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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

L’ UIMM AU DESSUS DES LOIS ?

Publié le 29 Février 2008 par aragon 43 dans Actualités

L’ UIMM AU DESSUS DES LOIS ?

 

L'ancien président de l'UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac, a négocié une indemnité de départ d'un 1,5 million d'euros et la prise en charge financière par les maîtres des forges des conséquences de l'affaire des retraits des comptes du patronat de la métallurgie.

Selon « Marianne » un second accord "garantit à M. Gautier-Sauvagnac que toutes les condamnations éventuelles liées à la procédure judiciaire en cours seront financièrement prises en charge par l'UIMM.

L'UIMM assumerait les seules éventuelles conséquences fiscales" pour M. Gautier-Sauvagnac de l'affaire des retraits bancaires.
19 millions d'euros ont au total été retirés entre 2000 et 2007.

L’ex-patron de la métallurgie resté délégué général de l'organisation continue de percevoir un salaire d'environ 20.000 euros par mois. La transaction indiquerait qu'il quittera ses fonctions de délégué général au plus tard le 31 janvier 2009 nous dit la presse quotidienne.

Les caisses sont vides dixit Fillion ; certainement pas les caisses de l’UIMM.

Ainsi donc le patronat de la métallurgie prendrait en charge tous les frais que pourrait avoir « le sire Gauthier » si celui-ci est condamné.

L’argent des salariés métallurgistes que détient cette organisation va donc servir pour arrondir la fortune de ce prince des maîtres des forges et payer y compris ses condamnations par la justice si celle-ci le juge un jour.

D’où viennent ces sommes que détient l’UIMM, voilà une question que devraient se poser les pouvoirs publics.

On répondra des cotisations versées par les entreprises. C’est vrai.

Mais ces cotisations sont prises dans le cadre des comptes d’exploitation. Il serait  bon que les comités d’entreprise mettent leur nez dans les comptes d’exploitation car cet argent sert depuis des lustres pour favoriser tous les mouvements anti-grève.

De tels comportements de la part de l’UIMM démontre le caractère de classe de cette organisation, car en payant grassement son ex-président et en le dédommageant éventuellement des peines encourues pénalement, cette organisation se place à part des citoyens et des lois.

D’ailleurs certaines de ces lois, la plupart du temps coercitives contre le mouvement social, ne proviennent elles pas du lobbying exercé par l’UIMM pour obtenir ces dites lois ?

Bernard LAMIRAND

 

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PARADIS FISCAL AU LIECHTENSTEIN : DES NOMS ………………..

Publié le 28 Février 2008 par aragon 43

PARADIS FISCAL AU LIECHTENSTEIN : DES NOMS ………………..

 


 

SoUS-Groupe thematique d'ATTAC

THEME Paradis fiscaux et BANQUES

 

Banque ou groupe bancaire

Implantations dans les paradis financiers (agences, filiales, succursales..)

informations

Banque Martin Maurel

Monaco

officielles

Banque Nationale de Paris-Paribas

inclut  Cortal, Banque de Bretagne, Banque Directe,  UCB…

Bahamas - Bahrein - Chypre - Costa Rica - Emirats Arabes Unis - Hong Kong - Ile Maurice - Iles Cayman - Irlande - Jersey - Labuan(Malaisie) - Liban - Lichtenstein - Luxembourg - Monaco - Panama - Singapour - Suisse - Uruguay - Wallis et Futuna

officielles

Banques Populaires (groupe des)

inclut Natexis, Bred, CASDEN, Crédit Coopératif, ..)

Egypte - Emirats Arabes Unis - Hong-Kong - Labuan (Malaisie)- Luxembourg - Malte - Monaco - Myanmar -Singapour

officielles(1)

officielles(2)

 Caisse d’Epargne

Maurice

officielles

Compagnie Financière Edmond de Rothschild

Bahamas - Guernesey - Hong-Kong - Luxembourg - Monaco - Suisse Uruguay

officielles

Crédit Agricole

groupe Crédit Agricole-Crédit Lyonnais

(voir ci-dessous Crédit Lyonnais)

inclut  Indosuez, SOFINCO

Bahrein - Emirats Arabes Unis - Gibraltar - Hong Kong - Labuan (Malaisie) - Liban - Luxembourg - Monaco - Myanmar - Singapour - Suisse

officielles

Crédit Commercial de France

(filiale de HSBC , banque anglaise implantée dans 24 paradis fiscaux)

inclut  Société Marseillaise de Crédit, Banque de Savoie, Banque de Picardie, Banque Chaix, UBP ...

Bahamas - Hong-Kong - Jersey - Luxembourg - Malte - Monaco - Suisse

officielles (1)

officielles (2)

Crédit du Nord 

(filiale de la Société Générale)

inclut Banques Courtois, Lenoir Bernard, Nuger, Rhône Alpes, Tarneaud, Kolb

Monaco

officielles

Crédit Industriel et Commercial

(filiale du Crédit Mutuel)

inclut  Scalbert Dupont, Lyonnaise de Banque, Crédit Industriel Alsace Lorraine, CIAL, Régionale de l'Ain, SNVB, CIO, Pasche, Transatlantique, CIN…

Hong Kong - Liban - Labuan (Malaisie) - Luxembourg - Monaco - Singapour - Suisse - Uruguay

officielles

Crédit Lyonnais

 

(groupe Crédit Agricole : voir ci-dessus)

 

 

El Salvador - Emirats Arabes - Hong Kong - Labuan (Malaisie) - Liban - Luxembourg - Monaco - Paraguay - Singapour – Suisse

officielles

Crédit Mutuel 

inclut  CIC (voir ci-dessus), BHE

Luxembourg - Monaco - Suisse

+ les implantations de la filiale CIC

officielles(1)

officielles(2)

La Poste

Andorre - Monaco

officielles

Société Générale

inclut Crédit du Nord  (voir ci-dessus), BFM, Fimatex, Asset Management  

Bahamas - Chypre – Dublin - Emirats Arabes Unis - Gibraltar - Guernesey - Hong Kong - Jersey - Labuan (Malaisie) - Liban - Luxembourg - Monaco - Panama - Singapour - Suisse

 

 

 

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DES MEDIAS QUI CANALISENT LE MECONTENTEMENT

Publié le 25 Février 2008 par aragon 43 dans Actualités

DES MEDIAS QUI CANALISENT LE MECONTENTEMENT

 

L’affaire Sarkozy au salon de l’agriculture arrange tout ceux qui n’ont pas trop envie de parler du pouvoir d’achat et de l’augmentation des salaires et des retraites.

