planétaire ce capitalisme désormais mondialisé.

La construction européenne en est l’exemple flagrant pour notre continent.

Observez comment ils font « fi » des opinions des peuples qui ne partagent pas leur loi du marché.

Dans ces évolutions, les hommes et les femmes salariés sont des esclaves modernes, assujettis au capital comme ils ne l’ont jamais été autant dans un  procès du travail capitaliste qui a changé de forme et qui a sophistiqué la surexploitation plus que jamais pesante sur les hommes et les femmes.

Je conteste l’idée que le PCF serait devenu inutilisable dans cette situation.

En fait, il a un retard à l’allumage par rapport à ces situations nouvelles d’exploitation de la main d’œuvre et dans la division internationale du travail et de ce fait la mise en concurrence des salariés du monde entier.

Il n’en a pas pris la mesure, empêtré dans un surplace depuis « le tremblement de terre de 1968 » et peut-être avant, –charge aux historiens de préciser cela- où il aurait dû se porter en avant des évolutions qui se profilaient dans la société capitaliste. Il n’a pas anticipé et surtout saisi dialectiquement ce mouvement qui allait modifier les mœurs et la façon de travailler. Il n’a pas vu ce monde du travail en pleine évolution et s’est contenté de gérer la classe ouvrière telle qu’il l’avait stratifié dans ses dogmes de l’époque.

En fait, les difficultés du PCF proviennent de ce retard à se positionner par rapport à ce capitalisme qui intégrait des nouvelles technologies notamment informationnelles modifiant tout le processus fordiste du travail.

Je pense que certains de mes camarades se leurrent quand ils diagnostiquent que le recul du PCF viendrait uniquement de ses liens avec l’Union soviétique et que ce qui le plomberait définitivement ce serait son vieux restant de stalinisme qui lui collerait à la peau comme une marque indélébile.

Je reconnais que cet échec du communisme soviétique peut marquer les esprits, mais je suis persuadé que ce sont d’autres raisons qui ont conduit notre parti à ce recul considérable en une trentaine d’années. A voir que cette raison, on s’aveuglerait sur les vrais réalités de notre recul : celui de nos manquements anticipatifs face aux évolutions de la société et des stratégies du capital attenantes.

C’est pourquoi je trouve le concept « valise de plomb » insuffisant pour expliquer les échecs successifs de nos propositions pour remonter la pente. Je suis persuadé que notre recul provient d’un manque de créativité à partir de la pensée de Marx.

Regardons et observons ce monde capitaliste, les contradictions jaillissent de partout et regardons dans quel état ils mettent la planète en péril, les travailleurs en pauvreté, les ressources pillées et la nature blessée.

Je le dis, notre PCF n’a pas produit du nouveau par rapport à ce constat ; il a été mis en friche comme des terres que l’on ne cultive plus. Nous en portons tous la responsabilité et le monde du travail a raison de nous en vouloir de l’avoir laissé seul face à ce capitalisme destructeur de droits et avec tout ce qu’il entraîne de dégâts comme ce faux humanisme qui conteste le collectif et la solidarité.

Je ne suis pas contre que l’on utilise l’histoire mais pas pour faire un procès contre le PCF avec des arguments fallacieux.

Nous avons eu de bons et de mauvais moments ; qui le nierait !

Mais est-ce de cela qu’il s’agit seulement ?

Ne sommes nous pas sous la pression constante du libéralisme parce que nous n’avons pas su trouver les bons outils pour le combattre ?

Celui-ci n’exerce t-il pas une emprise totale sur la société dans le domaine des idées ?

Parle t'on encore de combat de classe chez nos dirigeants ? Ah Marie Georges Buffet vient enfin d’en parler dans sa contribution personnelle !

Je me méfie beaucoup de ces mots nouveaux apparus ces dernières années, et que nous employons usuellement, et qui caractérisent la bataille des idées que mène l’idéologie dominante tels ces mots : parité, équité, partage, gouvernance, état providence etc.…

Bref, si le  PCF et l’ensemble des partis communistes européens ont perdu leur crédibilité dans leurs peuples respectifs, c’est parce qu’ils ont oublié l’espoir, l’utopie, la créativité communiste, la révolution…. Pour traîner leurs sabots dans les ornières du système… et dans une délégation de pouvoir mortifère.

Donc, un laisser aller d’une pensée Marx que l’on n’a pas renouvelé en fonction de ce capitalisme mondialisé.

Ce laisser aller, nous le retrouvons béant devant nous dans ce concept d’union de la gauche qui date d’une autre époque et qui lui aussi ne s’est pas renouvelé ; et pour cause, il sert le réformiste et dessert les luttes pour transformer la société.

Nous nous sommes couchés devant les idées sociales démocrates et libérales. Tout au moins nous avons fait preuve d’indolence.

