Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

SARKOZY, BERTRANT et le temps de travail.

Publié le 30 Mai 2008 par aragon 43 dans syndicalisme

SARKOZY, BERTRANT et le temps de travail.

Depuis son investiture, Sarkozy et le patronat n’ont qu’une hâte : remettre en cause la loi sur les 35 heures, seule mesure à peu près potable du gouvernement de la gauche plurielle.

Mais ne nous méprenons pas, les 35 heures servent d’alibi pour toucher à toutes les conquêtes sociales en matière de durée du travail et par la suite des congés payés. C’est comme un écheveau mais ici on détisse tout les conquêtes sociales.

C’est un engrenage.

L’humanité publie ce vendredi matin une excellente description de ce qui se cache derrière les mesures que veut prendre le gouvernement sur le temps de travail. Je conseille à chacune et chacun de se le procurer et de l’afficher dans les panneaux syndicaux et de le faire traîner dans les salles d’attentes.

D’en débattre.

En fait, dans cette dictature du capital qui s’abat sur toute l’Europe, c’est l’ensemble des droits des salariés qui est remis en cause. Des salariés « corvéables à merci » comme on disait dans le passé. Certains n’hésitent pas à dire que l’on nous ramène à l’âge de pierre du travail salarié ou au Moyen-âge et à ce sujet je ne résiste pas à reprendre un vieux texte que vous trouverez d’ailleurs sur un de mes blogs :

DURÉE DE LA JOURNÉE DE TRAVAIL au Moyen Age (D’après « Histoire des corporations de métiers depuis leurs origines jusqu’à leur suppression en 1791 », paru en 1922). La presque unanimité des statuts en fixe le commencement au lever du soleil ou à l’heure qui suit ce lever. Pour beaucoup de métiers, le signal précis de la reprise du travail était donné par le son de la corne annonçant la fin du guet de nuit. En revanche, le travail ne finissait pas à la même heure pour tous les métiers. Parfois, il ne se terminait qu’à la tombée de la nuit, c’est-à-dire à une heure variable selon les saisons. Parfois, au contraire, le signal de la cessation du travail était donné par la cloche de l’église voisine sonnant complies, ou par le premier crieur du soir comme pour les batteurs d’archal ou les faiseurs de clous. D’autres métiers quittaient l’ouvrage plus tôt encore, à vêpres sonnées : ainsi des boîtiers et des patenôtriers d’os et de corne.

Bref, un peu comme le disait Chérèque hier soir à la télévision : pourquoi pas nous demander de ne plus exister en tant que syndicat, c’était à peu près ses paroles, paroles d’un dirigeant syndical qui a tellement labouré le terrain du compromis qu’il en voit sa fin faute de munitions.

Ce sont certainement des propos durs que je tiens là, mais c’est le résultat d’une stratégie syndicale collaborationniste qui consiste à toujours accompagner le capital dans sa quête pour relever le taux de profit. Chérèque, dans cette culture du donnant-donnant, n’a en fait que créer du donnant perdant pour les travailleurs.

Je ne voudrais pas en rajouter, l’heure n’est plus au règlement de compte, mais il est utile de dire en ce moment que ce qui se passe c’est bien de la part du patronat une remise en cause totale de tout ce qui est solidaire, collectif, social y compris le syndicalisme qu’il soit réformiste ou de classe.

Le syndicalisme existe que par la volonté des travailleurs de l’organiser, de le rendre uni et solidaire, d’y être partie prenante. La représentativité ne peut être que son aboutissement et surtout pas sa raison d’être.

Or, aujourd’hui, le capital en s’attaquant à l’une de ses données fondamentales : la durée du travail ;  le syndicalisme est attaqué sur ses fondamentaux : emploi, salaire, durée du travail. S’il cède ou s’il n’engage pas le combat à la hauteur de l’enjeu, il perdra toute crédibilité au moment où le patronat sape chaque jour son existence dans les lieux de travail par une formidable bataille idéologique. Disparu ou laminé dans les lieux du travail, il ne pourra même plus invoquer sa représentativité. D’autres mécanismes alors le remplaceront.

Voir ainsi, cette droite s’emparer des questions du travail dans les entreprises et mener cette guerre idéologique contre le syndicalisme considéré comme archaïque, inutile doit nous amener à réagir et cela ne se passera pas dans un syndicalisme institutionnel mais sur le terrain avec des hommes et des femmes partie prenante de la vie syndicale et de son développement démocratique.

Ce terrain  est aujourd’hui labouré par la bourgeoisie et j’ai quelques raisons de penser que l’on est pas au bout du scénario quand on voit le président de la république se déplacer dans les lieux de travail et pouvoir lancer ses idées anti-sociales devant les travailleurs comme il vient de la faire à Poclain  Verberie.

Nous avons besoin de relever le défi ; l’entreprise ne doit pas devenir un lieu de dictature du patronat et une chasse gardée de la droite.

L’objectif d’une grande journée d’action le 17 juin doit être le signal d’un nouveau comportement syndical face à ce patronat de classe.

Bernard LAMIRAND

 

 

 

commentaires

Les « Poclain » fiers d'avoir reçu le président !!!!!!!

Publié le 27 Mai 2008 par aragon 43 dans syndicalisme

Les « Poclain » fiers d'avoir reçu le président !!!!!!!

 

C’était le titrage que j’ai relevé dans des articles de presse ce matin.