Le quidam qui a refusé de serrer les paluches de Napoléon le petit, a, tout compte fait, rendu un fier service à cette droite qui commençait à s’inquiéter sérieusement de la montée des luttes dans les entreprises.

L’esclandre au salon de l’agriculture arrive à point.

Donc depuis hier, les médias ont trouvé un dérivatif pour ne pas parler des luttes.

Et pourtant elles existent.

Dans la métallurgie, la fédération des métaux en signale de nombreuses et nous avons vu comment dans les services et en particulier dans les zones commerciales se développaient de nombreuses actions pour réclamer de la rallonge.

Mais rien n’y fait, vous faites silence sur  le mécontentement de salariés et hop vous prenez un autre mécontentement, celui des prix.

Pauvre Fillon obligé d’éteindre les incendies.

Qu’il était marrant ce soir, le bedeau de Matignon, dans son exercice de contrôleur des prix.

Et je te crée une commission de ceci et une de cela, et ces commissions rendront leur verdict plus tard…..

Les journalistes n’y croyaient même pas ce soir dans leur compte rendu d’aboyeurs du gouvernement.

Ah, ils auraient pu nous dire, qu’il y a quelques années, Sarkozy, alors ministre des finances nous avait dit, sous un ton de matamore, qu’il aurait fait rendre gorge à la grande surface et aux grands industriels de l’alimentation.

On attend toujours.

Pendant ce temps le pouvoir d’achat se dégrade et le caddy n’est plus rempli à la hauteur des besoins et beaucoup de travailleurs et de retraités font des économies sur la bouffe.

Alors, une seule solution, agir.554382-676764.jpg

Dernière chose, l’inénarrable Fillon nous a dit ce soir qu’il faisait une enquête pour savoir qui profitait de ces augmentations de prix sauvages.

Moi j’ai une réponse qui pourrait faire des économies à l’état en évitant de payer des études d’expert pour le savoir.

Ceux qui profitent de ces hausses ce sont les grandes fortunes des grandes surfaces et les groupes du CAC 40 de l’alimentation qui ramassent la mise.

Ce n’est pas plus compliquer que cela.

Bernard LAMIRAND

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REDRESSEMENT COMMUNISTE A CREIL

Publié le 24 Février 2008 par aragon 43 dans communisme

REDRESSEMENT COMMUNISTE A CREIL

 

J’assiste, en ce moment, à quelque chose de très intéressant et qui m’enthousiasme : le renforcement du PCF dans la ville de Creil, une ville considérée comme un bastion socialiste, imprenable et qui pourtant est entrain de se déliter face aux ambitions d’égos socialistes qui s’opposent entre eux pour diriger la mairie.

Depuis plusieurs décennies, le parti communiste était presque disparu des tablettes, à part des élus présents dans l’équipe municipale, et n’avait plus qu’une dizaine d’adhérents.undefined

Cette situation n’est pas l’apanage de communistes creillois, plus largement le PCF ne fait plus beaucoup d’adhérents et notamment parmi la jeunesse de l’Oise.

Alors, que s’est-il passé pour qu’en l’espace de quelques mois, et à partir de la candidature de Jean Paul Legrand aux élections municipales, sur une liste dite « La gauche », et indépendante de celles conduites par  les équipes socialistes, les communistes creillois font des adhésions ?

Va savoir ; comme le dit une célèbre émission de la télévision.

Eh bien on sait ; les communistes, plutôt certains, ont réagi face à leur disparition annoncée par une activité communiste restreinte depuis des années, à repartir sur le terrain et en particulier dans ces cités où la vie est difficile, précaire, avec des hommes et des femmes bien éloignés des enjeux politiciens de la ville de Creil.

Et ça marche ; Jean Paul a constitué une équipe autour de lui et de voir ces hommes et ces femmes de différentes origines, ces jeunes et ces retraités, ces femmes qui sont les plus nombreuses à avoir adhérer au PCF, et puis celles et ceux qui ne le sont pas, mais qui, dans leurs dires, le sont souvent plus que des communistes blasés par des années de débats stériles ; cela me fait énormément plaisir.

Tout cela forme une formidable mosaïque avec des intellectuels, des manuels, des personnes qui ont des niveaux d’instruction différents, qui affirment et parlent, donnent leurs sentiments, leurs idées, sans crainte d’être contredit parce qu’ils se sentent respectées.

Tout cela, je l’ai encore vécu cette semaine dans la réunion du collectif et je voyais ces gens qui, il y a quelques semaines encore, étaient loin de la planète communiste, s’exprimer et expliquer leurs contacts avec une population qu’ils connaissent bien puisqu’ils sont de ces cités où la vie est difficile.

En disant cela, je ne fais pas dans le misérabilisme, ces hommes et ces femmes, certains et certaines cabossés par la vie et le chômage sont des personnes bien plus respectables que ceux qui les ont méprisés notamment de ces socialistes qui les regardent de loin.

Oui,  72 adhérents aujourd’hui, et un but : faire une belle section PCF à Creil en dépassant pour le congrès les 100 adhérents ( triplement du nombre d'adhérents en 3 mois).

J’aimerai que partout, on en fasse autant. J’espère que cela va donner des idées.

D’ailleurs je m’étonne que le PCF tant au niveau départemental qu’au niveau national ne mette pas en avant cette expérience.