La gauche plurielle et son échec patent annonçait pourtant la fin de la récréation réformiste et nous n’avons presque rien changé de notre façon de faire, d’imaginer autre chose qu’une unité de sommet ;  et nous vivons, depuis l’épisode Le Pen au deuxième tour des présidentielles où suprême déconvenue nous avons dû voter pour un président  de droite, une sorte de drugstore de la pensée communiste en matière d’unité et pas étonnant alors que certains, opportunistes, occupés à leur propre avenir, cherchent leur meilleur ailleurs.

Le cadavre de « feu l’union de la gauche  » est resté dans les placards du colonel Fabien et il sent de plus en plus mauvais.

Les militants de base n’ont alors pas saisi toutes les circonvolutions de ces dirigeants, qui eux-mêmes, ne savaient plus où « le chien était amarré » ;  et qui nous sortaient de leur chapeau des solutions miracles comme par exemple « la mutation » et maintenant la nouvelle gauche dite du 21eme siècle amarrée évidemment à la sociale démocratie ou encore des réseaux antilibéraux avec l’inénarrable Bové.

Tout cela au moment ou le libéralisme destructeur de valeurs collectives rencontre des difficultés nouvelles du fait de sa recherche où plutôt de sa course infernale pour redresser le taux de profit en touchant à des valeurs qui concernent tous les citoyens-terre.

Ce n’est vraiment pas le moment d’abandonner les concepts communistes et le PCF comme certains s’y dirigent.

D’abandonner le PCF pour un plat de lentilles.

De faire de cette organisation née à Tours une sorte de référence culturelle comme le préconise les italiens de « Refondation » regroupés dans la planque « Arc en ciel ».

Ou encore de faire de la gauche plurielle bis avec die Lincke.

Cela ne peut séduire que des camarades enfermés dans leur notabilité et dans leur rase-motte politique.

J’apprécie enfin ; il était temps, ce que vient de dire Marie George Buffet :

« Je crois que tout le panorama de la situation politique à gauche appelle à redynamiser l’atout que représente le Parti communiste français. Mais cette conviction n’a de sens que si nous donnons les moyens à notre parti d’être ou de redevenir un grand parti de gauche, un grand parti populaire qui compte en France et joue son rôle en Europe et dans le monde. Je pense que le projet de base commune devrait s’engager, sur ce point comme sur les autres, et proposer un choix clair et cohérent à la discussion du Congrès ».

Et si le PCF représentait ce nouveau communisme proche de la pensée Marx ?

Et s’il pouvait être une sorte de phare comme l’ont été les communistes du 19 et 20eme siècle ?

Ah oui ! Et on me dira : tu veux rire ; le PCF comme centre auquel on demande de se rallier ; c’est fini !

Moi je dis autre chose !

« Après tout, que font les autres : la droite UMP, les centristes, les socialistes, Besancenot ? »

Etre nous-mêmes et porter notre éclairage ; une modeste lanterne dans cette pénombre libérale et sociale libérale ; ce n’est pas rallier tout, c’est projeter, prendre en compte, tracer un chemin.

C’est bien sûr ne pas se réfugier sur « notre Aventin ».

C’est quand même autre chose que l’agrégat antilibéral où des braves gens se sont fait roulés dans la farine et se sont demandés où ce merdier allait atterrir.

Le PCF peut-être cette force qui créé du neuf à gauche ; j’emploie cette dénomination dans un sens où les idées communistes reprennent leur place là ou on les attend : dans les luttes, dans la gestion du pays pour la transformation de la société vers le communisme.

Terminé de mettre notre drapeau dans notre poche pour ne pas déplaire à la gouvernance sociale-démocrate.

Cela sera difficile, mais nous avons une chance ; un challenge à relever : celui du dépassement de ce capitalisme qui se trouve aux prises avec des contradictions nouvelles, et qui, pour le profit maximum, va de plus en plus détruire -dans un absolutisme- pour l’accaparement des richesses créées, et surtout  pour ne plus construire de l’avenir dans une planète qui requerra d’être protégé de ses frasques.

Que faire alors ?

Renouer avec la pensée Marx … la faire vivre simplement ; dans la vie ; en être les pédagogues.

Travailler sa pensée, pour aujourd’hui et pour demain, mettre au grand jour les contradictions du capital et montrer les impasses de la sociale démocratie et de tous ces courants de l’extrême gauche.

Obtenir des résultats qui fixent une démarche communiste et créer du communisme dans la vie de tous les jours.

Par exemple :

-gratuité de l’eau.

-transports gratuits pour le travail et la recherche d’un emploi.

-tous les actes de santé remboursés à 100%

Et puis nouvelle répartition des richesses créées avec une priorité pour les salaires et les retraites ainsi que les investissements créateurs de richesses nouvelles.

Des mesures pour l’environnement et l’écologie.

Le projet communiste devrait offrir une perspective où il serait clairement dit que les richesses créées devraient permettre que les besoins les plus élémentaires soient gratuits.

Le logement locatif social, cher à notre regretté camarade  Bernard Birsinger, devrait faire l’objet de mesures permettant à tous les travailleurs d’y accéder dans des conditions correctes.

