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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

LAJOURNEE DE TRAVAIL AU MOYEN AGE

Publié le 26 Janvier 2008 par aragon 43

Arts & Cultures / Site internet "La France pittoresque" :

DURÉE DE LA JOURNÉE DE TRAVAIL ... au Moyen Age !

DURÉE DE LA JOURNÉE DE TRAVAIL au Moyen Age (D’après « Histoire des corporations de métiers depuis leurs origines jusqu’à leur suppression en 1791 », paru en 1922) En matière de durée de la journée de travail, l’idée qui paraît animer les règlements du XIIIe siècle et qui se justifie par des considérations de bon sens, d’humanité et d’intérêt professionnel sainement entendu, est la suivante : il n’est ni juste, ni avantageux de surmener l’ouvrier ; la fixation de la journée de travail ne doit donc pas être abandonnée à l’arbitraire des patrons, mais doit au contraire être réglementée par les statuts de chaque corporation, conformément à l’équité et aux usages...


24 janvier 2008

Cette idée admise, il restait à déterminer les limites de la journée de travail. La presque unanimité des statuts en fixe le commencement au lever du soleil ou à l’heure qui suit ce lever. Pour beaucoup de métiers, le signal précis de la reprise du travail était donné par le son de la corne annonçant la fin du guet de nuit. En revanche, le travail ne finissait pas à la même heure pour tous les métiers. Parfois, il ne se terminait qu’à la tombée de la nuit, c’est-à-dire à une heure variable selon les saisons. Parfois, au contraire, le signal de la cessation du travail était donné par la cloche de l’église voisine sonnant complies, ou par le premier crieur du soir comme pour les batteurs d’archal ou les faiseurs de clous. D’autres métiers quittaient l’ouvrage plus tôt encore, à vêpres sonnées : ainsi des boîtiers et des patenôtriers d’os et de corne.

Le motif le plus souvent donné pour justifier cette limitation de la durée du travail est la crainte que la fatigue de l’ouvrier et l’insuffisance de la lumière n’exercent une influence fâcheuse sur la qualité de la fabrication. « La clarté de la nuit, dit le statut des potiers d’étain, n’est mie si souffisanz qu’ils puissent faire bone œuvre et loïal ». Mais l’intérêt de l’artisan lui même n’est évidemment pas étranger à l’adoption de cette mesure. D’après le statut des baudroiers, la limitation de la journée de travail a été instituée « pour eux reposer ; car les jours sont loncs et le métier trop pénible » (Livre des Métiers).

Par exception, quelques rares corporations autorisent le travail de nuit (ouvriers de menues œuvres d’étain et de plomb, teinturiers, tailleurs d’images, huiliers, boursiers). Chez les foulons, le travail finissait au premier coup de vêpres (en carême, à complies), ce que les statuts expriment en disant que les valets ont leurs vesprées (leurs soirées). Mais si le maître avait métier (besoin d’eux), il pouvait les allouer par contrat spécial pour la durée de la vêprée, après s’être entendu avec eux sur le prix. Toutefois cette vêprée ne pouvait se prolonger au delà du coucher du soleil, ce qui signifie sans doute ici : jusqu’à la disparition complète du soleil. La journée ouvrable était ainsi, moyennant un salaire supplémentaire, allongée de deux ou trois heures.

Les règles qui précèdent permettent de déterminer assez exactement la durée de la journée normale de travail dans les corps de métier. La journée, commençant presque uniformément avec le jour (ou tout au moins dans l’heure qui suivait le lever du jour) et se terminant le plus souvent au soleil couchant, sa durée était évidemment variable selon les saisons. Théoriquement, cette durée de la journée de travail eût dû varier d’un minimum de 8 heures 1/2 en hiver à un maximum de 16 heures en été. Mais ce maximum de 16 heures n’était jamais atteint, et le travail effectif ne devait dépasser en aucune saison 14 heures à 14 heures 1/2. En effet, les règlements ou la coutume accordaient à l’ouvrier deux repos d’une durée totale d’environ 1 heure 1/2 pour prendre son repas (chez les ouvriers tondeurs de drap, au XIVe siècle, il était accordé une demi-heure pour le déjeuner et une heure pour le dîner) ; en outre et comme il vient d’être dit, dans un grand nombre de métiers, le travail se terminait en toute saison à complies (7 heures), ou même à vêpres (4 heures du soir).