Fiers de recevoir un tel individu, je demande à voir.

Je crois plutôt que cette sorte d’intrusion sur les lieux de travail, ressemble comme à l’école, dans le temps passé,  où on nous obligeait avec des petits drapeaux à être présents quand « une grosse légume » venait inspecter les lieux.

Sarkozy s’est rendu hier dans l’Oise dans une entreprise de la métallurgie Poclain qui, depuis une dizaine d’année, a licencié des milliers de travailleurs tout en délocalisant ses installations ailleurs profitant des bas salaires.

Qu’est- t’il allé faire dans cette entreprise ?

Qui l’a invité sinon que le « sire des riches » de Chantilly Woerth.

Ce n’est pas par hasard que cette entreprise a été choisie.

Le maire de Chantilly, ministre du budget, destructeur des services publics, compte en faire un terrain d’expérience plus large pour Sarkozy en choisissant cette usine pour réduire les salaires à la portion congrue et mener par le bout du nez les salariés avec la carotte de l’intéressement et de la participation.

L’intéressement et la participation, faut-il le rappeler, permettent de ravaler le salaire à un prix aléatoire de la force de travail.

Un ouvrier, interrogé par le locataire de l’Elysée à Verbery s’est exclamé, à la grande satisfaction de Sarkozy, que cela lui avait permis de compléter ses ressources pour construire sa maison.

Les autres salariés qui étaient présents semblaient être plutôt des spectateurs qu’on avait convoqués pour la claque et que l’on agglutinait devant le chef de l’état pour faire une belle photo de la collaboration entre le capital et le travail.

 « Il ne faut pas opposer intéressement et compétitivité, au contraire », a ajouté le Chef de l’Etat. « C'est un projet de société qui fera que chacun trouvera la juste récompense de jouer le jeu ». 

Mais par ce procédé il oppose  et  rabaisse les salaires par rapport à l’intéressement.

Comme De Gaulle, en difficulté en 1967, obligé de relancer sa stratégie de la participation aux bénéfices qui n’avait pas marché en 1959, Sarkozy cherche une porte de sortie pour éviter absolument ce qui motivent en ce moment les salariés : les salaires et la reconnaissance des qualifications.

Ce n’est pas la première fois que des gouvernements utilisent ces stratagèmes de l’intéressement et de la participation pour étouffer la montée revendicative salariale.

J’avais connu cela, à une époque où le parti socialiste et Miterrand préconisait la rigueur salariale et relançait ces formes de pécules que nous avions baptisé à la fédération CGT de  la métallurgie : le salaire aléatoire.

Un grand conflit était né à cette époque, celui des Peugeot en 1989.

Dire que l’intéressement est un plus est une falsification.

Tout simplement parce que ces années de carottes et de bâtons ont contribué à réduire globalement le prix de la force de travail de plus de 10 % sur la valeur ajoutée pour tous les salariés de France et de Navarre.

Bref, une illusion. En effet, quand on reçoit le pactole de l’intéressement, cela fait toujours plaisir, mais le réveil est brutal quand on fait les comptes et que l’on s’aperçoit que globalement on gagne moins tout en travaillant plus et qu’un surplace se fait automatiquement sur le salaire.

Les salariés y perdent et ils perdront d’autant plus que ces sommes ne sont sujets à aucune cotisation sociales ce qui entraînera tôt ou tard à des moins concernant leur santé et leurs retraites.

Sait-on que ces sommes, n’étant pas sujettes à cotisations, entreront négativement dans le calcul de la pension de retraite ?

Une dernière chose, dans cette visite de l’homme de la bourgeoisie et des portefeuilles bien remplie dans les usines, va-t-on continuer à le recevoir gentiment ?

Sa prestation à Mittal Gandrange montre les limites de ces apparitions préparées par les patrons auxquelles les salariés sont invités à cautionner ce genre de récupération.

Faut-il attendre à chaque fois que la baudruche se dégonfle, pour décider une autre manière de le recevoir.

Cet ennemi des travailleurs doit être reçu comme il se doit puisqu’il vient pour aider les patrons à mieux faire suer le burnous à travers des primes.

 

Bernard LAMIRAND

 

commentaires

LIBERAL- LIBERALISME- LIBERALITE = CAPITALISME

Publié le 25 Mai 2008 par aragon 43 dans politique

LIBERAL- LIBERALISME- LIBERALITE = CAPITALISME

 

Bertrant Delanoë vient de nous révéler son libéralisme.

Pour cela il s’appuie sur le siècle des lumières et Tocqueville.

Pour lui ce mot est synonyme de liberté.

Il nous indique que la droite n’est pas libérale, elle serait conservatrice, et que c’est une qualité socialiste de l’être et de la reprendre à la bourgeoisie.

Cette pensée libérale, découverte par le Maire de Paris dans sa course au poste de premier secrétaire du PS et de futur candidat à l’élection présidentielle, me laisse penser que ce parti socialiste est depuis longtemps sous l’emprise de l’idéologie dominante du capitalisme et de ses lois d’airain qui tournent autour de la liberté d’entreprendre et donc d’exploiter les salariés.

Nous pouvons mieux comprendre la pensée d’un de ses amis les plus proches, Lionel Jospin, quand celui-ci nous disait qu’il ne pouvait rien faire contre les licenciements chez « Lu ».