Dans cette démarche, il devrait être entendu, que les actionnaires qui subsisteraient ne seraient plus rémunérés qu’à la hauteur du coût de la vie.

Un projet beaucoup plus étoffé que ces quelques exemples devraient redonner de la  visibilité communiste auprès des populations.

Un tel projet ne peut émaner que dans une mise en débat très large, animé par les communistes et mis en pratique à partir des besoins exprimés.

Cela nécessitera un travail titanesque des communistes ; mais ils sont capables de le faire  en direction des entreprises, des quartiers, des cités et de tous lieux où il est utile de débattre.

Débattre d’un nouvel internationalisme et construire des projets où sont acteurs les peuples.

Depuis notre échec aux élections présidentielles, des communistes ont décidé de relever ce défi ; ils sont repartis sur le terrain, ils ont beaucoup discuté, partagé ; ils ont rassemblé des hommes et des femmes qui ne se parlaient plus, ils ont réunis toute une diversité de populations venant d’horizons différents et de régions du monde, ils ont remis au goût du jour la fraternité dans ce monde de cruauté capitaliste.

Dans ces endroits les communistes ont retrouvé une certaine crédibilité, de l’allant, de la conviction, du courage.

La démocratie et la solidarité sont les fils conducteurs de ce retour de confiance au PCF dans ces endroits-là.

Un de nos grands défauts est la délégation de pouvoir, nous nous sommes complus dans « l’édilité ».Nous apparaissons trop éloigné de ce peuple parce que trop pris dans les « simagrées » représentatives.

Un des endroits où nous avons presque disparus : c’est le lieu de travail.

L’entreprise où nous puisions nos idées et nos potentialités est inexplorée par les communistes (sauf à quelques endroits) excuses aux camarades qui se sentiraient visés injustement.

C’était le lieu éminent où se constitue la prise de conscience de l’exploitation capitaliste et de la lutte de classe.

Dans l’entreprise, l’organisation du travail et l’exploitation capitaliste ont beaucoup changé.

Les travailleurs ont acquis de nouvelles connaissances dans un univers où la révolution informationnelle modifie tous les jours les rapports de production.

Une nouvelle division du travail règne : parcellisation des tâches, précarité de l’emploi, sous-traitance de ces emplois, individualisation etc.

Le patronat conduit cette évolution ; et l’action syndicale et politique semble en difficulté pour se situer dans ces nouvelles dispositions.

Notamment dans ce réseau de petites et moyennes entreprises où les grands groupes tirent les ficelles.

Le syndicalisme est affaibli ; moins de 10 % de syndiqués dans le pays. Dans ce réseau de PME, sous-traitant des grands groupes, il a pour ainsi dire quasiment disparu.

L’action politique, jadis menée dans les entreprises par notre parti, est maintenant aux abonnés absents.

Le venin libéral peut couler tranquillement, il ne trouve plus aucun antidote communiste.

Pourtant, la politique n’a jamais été aussi présente dans ces entreprises et le libéralisme s’exprime tous les jours à coups de communiqués du patronat, de conférences avec les salariés, de séminaires et de stages managériaux.

Le patronat est entrain de faire de l’entreprise sa chasse gardée.

Les élus de droite et parfois socialistes s’ils sont coopératifs, sont invités pour apporter leurs contributions.

Le président de la république s’invite sans aucune gêne dans les entreprises pour annoncer ses mesures antisociales. Personne ou peu ne trouvent à y redire.

C’est donc un terrain à reconquérir.

Comment ?

Je n’ai pas de solutions à sortir de mon chapeau mais des idées qui me trottent dans la tête.

Une chose est certaine : les vieilles formes d’organisation à l’entreprise du parti ne correspondent plus dans ce monde du travail où le capital change de mains tous les quatre matins, où les salariés vivent dans la précarité et où les communications informationnelles nécessitent d’être rapidement sur l’événement.

Personnellement je verrai des formes très souples d’organisation des communistes à l’entreprise.

Nous pourrions préconiser des groupements communistes sur des sites industriels ou commerciaux.

De travailler à des rencontres régulières informatives.

D’irriguer ces entreprises en mettant en place des sites internet et d’offrir un véritable réseau informationnel du parti en tenant compte que ces salariés, du fait de leurs tâches, accèdent au Net.

Bien sûr, là où c’est encore possible, de préserver et remettre en place des cellules ou des groupes de réflexion communistes. Evidemment ne pas abandonner le contact humain par notre expression par tracts, pétitions, prises de parole à l’intérieur quand c’est possible ou à l’entrée ; ce que nous faisons encore.

Concernant les cités et les quartiers, il me semble que les communistes ne doivent pas en rester à la distribution d’un tract dans la rue mais retrouver le porte à porte et surtout être créateurs de rencontres, de convivialité, de fraternité.

D’organiser des rencontres débats sur des sujets qui intéressent les populations.

C’est viser aussi la diversité de la population et en particulier les jeunes et les femmes de même que ces retraités qui mériteraient une organisation dans le parti.