Ces hommes et ces femmes nouvellement adhérents ou proches sont formidables, je ne sais pas ce que sera leur impact aux élections dans une ville acquise aux socialistes depuis très longtemps, mais ce que je sais, c’est qu’ils font du communisme comme Monsieur Jordain faisait de la prose sans le savoir.

 

Bernard LAMIRAND Mandataire de Jean Paul LEGRAND

 

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LA SECURITE SOCIALE REMPLACE L’APPELLATION « LA RETRAITE SOLIDAIRE PAR L’ASSURANCE RETRAITE ».

Publié le 23 Février 2008 par aragon 43 dans syndicalisme

LA SECURITE SOCIALE REMPLACE L’APPELLATION « LA RETRAITE SOLIDAIRE PAR L’ASSURANCE RETRAITE ».

 

Un camarade, cet après midi, Michel Roger (il ne m’en voudra pas si je cite son nom), me faisait remarquer que la notice que chaque retraité reçoit en ce moment, pour déclarer les revenus 2007, était avec un autre en-tête que celui de l’année précédente.

Les années précédentes, vérifiez… l’appellation du bulletin était  « CNAV-Retraite solidaire » à gauche et sur le coté droit : « CRAM nord PICARDIE » pour ceux habitant le nord de la France.

A cette notice était joint un bulletin dont l’édito révélait le changement, je cite : « A l’aube du rendez-vous de 2008, la retraite de la sécurité sociale se prépare à de nouvelles adaptations qui requièrent plus de transparence, de lisibilité. Aussi a-t-elle décidé d’adopter un nom tout simple : « L’Assurance Retraite ».Celui-ci se fonde sur notre mission d’assurance sociale, qui est de garantir à chaque salarié le versement futur d’une retraite à laquelle il a droit, illustrant ainsi nos valeurs : efficacité, durabilité, solidarité ».

Alors un simple changement de nom?434836-533052.jpg

Je m’interroge.

Pourquoi un tel changement et cette insistance à parler d’assurances retraites ?

Le terme n’est pas anodin, il nous renvoie à l’histoire des retraites et pensions de ce pays.

Il existait avant la sécurité sociale un système d’assurances sociales dont les vieux de l’époque, on le appelait comme cela, avaient eu à pâtir ;  et c’est le Conseil national de la résistance qui, dans son programme, a mis en avant l’idée d’une retraite solidaire et par répartition que nous connaissons aujourd’hui et qui s’est construit avec un ministre communiste Ambroise Croizat de 1945 à 1947.

Ce changement d’appellation appelle d’autres remarques et en particulier sur la disparition au fronton du bulletin de ce que l’on pourrait considérer comme l’emblème « la Retraite Solidaire remplacée par l’Assurance Retraite ».

Certes, on laisse apparaître dans l’édito, que la solidarité fait partie d’un tout ; en effet elle est située en troisième position après des slogans que nous connaissons bien et que le libéralisme emploie chaque jour pour casser : efficacité,durabilité.

On pourra me rétorquer que je m’attarde sur des « bricoles », comme on dit dans le Nord, mais je regrette, car l’éditorialiste emploie des expressions qui préparent ce que Sarkozy et Fillion trame en coulisse sur nouvelles remises en cause de notre système de retraite basé sur la répartition et la solidarité.

La durabilité par exemple, ce mot est à manier avec circonspection ; bien sûr, nous sommes attachés à la durabilité de notre système mais pour le libéralisme, cela peut vouloir dire autre chose et notamment d’affirmer une durabilité en reculant l’âge de la retraite et en réduisant le niveau des pensions.

Nous trouvons également dans ce bulletin des encouragement à reprendre une activité et on nous vante les dispositions prises en 1993 par Balladur et en 2003 par Fillion pour mieux répartir les efforts sur l’ensemble des générations et une meilleure adéquation aux progrès de l’espérance de vie.retraitesRouge065.jpg

Ce n’est donc pas anodin ce changement car il place la bataille d’idées sur un retour aux assurances privées, à terme, que le mouvement ouvrier a combattu.

Le mot « Caisse » symbole de versement des actifs et des entreprises est ainsi rayé de la carte.

C’est, sans aucun doute pour préparer les esprits aux changements que le pouvoir et le Medef veulent entreprendre en 2008.

D’ailleurs, certains le disent tout haut, par exemple : Denis Kessler, l’ancien vice-président du Medef et Assureur privé, quand il dit qu’il faut en terminer avec le programme du conseil national de la résistance et tout ce que les communistes ont mis en place à cet époque.

Nous voilà prévenu.

A bon entendeur, non pas salut mais action.

Bernard LAMIRAND

 

 

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POUVOIR D’ACHAT – « RAS LA CASQUETTE »

Publié le 23 Février 2008 par aragon 43 dans Actualités

POUVOIR D’ACHAT – « RAS LA CASQUETTE »

 

Nous venons d’apprendre selon les indices de l’INSEE que les prix ont augmentés de 2,8 % en 2007.

Ce n’est qu’un indice minimal du coût de la vie car c’est beaucoup plus dans le caddy.

Pendant ce temps, les salaires et les pensions de retraites n’ont pas évolué à la même vitesse et les français dans leur ensemble estiment qu’en 2007, ils ont perdu de leur pouvoir d’achat.

Je devrais dire « les salariés français » pour que ne se cache pas derrière cette affirmation générale les mirifiques dividendes que se sont octroyés les gros actionnaires de ces société du CAC 40 et autres, qui, eux, ne sont pas du tout malheureux.

Quand on regarde les choses de plus prés, on s’aperçoit que le prix de la force de travail -celle dispensée par ces millions d’hommes et de femmes qui créent les richesses de notre pays- s’est réduite de plus de 10% dans la dernière décennie au profit des actionnaires et de tous ces parasites de la société qui font partie de la « cour Sarkozienne ».