En fait, les socialistes français sont des libéraux sociaux comme en Angleterre et en Allemagne.

Un petit rappel serait pourtant utile pour saisir ce que cette catégorie libéralisme veut dire, et je cite John Stuart Mill, un philosophe et économiste britannique. Il fut le penseur libéral le plus influent du XIXe siècle qui donne une certaine définition de la pensée libérale sur ce lien entre liberté d’opinion et liberté d’action.

« Dans une société libre, tout le monde a le droit de penser ce qu’il veut et d’exprimer cette pensée publiquement. Par contre, certaines actions qui découlent des opinions émises ne peuvent être tolérées. C’est tout particulièrement le cas de l’opposition à la propriété privée.

Un individu peut dire qu’il est contre la propriété privée, mais il n’a pas le droit d’agir contre. Cette interdiction s’explique facilement dans la logique libérale : la propriété privée y est considérée comme un droit fondamental, au même titre que la protection de la vie et des personnes

Ainsi l’Etat, en tant que garant de la justice, doit empêcher que certains individus tentent de prendre les possessions d’autrui. Ce raisonnement est conforme à la conception juridique de la liberté.

C’est entre autres pourquoi certains mouvements ouvriers prônent la propriété collective.

Les libéraux, eux, raisonnent en termes juridiques, et pensent que les travailleurs, en remettant en cause la propriété privée, mettent en danger la société libérale qui seule mène au bien commun.

Par conséquent, il est légitime de limiter la liberté d’action des travailleurs qui mettraient en cause ce droit fondamental. »

L’avatar socialiste, pur produit de la bourgeoisie, fait toujours partie des armes de la société dominante pour empêcher toute théories progressistes et pour cela, il n’y a qu’à reprendre ce que disait Marx, dans le manifeste communiste pour être édifié sur les liens de la bourgeoisie et des socialistes : « Une autre forme de socialisme, moins systématique, mais plus pratique, essaya de dégoûter les ouvriers de tout mouvement révolutionnaire, en leur démontrant que ce n’était pas telle ou telle transformation politique, mais seulement une transformation des conditions de la vie matérielle, des rapports économiques, qui pouvait leur profiter. Notez que, par transformation des conditions de la vie matérielle, ce socialisme n’entend aucunement l’abolition du régime de production bourgeois, laquelle n’est possible que par la révolution, mais uniquement la réalisation de réformes administratives sur la base même de la production bourgeoise, réformes qui, par conséquent, ne changent rien aux rapports du Capital et du Salariat et ne font, tout au plus, que diminuer pour la bourgeoisie les frais de sa domination et alléger le budget de l’Etat

Le socialisme bourgeois n’atteint son expression adéquate que lorsqu’il devient une simple figure de rhétorique.

Le libre-échange, dans l’intérêt de la classe ouvrière ! Des droits protecteurs, dans l’intérêt de la classe ouvrière ! Des prisons cellulaires, dans l’intérêt de la classe ouvrière ! Voilà le dernier mot du socialisme bourgeois, le seul qu’il ait dit sérieusement. Voilà où en sont arrivés les socialistes confondre liberté et libéralisme. »

 

Moi j’ai une formule toute simple pour qualifier ce libéralisme qui serait le summum de la liberté comme le dit Delanoë : «  c’est la liberté du renard dans le poulailler. »

 

.

 

Bernard LAMIRAND  PCF j’y tiens.

commentaires

Le communisme moteur de l'avenir

Publié le 24 Mai 2008 par aragon 43 dans communisme

LE COMMUNISME MOTEUR DE L’AVENIR  (Par Bernard LAMIRAND PCF J’y tiens).

 

Quand je dis cela, je me réfère à l’excellent débat entre Badiou et Slavoj Zizek paru dans l’humanité des débats de ce samedi 24 mai 2008.

Slavoj Zizek situe bien ce que j’essaye laborieusement de dire depuis un certain temps sur l’avenir du communisme ; je le cite : « Pour le dire en des termes politiques, ce qui nous unit, c’est la réhabilitation, non pas du socialisme, mais du communisme. Tout le monde aujourd’hui est pour le socialisme. Cela ne fait aucun problème.

Fukuyama est aujourd’hui abondamment moqué comme crétin qui a pensé que l’histoire était finie. Mais je crois que 99% des gens de gauche sont aujourd’hui fukuyamistes. Au fond, ils acceptent, sans questions, le capitalisme. Ils se contentent de revendiquer un peu plus de »tolérance », un peu plus de « justice ». Mais est-ce- que le capitalisme global à visage humain est l’horizon final de la gauche » ?

Bref c’est que nous présente l’appel Politis avec tous les cocos et socialos orphelins de la gauche plurielle et c’est ce que voulez faire les Italiens de Bertinotti avec leur « arc-en-ciel ».

Plus loin : « Le problème, ici, est précisément celui du commun. En ce sens, oui, il faut réhabiliter le communisme. Mais, comme le souligne Badiou, pas au sens d’une restauration de ce qui a échoué. La propriété privée, ça ne marche pas non plus. Mais l’Etat, ça ne marche pas non plus. On nous présente comme de vieux totalitaires. En réalité, nous admettons que le problème n’est pas résolu ».

Ces deux philosophes nous invitent incontestablement à repenser ce que doit être le communisme et à chercher des voies qui y conduisent.

Pour ma part, je pense qu’il faut le construire « pas à pas » dans ce monde tel qu’il est.