Mais tout cela serait vain si nous ne retrouverions pas nos marques, notre identité de communistes, des adhésions.

Faire des adhérents nécessite non seulement de la conviction mais d’être en mesure de s’exprimer communiste.

Je vais faire râler en disant cela ; mais adhérer au PCF, ce n’est pas adhérer à une marque de lessive où porter un tee-shirt publicitaire pour convaincre d’acheter le produit communiste : c’est mettre en avant les  valeurs communistes ; nom d’un chien…

Nous avons besoin de redonner de la visibilité à l’engagement communiste et tant pis si ce mot ne plait pas aux « soi-disant » modernistes du parti.

Communistes pour moi c’est :

-un projet qui vise à faire du communisme dans le quotidien des gens.

-une présence pour en débattre.

-la démocratie donc pour le décider, le mettre en œuvre, le défendre.

-des liens de proximité avec les salariés, les retraités et la population des quartiers.

-de la formation politique en renouvelant la pensée Marx dans le cadre du monde tel qu’il est aujourd’hui.

Voilà quelques aspects, il y en a d’autres, j’en suis persuadé, pour redonner de la crédibilité et de la visibilité communiste tant au niveau national qu’international.

C’est à partir de nous-mêmes et de nos idées que l’on sera reconnu, apprécié et respecté des autres formations politiques de gauche.

C’est avec nos visées que pourra alors se faire l’échange pour un vrai projet de gouvernement progressiste, sinon il ne faut pas y aller pour avoir quelques strapontins.

Il faut un  projet de gouvernement soumis en permanence au peuple et se dégageant de la discipline gouvernementale d’en haut qui n’est que le faux nez de la délégation de pouvoir.

Un projet gouvernemental où il est clairement établi que l’on s’attaque à l’essentiel : la domination du capital et en particulier à ce monde de profiteurs que sont les actionnaires qu’ils soient dans des fonds de pension ou dans des banques ou ailleurs.

Un projet qui retire au privé des activités et des domaines qui ne peuvent lui appartenir car il s’agit de l’intérêt général comme l’ensemble des services publics et  l’eau, l’énergie, la santé, le logement, les transports et la recherche.

Un programme de gouvernement devrait déboucher sur des engagements à respecter et soumis à la vérification de ses avancées par le peuple par voie de référendum si nécessaire.

Cela oblige à changer de république et d’avoir une république qui se soucie de l’intérêt du peuple et non de l’intérêt boursier.

Tout cela suppose un parti communiste en ordre de bataille pour sortir de ce libéralisme destructeur.

Cela impose que dans son interne les choses bougent également.

Les statuts doivent être totalement revus pour épouser ce communisme de maintenant et non d’hier.

La délégation de pouvoir doit être bannie dans le parti.

Les directions feront place à des collectifs nationaux, régionaux, départementaux et de sites ou de villes ; où se travaillent la mise en œuvre sur le terrain des décisions du congrès.

La section communiste doit devenir le creuset démocratique de toutes décisions.

Toutes questions importantes nécessitant un avis des communistes doit faire l’objet d’un débat où ils sont partie prenante du début jusqu’à la décision.

Le vote des adhérents, grâce à l’informatique devrait trouver une nouvelle pratique.

Enfin, le PCF se doit d’avoir une activité beaucoup plus offensive en matière d’adhésions du parti et les bonnes vieilles méthodes du parti pour proposer l’adhésion dans toutes nos initiatives devraient reprendre de la vigueur.

Concernant le collectif national, celui-ci doit mettre en action ce que les communistes ont décidé à leur congrès ;  et les membres de ce collectif, peu importe leur position lors du congrès se doivent d’animer ensemble le parti pour appliquer les décisions de congrès.

Concernant la résolution soumise aux délégués, je souhaite que ceux-ci deviennent les représentants dûment qualifiés par leur section pour le congrès. Il me semble qu’il serait erroné de poursuivre dans une résolution commune qui ne serait pas aussi commune que cela  parce qu’on y intégrerait des avis contraires et cela finirait par refaire « une nouvelle auberge espagnole » du dernier congrès. 

Je suis pour une résolution générale courte et lisible laissant la possibilité d’autres résolutions pour ceux qui estiment devoir porter leur position devant le congrès selon les règles statutaires actuelles.

C’est aux congressistes alors de préciser, modifier, entériner par des amendements.

Concernant le devenir du PCF, seuls les communistes pris individuellement peuvent se prononcer.

L’avenir nous le ferons avec le PCF, la dilution n’est pas pour demain.

Bernard Lamirand Cellule Arcelor Montataire (Oise).