Quelques statuts renferment des dispositions spéciales. Ainsi, les statuts des foulons du 24 juin 1467 paraissant constater un ancien usage, fixent la durée du travail en hiver à 11 heures (de 6 heures du matin à 5 heures du soir) ; et en été à 14 heures (de 5 heures du matin à 7 heures du soir) ; mais il y a lieu de déduire de cette durée au moins 1 heure 1/2 pour les repas, ce qui suppose une journée de travail effectif de 9 heures 1/2 en hiver, à 12 heures 1/2 en été. Chez les ouvriers tondeurs de drap, la journée d’abord fixée en hiver à 13 heures 1/2 avec travail de nuit fut réduite en 1284 à 9 heures 1/2 par suite de la suppression du travail de nuit ; en été, ces ouvriers commençaient et finissaient le travail avec le jour.

En résumé, dans les métiers où le travail commençait et finissait avec le jour, la journée variait, déduction faite du temps des repas, de sept à huit heures en hiver à environ quatorze heures en été. Pour d’autres métiers en assez grand nombre, la journée de travail effectif évoluait entre huit à neuf heures en hiver et dix à douze heures en été.

La journée de travail de l’artisan du Moyen Age telle qu’elle vient d’être évaluée paraît au premier examen plus longue que celle de l’artisan moderne : elle était surtout plus irrégulière. Mais pour se faire une idée de la somme de travail fournie annuellement par l’ouvrier, il ne suffit pas d’apprécier la durée de la journée de travail, mais il faut tenir compte du nombre de jours de chômage consacrés au repos ou à la célébration des fêtes. Si l’on prend en considération cet élément d’appréciation, il devient évident que l’on n’exigeait pas de l’ouvrier du Moyen Age un travail sensiblement supérieur à celui de l’ouvrier du XIXe siècle : l’artisan du XIIIe siècle paraît même avoir été sous ce rapport plus favorisé que celui du XIXe siècle. L’énumération suivante des chômages obligatoires démontrera cette proposition. Le chômage est partiel ou complet selon les circonstances.

Chômage complet Le travail est entièrement suspendu à certains jours consacrés au repos et à la célébration de cérémonies religieuses. Il en est ainsi : 1° Tous les dimanches de l’année. L’interdiction du travail se retrouve dans tous les registres des métiers et est sanctionnée par de sévères pénalités. On lit notamment dans les Registres du Châtelet, à la date du 17 mars 1401 : « Condémpnons Jehan le Mareschal esguilletier en 10 sols tournois d’amende pour ce que dimanche passé il exposa esguillettes en vente ». 2° Les jours de fêtes religieuses. Ces fêtes étaient alors très nombreuses, et le statut des talemeliers les énumère. La liste en est longue :

• Les fêtes de l’Ascension et des Apôtres, le lundi de Pâques et la Pentecôte, Noël et les deux jours qui suivent Noël • Janvier. - Sainte Geneviève et l’Epiphanie • Février. - La Purification de la Sainte Vierge • Mars. - L’Annonciation • Mai. - Saint Jacques le Mineur et saint Philippe ; l’Invention de la Sainte Croix • Juin. - La Nativité de Saint Baptiste • Juillet. - Sainte Marie Madeleine ; Saint Jacques le Majeur et Saint Christophe • Août. - Saint Pierre ès-Liens ; Saint Laurent ; l’Assomption ; Saint Barthélemy • Septembre. - La Nativité de la Sainte Vierge ; l’Exaltation de la Sainte Croix • Octobre. - Saint Denis • Novembre. - La Toussaint et les Morts ; la Saint Martin • Décembre. - Saint Nicolas Au total 27 fêtes auxquelles il faut en ajouter sans doute encore, si l’on veut tenir compte des chômages collectifs ou individuels, une demi-douzaine d’autres : la fête du saint patron de la confrérie, celle des saints patrons de la paroisse, de chaque maître en particulier, de sa femme, etc. En somme le travail était complètement suspendu chaque année pendant environ 80 à 85 jours.

