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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

LA BASE, LES SOMMETS MEDIATIQUES ET LES PAONS

Publié le 30 Juin 2008 par aragon 43 dans Actualités

LA BASE, LES SOMMETS MEDIATIQUES ET LES PAONS

 

J’ai bien aimé l’éditorial de Pierre Laurent dans l’Humanité de ce lundi sur le débat à gauche et les multiples rencontres qui ont émaillé le week-end.

Je cite un passage qui veut tout dire « La gauche est en crise, sans nul doute. Mais une des manières de l’alimenter, et non de contribuer à la résoudre, est précisément de focaliser tout le débat sur des impasses et non sur les recherches de construction nouvelle ».

En effet, de voir avec quelle ardeur la bourgeoisie médiatique s’est emparée des rencontres socialistes et de celle de la LCR dans son roman anticapitaliste avec tous les débris de la gauche antilibérale, montre à quel point ce monde politique est totalement sous les phares du populisme de Paris Match ou de France soir ou encore de Gala.

Du temps du parti communiste à 20% jamais ce parti n’a bénéficié d’une telle aura médiatique.

La ficelle tendue, je dirai plutôt le câble, montre à quel point la stratégie de la droite est en place.

Travailler la division du PS en mettant en avant des alliances possibles avec le MODEM et travailler plus à gauche pour empêcher que le PS se remet sur une ligne de gauche progressiste en mettant en avant « l’antiparti socialiste de Besancenot » ; telles est la démarche de l’idéologie dominante et en étouffant totalement le débat chez les communistes qui cherchent justement une ligne progressiste de gauche avec un PCF ragaillardi.

Alors, base contre sommet médiatique, car chez les militants ils en ont cure de ce déballage médiatique pour assurer les écuries telles que la bourgeoisie est entrain de les confectionner pour les présidentielles de 2012.

Car il s’agit de cela, pour les deux écuries, que l’on met en place en ce moment : préparer leur élection présidentielle en montrant leurs belles gamelles.

Pendant ce temps les salariés souffrent de la politique sarkosienne.

Hier, je suis allé dans le Pas de Calais, à Boulogne sur Mer, dans un quartier populaire où se côtoient les gens du peuple venant de tous les horizons du monde ; c’était à l’occasion du Jubilé d’un Abbé qui m’a inculqué les idées de paix, de justice et fraternité dans ma jeunesse à la JOC, du temps de la guerre d’Algérie, et qui m’a amené, tout compte fait à devenir un militant syndical et communiste. Pour rien au monde, moi qui suis devenu marxiste, je n’aurais voulu louper ce moment de grande  fraternité avec notamment un copain que j’ai retrouvé, victime d’un grave accident de travail à Usinor Dunkerque, et j’ai vu cet abbé parmi tous ces jeunes du quartier, être comme « un poisson dans l’eau » parmi cette population, où prés de 30 % est en chômage. J’ai vu tous ces jeunes hommes et jeunes filles auprès de cet homme de 80 ans et ils l’estimaient comme un frère.

Je suis rentré en fin d’après midi heureux avec mon épouse d’avoir passé un grand moment de fraternité et pour finir mon dimanche je suis allé à la fête du PCF de l’Oise, ma fédération, et nombreux étaient les jeunes de toutes nationalités espérant autre chose que ce débat frelaté que  nous donne en spectacle les médias.

J’ai passé une bonne journée avec ce peuple qui n’a pas droit à la parole en ce moment où les paons montrent leurs beaux atours en vue de s’assurer leur supériorité pour 2012.

 

BABEUF 42 PCF J’y tiens.

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MOBILISATION GENERALE POUR SAUVER LA SECU SOLIDAIRE

Publié le 27 Juin 2008 par aragon 43 dans Actualités

MOBILISATION GENERALE POUR  SAUVER LA SECU SOLIDAIRE

 

J’ai suivi ce soir un débat sur la sécurité sociale organisé par Calvi sur la chaine 5.

Evidemment pas un syndicaliste et pas un politique de gauche pour intervenir dans ce débat qui a quand même permis de voir où « le chien est amarré ».

Des économistes, des gens de sciences politiques influents dans les allées du pouvoir, un journaliste médical et un député UMP du Val d’Oise faisait l’affaire pour nous parler des déremboursements et du ballon d’essai du directeur de la sécurité sociale, embauché pour procéder aux coupes sombres en compagnie de la direction de l’Hospitalisation et de l’Organisation des Soins (DHOS) et, au plan régional, par les agences régionales de l’hospitalisation (ARH).

Bref les démolisseurs de la solidarité et de la santé publique.

Leur ballon d’essai n’en était pas un ; en effet si la réaction des populations concernées, des mutuelles et des syndicalistes n’aurait pas été à la hauteur, ces gens là mettaient en œuvre le déremboursement de médicaments complémentaires dans le cas des affections de longue durée immédiatement.

Dans ce débat, des aveux ont été faits discrètement : ceux de la remise en cause de notre système solidaire de sécurité sociale plombé soit-disant par les déficits et notre député UMP s’en pourléchait les babines.

L’assurance privée était présente dans les réflexions de ces messieurs. Ce qui les gênait pour avancer leurs arguments, c’était la mauvaise publicité faite sur le système de soins américains maitrisé par le fric et les assurances privées : le dernier film de Michael Moore, Sicko, permet de prendre la mesure de la catastrophe. C’est également un puissant plaidoyer contre ce système de santé rongé par des mutuelles privées uniquement préoccupées par leurs marges de profit.

Les économistes ont du convenir que les frais de gestion des moyens publics étaient moins élevés que ceux du privé mais personne n’a osé affronter le vrai problème, celui du financement, sauf la ritournelle suggestion d’augmenter la CSG.

Pour le député de droite, la solution paraissait simple, réduire le nombre d’hôpitaux et trouver le moyen de résorber le déficit en faisant contribuer les mutualistes et en faisant entrer plus profondément l’assurantiel privé.

D’ailleurs, il me semble, au vu de leurs interventions des uns et des autres, que le but est bien de mettre en projet pour le futur budget de la sécurité sociale ces dépenses complémentaires et d’autres à la charge des complémentaires « santé ». Une façon d’avancer à pas de loup dans le système solidaire pour mieux le saborder.

Aucun, évidemment, n’a posé la vraie question : celle d’arrêter immédiatement les exonérations patronales de toutes sortes et d’introduire des cotisations entreprises et salariés dans les primes d’intéressement et de participation et de faire payer des cotisations sociales à tous les actionnaires au moment de la distribution des dividendes ainsi que les stocks-options de ces messieurs les PDG et consorts.

Je pense que syndicats, mutuelles et partis politiques de gauche doivent s’unir pour engager une grande action contre ce sabordement de la sécurité sociale et de l’hôpital public qui se déroule sous nos yeux, de manière de plus en plus voyante.

La réaction de la population contre les déremboursements des affections de longue durée montre que ce pouvoir n’est pas franc du collier sur un dossier où il peut se mettre à dos toutes la population. C’est aussi le moment de donner une autre impulsion à la bataille engagée contre les franchises et cette stratégie consistant à faire payer de plus en plus les malades.