 

 

 

 

 

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INGRID BETANCOURT: UN SUCCES MEDIATICO-COMMERCIAL

Publié le 5 Juillet 2008 par aragon 43 dans Actualités

(Article paru sur le site PCF) 
La libération de madame Bétancourt est en soi un fait anecdotique et ne concerne réellement que la personne elle-même et son entourage. Le reste est pur matraquage médiatique de la population. Cette histoire n'aurait jamais dû concerner les millions de lobotomisés télévisuels mais exclusivement les gens qui étaient dans la partie : famille, amis, proches politiques. Il ne s'agit pas des funérailles de Hugo ici, juste d'une épopée médiatico-pseudo-politique, voire simplement mondaine.
 Un roman-feuilletons créé par de vaniteux journalistes. Les médias ont pris en otage des millions de personnes qu'ils ont captivées artificiellement avec leurs méthodes habituelles de manipulations des esprits. Après le grand matraquage des masses, ce sera l'adoucisseur larmoyant qui incitera à faire écouler un pavé relatant les six ans de captivité de Bétancourt, pavé publié en centaines de milliers, voire en millions d'exemplaires. Bref, un excellent coup d'édition que les petits Machiavels de la presse devaient préparer depuis longtemps. Sa libération devait être attendue, commercialement parlant, depuis des années.
Plus sa captivité durait, plus l'affaire prenait de la valeur. Le vin a bien vieilli depuis six ans, il n'en sera que meilleur en « produit-culturel » star des supermarchés. Ce sont les médias et les médias seuls qui avec patience et perversité (saupoudrées d'une bonne dose de gravité étudiée) ont fait entrer dans le crâne de qui le voulait bien des vérités unilatérales, uniformes, univoques et racoleuses. Ils ont réussi à faire croire à des millions de gens qui étaient au départ parfaitement étrangers à cette affaire que Madame Bétancourt était leur cousine, leur camarade de classe, leur voisine de palier.
Sous prétexte d'humanisme les « créateurs d'actualité » ou « décideurs d'événements » monopolisent un fait, le médiatisent à l'échelle mondiale pour mieux niveler les sensibilités, les opinions et finalement faire converger les vues vers un seul horizon : celui choisi par eux, les médias. Fatalement vendeur. Aujourd'hui Bétancourt, à qui le tour demain de servir de prétexte au « média-marketing » ? La libération de madame Bétancourt est un immense soulagement, je ne le conteste pas. Mais uniquement pour les gens concernés : otages, familles, amis. Pas pour les Marcel Dupont se croyant investis d'une mission dupontesque largement orchestrée par les médias avides de pouvoir, d'actualités à leur avantage, de vision du monde à sens unique... Je n'ai aucune haine, juste une rage saine contre les manitous de la manipulation médiatique qui ont l'art de créer des événements à la mesure de leur intérêts mercantilo-vaniteux.
 Je refuse de me faire lobotomiser par un groupe de prétendus journalistes-humanistes à la solde des marchands de lessive.
Madame Bétancourt est une invention médiatique à but lucratif en sens large du terme : faire tourner la machine à « news ». L'exploitation éhontée de l'affaire Bétancourt à l'avantage de faire bêler les populations dociles, de détourner leur attention, de leur faire penser à autre chose qu'à l'essentiel. Les journalistes sont des charognards prêts à toutes les manipulations pour se sentir exister, tirant profit des causes les plus « flatteuses » pour ennoblir la profession à bon compte.
Certains prétendent que c'est l'opinion publique qui a libéré l'otage... Faux ! Et quand cela serait vrai, est-ce une raison suffisante pour prendre en otage des millions d'esprits à des fins strictement privées, artificiellement montées en affaire d'Etat ?
Cette prise d'otage est à l'origine une affaire policière et non politique. Ce sont les médias qui ont fait de cette histoire une priorité nationale. Ce sont eux qui ont « réquisitionné » l'opinion, créé l'événement à des fins journalistiques. Bref, tout ceci n'est rien qu'une opération médiatique parfaitement arbitraire, savamment ciblée pour servir les intérêts d'une corporation. Les français dupes, pauvres moutons conditionnés par les médias, se réjouissent de la libération de celle qui il y a six ans encore était une parfaite inconnue... Vaste mascarade ! On fait pleurer dans les chaumières pour cette histoire mondaine pendant que le clochard du coin n'a droit à aucune attention médiatique, lui qui est pourtant pris en otage économique depuis, 10, 15, 20 ans par la société parfaitement indifférente sur son sort.
Evidemment, Dédé Lacloche le SDF du quartier qui fait la manche à la sortie des magasins, c'est moins vendeur, moins romantique, moins à la mode que Ingrid Bétancourt, otage de « qualité, faire-valoir de la »pensée de référence« au visage bien photogénique et femme nécessairement »courageuse". Bref, Bétancourt est un otage télégénique susceptible d'être reçu avec le tapis rouge. Les médias, pervers, manichéens, sélectifs, ont fait insidieusement passer Bétancourt pour une héroïne par le simple fait de son statut d'otage. En six années d'habiles manoeuvres journalistiques quasi subliminales, le fait est établi dans les esprits. A quand la légion d'honneur pour Bétancourt ?
Que l'on ne se méprenne pas sur mon discours : il n'est nullement question ici de remettre en cause la légitimité de la libération de l'otage mais de dénoncer la prise d'otage médiatique, subtile celle-là, de millions d'esprits inaptes à la critique pour mieux les instrumentaliser.