Chômage partiel L’ouvrier bénéficie d’une réduction de la journée de travail : 1° Tous les samedis, soit 52 jours par an 2° Les veilles ou vigiles de fêtes religieuses communément chômées « que commun de ville foire ». Ces veilles de fêtes représentent un nombre de jours sensiblement moindre que les fêtes elles-mêmes, car on ne compte qu’une vigile pour Noël contre trois jours fériés (Noël et les deux jours suivants) ; qu’une vigile contre les deux fêtes consécutives de la Toussaint et des Morts, etc. Les vigiles de certaines fêtes comme celles du patron de la confrérie, du patron de l’église paroissiale, etc., n’étaient pas chômées. Il n’en reste pas moins une vingtaine de vigiles de fêtes pendant lesquelles on chômait une partie de la journée. Il s’ensuit que pendant 70 autres journées environ le travail quotidien était sensiblement diminué.

Mais ici se pose une question très délicate. Dans la majorité des métiers le travail doit cesser le samedi au premier coup de vêpres ; dans certains autres à none ou à complies ou à tel signal donné par les cloches d’une église voisine. Parfois la cessation du travail à lieu : en charnage après vêpres ; en carême à complies. A quelles heures correspondaient ces offices et quel temps désignent ces dénominations charnage et carême. On est d’accord pour admettre que none correspondait à trois heures de l’après-midi. Mais en ce qui touche l’heure réelle de la célébration des vêpres et des complies au Moyen Age, de sérieuses divergences se rencontrent entre les érudits.

D’après de Lespinasse, l’heure de vêpres était au Moyen Age à six heures du soir environ et celle de complies neuf heures du soir. La même opinion est adoptée par Eberstadt et par Alfred Franklin (Dictionnaire des corporations des arts et métiers, 1906). En revanche, Fagniez (Etudes sur l’Industrie à Paris au XIIIe siècle) émet cette opinion que vêpres se chantaient à quatre heures et complies à sept heures. Sans prétendre apporter ici une affirmation qui ne pourrait s’appuyer sur des preuves catégoriques, la fixation proposée par. Fagniez semble la plus conforme à la vérité, et nous pourrions même dire que vêpres se chantaient entre 3 et 4 heures (peut-être avec un changement d’horaire selon la saison).

En faveur de ce système milite tout d’abord un argument de bon sens. La disposition des statuts qui ordonne de cesser le travail le samedi à vêpres ou à complies a évidemment pour but, en abrégeant la durée du travail quotidien la veille du dimanche, de permettre à l’artisan d’assister ce soir là aux offices religieux ; c’est une mesure de faveur. Où serait la faveur si le travail ne devait cesser l’hiver pendant les jours les plus courts qu’à 6 heures du soir et l’été pendant les jours longs qu’à 9 heures ? Cette disposition serait alors non plus une réduction, mais plutôt une prolongation de la durée habituelle du travail quotidien qui doit finir normalement avec le jour. Car le jour finit en hiver bien avant six heures et même en juin et juillet, pendant la saison des jours les plus longs, avant neuf heures !

Par exemple, le statut des garnisseurs de gaines et des faiseurs de viroles (titre LXVI) renferme cet article 4 : « Nus du mestier ne doit ouvrer en jour de feste que commun de vile foire ne au samedi en charnage (de) puis vespres, ne en samedi en quaresme (de) puis complies, ne par nuit en nul tans ». Il est clair que cette prohibition de travailler la nuit en nul temps eût été violée chaque samedi en plein hiver si les ateliers étaient demeurés ouverts jusqu’à six heures et chaque samedi d’été où la nuit tombe avant neuf. Si au contraire on fixe vêpres à 4 heures environ et complies à 6 ou 7, il en résulte une abréviation notable de la durée du travail chaque samedi, surtout l’été en ce qui touche ceux des métiers où ce travail du samedi finit en toutes saisons à vêpres.