En cette année 2008, l’ensemble des salariés et retraités ont toutes les raisons d’agir face à ce hold-up sur leur niveau de vie qu’opèrent tous ces profiteurs.

Il est scandaleux, en effet, de la part du gouvernement, de ne proposer comme revalorisation dans la fonction publique que 0,8 % et pour les retraités du régime général 1,1 %.Même chose dans le privé où les salaires deviennent de plus en plus aléatoires.

A cette allure, c’est un rapetissement de la masse salariale vers les minimas déjà insupportables qui va s’établir dans ce pays. Ce rapetissement est d’ailleurs entrain de se fignoler subrepticement  avec tous ces contrats de travail précaires de quelques heures comme dans le commerce ou ailleurs.

Derrière cela, c’est l’ajustement de nos revenus salariaux à la hauteur des pays entrant dans la CEE et pratiquant des bas salaires.

« Le plombier polonais s’installe dans nos fiches de paye et dans nos bulletins de retraites ».

J’observe que de nombreuses luttes s’engagent sur ces questions de salaires dans les entreprises en ce moment, et il me semble que le mécontentement est entrain de se cimenter à partir de ces détournements accomplis par toutes ces directions qui préfèrent arroser leurs actionnaires et en particulier les fonds de pensions anglo-saxons que de payer correctement leurs salariés.

L’exemple le plus probant de ces vols légaux nous vient de Mittal qui annonce un profit de l’ordre de 10 milliard en 2007 ;  son choix a été de choyer ses actionnaires et surtout son compte en banque et pour y arriver de réduire le prix de la force de travail, de tailler dans l’emploi et de casser des installations comme Gandrange, de ne pas reconnaître à sa juste valeur les qualifications des salariés de son groupe. Tout cela s’est fait parce que nous avons un pouvoir qui satisfait le porte feuilles des puissants.

 

Mai 1968 a été l’occasion d’une énorme poussée revendicative pour exiger des salaires décents et les bas salaires de l’époque ont été augmentés d’un seul coup de plus de 30 à 40 %.

 

Ce qui a été possible en 1968 pourquoi ne le serait-il plus aujourd’hui ?

 

Les sidérurgistes allemands qui viennent d’obtenir de conséquentes augmentations de salaires nous montrent la voie à suivre.

L’action de tous les retraités, le 6 mars, indique que ceux-ci en ont « ras la casquette » de voir leurs misérables retraites se réduire comme une peau de chagrin sous les coups de boutoirs de Sarkozy et Fillion.

L’histoire ne se répète pas dit un dicton, mais on peut s’en inspirer pour un mois de mai ou il n’y aura pas assez de coquelicots pour orner les boutonnières des manifestants.

Sarkozy attention la fessée est peut-être toute proche….

Cela dépend de nous.

 

Bernard LAMIRAND

 

 

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LES COPAINS D'ABORD...

Publié le 20 Février 2008 par aragon 43 dans politique

LES COPAINS

 

Ce soir, à la télévision nous avons eu notre compte en matière de nominations et de places attribuées.

On a réparti, à l’Elysée, les bonnes assiettes au beurre comme du temps des princes qui nous gouvernaient.argent_f1_q19.jpg

Je commence par le mouflet de « Napoléon » ; il vient d’être désigné pour le poste de conseiller général du canton de Neuilly.

 Une affaire de famille, l’individu et sa frimousse blonde, on lui donnerait « le bon dieu sans confession », n’aura aucun mal à l’emporter aux élections dans cette ville de nantis ou même un chien au collier d'or serait élu.

Jean de Sarkozy pourra succéder tôt ou tard à son pèreà la présidence du conseil général des Hauts de Seine, le plus riche de France.

Le « bébé nageur » est déjà casé, c’est sûr; lui au moins n’ira pas pointé au chômage comme le député UMP Caudron qui a vécu avec les largesses de l’UNEDIC .

Autre nomination ; le Sire de Meaux, Copé ; ah ! il en avait marre d’être sans travail le pauvre, marre de ne plus être au firmament,  et Sarkozy vient de lui offrir le hochet de présider la commission qui doit examiner les modalités de financement de la télévision public. Pour un partisan de la privatisation, il y a de quoi se tordre de rire si ce n’est qu’il est mis là pour se préparer certainement une petite évolution dans l’audio-visuel. On verra…..

Attention ! Les autres chercheurs de place ont du souci à se faire, le sire de Meaux, comme un paon, va rayonner dans ce petit boulot pour avoir le gros lot ou  la belle place.

Vient ensuite Ockrent, vous savez la femme du docker, appelé communément « sac de riz » pour son grand exploit d’avoir soulever un sac à moitié vide, pour les pauvres éthiopiens ; là, nous avons affaire à une histoire de famille : celle qui, il y a peu, était sous le menace d’un avertissement pour des ménages pour des chaînes privées, payés à des tarifs horaires pharaoniques, va devenir la directrice du France Monde, chaîne dont son mari, le ministre des affaires dites étrangères, est le supérieur en tant que ministre.

Et puis,  nous avons la «  Idrac », la présidente de la SNCF, qui va laisser son fauteuil à son adjoint Pepy qui en mourrait d’envie depuis bien longtemps ; mais ne nous inquiétons pas, Madame Idrac aura un autre hochet : celui de s’occuper du devenir de la région parisienne.

Voilà pour ce soir toute une série de gens de la cour casés et bien payés grassement certainement.sarkozy_parisot-abbd7.jpg

Ils pourront cumuler diverses charges dans des conseils d’administration ou autres, et comme le Seigneur d’ Aulnay Caudron, qui outre ses indemnités de maire et de député touchait le chômage comme un sans-emploi.Pour peu, on l'aurait retrouvé, le brave homme, du coté des abords du périphérique à Bagnolet entrain de dormir dans des caisses en carton.
Mais lui, c’est un petit ; il n’a pas encore obtenu la renommée de jouer dans la cour des grands, comme « Bouton d’or », de la société générale qui collectionne les postes et les payes d’actionnaires.