Si le but est louable, le procédé est malhonnête, anti démocratique, et même définitivement immoral. D'ailleurs on prétend fort judicieusement que sans les médias, la captive aurait été libérée plus tôt.
 L'effet pervers de l'écho médiatique de cette affaire est que plus on parlait de l'otage, plus il prenait de la valeur entre les mains de ses geôliers...) L'affaire Bétancourt est un pur produit médiatique. Qu'on me laisse au moins la liberté de ne pas penser selon les normes de cette « presse émotive ». Moi, je suis un bel esprit, autrement dit un lion. Et surtout pas un âne, encore moins un mouton. Raphaël Zacharie de Izarra PS Mes détracteurs qualifient les hommes du FARC de méchants terroristes... Objectivement ils ne sont pas plus terroristes que les Résistants de la Seconde Guerre Mondiale, considérés eux aussi comme tels à l'époque par Vichy.
 Les hommes du FARC, même si ce sont des criminels, ont leurs raisons d'agir ainsi. Même si je n'approuve pas leurs méthodes, ils ont leur vérité et je peux comprendre que l'on puisse penser et agir à contre-courant des masses civilisées. Les états utilisent eux-mêmes les méthodes criminelles les plus ignobles pour maintenir leur légitimité de nantis et personne ne semble s'offusquer de la chose. La prolifération de la détention de l'arme atomique en est le meilleur exemple. On qualifie les preneurs d'otages de terroristes. Derrière le mot TERRORISTE la réalité n'est pas toujours toute noire ou toute blanche. Bref, le point de vue de mes contradicteurs n'est pas le leur mais celui instillé par les médias.
 La presse demande à la population française de s'apitoyer sur le sort de Bétancourt et le peuple gagné d'avance par le discours des « gentils journalistes anti FARC » bêle en choeur ! Les médias auraient demandé de mobiliser la sensibilité nationale pour Dédé Lacloche le SDF du coin, aujourd'hui l'opinion publique ne jurerait que par Dédé Lacloche... A partir du moment où la population dans son ensemble suit l'ornière des sentiments médiatiques, plus de place à l'esprit critique ! La prochaine étape de « l'émotion civique » consistera à acheter le livre-témoignage de la maintenant « très courageuse » et surtout si télégénique ex-captive... Pour en revenir à Dédé Lacloche qui semble décidément n'intéresser aucune de ces belles âmes réglées sur les mouvements de la baguette médiatique servant une musique bien sucrée, certes il n'est pas photogénique, certes il pue, certes il bredouille quand il a bu et qu'il fait la manche au coin de vos rues. Aucun caméraman ne fait de gros plans sur sa face rougeaude et pourtant il est là tous les jours, toujours otage de notre système terroriste économique particulièrement injuste, lui et des milliers d'autres. Dédé est à portée de caméra et pourtant aucune ne prend la peine de faire un scoop sur lui.
Madame Bétancourt a une réelle valeur médiatique, pas le clochard du coin dont la solitude, la souffrance, la détresse sont parfois pires et plus durables que celles endurées par « l'illustre otage » lors de sa captivité. Ce sont les médias qui ont choisi pour vous votre sujet d'émoi du jour : ils ne sont pas bêtes les médias, ils préfèrent servir de la Bétancourt plutôt que du Dédé, c'est beaucoup plus fédérateur.
 Et pendant que les caméras braquées sur Bétancourt pour servir au peuple (artificiellement réjouit par la liberté retrouvée d'une pseudo-connaissance) sa dose de « news » sucrées à la gloire de « l'héroïne nationale », pendant ce temps-là Dédé Lacloche n'existe toujours pas, médiatiquement parlant. Il est pourtant sous nos yeux mais il n'a aucune valeur en terme d'image. Juste bon pour alimenter minablement les journaux de rues vendus par les SDF. Beau travail messieurs les journalistes ! Un peuple entier lobotomisé en six années de savantes manoeuvres subliminales... +++++++ (Vraiment comique et pitoyable, la dérive se poursuit sur les BLOGS : l'ex-captive est maintenant accommodée à diverses sauces : « Bétancourt les images », « Bétancourt les retrouvailles », « Bétancourt en famille », « Bétancourt avec Sarkozy », etc. Quand je disais que l'affaire Bétancourt était une cause nationale créée de toutes pièces par les médias... Attendons-nous bientôt à : « Bétancourt et ses recettes de cuisine », « Bétancourt le Loft », « Bétancourt et ses secrets de beauté »...) +++++++ Les médias s'accaparent l'honneur d'avoir fait libérer l'otage.
 Comme le pensent certains, il est en fait très probable qu'elle aurait été libérée depuis lontgtemps si on avait laissé agir les forces diplomatiques dans l'ombre. L'illusion médiatique fonctionne à merveille : tous pensent que la libération de la captive est à mettre sur le compte des journalistes.
Le silence est d'or dit-on. Moi je suis persuadé que le silence diplomatique aurait été plus efficace que le fracas de la presse. Evidemment, tout est orchestré de manière à donner l'impression que ce sont les trompettes médiatiques qui ont rendu sa liberté à Bétancourt : shows télévisés sur shows télévisés, tapis rouges et sourires présidentiels sont là pour faire écran.
 Les médias n'ont fait que retarder sa libération mais qu'importe, tout fonctionne sur le modèle illusoire : ainsi ils décrètent que le soleil se lèvera à telle heure sous leur seule volonté et miracle, le soleil se lève effectivement à l'heure indiquée par les médias... Conclusion spécieuse des sots : c'est grâce aux médias que l'astre brille ! Raphaël Zacharie de Izarra raphael.de-izarra@anadoo.fr 2, Escalier de la Grande Poterne 72000 Le Mans 02 43 80 42 98
Posté le jeudi 3 juillet 2008 par Stéphane Fouéré
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LA SECURITE SOCIALE EN DANGER DE MORT