Nous avons besoin d’actes communistes sur chacun des problèmes que pose la société capitaliste dans ce qu’elle sécrète comme injustices et vols.

Je prends un problème majeur de notre temps : la santé ; va-t-on la laisser aux mains du marché avec toutes les saloperies qui se multiplieront dans le cadre de l’accès  aux soins en fonction du marché et des profits à réaliser.

Croizat, ministre de la sécurité sociale en 1945 avait établi, tout compte fait, du communisme avec une sécurité sociale solidaire. Ne peut-on pas aujourd’hui considérer que l’ensemble de la superstructure santé doit être retiré du marché et que la gratuité doit s’exprimer totalement dans ce domaine ?

D’autres sujets pourraient être abordées de la même façon, par exemple l’eau, les céréales, l’énergie, les transports.

Des batailles allant dans ce sens, avec des résultats d’étapes pourraient valoriser tous ces besoins qui ont vocation à être sortis du marché et des règles du profit.

Ces projets peuvent être conduits non seulement en France mais plus largement dans le monde.

Cela pose la question des moyens financiers à retirer des pattes du capital : Boccara, un grand économiste communiste, travaille ces questions et en particulier sur le rôle des banques ;  je pense que l’usager salarié, celui qui dépose son salaire, sa pension, ses économies  dans ces banques doit avoir le contrôle de la destination de ses fonds : la dictature du capital doit cesser dans ce domaine.

Cela me conduit aussi à dire que ces professionnels des appels pour une gauche asexuée, qui déferlent en ce moment, font fausse route ou alors sont devenues des fukuyamistes : ils cédent au capital et n’ont plus comme raison d’être que de l’accompagner dans sa course folle.

Cela me confirme dans l’enthousiasme d’un « communisme moteur de l’avenir » qui a toutes les raisons d’exister aujourd’hui autrement que dans ces formes anciennes qui n’étaient en rien communistes où encore selon les recettes trotskystes et leur anti-capitaliste de boutique.

 

Bernard Lamirand PCF j’y tiens.

commentaires

UNE BELLE MANIF POUR LE REFUS DES 41 ANS

Publié le 22 Mai 2008 par aragon 43 dans syndicalisme

Je suis allé manifester à Beauvais concernant les retraites.
Plus de 4000 personnes étaient sur le pavé.
Pour Beauvais c'est vraiment une réussite.
Les jeunes lycéens ouvraient la marche avec leurs slogans concernant l'école et leur devenir.
Voir des jeunes défiler pour la retraite avec leurs ainés et être parfaitement à l'aise, slogans à l'appui, cela va en boucher un coin à tous les détracteurs des jeunes qui, soit-disant, s'enfouteraient d'une future retraite.
Quelques jeunes m'ont dit, qu'en étant présents, ils manifestaient leurs espoirs d'avoir la possibilité d'être bien formé pour avoir ensuite un bon métier et la possibilité d'une retraite plus tard.
Beaucoup d'actifs des services publics et fait nouveau de nombreux travailleurs des entreprises privées et en particulier de la métallurgie.
Les retraités étaient aussi présents.
Cette manifestation montre que la pâte est entrain de prendre, que les actifs se demandent où cela va les conduire à force de rajouter des années de cotisations; des débats ont lieu dans les boites, cela est un signe que l'affaire des retraites est loin d'être terminée.
La presse, ce soir, mettait l'accent sur une participation entre 300000 et 700000 personnes pour indiquer ensuite que la grève n'avait pas été très suivie et en vantant le fait que le service minimum (anti-grève) avait permis une meilleure fluidité des transports.
En même temps, une offensive était déclenchée pour souligner le scandale de seniors qui auraient du mal à trouver un travail et la télévision, outil du patronat et du pouvoir, de nous montrer les expériences avec de seniors de plus de 60 ans offrant leurs services et reprenant un travail.
Somme toute ce pouvoir libéral rêve de l'exemple anglais où l'on voit des papy et des mamy, complètement usés,bossaient pour compléter leur misérable retraite.
Cela ressemblait à une grande orchestration du pouvoir et du patronat.
D'ailleurs Madame Parisot, la cheftaine du MEDEF, en profitait pour PROCLAMER la retraite à 63 ans d'ici 2012.
Evidemment, on nous a présenté quelques spécimens de "ces crevards" qui continuent à travailler aprés 65 ans, et notamment un cadre de plus de 80 ans, mais il avait l'air de ne pas voir souffert des outrages de la vie et de l'exploitation capitaliste celui-là.
J'ai apprécié Bernard Thibaut quand il a dit que si le gouvernement n'entendait pas il y aurait d'autres actions très prochainement encore plus fortes.
Je le pense car cette journée en appelle d'autres pour mettre un terme à cette politique qui consiste à faire travailler des anciens, y compris demain de les faire mourir au travail, et dans le même temps de ne pas accorder à la jeunesse un véritable emploi.
Je me rappelle d'un slogan de la CGT dans les années 75 quand il a fallu se battre pour la retraite à 60 ans, ce slogan disait: " mieux vaut des retraités que des chomeurs.

Bernard LAMIRAND

QUELQUES PHOTOS DE CETTE BELLE MANIFESTATION DE BEAUVAIS
commentaires

EUROPE QUE FAUT-IL ATTENDRE DE LA GAUCHE ?