Que le temps est doux pour les riches en ce moment et rudes pour les miséreux.

France réveille-toi et chasse « les copains » du temple de l’Elysée.

 

Bernard LAMIRAND

 

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LE PCF RETROUVE DES FORCES QUAND IL EST LUI-MEME

Publié le 20 Février 2008 par aragon 43 dans communisme

Réflexions sur une belle campagne militante
 
Depuis que nous avons décidé de transformer notre pratique militante à Creil, de tourner le parti vers les quartiers populaires, c'est à dire de faire en sorte d'ouvrir largement le parti aux habitants de ces quartiers, nous avons réalisé beaucoup d'adhésions sans grande difficulté. Parce que nous n'avons pas mis le drapeau du communisme dans notre poche, au contraire, nous avons clamé haut et fort que notre but est la transformation en profondeur de la société, la fin de l'injustice, de l'exploitation, une société où l'argent soit  enfin utilisé pour les gens et leurs besoins, bref nous avons clairement affiché notre but révolutionnaire.undefined
 
Nous avons pris le soin aussi de veiller à la solidarité pour que les camarades puissent au mieux s'intégrer dans l'activité militante. La solidarité c'est tout simplement aider une copine pour que ses gosses puissent manger à la cantine, c'est l'action menée pour une autre copine   et qui a été payante afin d' obtenir un logement décent dans le parc social alors qu'elle vivait dans un taudis, celle pour une femme complètement démunie parce que devenue veuve et pour laquelle nous sommes intervenus auprès des services sociaux, celle  pour une camarade qui lutte afin de récupérer ses enfants ou encore la solidarité du réseau de la cellule pour essayer d'aider un copain à trouver un emploi.
 
Construire le communisme, ce n'est pas pour le futur, c'est dès maintenant dans le quotidien qu'on doit résister à toute l'inhumanité du capitalisme. Un camarade me disait il y a quelques jours :"Tu vois ce qui est génial, c'est de voir comment se sont éveillés des camarades qui au début ne parlaient pas, n'osaient pas intervenir, maintenant ces mêmes copains font du porte à porte, présentent le programme de notre liste aux municipales, ils sont complètement transformés !" Oui c'est vrai, ces mêmes copains se sont "défoncés" pour réussir notre soirée couscous : résultat une centaine de personnes heureuses de se retrouver et une belle occasion pour parler de notre projet municipal à tous les convives.
 
Tous les soirs depuis décembre nous avons entre 4 à 10 camarades qui vont faire du porte à porte : quelle richesse humaine toutes ces rencontres et si instructives pour notre combat ! Nous recevons un accueil excellent et il n'est pas rare que les gens nous invitent à entrer chez eux y compris pour boire le verre de l'amitié ! Nous avons osé les meetings de rue, nous en avons tenu 9 dans les quartiers et sur le marché et ça marche, car les gens viennent discuter avec nous, certains ont même adhéré ou rejoint notre comité de soutien à l'issue.
 
Nous nous sommes retrouvés une dizaine de camarades pour une matinée de réflexion sur le mouvement du monde avec un excellent petit exposé de notre camarade Raymond Gosselet, comme nous nous sommes aussi retrouvés une quinzaine à une soirée de découverte sur la révolution vénézuélienne avec un très bon film.
 
J'ignore quel sera notre résultat à Creil. mais je sais que ce que nous avons semé en militantisme va germer dans les mois prochains. Nous allons continuer à renforcer notre Parti communiste pour en faire un parti vraiment révolutionnaire, vraiment communiste, beaucoup plus démocratique. Un parti qui prépare les citoyens à la lutte pour transformer le monde et la société, un parti qui voit grand et ne se compromette pas dans de mesquines combinaisons électoralistes. Les gens attendent du courage et de la détermination, quand  notre peuple commencera à conquérir son autonomie révolutionnaire, et les circonstances de la crise politique actuelle peuvent ouvrir une perspective si le PC sait saisir l'occasion  d'innover et de se révolutionner lui-même, alors nous serons peut être surpris de la force inouïe que peut avoir ce peuple. L'Histoire nous a prouvé que de tels événements surgissent justement dans les phases de transition d'un mode de production à un autre. Mais au lieu d'essayer de comprendre le mouvement réel de la société et du monde, j'ai le sentiment que nombre de dirigeants de notre parti sont complètement coincés dans le système politicien davantage préoccupés par le score aux élections que par la lutte de classe.
 
D'ailleurs ces mêmes dirigeants ne fournissent pas beaucoup d'exemples de leur militantisme, ils parlent de façon trop générale et abstraite ce qui fait que leur discours ne passe pas.  
 
Il faudra pourtant persévérer. Jamais le capitalisme ne pourra offrir un avenir digne à l'immense majorité des êtres humains de cette planète. Jamais car il ne se développe que par l'exploitation de l'homme par l'homme. Son développement crée les conditions de sa fin mais pour cela il est urgent d'armer théoriquement les peuples, d'éduquer les gens avec les immenses possibilités offertes par la révolution informationnelle et technologique en cours.  Cette révolution n'est pas un fardeau, c'est une chance, encore faut-il en tirer la substance transformatrice pour que la politique devienne le primat sur l'économique. La tâche des communistes est de redonner espoir aux gens en leur capacités politiques créatrices.
 
Jean-Paul Legrand
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BOURSE DU TRAVAIL DE FIRMINY (Loire)

Publié le 17 Février 2008 par aragon 43 dans syndicalisme

LES BOURSES DU TRAVAIL ( Contribution de Bernard Lamirand Président de l’Institut CGT d’histoire sociale de la métallurgie, Firminy le 15 février 2008 à l'occasion du centième anniversaire)

 

Cet exposé reprendra les aspects fondamentaux de ces bourses dont les bâtiments, existants encore aujourd’hui, révèlent l’émancipation des travailleurs sortants « petit à petit » de leur état de servage.