Je suis persuadé qu’un grand mouvement peut se dessiner rapidement sur ces questions de la santé et de la sécurité sociale solidaire.

Je pense, puisqu’on parle d’union et de rassemblement à gauche, que l’occasion est donnée à d’unir nos forces en ce moment : une sorte d’union sacrée à gauche pour que la sécurité sociale,  qui est un domaine sensible, si  sensible, que ce gouvernement et la droite craignent la réaction des travailleurs et de la population ; alors tous  pourraient trouver là un terrain d’union pour préserver cette conquête du monde du travail réalisé de surcroit par un ministre communiste à la libération : Ambroise Croizat.

Alors qui va prendre la responsabilité de réunir toutes les forces qui se disent  de progrès de ce pays qu’elles soient syndicales, associatives, politiques pour une mobilisation exceptionnelle et immédiate pour assurer l’avenir de notre santé ?

Bernard,  les 2 François, Marie-George, Jean Claude, Annick, Cécile, Olivier,  les 2 JeanPierre, Arlette ; j’en oublie certainement, réunissez-vous, faites quelque chose bon sang !

 

Bernard Lamirand

 

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UN RETRAITE QUI PART A 53 ANS AVEC UNE BONNE RETRAITE

Publié le 27 Juin 2008 par aragon 43 dans Actualités

UN RETRAITE QUI PART A 53 ANS AVEC UNE BONNE RETRAITE

Bill Gates part officiellement en retraite vendredi 27 juin pour se consacrer à sa fondation caritative - la Bill & Melinda Foundation –

Interviewé par la rédaction américaine News.com, Bill Gates retrace l'histoire de Microsoft qu'il a cofondée il y a 33 ans et évoque son avenir.

À l'heure de votre départ, quelles ont été vos priorités pendant toutes ces années ? Bill Gates - Pendant 33 ans, j'ai travaillé pour Microsoft tous les jours et réfléchi à ce que nous devions entreprendre. Cela s'est traduit par une quantité incroyable d'e-mails envoyés, de réunions, de tests de produits. J'ai du mal à imaginer ce que sera mon quotidien, et celui de l'entreprise, une fois parti.

Pauvre malheureux quelle souffrance !

Qui est Bill Gates :

Biographie : William Henry Gates III KBE dit Bill Gates (né le 28 octobre 1955) est un informaticien et chef d'entreprise américain, pionnier dans le domaine de la micro informatique, et célèbre pour avoir fondé en 1975, à l'âge de 20 ans, avec son ami Paul Allen, la société de logiciels de micro-informatique Micro-Soft (renommée depuis Microsoft) pour lutter contre la société Apple. Son entreprise a acheté le système d'exploitation QDOS pour en faire MS-DOS, puis a conçu Windows, tous deux en situation de quasi-monopole mondial. Il est Chevalier de l'Empire Britannique, et également devenu, grâce au succès commercial de Microsoft, l'homme le plus riche du monde depuis 1996 avec une fortune personnelle estimée à plus de 56 milliards de dollars (Forbes, 2007).

Ainsi ces hommes d’affaires capitalistes partent de bonne heure à la retraite. Ayant commencé à 20 ans et 33 ans de carrière, il part donc à 53 ans.

Le veinard !

Et pourtant, ils nous disent que ce n’est pas normal de quitter le travail avant 60 ans et que l’on peut faire beaucoup de chose jusqu’à un âge avancée au travail.

Nous les miséreux on ne demanderait pas mieux de partir à 53 ans et de donner un peu de notre temps libre pour des solidarités et des activité qui nous plaisent comme notre « camarade Bill Gates ».

Et il en a amassé du pognon pour se couler des jours heureux et faire ce qu’il veut et avoir une vie nouvelle qu’il refuse à ses employés.

Ce profiteur s’est donc décrété sa retraite après seulement 33 ans de cotisations dans son compte en banque.

Fillion et Sarkozy nous avait pourtant parlé d’équité au moment de la grève des cheminots et de partir comme tout le monde, le plus tard possible.

Finalement, Bill Gates, nous donnent l’exemple que l’on peut partir tôt en retraite pour profiter de la vie et faire ce que l’on veut en retraite y compris de rendre service au gens.

Mais l’équité nous ramène à la réalité ; ce n’est pas l’égalité en droit mais chacun à sa place dans ce monde inégalitaire et vous ne pourrez égaler le brave futur retraité Bill Gates ; l’équité que nous vante les capitalistes c’est bien ce que Sarkozy et Fillion nous ont dit : équitable ne veut pas dire tout le monde logé à la même enseigne, il y a ceux qui exploitent et ont le droit de prendre leur retraite quand bon leur semble et ceux qui sont exploités qui n’ont qu’à de courber l’échine et accepter de partir le plus tard possible pour remplir les coffres de ces messieurs les retraités genre Bill Gates.

Bordel, à quand une grande manifestation pour défendre notre système solidaire et faire payer les riches ?

Bernard LAMIRAND.



 

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FILLION LE COURTISAN DES ACTIONNAIRES

Publié le 23 Juin 2008 par aragon 43 dans Actualités


 

 

Fillion vient de tenir un discours sur le pouvoir d’achat où il est chargé par ses maitres, Parisot et Sarkozy, de vanter les mérites de "la présidence du pouvoir d’achat".

Il est bon de rappeler quelques notions marxistes concernant le prix de la force de travail et je conseille à tous de relire salaire- prix-profits.

 

Quelques extraits  :

 

·  FLUCTUATIONS DU SALAIRE (Marx)

Elles sont provoquées:

1.        Par les changements de mode.

2.        Par les changements de saison.

3.        Par les fluctuations du commerce.

En cas de crise: (Nous y sommes)

a.        L'ouvrier réduira ses dépenses ou, pour augmenter sa productivité, il travaillera un plus grand nombre d'heures, ou il produira davantage dans le même temps. Mais comme leur salaire est réduit, du fait que la demande du produit qu'ils fabriquent a baissé, ils augmentent encore le rapport défavorable entre l'offre et la demande et le bourgeois dit alors: Si seulement les gens voulaient travailler. Du fait de leur surmenage, leur salaire s'abaisse donc encore davantage.

b.       Au cours de la crise:

Absence complète d'occupation. Réduction du salaire. Maintien du salaire  et diminution du nombre des jours de travail.

c.        Dans toutes les crises, le mouvement cyclique suivant en ce qui concerne les ouvriers:

L'employeur ne peut employer les ouvriers parce qu'il ne peut pas vendre son produit. Il ne peut vendre son produit parce qu'il n'a pas de preneurs. Il n'a pas de preneurs parce que les ouvriers n'ont rien à échanger que leur travail, et c'est précisément à cause de cela qu'ils ne peuvent échanger leur travail.

d.       Lorsqu'on parle de hausse du salaire, il est à remarquer qu'il faut toujours avoir en vue le marché mondial et que la hausse du salaire n'est acquise qu'au prix que dans d'autres pays des ouvriers soient privés de pain.