Publié le 4 Juillet 2008 par aragon 43 dans syndicalisme

LA SECURITE SOCIALE EN DANGER DE MORT

 

En 1945, par un décret du gouvernement provisoire, la Sécurité sociale naissait et remplaçait les assurances sociales.

C’était le fruit de la résistance face l’ennemi nazi et au régime pétainiste de Vichy.

Croizat,  ministre, communiste et secrétaire général de la fédération CGT de la métallurgie, fut chargé de mettre en œuvre cette décision issue du conseil national de la résistance.

Naissait ainsi la plus grande conquête du mouvement ouvrier.

La solidarité remplaçait  «  le chacun pour soi » en matière de santé et la charité pour les plus démunis.

Cette sécurité sociale est aujourd’hui menacée dans son existence même après le travail de sape depuis les ordonnances de 1967.

Il faut la défendre d’urgence.

Dans ce papier, je n’entrerai pas dans les mesures déjà appliquées pour lui imposer les règles du marché et donc de la concurrence privé-public pour la mettre en état d’incapacité en l’étouffant financièrement.

Le seul fait de la semaine dernière de dérembourser les médicaments complémentaires en cas de longue maladie (ALD) atteste de cette volonté de ne plus assurer nos concitoyens dans les meilleures conditions quand ils ont où auront des affections graves.

La solidarité leur serait refusée.

Ces casseurs de la sécurité sociale viennent de recevoir un camouflet par une réaction forte de toute la population qui a rejeté la demande du directeur de la sécurité sociale de ne plus rembourser ces médicaments considérés comme du confort pour ces malades atteints de graves affections.

Ou veulent-ils nous amener ?

Laissons parler ceux qui veulent en remettre une couche en profitant du débat à l’assemblée nationale pour fixer le budget 2009 ; je cite l’hebdomadaire « challenges » : Extraits : « Augmenter les franchises médicales 3 milliards d'euros

Le 1janvier dernier, les franchises médicales ont été introduites: 50 centimes par boîte de médicament et par acte paramédical, 2 euros par transport sanitaire, avec un maximum de 50 euros annuels par personne. Cette contribution rapporte 850 millions d'euros par an. Pour arriver à 3 milliards, il faudrait appliquer un tarif de 2 euros par boîte de médicament et acte paramédical, et de 8 euros pour les transports en ambulance.

Bien qu'importantes et sûrement impopulaires, ces sommes sont inférieures à ce qui se pratique chez nos voisins suédois ou suisses. En Allemagne, le forfait est de 5 à 10 euros par boîte de médicament, et de 10 euros par trimestre pour la consultation en cabinet.

Le choix - très politique - d'accroître les franchises pourrait s'accompagner de la mise en place d'un «bouclier sanitaire», entendez un plafonnement annuel des frais de santé à la charge des assurés, éventuellement modulable en fonction des revenus.

 

Cet hebdomadaire « challenges » nous avait gratifié, précédemment, d’une interview de Denis Kessler, ancien soixante huitard, devenu chef des assureurs privés et vice président du patronat français ; celui-ci n’avait-il pas déclaré qu’il fallait mettre fin à la sécurité sociale ; une œuvre des communistes.

Le directeur de la caisse d’assurances maladie, Frédéric Van Roekeghem, a le même profil que Denis Kessler, un profil de cette droite qui veut casser la sécurité sociale : Directeur de Cabinet du Ministre de la Santé et de la Protection sociale, Philippe Douste-Blazy (UMP) (2004), auparavant Directeur de l'ACOSS (2003 - 2004), AXA, Directeur de l'Audit Central (2001 - 2003).

Et ce n’est pas tout, quand on regarde le profil du ministre du travail : Xavier Bertrant, assureur privé à Saint Quentin Aisne, et celui de Bachelot ministre de la santé et pharmacienne de son état pour qui les franchises sont supportables (Quelle est la personne qui ne peut pas payer 4 euros par mois sur des objectifs aussi importants).