La tradition ecclésiastique est du reste favorable à cette interprétation. Selon l’abbé Martigny dans son Dictionnaire des Antiquités chrétiennes, « tous les témoignages prouvent que la psalmodie de vêpres - vespertina - avait lieu (dans la primitive église) après le coucher du soleil. Aussi soit en Orient soit en Occident, l’heure de vêpres fut-elle appelée lucernarium parce qu’on allumait les flambeaux pour cet office. On continua à chanter vêpres après le coucher du soleil chez les Grecs comme chez les Latins jusqu’au VIIIe et au IXe siècle. Ce n’est qu’à partir de cette époque que s’introduisit en Occident l’usage de l’Eglise de Rome qui récitait vêpres immédiatement après nones, avant le coucher du soleil ». Nones est fixé d’un avis unanime à trois heures du soir. Il n’est donc pas téméraire de conclure que vêpres devaient être chantées vers 4 heures, peut-être même plus tôt en hiver vers 3 heures ou 3 heures 1/2. La même cloche aurait alors sonné none et vêpres qui suivaient immédiatement none.

Nous disposons à cet égard d’un témoignage fort intéressant. En ce qui touche au moins le XVIe siècle, l’heure de la célébration de vêpres à Paris est fixée par un texte précis. « Tous compagnons apprentys du-dit métier (portent des lettres patentes de Charles IX de juin 1571 confirmant les statuts des patenôtriers d’os et de corne) seront tenuz de laisser besognes les quatre festes annuelles... après le tiers coup de vêpres qui est à trois heures après midy » Le texte cette fois est formel ; il date, il est vrai du XVIe siècle et non du Xllle ; mais dans cet intervalle la fixation de l’heure des vêpres avait-elle changé à Paris ? A priori non. En 1514 en effet, une sentence du prévôt de Paris rendue à la demande des cordonniers, vise une requête de ces derniers disant que par les anciennes ordonnances du dit métier « avait été ordonné que nuls cordouenniers de Paris ne pourront ouvrer le jour du samedi depuis que le dernier coup de vêpres serait sonné en la paroisse ». Ces anciennes ordonnances sont le titre LXXXIV du Livre des Métiers dont le texte est expressément visé dans la sentence de 1514.

Or si l’heure à laquelle vêpres étaient sonnées avait été avancée ou reculée de 1268 à 1514, il paraît presque certain que les cordonniers en requérant en 1514 toute liberté de travailler désormais de nuit comme de jour et le samedi même après vêpres eussent fait mention de ce changement d’horaire ; ils insistent en effet avec détail sur les modifications survenues dans la technique de leur métier (plus grande difficulté dans la façon des souliers), alors qu’ils présentent la réglementation du temps de travail comme demeurée invariable depuis deux cents ans. « Lorsque icelles ordonnances avaient été faites ne y avait à Paris grand nombre de cordouenniers-varlets ne serviteurs et que de présent audit métier l’on ne se réglait sur lesdites ordonnances parce que deux cents ans et plus avaient été faites... » Nous conclurons donc qu’au XIIIe siècle les vêpres devaient être chantées entre 3 et 4 heures. Quant à complies, l’heure de neuf heures paraît également beaucoup trop tardive ; les données précises d’une fixation manquent encore plus que pour vêpres ; mais 6 à 7 heures paraissent bien correspondre à l’esprit des statuts qui font finir le jour ouvrable à complies en charnage pendant les jours longs.

Que faut-il entendre maintenant par charnage et par carême, termes que les statuts de métiers opposent l’un à l’autre pour faire finir le travail du samedi et des vigiles à vêpres en charnage et à complies en carême ? « Le temps du charnage ou carnaval qui précède le carême a été, dit de Lespinasse, employé chez les gens de métier pour désigner les jours courts depuis la saint Rémi (9 octobre) jusqu’aux Brandons, premier dimanche de Carême, comme l’ont dit quelques-uns. Puis le carême et le dimanche des Brandons qui coïncident avec les premiers jours de printemps ont été le point de départ de la saison des jours longs ». L’explication est certes séduisante, certains textes établissant en effet la division de l’année en deux saison : de la Saint-Rémi aux Brandons ; des Brandons à la Saint-Rémi suivante. Mais aucun de ces textes n’identifie clairement les deux termes de cette division avec le charnage et le carême. L’opinion qui considère le mot carême comme comprenant dans le langage des métiers environ six mois de l’année - avril à octobre - la saison des jours longs, cette opinion paraît néanmoins assez vraisemblable ; car il serait étrange que le carême fini, et pendant toute la belle saison (d’avril aux premiers jours d’octobre), on fût revenu à des règles qui ne conviennent qu’à la saison d’hiver. Toutefois on ne peut ici apporter aucune certitude.