Des bourses existaient avant la naissance du mouvement ouvrier mais elles n’avaient pas la même nature. C’étaient des bourses financières avec « leurs places », là où se faisaient les échanges monétaires de l’époque.

Par exemple, la bourse financière de Paris a été créée par un arrêt du Conseil d’Etat du roi, le 24 septembre 1724.
Elle occupera plusieurs sites parisiens, avant de s’établir durablement au Palais Brongniart, où la négociation des titres se réalisait à la criée.
C’est Napoléon Ier qui pose la première pierre du Palais Brongniart en 1808.

Le bâtiment fut inauguré le 4 novembre 1826 et devient le cœur de l'activité financière au XIXème siècle, au moment de l’essor de la spéculation boursière

Rien de tel pour les bourses du travail qui furent le fruit d’une difficile maturation du mouvement ouvrier à la fin du 19eme siècle.FrancSolidarite-copie-1.jpg

Il serait trop long, ici, d’expliquer cet enfantement dans un pays qui s’industrialise et qui se libère de la monarchie pour la république et qui, par soubresauts, n’arrivera qu’à se défaire de tout le résiduel monarchique que bien après la commune.

De se défaire aussi des premières lois républicaines et napoléoniennes concernant l’interdiction de se rassembler et de s’organiser sur le plan professionnel et interprofessionnel.

Faut-il rappeler, que dès la révolution, la bourgeoisie instaura les premières lois anti-ouvrières avec la loi Le Chapelier interdisant les coalitions et qu’elle combattit durement les sans-culottes. Le directoire, en particulier, alla jusqu’à guillotiner des progressistes comme Babeuf ; des répressions terribles s’abbâtirent sur cette émergence ouvrière.

La raison d’être des bourses du travail 

Une Bourse du Travail est aujourd’hui un lieu, où se réunissent les différents syndicats de salariés, ce lieu permet aux syndicats de posséder des locaux pour exercer leurs activités (réunions, permanence d'accueil syndical, services d'entraide, culture...). Etc.

C’est le cas ici, à Firminy où encore à Saint-Etienne, une des plus anciennes bourse du travail en France.

Origine des bourses du travail.

La Fédération des bourses du travail se fonde en 1892 au congrès de Saint-Etienne. Son premier secrétaire est Fernand Pelloutier, un dirigeant anarchiste. Les premières bourses vont ainsi se créer après la reconnaissance des syndicats pour arriver à cette unification des bourses à ce congrès. Rappel : la CGT n’est pas encore constituée.

La Fédération des bourses du travail a été l'un des fondements du mouvement syndical français avec les fédérations des syndicats devenant par la suite les fédérations que nous connaissons aujourd’hui.

 Ils se réuniront pour fonder la CGT au congrès de Limoges en 1895.

Que font-elles ces bourses du travail ?

Elles organisent les travailleurs syndiqués dans les territoires. De 1892 à 1902, les Bourses se développent rapidement en passant de 22 à 86.La première bourse du travail est celle de Paris fondée le 3 février 1887. Le Courant Syndicaliste Révolutionnaire était majoritaire dans les Bourses et il considérait que la structuration syndicale des Bourses favoriserait la conscience de classe des travailleurs des différentes professions réunies et permettrait de développer une autonomie politique et culturelle de la classe ouvrière.

Les Bourses du travail ont apporté une double dimension au syndicalisme français par la constitution de structures horizontales et verticales.
Ces structures sont alors porteuses d'un autre type de solidarité, dépassant les diversités de professions et de corporations, pour s'inscrire dans une solidarité de proximité géographique. C'est bien à travers la solidarité interprofessionnelle que la conscience de classe est la plus apte à s'affirmer, est- il proclamé.

De plus, la finalité du projet des bourses était, en assurant la formation d'une classe ouvrière autonome, objectif contenu aussi dans les services qu'elles proposaient, d'être à la fois un outil d'émancipation intégrale des travailleurs et un instrument d'organisation de la société future. A travers les Bourses du travail et le modèle de syndicalisme qui y était développé, on peut percevoir un but : la grève générale et des moyens d'action et d'organisation pour y parvenir.

Cette création ne vient donc pas dans la facilité.

Le mouvement ouvrier naissant a subi plusieurs revers, ceux de la révolution de 1830, de 1848 où lui est volée sa victoire, et surtout celui de la commune de Paris qui démantèle pour un temps le mouvement ouvrier français. Marx a rendu aux communards un vibrant hommage en disant, « ils allaient à l’assaut du ciel ».

Ce mouvement des bourses du travail a des origines : celles du compagnonnage et il va se révéler différent au fur et à mesure de la montée du mouvement ouvrier dans les usines qui prend une autre dimension que les petites unités artisanale et de ces compagnons arqueboutés sur le métier.

L’industrie prend de la vigueur dans cette période de pré-développement du monde ouvrier aussi bien avec les tissages, la production d’acier, les machines à vapeur, le charbon et les transports avec la naissance du chemin de fer etc.

Les travailleurs ont donc besoin de s’organiser face à un patronat qui ne leur fait pas de cadeaux et ils trouvent le moyen de le faire, dans un premier temps,  face à l’interdiction des coalitions, en s’organisant dans des mutuelles, des société de secours, et ils tentent ainsi de dépasser les bureaux de bienfaisance tenus par la bourgeoisie.

Les premières formes syndicales ne sont pas encore bien précises mais on a vu apparaître avant la commune, à l’initiative de Varlin, la chambre fédérale des sociétés ouvrières de Paris.

Mais tout est à refaire après l’échec de la commune.

Il y a aussi les vues proudhoniennes des coopératives ouvrières de production, mais comme le dit Marc Piolot et Jean Bruhat dans leur ouvrage l’esquisse de la CGT : « le but final est ainsi défini : émancipation totale des travailleurs dans un ordre social nouveau où le salariat sera aboli ».