Avec ces gens là, « le renard est dans le poulailler » et le directeur de la sécurité sociale n’est que l’interprète de ce pouvoir d’une droite qui veut en finir avec les acquis sociaux.

Bref : Kessler, Van Roekeghem, Bertrant, Bachelot : un quatuor chargé d’aller plus dans les réformes  de la sécurité sociale pour faire place aux assurances privées comme le souhaite l’Europe libérale.

Plein de décisions également pour réduire et supprimer à terme toutes cotisations patronales pour le remplacer par des impôts que paieront les seuls salariés et les retraités.

Finalement, cette droite et le patronat n’ont jamais accepté de financer un régime solidaire, et ce qu’ils trament actuellement : c’est bien la fin de la solidarité avec tout ce que cela peut comporter d’inégalités et d’injustices.

Nous ne serons alors dans la situation que nous décrivait Michael Moore dans son film  « Sicko » sur l’état de santé aux Etats-Unis et le fait que des dizaines de millions d’américains, les plus pauvres mais aussi maintenant les couches moyennes, ne peuvent plus prétendre se soigner dans de bonnes conditions.

Il est encore temps de se battre contre ces projets funestes y compris ceux qui concernent l’hôpital public.

Le rassemblement de tous ceux qui défendent la solidarité en matière de santé est une urgence.

J’ose espérer que tout sera fait, à la rentrée, pour y parvenir.

 

Bernard LAMIRAND

 

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L’IDEOLOGIE DOMINANTE

Publié le 3 Juillet 2008 par aragon 43 dans Actualités

L’IDEOLOGIE DOMINANTE

 

Depuis hier soir, changement de décor : Ingrid Betancourt est libre et toute la presse aux ordres a trouvé le moyen de passer à autre chose que la situation française, exécrable, créé par le despote en miniature de l’Elysée.

Evidemment, qui irait à l’encontre de la libération d’Ingrid Betancourt de ces geôliers !

Le combat de classe ne se mène pas avec des otages.

Les FARC n’ont pas saisi l’opportunité de se rendre populaire en libérant cette bourgeoise, amie de la droite française,  par l’occasion que leur présentait le président Chavez.

Le dogmatisme à encore fait des dégâts.

Dans cette histoire, c’est le  très réactionnaire Urribe qui ramasse les dividendes, et c’est un encouragement à la manière forte et à la ruse qui se développe actuellement dans tous les pays capitalistes pour faire passer ce libéralisme destructeur et contrer ceux qui s’y opposent.

Regardons en France, comment « le nain de jardin » développe de plus en plus des formes despotiques de  pouvoir bourgeois.

Je pense qu’il faut être attentif, en ce moment, à ce libéralisme venu des Etats-Unis et de Grande Bretagne dans les années 1980, reprenant les thèses de l’économiste américain Hayek. Ces thèses, mises en pratiques, « du laisser faire économique » entraînent à de contradictions nouvelles du capital et cette liberté d’exploiter, « du renard dans le poulailler » amènent à des réactions que le capital n’avait pas prévu.

Par exemple les peuples Européens qui refusent la constitution libérale de Giscard d’Estaing.

L’Armée française qui se sent orpheline de ce qu’elle était, une armée qui n’était pas à la solde des américains et de leur gendarmisation du monde pour le plus grand profit du capital.

Une télévision publique, pourtant de droite, qui n’accepte pas que son professionnalisme soit dénaturé par un président de la république qui veut en faire sa chasse gardée.

Une protection sociale solidaire touchée dans ses fondements et un assureur, le dénommé Bertrant ministre du travail, qui  veut la mettre par terre pour que le pactole de la santé aille aux  assurances privées.

Et puis, il y a le fichage des enfants, comme au temps de Vichy, où les dénonciations étaient courantes et encouragées.

Tout cela, le peuple commence à en avoir marre.

Des sondages montrent que le sire de l’Elysée serait au plus bas.

Cet individu devient même, pour ses amis, quelqu’un de peu recommandable sur le plan politique par ses frasques à la télévision où encore chez les militaires de carrières, qui ne sont pas habitué à être traités comme des «  va-nu-pieds » par le pouvoir libéral.

Cela ne montrerait-il pas les limites de ce libéralisme que notre cher maire de Paris à dû se résoudre bon gré mal gré à faire disparaître de son programme.

Derrière tout ce remue-ménage actuel, allant de la manière forte colombienne  au passage envers et malgré les peuples de la constitution libérale, se dessine un capitalisme  « pur et dur » remettant en cause les libertés ; les libertés individuelles auxquelles le capitalisme était si attaché depuis la révolution de 1789 et sa prise de pouvoir.

La bataille des idées est plus que jamais engagée et le marxisme, en fait la pensée de Marx, est au cœur de cette bataille.

Le capital ne se combat pas ou plus par les armes mais par une bataille d’idées de classe.

C’est cela qui dérange le capital en ce moment ; l’Irlande en est l’exemple frappant.

 

BABEUF 42

 


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