Et nous apprenons par la presse ce matin :

Le salaire mensuel de base (SMB) a augmenté de 1,1 % au premier trimestre 2008 et de 2,7 % sur un an... Soit une perte de pouvoir d'achat de 0,4 point : en effet, dans le même temps, l'inflation a atteint 3,1 %.

Autre enseignement de l'enquête du ministère de l'Emploi, le temps partiel et les contrats à durée déterminée (CDD) gagnent du terrain.

 

En même temps, Fillion, l’ami du capital, vient de décider avec le publicisteThiery Saussez de lancer une grande campagne à la télévision concernant le pouvoir d’achat.

"Il faut faire des heures supplémentaires si l’on veut améliorer son pouvoir d’achat".

"Il faut acheter une maison pour avoir des détaxations".

Et bien d’autres choses encore… "Le travailler plus et plus longtemps" et pourquoi pas quelques jours avant de pénétrer dans la tombe !

Bientôt, on nous dira, que pour améliorer le pouvoir d’achat, au lieu de mettre de la confiture sur les tartines il faudra se contenter de la margarine ou du pain sec.

Le pouvoir d’achat est une notion fausse et chacun peut s’en rendre compte quand il fait ses courses: il voit les augmentations considérables des produits alimentaires, de l’essence, des loyers etc.….

Marx n'emploie pas le mot pouvoir d’achat,  et pour cause, ce qui compte pour lui, c’est le prix de la force de travail qu’est le salaire. Et c’est ce salaire que Sarkozy et Fillion réduise en mettant en concurrence les salariés.

.

Président du Pouvoir d’achat: Vous rigolez ! 

De quel pouvoir d’achat parle-t-on quand le salarié ne peut obtenir des revalorisations de son salaire et de sa qualification que sur les seuls critères de la méritocratie !

Cette campagne lancée avec plusieurs millions de frais publicitaires est une arnaque comme l’est l’arnaque électorale du « travailler plus pour gagner plus ».

Qui est déterminant dans le prix de la force de travail ?

C’est le salaire direct ou le salaire socialisé pour les retraités et les pensionnés.


Que faire alors ?


Il n’y a pas à se creuser les méninges...

 

Soit que le patronat a le rapport de force pour lui et il diminue les salaires.

Soit les salariés ont une VUE CLAIRE que leurs revendications salariales sont de nature collective et alors ils créeront le rapport de force nécessaire pour améliorer leurs salaires de façon substantielle.

 

Le salaire est la question principale qui nous oppose au capital.

 

Cette question ne peut attendre les élections de 2012 et les circonvolutions des politiciens de gauche.

 

La bataille idéologique qui va déferler de la part du patronat et du gouvernement pour illusionner les salariés autour d’un pouvoir d’achat  est encore une manière de travestir la réalité ; celle de la poudre aux yeux et de jeter un voile sur le scandale des scandales : les revenus des patrons et des actionnaires qui raflent les plus values réalisées qui devraient aller aux salaires.

 

Alors, moi je pense que la première chose à faire c’est d’engager une lutte « tous ensemble » pour l’augmentation des salaires, des retraites et des allocations pour les sans emplois ou handicapés.

 

Alors à quand cette action de toutes les organisations syndicales !

 

Bernard LAMIRAND

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REBELOTE « LA FERRARI ».

Publié le 22 Juin 2008 par aragon 43 dans politique

REBELOTE « LA FERRARI ».

 

J’ai regardé l’émission de Canal Plus : « Dimanche plus » où étaient invité par Laurence Ferrari, Olivier Besancenot et Bertrant Delanoë, pour nous parler de l’état de la gauche.

Encore une fois les mêmes… Rebelote…des vrais abonnés ces deux-là…

Encore une fois Marie George Buffet a été soigneusement évitée.

Madame Ferrari termine donc en beauté ses prestations sur canal plus avant de passer à TFI avec les encouragements de Besancenot et de Delanoë.

L’instrumentalisation Sarkosienne et de la grande bourgeoisie française bat son plein.

On ne doit plus voir que deux têtes à gauche : celle de la sociale démocratie chancelante et celle de Besancenot  pour éviter qu’une gauche de progrès, que suggère le PCF, puisse voir le jour.

Et derrière ce fatras d’égocentriques, se profile la main de la droite pour assurer sa pérennité au pouvoir.

Ferrari ; je te pose cette question :

-Es-tu désigné par Sarkozy, dont on sait les grandes amitiés avec Bouygues, pour faire en sorte que TFI organise la bataille idéologique pour empêcher toutes possibilités à la gauche de progrès de changer cette société de merde.

Les faits interrogent !

Le montage de ce « dimanche plus » a été ignoble, il préfigure certainement ce qui se fera à TF1. Par exemple cet état de la gauche où l’on nous présente Besancenot comme le sauveur suprême, chouchou des médias et des instituts de sondage, puis le parti des travailleurs de Daniel GLUCKSTEIN sorti de la naphtaline pour faire peur, et en finissant sur la rencontre de Tours du PCF où l’on nous montre un vieux briscard coco, défendant le passé plutôt que l’avenir alors que le débat avait été d’une grande richesse et rempli d’espoir.

Et puis Dartigolles, porte parole du PCF, qui fait visiter des couloirs vides et qui nous fait part de sa vision réformiste de gauche pour aider Besancenot dans son couplet habituel « tous dans le même sac réformiste ».

Tout cela en contre vérité de ce qui se passait avec trois cents communistes débattant à Tours de l’avenir du parti et d’une gauche qui créerait les conditions d’un changement profond de société et de l’effacement de ce capitalisme qui fait tant de mal et tant de souffrances. Et aussi ce débat de la gauche européenne avec le PCF pour traduire une autre Europe que celle du capital avec des participants venant de tous les pays d’Europe samedi dernier.

Ferrari ! De quel droit peux-tu considérer le PCF moribond et les autres en pleine forme, toi qui n’as pas pris le moindre contact avec le PCF pour en discuter devant les téléspectateurs ?

Et puis j’ai remarqué que nos deux invités n’avaient qu’un discours électoral : rien de bien concret pour un changement de société : l’un cassant du sucre sur les partis de gauche autre que le sien et sur les syndicats et l’autre cherchant à bonimenter pour trouver les meilleures alliances.    

Delanoë livrant ses penchants pour une gauche qui évolue vers le centre.

Besancenot fixant son discours autour de la contestation et la mise en évidence de sa personnalité et de sa cabane anticapitaliste.

Aucun d’entre eux n’a fourni une explication sérieuse de la défaite de la constitution européenne en Irlande.

Oui, vraiment, ceux qui croient au communisme pour dépasser cette société capitaliste ont toutes les raisons DE VOULOIR UN PCF en capacité de changer cette société et d'être d'un grand apport à une progressiste.

 

Bernard Lamirand

 

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LA SECURITE SOCIALE: A LIRE SURTOUT EN CE MOMENT !