Pendant ce temps, le patronat s’organise et des grands groupes industriels et financiers se constituent tels : Les Schneider avec Le Creusot, la compagnie des aciérie et forges de la Loire, les De Wendel, des banques comme le Crédit lyonnais et la Société Générale qui vient de se faire remarquer ;  nous verrons apparaître le banquier Seillière, ami de Napoléon, dont la famille s’unira plus tard à celle des De Wendel et nous fournira plus tard un rejeton : Ernest Antoine Seillière, président du Medef  et maintenant de l’organisation patronale européenne ; une famille de maîtres de forges qui mènera une lutte de classe sans concession pour empêcher toutes formes d’organisation du mouvement ouvrier.

La concentration industrielle se renforce alors à la fin du 19eme siècle et les crises financières éliminent les entreprises les plus faibles et les salariés ont besoin, face au chômage qui les jette à la rue, de trouver des formes d’union qui leur permet de se sortir de la misère.grangjouan_voixdupeuple1907.jpg

Les bourses du travail seront ce lieu de rencontre et de solidarité des salariés et également de recherche d’emplois.

On peut même dire que cette organisation en bourse du travail est tolérée et on verra même dans un premier temps le pouvoir encourager cette forme de socialisation.

Mais cette forme va se développer particulièrement avec la renaissance du mouvement ouvrier etc.….

Des grèves vont éclater comme celles des mines du Nord en 1872 que Thiers réduit par la force comme il l’a fait plus violemment contre la commune de Paris. Dès 1881, expliquent Bruhat et Piolot : « il y a 500 chambres syndicales dont 180 à Paris. Les syndiqués appartiennent surtout à des professions de type artisanal : typographes, bronziers, verriers, peintres en bâtiment, carrossiers, chapeliers. Les premiers congrès ouvriers se réunissent. C’est en novembre 1876, celui de Paris et puis d’autres qui vont préfigurer la reconnaissance du droit de grèves et puis de la légalité de syndicats en 1884.

Il existera alors deux formes d’organisations syndicales : la fédération nationale des chambres syndicales qui constitueront par la suite les fédérations  que nous connaissons aujourd’hui et les bourses du travail qui deviendront des Unions locales mais qui demeureront dans ce que l’on appelle encore aujourd’hui les bourses dut travail.

Venons en plus particulièrement à la création des bourses du travail :

Rolande Trempé, une grande historienne du mouvement ouvrier, en décrit avec exactitude ce que renfermait cette notion de bourse du travail.

Je la cite : « Lavigne, un dirigeant des bourses du travail, voyait déjà « les diverses bourses fonctionnant sur tous les points de France, centralisant les renseignements et la statistique sur les éléments du travail de leur région respective, et s’unissant ensuite dans une sorte de fédération, pour se transmettre les éléments d’information, pour faire connaître aux intéressés que sur tels points du pays s’il y a disette de bras, et sur tel autre point abondance, pour leur fournir tous les renseignements  dont ils auraient besoin, etc. ;  faisant succéder une organisation ordonnée, réfléchie, intelligente du travail en France, à ce désordre, à cette anarchie économique où se débattent dans une désolante impuissance les éléments laborieux sur lesquels reposent la vitalité de notre pays ».

A travers cela, l’on voit bien que la première raison d’être, concrète, est d’organiser des bureaux de placements et l’on ressent bien cette volonté de maîtriser les statistiques du travail au profit de la classe qu’ils défendent.

En dehors des bureaux de placement, les bourses du travail organisèrent devant la carence des employeurs les premiers cours de formation professionnelle. Des secours en cas de chômage étaient procurés pour les adhérents avec des aides très modestes à cette époque et l’on peut dire que les bourses du travail furent certainement à l’origine de ce que nous avons aujourd’hui comme outil de protection contre le chômage.

Des débats parcoururent toutes les bourses du travail pour savoir s’il était bon de former des apprentis qui deviendraient par la suite des patrons mais le débat s’il se poursuivi longtemps se réglera sur l’idée qu’il était utile de faciliter le développement des connaissances de la classe ouvrière.

D’autres domaines furent aussi lancés par les bourses dut travail et notamment dans le domaine de la culture  et comme le disait le secrétaire de la bourse du travail de Nîmes en 1900, « le rôle des syndicats, des bourses du travail, doit être autre chose que des offres d’amélioration des conditions de la vie matérielle, de placement, etc. ». « Elles ont aussi pour mission de faire acquérir aux ouvriers ce que Pelloutier appelait la «  science de leur malheur ». C’est pour ainsi dire la raison pour lesquelles les bourses vont faire un grand effort pour mettre en place des bibliothèques où les ouvrages visent à élever le niveau de connaissance dans tous les domaines qu’ils soient sociaux, philosophiques, économiques et techniques.

Les bourses sont vraiment au cœur de l’émancipation et deviennent ainsi des lieux de formation syndicale et politique pour la classe ouvrière.

Pour terminer ce cours descriptif je reprendrai quelques affirmations de l’ouvrage de Jean Bruhat et de Marc Piolot sur la création des bourses : « Les travailleurs éprouvèrent très tôt le désir de se grouper sur la base de la localité. La bourse du travail avait des origines paternalistes. Il s’agissait, tout au début, pour les autorités, d’organiser en les contrôlant des bureaux de placement. Ce sont les militants ouvriers eux-mêmes qui firent de ces institutions non seulement des foyers d’éducation prolétarienne, mais encore et surtout des points d’appui pour la lutte contre le patronat ».

Songeons, dit encore ces deux historiens «  que ces maisons du peuple que les travailleurs ont été construites de leurs mains, pierre à pierre, pour abriter leur bourse du travail ou leurs syndicats et dont quelques-unes demeurent encore dans nos villes ouvrières, comme le témoignage émouvant de la solidarité prolétarienne ».

Derrière ces deux grandes mises en œuvre de la libération des travailleurs face à l’exploitation capitaliste, le désir d’unité était profond. Il allait en résulter le congrès de Limoges et la création de la CGT en 1895.