En définitive et tout compte fait, il résulte de ce qui précède que l’ouvrier du Moyen Age : 1° commençait et finissait son travail avec le jour. La journée était donc parfois plus courte, parfois plus longue que la journée du XIXe siècle ; 2° l’ouvrier fournissait dans une année un nombre de journées et d’heures de travail plutôt inférieur à celui que l’on exige de l’artisan du XIXe siècle.

La moindre activité de la production, l’absence de toute spéculation, la régularité de la demande permettaient au maître de prévoir la quantité et la nature des objets qu’il devait fabriquer sans être obligé d’imposer à l’ouvrier des efforts extraordinaires. L’ouvrier travaillait donc moins longtemps, mais aussi son travail mieux équilibré, moins nerveux, moins surmené était plus soutenu, plus appliqué, plus consciencieux.

- Source site internet "La France pittoresque" : ICI.

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AUGMENTER LES SALAIRES - PRENDRE AU CAPITAL

Publié le 26 Janvier 2008 par aragon 43 dans politique

Propositions du 86.pcf / Emploi / Pouvoir d’achat :

AUGMENTER LES SALAIRES : en donnant la chasse au coût du capital


- S’il innove dans la forme, en proposant aux salariés 
de “ se payer ” eux-mêmes leurs augmentations en puisant dans leurs épargnes, Sarkozy reste sur le fond fidèle au dogme avec lequel gouvernements successifs et patronat justifient depuis des décennies le refus de revaloriser les rémunérations : impossible d’augmenter le “ coût du travail ” sous peine de mettre 
en péril la compétitivité...


2 janvier 2008


- Un discours sans cesse ressassé qui ignore systématiquement un autre coût, assumé par les entreprises : dividendes versés aux actionnaires, pactoles jetés dans des opérations de fusion-acquisition, de rachat d’actions, prix du crédit élevé (imposé par la BCE et sa politique d’euro fort)… Une montagne de prélèvements sur les richesses produites, de ressources brûlées sur l’autel des marchés financiers, au détriment, faut-il le préciser, des salaires et de l’investissement. De 1993 à 2006, alors que la richesse nationale créée (PIB) s’est accrue de 33 %, les revenus financiers des entreprises ont gonflé de 162 % (de 58 milliards d’euros à 183 milliards en euros constants).

Comment inverser la tendance ?


- En luttant à l’échelle européenne pour changer les priorités de la BCE, mais aussi en France pour donner aux salariés pouvoir d’intervenir dans les choix de gestion de leur entreprise afin de mener la “ chasse aux coûts du capital ”. Et, à l’inverse, de valoriser le travail. Nombre d’études le soulignent : la qualification du travail, atout majeur pour l’efficacité des entreprises, n’est pas reconnue dans les grilles de salaires. Une vaste opération de mise à jour s’impose en la matière. Ce pourrait être l’objet d’une conférence tripartite (syndicats, patronat, gouvernement) sur les rémunérations dont la gauche unie réclame la convocation.
- Impulser une dynamique favorable aux salaires implique aussi de remettre en question les politiques publiques qui ont dégradé la situation. À commencer par la précarisation de l’emploi dont une étude de l’INSEE vient de montrer qu’elle est la raison essentielle de la stagnation depuis trente ans du revenu salarial annuel. À l’opposé des nouvelles déréglementations recherchées par le MEDEF dans l’actuelle négociation sur le marché du travail, il s’agirait donc de mettre à l’ordre du jour une sécurisation de l’emploi. Dans un premier temps, la taxation du recours aux emplois précaires, au temps partiel contraint, irait en ce sens. Deuxième levier entre les mains des pouvoirs publics : les exonérations de cotisations sociales (plus de 26 milliards d’euros par an) sur les bas salaires, largement responsables du phénomène de smicardisation de la France, et sans efficacité prouvée pour l’emploi. Cette critique étant de plus en plus difficile à esquiver, Sarkozy dit vouloir conditionner l’octroi des exonérations à l’ouverture de négociations salariales.