Publié le 17 Mai 2008 par aragon 43 dans communisme

EUROPE QUE FAUT-IL ATTENDRE DE LA GAUCHE ?

 

J’ai lu avec beaucoup d’attention le débat organisé par « l’humanité des débats » concernant le devenir de la gauche européenne.

Une table ronde regroupait trois sociologues sur la gauche européenne.

J’avais l’impression, en les lisant, qu’ils avaient intégré l’idée que dans cette Europe, on ne pouvait qu’évoluer que dans des critères se limitant à améliorer les choses, genre Die Linke en Allemagne, comme le dit d’ailleurs Le Baron, je le cite : « Concernant l’exemple de Die Linke, en Allemagne,il faut à mon avis relever qu’ils ont réussi à se constituer avec succès parce qu’ils ont pu apparaître comme porteur d’une alternative sur le terrain même de l’état providence ».

La transformation sociale apparaissant comme seul moyen.

L’idée de mixité du capital public- privé, développé par Lojkine montre à quel point le renouvellement de la pensée économique stagne parmi ces chercheurs.

Si je partage que la crise du capitalisme a une dimension économique évidente, je n’ai pas  trouvé dans leurs propos de propositions solides pouvant nous sortir de cette crise considérée à juste raison comme systémique.

Ce n’est pas seulement en évoquant un nouvel âge de la gauche de transformation sociale qu’on y parviendra.

Les recettes s’appuyant sur des pôles publics pour faire triompher une logique publique en terme d’efficacité économique me paraissent bien limitées au regard des expériences connues dans certaines entreprises étatisées et qui ont mis le loup capitaliste dans la bergerie publique.

Voir: « la respiration » des entreprises nationalisées, genre Air France, qui a abouti à la privatisation purement et simplement.

D’ailleurs ces sociologues considèrent que le temps des nationalisations est révolu et que les peuples ne les portent plus comme solutions. Sarkozy et le MEDEF apprécieront, eux qui veulent en finir avec les entreprises nationales.

Chacun sait, que dans le cadre de « la respiration », ce sont les critères de la rentabilité financière qui l’emportent finalement au détriment des travailleurs et de leurs droits.

Je partage leur constat que l’Europe s’est mis à  détricoter le social une fois le mur de Berlin tombé et les pays dits socialistes disparus.

C’est donc bien un analyse de classe qu’il faudrait faire et pas seulement à l’échelon européen et si je partage cette idée de se lancer dans des combats sociaux mondialistes par exemple autour d’une sécurité sociale professionnelle universelle, peut-on ignorer le national pour créer de nouvelles alternatives progressistes, je ne le pense pas.

 

Castel est intervenu pour dire qu’il fallait arrêter de considérer la sociale démocratie comme le premier ennemi ; c’est vrai que notre ennemi principal c’est bien le capital mais il y a aussi ceux qui s’en accommodent.

S’il ne faut pas considérer la sociale démocratie comme principale responsable de cette misère sociale actuelle au niveau de l’Europe, je pense qu’elle a donné un sérieux coup de main au libéralisme, qu’il provient des pays anglo-saxons,des pays nordiques ou du sud de l’Europe.

Par ailleurs, dire que la social-démocratie a créé les conquêtes sociales, ce qui est en partie vrai, ne doit pas nier ou ignorer le rôle joué par les partis communistes et par le syndicalisme de classe, singulièrement celui de la France, dans la constitution de ce qu’ils appellent l’Etat providence, mot redevenu à la mode depuis le temps où Tocqueville l'employait.

Le Baron fait allusion à un moment donné à l’expérience historique du communisme en Europe et à sa disqualification en disant que cela va jusqu’à la symbolique des mots "communisme et socialisme" ; cette symbolique des mots entraînerait à ne plus utiliser ces qualificatifs parce qu’ils sont entachés d’une sorte de rejet de la part des peuples.

J’y vois là l’idée qui se développe, portée par un colloque organisé par la gauche Européenne et diverses personnalités, allant de la sociale démocratie aux communistes réformateurs, de se défaire de mots, d’un emblématique, pour trouver une nouvelle devanture d’une gauche dite de transformation sociale qui tout compte fait ne transformerait pas grand-chose de ce libéralisme de déconstruction sociale.

Alors par quoi le remplacer sinon qu’en trouvant des formes communistes par exemple autour de l’utilisation de l’argent et du rôle des banques.

Non, c’est à un nouveau type social-démocrate que nos penseurs de l’humanité nous convient ou toute pensée communiste semble exclue.

Je regrette que mon journal, l’humanité, n'ait pas mis dans ce débat d’autres penseurs, qui, actuellement, proposent des alternatives communistes tels Boccara et Dimicoli et autres.

 

Bernard Lamirand PCF j’y tiens.

 

commentaires

LA SPECULATION FINANCIERE

Publié le 16 Mai 2008 par aragon 43 dans Actualités

LA SPECULATION FINANCIERE

 

Hier après midi, il y avait une rencontre très intéressante au siège du PCF sur les questions de l’économie et de la spéculation financière ainsi que sur le rôle néfaste des banques.

Il y avait du monde.

Des communistes avides de renouer avec la pensée Marx par ces temps où le capital ne se sent plus pisser, où les ténors du capital s’en mettent plein les poches, où la crise financière prend une telle ampleur qu’elle fait peur y compris à cette classe dominante.