Publié le 21 Juin 2008 par aragon 43 dans Actualités

Colloque – 14 et 15 mai 2008 Contribution de Aimé Relave ancien membre CGT du conseil d’administration de la Sécurité sociale




1- Préambule


La Sécurité Sociale dans les années 1966-1984


L’histoire est à la fois le reflet et le témoignage de la vie des hommes, et des femmes, au cours d’une période donnée.


Celle qui s’étend entre les années 1966 et 1984, retenue pour le colloque, est riche d’évolutions, de transformations, au plan sociétal, économique et culturel.

Comment ne pas relever, en effet, qu’après les années d’efforts, de privations de toute sorte, qui ont marqué l’après 1945 – et les guerres coloniales ,durant plus d’une décennie – les jeunes générations aspirent à briser le carcan des traditions, des obligations de toute nature dans la vie et au travail.


Les rapports se modifient dans tous les milieux. Le patriarcat qui a marqué des générations est contesté et doit laisser place à une émancipation de la cellule familiale. Parallèlement, la place des femmes s’affirme dans la société, non sans difficultés, mais de manière constante, dans la vie et au travail. La contraception progresse, l’IVG est légalisée, et la main d’œuvre féminine se structure dans l’entreprise et également au plan syndical.


Au plan économique, après les mouvements de mai 68, et une période durant laquelle les acquis sociaux auront des répercussions sur la croissance économique, la recherche de l’accumulation financière reprend le dessus. L’inflation redevient galopante, et s’y ajoute le premier choc pétrolier de 1974.


Les évolutions technologiques et scientifiques couplées à la compétition des marchés au plan européen, puis mondial, accélèrent le processus de restructuration, des grands groupes industriels. La période qui s’ouvre à partir de 1974 sera destructive des acquis antérieurs et va banaliser les qualifications liées aux hautes technologies.


Le chômage, la précarité, les départs anticipés d’entreprises, la déréglementation vont constituer les palliatifs essentiels à cette turbulence, qui, en quelques années va frapper de plein fouet le monde du travail, toutes générations confondues, et engendrer une société de plus en plus inégalitaire, mais toujours combative dans sa grande majorité.


La Sécurité Sociale dont un des principes fondamentaux, est de garantir les travailleurs et leur famille contre les risques de toutes natures susceptibles de réduire leur capacité de gain, viendra s’inscrire au premier rang de cette évolution générale et pourra apparaître, en prolongement, comme une sorte de recours à travers les prestations qu’elle sert.

A partir de là une question peut se poser. Comment la Sécurité Sociale à travers ses différentes branches et prestations s’est-elle investie dans cette mission ?

A-t-elle été seulement un palliatif, un élément de réponse minimale à des besoins, ou au contraire un élément relance et de dynamique économique et sociale.


2 Le fondement démocratique


L’attachement des salariés à la Sécurité Sociale dès sa mise en place relève essentiellement de deux des principes fondamentaux du système ; son unicité et sa gestion démocratique.


Le regroupement et la prise en charge des risques famille, maladie, vieillesse et accident du travail en une seule entité. La Caisse de Sécurité Sociale constitue à la fois un progrès à travers l’amélioration des différentes prestations servies, mais également une clarification et une simplification dans la connaissance du système.


En 1967, encore ,cette question n’est pas sans importance pour beaucoup de salariés, qui ont connu la période des assurances sociales, et la multiplicité des organismes prenant en compte un nombre limité de risques, sans oublier que, jusqu’en 1946, les accidents du travail relevaient des compagnies d’assurances privées.


La seconde raison de cet attachement tient au caractère démocratique du système. Depuis la mise en place du système en 1945, deux élections importantes ont eut lieu en 1947 et en 1962, pour élire les représentants des assurés sociaux Les administrateurs du système sont connus. Ce sont des militants d’entreprises, accessibles, compétents, dévoués, qui au-delà de l’aide à la solution des problèmes particuliers, font surtout œuvre de pédagogie auprès des salariés à qui ils expliquent les difficultés du régime, dénoncent les attaques contre celui-ci ; que ce soit au niveau des dettes patronales qui croissent, ou des attaques plus insidieuses à travers des campagnes de culpabilisation contre les soi-disant abus de médicaments. Ou les « châteaux » de la Sécurité Sociale pour évoquer les maisons de repos.



Les ordonnances de 1967


C’est dans ce contexte que le gouvernement gaulliste va tenter une attaque de front contre le système. L’enjeu est important. Le pouvoir n’oublie pas qu’il a dû reculer quelques années plus tôt sur ces questions : en fin 1958, alors qu’il bénéficiait d’une grande popularité, le Général de Gaulle a publié une ordonnance instaurant une « franchise médicale ». La pression populaire l’a contraint à retirer ce texte quelques mois plus tard. Il convient donc d’éviter un nouvel échec en ce domaine.



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Ordonnance du 30 décembre 1958. Elle sera retirée en mars 1960.

C’est par une loi cadre votée le 22 juin 1967, avec seulement quelques voix de majorité, que le Gouvernement Pompidou obtiendra du Parlement l’autorisation de prendre « des mesures d’ordre économique et social », et notamment, des « ordonnances relatives à l’organisation administrative et financière de la Sécurité Sociale ». Celles-ci seront publiées le 21 août 1967 en pleine période estivale pour tenter de couper court à toute réaction.


Malgré ces précautions, le gouvernement ne pourra étouffer la réaction populaire. De nombreuses manifestations ont précédé déjà le débat sur la loi, marqué notamment par ’une journée nationale d’action le 17 mai 1967. Les nouveaux Conseils d’administrations des différents organismes seront mis en place dans le cadre de nombreuses manifestations organisées conjointement par la CGT et la CFDT.


Un bouleversement


Les ordonnances d’août 1967 constituent un bouleversement fondamental de la structure initiale. Elles concrétisent un triple objectif du Pouvoir et de son allié le patronat.


  • D’abord, celui de porter un coup à une des conquêtes ouvrières les plus importantes de la libération, objectif toujours d’actualité (cf. Kessler)

  • Ensuite, celui d’avoir une maîtrise administrative et financière encore plus grande dans un système appelé à se développer.

  • Enfin, de mieux répondre encore plus parfaitement aux attentes du patronat qui entend à la fois, devenir le maître du jeu en matière de gestion et faire supporter sa charge aux salariés.

  • La suppression des élections des administrateurs, l’instauration du paritarisme dans les Conseils d’administration et leurs Commissions, la réduction d’un certain nombre de prestations et l’augmentation des cotisations concrétiseront ces objectifs.


Ces différentes mesures n’interviendront pas sans réactions des principaux concernés, les assurés sociaux. « La suppression des élections et la prédominance syndicale dans ce contexte, sera un facteur, parmi d’autres, de l’ampleur des évènements de mai 68 » écrira Michel Laroque, dans la préface de « l’histoire de la Sécurité Sociale ».