Les bourses du travail marquent l’émergence du mouvement ouvrier et du syndicalisme français.

Votre bourse de Firminy s’inscrit dans cette dynamique et nous avons dans cette région fournir des générations de militants et de dirigeants ouvriers sortants de la domination du capital qui, ici exploitait sans vergogne femmes, enfants, mineurs et sidérurgistes.

Benoît Frachon est l’exemple même de cette émancipation de la classe ouvrière et il est sûr que nous devons beaucoup à nos aînés qui ont su construire les structures nécessaires pour faire face au capitalisme.

 

 

 

 

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PCF : "A LA CROISEE DES CHEMINS"

Publié le 14 Février 2008 par aragon 43 dans communisme

 

 

PCF PLUS QUE JAMAIS

Je viens de prendre connaissance du compte rendu du conseil national du PCF.

Permettez moi d’être circonspect. Je me suis senti mal à l’aise en lisant les travaux de ce conseil national.

La plupart des interventions ont portées sur la présence du Modem, parti du centre droit de Bayrou, dans les listes d’union de la gauche conduite par le parti socialiste.

De nombreuses interventions demandaient une position claire du PCF rejetant la possibilité de participer à des listes comprenant le Modem.

Un vote du conseil national d’une déclaration a entériné l’idée développée par Marie George Buffet « le modem n’est pas le centre de ces élections » ; fermez le ban !

S’il faut tout faire pour battre Sarkozy cela ne peut nous amener à nous retrouver côte à côte avec les socialistes et le Modem.

La déclaration élude cet aspect.

La tendance de socialistes apparaît de plus en plus clairement de choisir une autre alliance, celle de la « troisième force » que nous avons connue avant l’arrivée de De Gaulle au pouvoir jusqu’en 1958.

Nous aurons à la combattre de toute façon ;  « mieux vaut tôt que plus tard ».

Je me demande d’ailleurs comment l’électeur communiste peut se retrouver dans un tel galimatias.

Avec des alliances contre nature de ce genre, comment s’étonner de l’érosion des voix communistes quand n’est plus discerné l’identité communiste dans ce ramassis électoral.

L’électoralisme exacerbé amène aux excès.

A Creil, la bataille fait rage. Deux listes socialistes et deux listes de droite se disputent la mairie au point que les communistes ont choisi de faire une liste intitulé « A gauche ».

Mes camarades communistes, maires de plusieurs villes proches de Creil, viennent de faire un appel à l’Union de la Gauche dans la presse : ils ont raison.

Mais comment faire devant un tel délitement à gauche ? Je me le demande.

Cette union de la gauche à Creil est bien mal en point quand on voit la bataille que se mènent les socialistes entre eux  et en compagnie cette fois de lutte ouvrière : il y aurait d’ailleurs de quoi se tordre de rire devant ce ralliement.

J’apprécie, je dois le dire, la bataille de mon camarade Jean Paul Legrand avec sa liste « La gauche » pour le travail fait dans les quartiers populaires de Creil pour amener toute cette population oubliée depuis longtemps par les pontifes socialistes de Creil à participer à ces échéances électorales.

Cela n’a pas l’air de plaire à des camarades, dont j’ai un grand respect, mais qui dénient à Jean Paul le droit de se présenter alors qu’il a été désigné démocratiquement par sa cellule. Cela s’appelle « jouer contre son camp ».

Il est vrai que d’autres avaient montré l’exemple au niveau national en soutenant d’autres candidatures que celle de Marie George Buffet aux présidentielles.

Cela n’a surtout pas l’air de plaire aux socialistes qui font de multiples pressions pour que Jean Paul, au nom de l’union, qu’ils sont incapables d’ailleurs de faire entre eux, se retire et retire sa liste.

D’autre part, un commerçant du marché se plaint des harangues que fait Jean Paul sur le marché et des distributions de tracts. Cela sent aussi la manœuvre.

On va même dans un journal à indiquer qu’il y a une législation qui interdirait la distribution et la politique sur les marchés.

Certains « sous cape » entretiennent l’idée que Jean Paul s’il ne se retire pas, la droite gagnera, et cela sera de sa responsabilité.

C’est vraiment prendre les gens pour des ignares, car à Creil, ce sont les socialistes qui s’écharpent et tout le monde le sait que c’est pour la place qu’ils s’affrontent.

Je ne vois pas pourquoi le candidat communiste qui travaille le vrai rassemblement serait coupable des joutes entre frères ennemis socialistes et devrait battre en retraite.

Par contre, j’ai apprécié cette campagne de Jean Paul, proche des gens, de ce peuple des cités de Creil qui souffre, qui n’avait plus la parole depuis bien longtemps, et qui a trouvé avec Jean Paul et son équipe une écoute et le droit de parler, de proposer et de prendre une part active à la campagne.

J’ai aimé ce repas couscous avec ces femmes et ces hommes de toutes nationalités et de toutes origines religieuses ou non fraternisant ensemble toute une soirée et oubliant leurs malheurs. Ils étaient prés d’une centaine.

Cela c’est du communisme et le PCF pour moi c’est cela.

Des adhésions nombreuses se sont faites chez ces gens dont la misère et parfois l’usure de la vie en précarité d’emploi se lient sur leur visage.

Qu4on ne vienne plus me dire qu’on ne peut plus faire d’adhésions parce que le parti serait trop marqué par son passé et les valises de plomb qu’il porterait.

C’est une expérience formidable et nul n’a le droit de l’interrompre pour de PAUVRES calculs politiciens.

 

Bernard LAMIRAND Mandataire financier de Jean Paul Legrand

 

Nota : Ce soir, Nous venons d’avoir confirmation à la télévision, dans l’émission d’Arlette Chabot, du rapprochement entre le PS représenté par Moscovici et Vals et Bayrou après les élections dans le cadre d’alliance entre un PS rénové et le Modem.

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