De même de voir, avec cette économie capitaliste très imbriquée au niveau mondial, sacrifier des milliards de dollars pour faire face aux désordres monétaires qu’elle créait elle-même comme par exemple les subprimes dont toutes les banques françaises sont partie prenante dans ce jeu démentiel sur le profit spéculatif auxquelles elles s’adonnent au lieu d’une autre utilisation de l’argent au profit de l’emploi et de la vie.

Evidemment cette gabégie américaine, des dizaines de milliards d’euros, ce sont les petits comptes bancaires qui le paieront en frais financiers, agios, tenue compte, intérêts etc.…

Des camarades ont exprimé leur inquiétude de voir des banques mutualistes sombrer dans ce maelström spéculatif.

Je n’ai pu entendre l’intervention introductive de Boccara étant arrivée avec un peu de retard ; j’espère que nous l’aurons et qu’elle pourra servir pour plein de débats comme celui que j’ai vécu hier après-midi.

J’ai entendu cependant plein de choses sur l’état du monde, celui de la France et de l’Europe, avec un constat que j’ai pu faire en fonction des interventions, le capitalisme n’engendre plus que du négatif pour les peuples et les organisations internationales qui sont à sa dévotion assure sa pérennité autant qu'ils peuvent (FMI, Banque mondiale, Banque européenne).

Partout dans ce monde, ce capitalisme créait de la misère.

La soif de profit n’a jamais été aussi lancinante de la part de tous ceux qui en vivent.

Un ancien trader, communiste, m’a beaucoup intéressé dans sa description du rôle des banques et de la nécessité de faire du profit à tout prix, y compris avec du vent comme il disait.

De nombreuses interventions montrent que c’est un terrain où les communistes peuvent être moteur dans la bataille de classe sur l’utilisation de l’argent.

Des propositions ont été faite sur un autre rôle des banques ainsi qu’un appel ; j’y souscris.

Marie George Buffet est intervenu pour que l’on parte de cet appel pour organiser un vaste débat national auprès des citoyens et des travailleurs.

Retrouver un parti communiste force de propositions tel est l’enjeu.

Nous pouvons le tenir.

Avec notre campagne « la bourse où la vie » nous avons de quoi remettre sur les rails notre identité communiste.

Dans ce monde où la spéculation financière a atteint un tel niveau tant sur l’argent, l’énergie, les matières premières, l’alimentaire et avec pour conséquence le développement de la pauvreté, le retour à la famine ; ce capitalisme montre son incapacité à rendre le monde meilleur

Nous avons besoin de communisme en France et partout dans le monde.

 

Bernard LAMIRAND PCF J’y tiens.

 

commentaires

13mai 1968

Publié le 13 Mai 2008 par aragon 43 dans Actualités

13mai 1968

 

40 ans déjà.

Il faisait un temps superbe ce jour là comme aujourd’hui.

Un joli mois de Mai dans toute l’expression du terme.

Une grande journée de manifestation que ce 13 mai 1968.

Le lendemain, les occupations d’usines vont commencer et se multiplier et plus de 10 millions de grévistes vont réclamer leur dû au patronat et au pouvoir. Des centaines de milliers de travailleurs vont ainsi défiler dans les rues des grandes villes françaises.

Le monde du travail, après les manifestations étudiantes réprimées par le pouvoir Gaulliste, entrait en action.

Dans ce 13 mai 1968 pesait 10 ans d’un pouvoir autoritaire mis en place avec l’aide de colons et des généraux félons de l’OAS  à Alger en 1958.

J’ai dû ingurgiter comme beaucoup de gens du peuple ces 10 ans de gaullisme ; d’abord comme étudiant, puis ouvrier jardinier dans une propriété bourgeoise calaisienne ou la famille De Gaulle avait ses quartiers, et ensuite ayant repris mes études et ayant obtenu un diplôme d’aide comptable, j’étais embauché successivement dans une usine textile calaisienne puis à Usinor Dunkerque où j’allais vivre l’occupation de mon entreprise comme syndiqué de la CGT.

10 ans de gaullisme avec une bourgeoisie féroce, qui pesait sur tout, et nous empêchait, nous les jeunes, de nous exprimer et de sortir de ce carcan hérité d’un cléricalisme désuet et d’un monde patronal paternaliste.

Ces 10 ans furent l’objet de nombreux combats de la jeunesse et en premier lieu pour mettre fin à cette ignoble guerre d’Algérie, dernier avatar d’un colonialisme raciste et xénophobe.

Je militais à cette époque à la jeunesse ouvrière catholique et nous combattions autant cette sale guerre et aussi pour le respect des jeunes au travail.

C’est à partir de là, que j’ai connu et découvert le syndicalisme et la lutte de classe.

Mai 68 m’a permis de devenir un militant engagé comme on disait à cette époque et j’en suis fier aujourd’hui d’avoir été partie prenante de ces moments forts où l’unité de la classe ouvrière n’était pas un vain mot.

Après 36, après la libération, qui furent certainement des grands moments d’enthousiasme, ce mai 68 devenait une nouvelle date dans l’histoire du mouvement ouvrier.

Nous avons obtenu pas mal de choses dans nos luttes à cette époque parce que nous avons été capables de dépasser les vieux clivages et de nous unir avec nos différences.

Mai 68, le journal l’humanité vient de publier un sondage qui montre que ce moment n’a pas été oublié par les français et surtout par les jeunes et qu’il est symbole de révolte et de changement encore aujourd’hui.