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« Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde » D. Kessler Challenge 31-10-2007

Augmentation de l’assurance maladie, le ticket modérateur de 20 à 30%, suppression des Indemnités journalières pour les cures thermales, etc…


A partir de là, on ne peut qu’être surpris et regretter que survenant dans un tel contexte les négociations de Mai 1968, et particulièrement les discussions de Grenelle n’aient pu conduire à une remise en cause totale de ces mesures. Tout au plus le ticket modérateur sera-t-il ramené à 25% - contre 30% imposé quelques mois auparavant. Seule la délégation CGT y demandera l’abrogation des ordonnances, et en particulier le retour à des Conseils d’administration élus au suffrage universel.


  • Il faudra attendre plus de 15 ans pour qu’à la suite de l’action incessante de la CGT, les salariés puissent à nouveau exprimer leur choix dans l’administration de leur régime de Sécurité Sociale à travers un retour aux élections


  • Il peut paraître intéressant à ce sujet de se référer aux déclarations du Ministre des Affaires Sociales, M. Pierre BERIGOVOY, qui déclarait en juillet 1982, au moment du vote de la loi relative à la composition des Conseils d’administration des organismes de Sécurité Sociale « en vous demandant de mettre fin aux ordonnances de 1967, je vous demande d’abroger ce qui avait mutilé la démocratie. Le moment est venu de redistribuer le pouvoir dans les Conseils d’administration des organismes du régime général. Chaque travailleur doit devenir un citoyen dans son entreprise, chaque citoyen doit devenir responsable et comptable de la protection sociale.



Il est regrettable que cette analyse que l’on ne peut que partager n’ait pas été suivie d’effet dans le temps. Depuis octobre 1983, c’est-à-dire un quart de siècle, les assurés sociaux salariés actifs et retraités demeurent privés de ce droit fondamental de gérer la partie socialisée de leur salaire Aujourd’hui à travers ce colloque il paraît légitime d’évoquer ce sujet et de souhaiter, en prolongement, que cette aspiration à une gestion réellement démocratique revienne à l’ordre du jour dans toutes nos expressions syndicales.









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Loi du 17-12-1982 – relative aux commissions d’administration des organismes de la Sécurité Sociale.


Elections du 19 octobre 1983

3-L’assurance maladie


L’Assurance maladie constitue en quelque sorte le socle du régime de la Sécurité Sociale ; elle s’ouvre à l’ensemble de la population concernée. Elle représente la part de financement la plus importante du régime, et surtout elle traduit à travers ses évolutions, ou restrictions, la doctrine du pouvoir politique en matière de santé.



3 grandes mesures ont marqué les années couvertes par le colloque.


- la loi hospitalière de 1970

- la première convention médicale de 1971

- l’amorce à partir de 1976 et notamment à travers le plan BARRE, d’une série de mesures qui, sous prétexte de contribuer au redressement financier de la branche maladie, se traduisent chaque fois par des charges supplémentaires pour les assurés sociaux et une restriction dans l’accès aux soins.


La loi de réforme hospitalière du 31 décembre 1970 – si la politique hospitalière relève directement du pouvoir politique à travers le Ministère de la Santé, on ne peut cependant éluder le fait que la branche maladie de la Sécurité sociale constitue le principal financement du domaine hospitalier, à travers, notamment les prix de journée, et les investissements dans la réalisation, ou la transformation d’établissements hospitaliers, à travers des subventions ou des prêts aménagés.


La loi du 31 décembre 1970 – est la première loi hospitalière votée. Elle a pour objectif de mieux coordonner le système français hospitalier à travers l’établissement de cartes sanitaires, les établissements sont classés non plus en fonction de nombre de lits qu’ils abritent, mais selon leur équipement technique. Situation que ne manquera pas de relever la CGT, qui dénoncera en particulier la concentration hospitalière qui s’amorce et la désertification qui en découlera en matière d’équipements de proximité pour de nombreuses localités.


La première convention médicale nationale de 1971 à 1975


Dès les années 1960, la CGT avait entamé des discussions avec les principaux syndicats médicaux regroupés dans la CSMF , pour permettre l’égal accès des assurés sociaux entre leur famille à une médecine de ville de qualité, tout en prenant en compte les intérêts du corps médical. A partir de là, se concrétisent des conventions à caractère départemental. La loi du 3 juillet 1971 – institutionnalise le système au plan national sans en faire une obligation d’adhésion pour les médecins. On leur ouvre la possibilité de s’inscrire dans le cadre conventionnel.

Il faut souligner la caractéristique de cet accord qui intervient entre un organisme de nature collective et solidaire : la Sécurité sociale et des praticiens libéraux qui entendent maintenir le libre choix du médecin par l’assuré, le paiement à l’acte, la liberté » de prescription. Cette apparente contradiction relative à la nature des protagonistes permettra néanmoins au système conventionnel de se développer, en se traduisant par un meilleur accès des assurés à la médecine, et des avantages non négligeables pour les médecins, en matière de revenus mais aussi de couverture sociale et de formation continue.


Ainsi la coexistence d’un système libéral d’exercice de la médecine et d’une prise en charge de ses frais par la collectivité, mécanisme qui peut paraître entaché de contradiction interne sort renforcé par la loi et par des conventions qui vont se succéder et améliorer l’accès aux soins de santé entre 1959 et 1979, le taux moyen de remboursement des consultations sera ainsi porté de 54,2% à 78,3%.


C’est à partir des années 1976-1977 qu’au prétexte de maîtriser les dépenses d’assurance maladie, le gouvernement BARRE, entend contenir la progression des dépenses de santé « au sein d’une enveloppe globale ». A la même époque, au parlement, un député, M. BERGER, entend lier la progression des dépenses à l’évolution du PIB…


La CGT réagit vivement à ces projets et organise aux côtés de la CFDT et de la FEN, une série de manifestations, dont la plus importante se situera le 13 mai 1980, avec 60.000 personnes à Paris et 200.000 personnes en Province.


Il n’en demeure pas moins que si le projet de loi BERGER est retiré à l’Assemblée Nationale, ce qui constitue un succès indéniable face au pouvoir en place, une nouvelle convention est signée avec le corps médical, 6 juin 1980. La caractéristique essentielle et particulièrement rétrograde pour les assurés sociaux en est la création d’un secteur « à honoraires libres » qui conduit le praticien à pratiquer « avec tact et mesure » le tarif de son choix, alors que pour’ le patient le taux de remboursement demeure figé-


Aujourd’hui ce mécanisme de sélection par l’argent demeure. Il accroît les difficultés d’accès aux soins pour les personnes confrontées à la précarité, au chômage aux faibles revenus. Ce dispositif a en outre pour conséquence transféré directement sur les assurés les revenus sociaux et la complémentaire maladie. Il conduit à la désertification médicale de certaines régions Il faut regretter que les gouvernements de gauche de 1981 et 199, et encore moins la prétendue réforme médicale de 2004 n’aient apporté une réponse adaptée à cette importante question sociale. Le rappel de son contexte et de son acuité doit nous semble t-il s’inscrire comme un constat de ce colloque et un appel à une mobilisation accrue sur ce sujet.



LA FAMILLE





La famille constitue un des socles de la vie en société. La naissance, l’éducation des enfants, leur formation assurent la continuité et la solidarité intergénérationnelle. Elles garantissent le développement socio-économique du pays.