Sarkozy qui voulait en faire un moment de répulsion en est pour ses frais.

Les tentatives réactionnaires pour le dévaloriser font plouf.

Le folkloriser « méthode Cohn Bendit » montre que cet individu a bien retourné sa veste.

Bien sûr, l’histoire ne se répète pas, mais elle peut servir à d’autres moments forts.

Je suis persuadé que la jeunesse d’aujourd’hui se prépare à faire sa propre révolution face à ce pouvoir issu de 1958  et qui n’a que trop duré.

Cela suppose d’expédier aux archives tous ces batteurs d’estrade de droite comme de gauche et d’extrême gauche qui embouteillent la vie sociale, économique et politique.

Dans tout cela les idées communistes ont toutes leur place.     

 

Bernard LAMIRAND   PCF J’y tiens.

commentaires

BESANCENOT EST LANCE…

Publié le 11 Mai 2008 par aragon 43 dans Actualités

BESANCENOT EST LANCE…

 

Je m’étais promis de ne pas faire de blog concernant la venue chez Drucker de la nouvelle vedette Besancenot appelée à remplacer celle qui n’a que trop servie : Arlette Laguiller.

Tout simplement parce que cette pipolisation d’hommes et de femmes politiques m’agace et me fatigue.

Il faut dire que pour le venue du « jeunôt » à antenne2, celui qui lave plus rouge que rouge, la deuxième chaîne avait mis le paquet, allant jusqu’à déplacer Drucker en Allemagne pour recueillir un interview de Ribéry et Seignolle les deux vedettes du club de foot de Munich.

Néanmoins, je me suis dis, qu’il avait lui aussi le droit de manifester son opinion et ses objectifs politiques, quand on voit tous les jours les passages répétés des habitués de droite et du PS que j’ai baptisé depuis longtemps « les batteurs d’estrade ».

J’étais donc dans de bonnes dispositions et voulait me faire une opinion.

J’ai donc regardé et écouté attentivement la prestation télévisuelle de Besancenot avec l’ami cycliste de Sarkozy et de Virenque.

Je voulais surtout me faire une idée, non pas du personnage mais de ce qui l’habitait comme fond politique.

Hélas, je n’ai trouvé qu’un contestataire surfant sur les misères du monde salarié et attrapant tous les mécontentements du moment qui ne sont pas rien, j’en conviens. Toujours très soft, je me suis dit : « c’est de bonne guerre ; il parle pour sa paroisse ! ».

Mais je voulais l’entendre sur autre chose, l’unité pour blackbouler toute cette politique néfaste aux travailleurs et de proposer des solutions progressistes.

Rien ou presque rien !

Point de réponse satisfaisante, sinon qu’une révolution dont il a du mal à préciser les contours et la date : je plaisante...

J’ai  donc été édifié : son discours sous une cape anticapitaliste visait uniquement la façon dont il allait faire son marché pour rafler les mécontents.

A aucun moment, je n’ai senti, chez ce jeune politicien, le désir de participer à une œuvre commune de transformation de la société capitaliste et libérale en une société communiste et de nous définir les voies et les actes pour y parvenir.

Pourtant, c’est là que l’on voit « le maçon au pied du mur » quand on veut construire une force dite « anticapitaliste ».

L’anticapitaliste, lancé à pleine brassée, m’est alors apparu comme un slogan de campagne pour créer son nouveau parti et  en rajouter à la confusion déjà en cours au PCF où certains envisagent pour les uns de créer un nouveau parti de gauche communiste et les autres un parti satellite du PS pour le maintenir ancré à gauche.

Peut-être que tout ce beau monde se retrouvera un de ces jours dans une formation type « Arc-en-ciel italienne » dont on a vu les résultats aux élections en Italie.

Je me suis posé une autre question : Que voulait-il démontrer en invitant Ferrat qui nous a chanté « la France » ? On se serait cru à un grand rassemblement du parti communiste français. Un peu de nostalgie, cela ne fait pas de mal quand on veut faire de la récup.

A aucun moment, il n’a fait référence aux autres organisations qui se réclament de la lutte pour le dépassement du capitalisme, notamment le parti communiste "connais pas ".

Marie George Buffet qui lui avait fait une place d’honneur dans ses meetings et ses passages à la télévision lors du référendum européen pourra apprécier la désinvolture.

Cette émission avait à mon avis un but particulier, lancer Besancenot comme naguère la bourgeoisie avait lancé Laguiller pour empêcher toute perspective de retour d’une gauche ancrée à gauche.

Ce parti anticapitaliste ne semble pas beaucoup se différencier des vieux discours trotskiste.

Devant tous ces jeux politiciens, nous avons besoin plus que jamais d’un PCF fort pour une vraie alternative à gauche.

Babeuf 42

 

commentaires

LA SOLIDARITE : Une valeur indispensable pour la santé de tous.

Publié le 11 Mai 2008 par aragon 43 dans communisme

LA SOLIDARITE : Une valeur indispensable pour la santé de tous.

 

Vendredi 10 mai, la fédération PCF de l’Oise organisait un débat sur la santé.

Très intéressant.

J’y suis allé avec mon épouse.

Nous avons entendu notre camarade Loïc Pen, médecin urgentiste de l’hôpital de Creil, nous faire une description de la politique régressive en matière de santé avec toutes les conséquences graves pour la population de l’Oise.

Ce serait trop long, ici, dans ce blog, de décrire tous les dangers en cours que nous a précisé Loïc.

Cependant j’ai retenu quelques aspects que je voudrais souligner dans ce court texte.

Tout est fait pour rendre l’hôpital public fragile face à la montée des hôpitaux à fric.

Les moyens financiers lui sont attribués chichement alors que l’argent coule à flot pour le privé.

Les obligations comptables et le budget mis à disposition de l’hôpital public obligent alors les médecins à faire des choix cornéliens.

Les temps d’hospitalisation et donc la qualité du rétablissement des malades s’en ressentent.

Tout est fait pour que la médecine lucrative l’emporte sur la médecine pour tous et que l’hôpital public ne soit réservé qu’aux actes qui coûtent et ne rapportent pas.

Nous avons discuté de comment remettre de l’ordre face à ces mécanismes mis en place par les gouvernements successifs de droite comme de gauche pour rendre profitable la santé.

Nous nous sommes rendu compte à quel point, pour créer les conditions pour que le privé soit doté des meilleurs instruments médicaux et des meilleurs médecins, toute une stratégie est en cours pour détourner de l’hôpital public les malades.

Derrière cela apparaît le retour complet à un système de soin de classe.

Une médecine des riches et une médecine des pauvres s’installent petit à petit en France.

Bref, une sorte d’américanisation de la santé.

Aux Etats-Unis, nous disait Loïc, 50 millions d’américains, les plus pauvres, n’ont plus accès aux soins et 18000 américains meurent chaque année faute de soins.

Nous ne sommes plus à l’époque où Croizat, ministre du travail et créateur de la sécurité sociale, organisait une assurance maladie solidaire et ouverte à tous.

Je pressens derrière toute une série de mesures telles les franchises, les déremboursements, les forfaits, cette volonté bourgeoise de remettre en cause ce qui a fait la force du système français de la santé.

Nous ne sommes plus loin du retour d’une sorte de néo-charitarisme venant remplacer la solidarité et toutes les fondations charitables amènent l’idée que la santé est un marché comme un autre et qu’il faut pour les plus démunis seulement leur venir en aide en apportant notre charité telles les pièces jaunes et autres initiatives qui fleurissent un peu partout.

Il me semble vraiment nécessaire d’engager une bataille nationale pour une santé public ouverte à tous et gratuite.

Une grande bataille d’idée devrait voir le jour consistant à dire que la santé doit être préservée de tout acte profitable.

Un comité de défense de l’hôpital de Creil existe et se bat actuellement et le débat a démontré que plein de possibilités existent pour en créer d’autres partout dans le département de l’Oise.

Dans la discussion que nous avons eu, tous les intervenants ont placé comme première priorité la nécessité de partir des difficultés qu’ont les gens de se soigner dans de bonnes conditions et une camarade, Martine, nous a dit qu’il serait utile de dresser une carte du paysage de la santé dans l’Oise : de ce qui existe, de ce qui se fait, de ce qui est menacé et d’agir de manière concrète pour mobiliser les citoyens sur chaque problème posé pour accéder aux soins dans les meilleurs conditions.

Thierry Aury, notre secrétaire fédéral a proposé, à partir d’une initiative nationale sur la santé qui aura lieu à Creil en 2009, de la préparer avec les sections communistes notamment dans les grandes villes de l’Oise, avec l’objectif de réunir les citoyens et de s’adresser aussi au mouvement syndical.

Cette soirée a donc été d’une grande richesse, dommage qu’elle ne fut pas prise en compte par les sections communistes du département, peut-être que les ponts du mois de mai ont gêné, mais ce que je retiens, c’est que la santé est un problème récurrent pour le PCF et face à la dégradation d’un système de santé qui avait fait pourtant ses preuves et qui est sacrifié pour le profit, les communistes ont toutes les raisons d’agir.

C’est certainement nous permettre de remettre au cœur du débat, du communisme comme moteur d’une nouvelle évolution progressiste cherchant à dépasser sur ce point le capitalisme qui montre toute sa noirceur en sacrifiant les malades les plus pauvres sous l’autel des profits.

En matière de santé, il faut faire du communisme, il faut éradiquer le profit et le fric de la santé.

Cela suppose la suppression des cliniques et hôpitaux privées et des assurances.

Le journal l’humanité dans un article indiquait : « Le groupe de cliniques privées, à but lucratif, Générale de santé, s’apprête à distribuer à ses actionnaires un dividende exceptionnel de 420 millions d’euros. Une assemblée générale des actionnaires a été convoquée pour le 17 décembre afin de ratifier cette décision. Générale de santé, c’est, depuis quelques années, le groupe privé qui monte, parallèlement au recul constant, pour cause de rationnement budgétaire, de l’hôpital public. Leader du secteur privé hospitalier en France, avec un chiffre d’affaires de 1,7 milliard d’euros en 2006 et une part de marché de plus de 16 %, présent aussi en Italie, il regroupe 183 établissements et centres de soins et 14 000 lits et places. Son cours de Bourse a augmenté de plus de 300 % depuis 2002 ».

Cette situation est insupportable.

 

Faire du fric sur les malades devrait être proscrit.

 

Bernard LAMIRAND PCF J’y tiens. 

 

 

commentaires
1 2 > >>