Malgré des déclarations très volontaristes des Pouvoirs Publics sur la nécessité d’une véritable politique familiale, il faut bien admettre qu’entre les ordonnances de 1967 et la mise en place du Gouvernement de gauche en 1981, les décisions prises pour adapter la législation et les services de une meilleure prise en charge de la petite enfance, des handicapés,de ’l’ évolution de la démographie, des besoins en matière de logement etc., se sont heurtées de manière forte, parfois, à des insuffisances criantes de crédits.


Le rapport du montant annuel moyen de l’ensemble des prestations familiales par enfant de la section « salariés » du régime général au produit intérieur brut (PIB) est passé de % 21,8 en 1949 à 11,7% en 1967 et à 9% en 1972.


Encore ce montant comporte t-il des prestations (logement, handicapés adultes, etc.) dont le caractère de charges indues a souvent été souligné / la CGT a toujours été très attachée à l’évolution du pouvoir d’achat des familles, à l’attribution des allocations familiales dès le premier enfant, à la suppression de la condition de ressources pour l’ouverture du droit aux prestations familiales.


Il n’est pas inutile de rappeler qu’en 1945 A. CROIZAT avait indexé le salaire de référence qui sert à l’évolution des prestations familiales sur le salaire moyen de l’ouvrier parisien, qui était à l’époque nettement plus élevé que celui établit au plan national, compte tenu des « zones de salaires » alors en application.


La CGT fonde son analyse sur la famille en prenant en compte l’apport de celle-ci au développement du pays, et en soulignant que l’éducation, leur formation, leurs connaissances techniques et scientifiques des enfants puis des jeunes salariés constituent un élément déterminant dans la production nationale et le développement des entreprises. A ce titre celles-ci doivent en retour contribuer de manière conséquente à la politique familiale. La politique familiale des différents gouvernements qui se sont succédés depuis 1950 a été marquée par un double phénomène.


D’une part, la réduction constante de la contribution des entreprises en la matière, leur taux de cotisation à ce titre était d%)e 16,75% en 1950 de 11,50 %en 1967, de 9% en 1974 (il est de 5,40, en 2008.


D’autre part, et de manière tout aussi constante l’Etat a utilisé près de la moitié des dotations d’action sociale des Caisses d’Allocation familiales pour le financement de mesures qui avaient été décidées par voie législative ou réglementaire et relevaient de ce fait, d’un financement public.

Cette politique a conduit à la réduction, ou à la disparition de réalisation à caractère social que des CAF avaient crée au service des familles (crèches, colonies de vacances, hôtels maternels, centre d’accueil maternel et infantile, centre de pla etc.


La politique de charges indues à l’égard de la Sécurité sociale s’est particulièrement développée durant cette période. En octobre 1974, la CGT estimera l’ensemble de celles-ci à plus de 34 milliards d francs.


Cette politique a généré une diminution constante et importante du pouvoir d’achat des prestations familiales. Ainsi entre 1968 et 1974 le SMIC est passé de l’indice 100 l’indice 209,95. Durant la même période la base mensuelle des allocations familiales est passée de l’indice 100 à 161,2.


Pour tenter de pallier aux conséquences de cette situation, le pouvoir a multiplié et diversifié les prestations familiales annexes. La caractéristique de cette diversité tient au fait qu’à travers les conditions de ressources imposées, le nombre de familles éligibles à ces nouveaux droits est extrêmement réduit. La création de l’allocation de salaire unique majoré créée en 1972 s’est traduite par une réduction de 350.000 bénéficiaires de l’allocation de salaire unique qui était servie à 2.500.000 allocataires.


Même constat en ce qui concerne l’allocation de frais de garde créée par la loi du 3 janvier 1972 sur 430.000 femmes salariées ayant un enfant de moins de 3 ans – et susceptibles d’en bénéficier, 58 seulement pourront y prétendre – devant les innombrables manifestations par cette situation – une correction sera apportée mais en 1974 32.500 personnes seulement percevront cette prestation.


Situation identique pour le droit à l’allocation logement, l’allocation d’éducation spécialisée, l’allocation aux handicapés mineurs, aux handicapés adultes, l’allocation de rentrée scolaire.

La création du complément familial en 1977 s’inscrira dans un prolongement de ces dispositions. Près de la moitié des familles, allocataires (1.800.000) se trouveront exclues de cette mesure toujours pour les mêmes raisons.


Situation qui conduit la CGT à déclarer « la faible considération accordée par le Pouvoir au salaire féminin, apparaît dans toute sa clarté… Une nouvelle fois la thèse de « la femme au foyer » apparaît… alors que tous les sondages confirment le désir des femmes de travailler et que toutes les enquêtes confirment que le travail des femmes est au centre de toute l’évolution de la famille…. »


Deux autres lois importantes seront votées. En 1975, la loi d’orientation sur les handicapés qui constituent un premier pas vers une reconnaissance effective du handicap et l’insertion dans la vie sociale des handicapés. D’autres efforts seront encore à réaliser pour garantir aux intéressés leur reconnaissance à être des citoyens à part entière dans tous les domaines et notamment dans l’entreprise.


En 1976, création de l’aide personnalisée au logement (APL), sa mise en place traduit la priorité donnée à l’aide à la personne au détriment de l’aide à la pierre. L’aide personnalisée au logement est ainsi attribuée quelle que soit la situation familiale notamment à des personnes seules sans enfants. Cependant le critère de condition de ressources qui conditionne à son attribution conduira au fil du temps à réduire de manière importante les crédits en matière d’aide au logement social. Il n’est pas exagéré de dire qu’il constitue une des causes de la crise actuelle en ce domaine.


En 1981 à travers la mise en place d’un gouvernement de gauche les allocations familiales seront revalorisées d manière importante plus 25% mais, la politique de compression des salaires qui suivra pèsera lourdement sur l’ensemble de la politique familiale.


Aujourd’hui il importe que dans notre politique de défense et d’amélioration du pouvoir d’achat, la situation des familles demeure au premier plan de nos préoccupations.

 

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DICTATURE DE LA BOURGEOISIE ?

Publié le 20 Juin 2008 par aragon 43 dans communisme

DICTATURE DE LA BOURGEOISIE ?

 

Le référendum irlandais concernant la constitution européenne et bourgeoise de Giscard d’Estaing a essuyé un nouvel affront après ceux de la France et de la Hollande.

Nos chers dirigeants de la bourgeoisie voulaient un oui, ils ont eu un non :

Je ne résiste pas à la citation de  Daumier le caricaturiste du 19ème siècle :


M'sieur l'Maire, quoi donc que c'est qu'un bibiscite ?
- C'est un mot latin qui veut dire OUI

 

Oui, tout a été fait, avec ce traité constitutionnel de Giscard pour obtenir un plébiscite.

Ils n’ont pas réussi dés le départ avec le référendum français et hollandais ; c’est le moins que l’on puisse dire et ils vont de déboires en déboires.

Alors la dictature bourgeoise doit s’imposer au peuple européen incapable, et comme le dit Giscard d’Estaing: "s’il faut s’y reprendre à plusieurs fois pour qu’il vote oui : faisons-le".

Dictature bourgeoise… oui ; reprenons la citation de Marx :

« sous le capitalisme, la bourgeoisie est la classe dominante, elle exerce donc une dictature de la bourgeoise, même si en apparence on a l'impression d'une démocratie. Il ne faut pas oublier que ce que nous considérons comme des démocraties (comme la France, les États-Unis) ne concernent pas l'économie. Le contrôle des moyens de production est entièrement laissé aux capitalistes ».

En ce moment, ne faut-il pas appeler « un chat un chat » ; cet entêtement à vouloir imposer à tout prix un oui à la constitution Européenne que les peuples rejettent n’est-il pas de la dictature ?

Ces 27 chefs d’états qui viennent de se réunir à Bruxelles ont décidé, malgré le vote des irlandais, à continuer à faire ratifier par les parlements aux ordres ce que les peuples refusent.

C’est de la dictature.

Employons ce mot.

C’est la souveraineté du peuple qui est en jeu.

 

Ce matin, Catherine Nay, l’égérie de la droite française d’Europe 1, ne disait pas le contraire en stipulant qu’il faudrait l’imposer avec les 26 pays qui auront ratifié le traité sarkozien à cette Irlande qui ne représente que 1 % de l’électorat.

Chiche, Madame Nay, les 99 % qui restent sont prêts à s’exprimer dans les urnes ; qu’attendez-vous pour appliquer ce mot liberté que vous avez tant sollicité dans votre anticommunisme viscéral.

La couardise des gouvernements que vous soutenez montre, en fait, que vous avez peur de la démocratie et l’empressement des droites et des sociaux démocrates européens montre de toute évidence que vous vous utilisez ce concept de liberté quand cela vous arrange.

Le gauchiste de 1968 reconverti en libéral, Cohn Bendit, ne disait pas autrement en brandissant la menace de conséquences pour l’Irlande si elle continuait dans le non.

Nos grands experts libéraux qui se gavent du mot liberté sont pris à leur propre piège et devant le non majoritaire des peuples, ils invoquent que les peuples sont incapables de se faire une opinion sur les traités internationaux.

Oui, ce libéralisme montre son vrai visage européen : une dictature de la propriété privée des moyens de production comme constitutionnel.

De voir des socialistes s’en accommodaient ne peut que nous amener, nous les communistes, à clarifier ce que devrait être une gauche française et européenne pour lutter contre le capital.

Pourquoi pas une grande pétition européenne exigeant la consultation directe de tous les peuples européens et sur un traité autre que celui des intérêts capitalistes.

 

Bernard Lamirand PCF J’y tiens.

 

 

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TOURS : LE CIEL COMMUNISTE S’ECLAIRCIT

Publié le 16 Juin 2008 par aragon 43 dans communisme

TOURS : LE CIEL COMMUNISTE S’ECLAIRCIT

 

Nous étions trois communistes de la fédération de l’Oise à nous rendre à Tours ce 14 juin 2008 pour débattre à partir des décisions de la conférence extraordinaire des sections de décembre 2007.

Nous étions plusieurs centaines de militants communistes à cette assemblée.

Des jeunes et des femmes beaucoup plus nombreux que d’habitude, de cheveux grisonnants comme moi ; cela m’a fait plaisir de voir que ce parti communiste n’était pas à l’article de la mort annoncé par quelques cassandre.

Plusieurs introductions ont créé les conditions d’un débat ouvert entre communistes pour avancer et préparer le congrès.

Toutes les hypothèses ont été évoquées.

Celle du surplace, celle d’un parti qui se transforme, celle d’un parti de gauche, celle d’un radicalisme communiste.

L’ambiance, si elle était grave, n’a jamais tourné à l’affrontement, et j’ai plutôt senti un respect et une écoute entre tous ces communistes en recherche.

Bref, nous avons échangé et controversé ; tant mieux !

C’était autre chose que ce tir de barrage que j’avais constaté lors des jours précédents cette assemblée dans l’humanité et notamment de Martelli qui n’a pas fait le déplacement.

Je n’ai pas vu non plus ni Gayssot, ni Zarka,, ni Braouzec ; manqueraient-il de courage politique pour venir dire ce qu’ils ont clamé dans la revue Politis ?

Ou on t-ils déjà tourné la page communiste PCF ?

Je suis intervenu pour marquer mon choix de demeurer dans un parti communiste français qui se transforme et  qui soit en osmose avec le monde d’aujourd’hui.

J’ai répondu à des camarades qui versaient dans l’idée d’en finir avec un PCF pour le remplacer par un parti de gauche. D’autres que moi l’ont fait également.

L’idée d’un conglomérat de gauche nous éloignerai définitivement de toutes perspectives communistes leur-ai-je dit.

Nous étions nombreux à dire notre souffrance de voir ce parti déchiré par des clans allant jusqu’à combattre lors des élections les candidats communistes et soutenir d’autres candidatures.

Nous avons dit que nous ne voulions plus de cette forme de direction ou règnent la cacophonie des égos.

Nous voulons pour le congrès une ligne communiste claire, des propositions en phase avec le monde du travail et avec les grands enjeux planétaires et mondiaux face au capitalisme destructeur.

Un communisme qui se construit dans la vie de chaque jour et en prenant nos responsabilités dans un gouvernement sous le contrôle de la population pour appliquer les décisions prises.

Nous avons rejeté le choix d’être parti prenante d’un gouvernement qui ne transformerait qu’à la marge cette société et en acceptant que le libéralisme et la loi du marché l’emporte sur les hommes.

Nous avons constaté que les choix actuels du parti socialiste allaient à l’encontre de cette nouvelle façon de concevoir l’unité et de gouverner ensemble.

J’ai constaté, comme de nombreux camarades, que nous nous rejoignons tous pour que le communisme bouge et ne reste plus sur les bases anciennes qui ont fait leur temps.

Mais beaucoup ont dit qu’ils ne voulaient pas, pour y parvenir, jeter l’enfant avec l’eau usée et que le PCF pouvait être cet outil de tous ceux qui aspirent à un communisme renouvelé et de dépassement du capitalisme.

Manifestement, les communistes présents à cette assemblée avaient envie que leur parti se bouge mais qu’il ne se dilue pas dans ces nébuleuses que l’on présente comme seules alternatives pour remplacer le communisme.

J’ai senti à travers cette rencontre l’espoir de réussir un  congrès qui projette le PCF vers du nouveau et je ne suis pas le seul à l’avoir ressenti.

Finalement, moi qui étais inquiet sur le devenir du PCF, je sors rassurer mais vigilant.

Après ces débats sur notre activité internationale, notre projet, notre devenir, je pense vraiment que ce congrès doit être préparé par tous les communistes et qu’un gros travail sera nécessaire pour les faire participer aux décisions de ce congrès.

Marie George buffet me semble être en phase avec ce PCF qui se met au diapason des grands enjeux du 21eme siècle tout en ne reniant pas les belles choses qu’il a fait auparavant.

J’ai apprécié son intervention mais aussi celle d’un dirigeant qui se bat pour ce parti qui doit inventé du nouveau ; il s’appelle Nicolas Marchand ; découvrez son intervention sur le Blog ANR PCF ; vous le trouverez à partir de mes liens sur :http://ber60.over-blog.com/

J’ai conscience que tout n’est pas réglé avec ce débat mais j’ai senti une petite flamme qui ne demande qu’a grandir pour éclairer et tracer une nouvelle route au PCF.

Une sorte de renaissance quoi ?

 

Bernard LAMIRAND   PCF J’y tiens.

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LES COMMUNISTES SERAIENT-ILS DES PESTIFERES

Publié le 15 Juin 2008 par aragon 43 dans communisme

DIMANCHE PLUS : LES COMMUNISTES SERAIENT-ILS DES PERTIFERES

Chaque dimanche, CANAL PLUS rencontre des hommes et des femmes politiques dans une émission « Dimanche plus » qui a remplacé un autre rendez vous politique celui de Karl Zéro.

Ce dimanche, Laurence Ferrari recevais Arlette Laguiller et François Holland pour aborder les problèmes politiques actuels.

Les semaines précédentes on a vu défilé d’autres personnalités dont Olivier Besancenot ; et jusqu’à présent, à ma connaissance, le parti communiste et sa première secrétaire n’ont pas été invité.

Pourquoi ?

Cela fait partie de cette stratégie que je pressens : tout faire pour rendre totalement inaudible et invisible le parti communiste au moment où le débat à gauche va prendre de l’ampleur avec un PCF en plein ressourcement comme j’ai pu le constater, hier à Tours. L’idéologie dominante, à laquelle appartient Anne Ferrari, comme d’autres journalistes du sérail Sarkozien, c’est de pousser le futur parti anticapitaliste d’Olivier Besancenot, projeté en avant comme une parque de lessive qu’on lance, en une confrontation entre deux courants : l’un d’extrême gauche et le parti socialiste.

En dehors de cette construction, rien ne doit apparaître et surtout pas le parti communiste.

En fait, derrière ces stratégies de la droite, on voit bien se profiler le débat politicard, de plus en plus en vogue dans ce pays, autour de personnalités et de la mise en avant de leur égo.

Besancenot est d’ailleurs un allié tout trouvé, autant pour la droite qui sait qu’elle ne risque rien ou plutôt que cela lui permettra de rééditer le coup de Mitterrand avec Le Pen en faisant la même chose à gauche avec le postier des beaux quartiers ; ultra droite et ultra gauche démagogues peuvent être alors des leviers intéressants dans toute cette politicaillerie.

Et pour Holland et le parti socialiste, rendre le parti communiste silencieux, c’est l’occasion d’en finir avec ce parti qui l’empêche d’aller plus loin et plus vite vers un libéralisme social.

Nous sommes nombreux à suivre les émissions de Canal Plus et je crois qu’il serait utile que l’on exerce une pression forte sur cette chaine pour dire notre exaspération de voir le parti communiste interdit de chaine jusqu’à présent.

Je propose que ce blog circule et que chacun, chacune qui le souhaite téléphone ou envoi des messages à Canal Plus à l’émission « Dimanche plus pour exiger la présence de Marie George Buffet.

Bernard Lamirand PCF J'y tiens.

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Certains s’activent.

Publié le 11 Juin 2008 par aragon 43 dans communisme

Certains s’activent.

 

Depuis quelques jours, et avant le débat phare à Tours sur le devenir du PCF, d’étranges osmoses se font dans la presse, les journaux télévisés et les blogs.

Peut-être avez-vous remarqué !

Plusieurs campagnes sont en cours : celle visant Marie-George Buffet pour ses déclarations par rapport au PCF où certains ont cru voir qu’elle choisissait le maintien du PCF et de l’accuser de vouloir garder sa place de secrétaire en composant avec « les conservateurs du parti ».

Et puis, il y a le voyage au Liban avec Sarkozy et Holland et autres ; comme si un ou une responsable politique ne pourrait plus être partie prenante de cette France sur le plan international et voyager y compris avec le Président de la République sur des questions de fonds et faire connaître l’opinion des communistes dans ces visites.

Cela montre l’esprit sectaire de ces détracteurs « en peau de lapin » et leur accointance avec le nihilisme politique.

Avec eux, soyez en sûr, la droite peut dormir tranquille et le capital être à l’abri de toutes velléités de transformation de la société.

Cela me rappelle ces grandes gueules qui hurlaient  parce qu’on on allait négocier avec le patron.

Et puis, il y a tous ces blogs, très virulents contre le PCF ; ils émanent d’un peu partout : des anticommunistes, cela n’est pas nouveau ; des gauchistes, on se croirait revenu à 1968 avec la bave de Cohn Bendit concernant les crapules staliniennes ; et puis summum : des communistes qui traitent leurs camarades de conservateurs, de staliniens, et affichent leur

 volonté de peser sur le congrès et de créer les conditions pour que le débat tourne à leur avantage autour d’une nouvelle organisation dite communiste mais qui ressemble comme une sœur jumelle à une resucée «de la gauche plurielle ».

Et puis, à les lire ces camarades, car pour moi ce sont des camarades , je me dis que l’histoire à des sacrées pertes de mémoire, quand je vois certains afficher leur pseudo- modernité alors qu’ils  nous ont « mis dans la merde » dans un  temps pas si éloigné que cela. Suivez- mon regard….. Devinez….

Vous allez me dire : je divise alors qu’il faut rassembler : non ! Je veux simplement montrer le jeu très pernicieux que mènent des camarades qui sont entrain de faire « haro sur le baudet », en compagnie de la cohorte habituelle de ces experts en anticommuniste, que l’on rencontre, surtout en ce moment, dans tous ces colloques sur 1968 ou ils crachent leur bile sur le PCF qu’ils annoncent comme mort ;  et alors pourquoi en parlent-ils autant …

Le concert contre Marie George Buffet révèle : « que chez ces gens là », tout est bon pour abattre ce qui perce en ce moment : des communistes qui s’élèvent contre cette arnaque de diluer le communisme dans un bain d’eaux usées.

Alors oui, PCF j’y tiens, parce je ne veux pas voir en ce moment de durs combats contre le capital, autre chose que des actes communistes et un communisme que nous sommes entrain de reconstruire au sein de ce PCF, outil idéal pour requinquer les travailleurs de ce 21eme siècle..

Et tant pis pour les honteux, les rase murs, les batteurs d’estrade et les chercheurs de place.

Dans ce monde ou chacun cherche sa boussole, le devenir ne peut venir que des communistes créant les conditions avec leur identité et le respect des autres, d’une autre gauche comme ils l’ont fait dans d’autres périodes.

Je rêve d’une nouvelle génération de communistes, de leur temps, et non pas de ces effigies que l’on dresse en ce moment pour empêcher le PCF de repartir sur un bon  pied.

 

Bernard LAMIRAND PCF j’y tiens.

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