Cela ne suffit pas à donner aux salariés l’assurance d’un résultat sur la fiche de paie. De ce point de vue, un moyen plus efficace serait de moduler le niveau des cotisations selon la part de la valeur ajoutée consacrée aux salaires

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L'ARGENT EXISTE ... A LA PELLE !!!!!

Publié le 25 Janvier 2008 par aragon 43 dans syndicalisme

Hier, j'ai participé à Toulouse à l'assemblée générale des retraités CGT de la métallurgie et un débat s'est instauré à partir d'une intervention d'un syndiqué qui posait la question "de comment satisfaire les revendications et avec quel argent ";  c'était à partir d'une réflexion qui  venait après les péripéties des bourses avec la dégringolade des cours pendant 48 heures.
Le débat a été très intéressant.
Je me suis dit qu'il y avait  en ce moment à discuter avec les gens de cette frénésie financière et de ce culte de l'argent roi.
Depuis l'accession "de Sarkoléon", il ne se passe pas un jour où l'on glorifie le veau d'or.
Des voyages et les vacances de Sarkozy payés par un milliardaire,des bijoux achetés pour ses dulcinées et conquêtes,des cadeaux mirifiques fait aux milliardaires français (15 milliards d'euros) et j'en passe.
Le jour de cette rencontre des retraités de Toulouse, des actions et des grèves avaient lieu partout dans le secteur public pour réclamer des augmentations de salaires, et cette presse, n'en a pour ainsi pas parler, sinon que pour mettre en avant les difficultés des mamans ayant la garde des enfants et pour assurer un service minimum dans les écoles.
Dans cette assemblée des retraités montait la revendication du pouvoir d'achat et du niveau des retraites qui s'éffondre depuis plus de vingt ans avec des pertes que les retraités situent à plus de 20 %.
Des hommes et des femmes de tous âges, marquaient ainsi, qu'ils étaient touchés par les prix qui grimpent , la santé qui devient de plus en plus chère avec les franchises et les forfaits, la mutuelle qui n'en peut plus et qui doit augmenter sans cesse  ses tarifs  et à chaque fois que le gouvernement décide de dérembourser les médicaments et certains actes médicaux.
Des gens, qui, manifestement, redoutent leur futur de retraité à travers toutes ces remises en causes .
Alors, l'interrogation du retraité qui se demandait s'il y avait de l'argent dans les caisses pour payer les retraites n'était pas à coté de la plaque.
500 milliards sont partis en fumée pour redresser les cours de la bourse.
Cette argent, il a bien fallu le trouver quelque part ?  Et on nous disant ques les caisses étaient vides !
Et l'on peut se poser la question, si demain on ne va pas nous faire le coup, "  on  ne peut vous augmenter car les cours de la bourse ne sont pas bons en ce moment" et de nous interroger aussi si notre argent de nos cotisations dans les retraites complémentaires ne servira pas à éponger ces spéculations financières à l'échelle de la planète .
En les écoutant, je faisais  un parallèle avec ceux qui, actuellement, s'en mettent plein les poches.
Comment faire pour mobiliser les actifs commes les retraités sur cette idée que "l' argent il y en a" ?24483434.gif
A cette question, il faut répondre tranquillement que ce gouvernement et ce président de la république ne favorise que le pouvoir d'achat des riches au dépens de la majorité de ce peuple qui travaille dur, dans les pires conditions de précarité et qui se fait voler les richesses qu'il créé.
L'exemple nous vient encore ce matin de " ce casse" réalisé à la société générale de 5 milliards d'euros qui ont été perdu dans les batailles spéculatives et cette argent, il ne faut pas l'oublier ,vient d'être pris sur nos comptes.Et le PDG de cette entreprise a le toupet de nous dire qu'il va pendant 6 mois suspendre son salaire mirobolant de PDG.
Voilà, un individu, qui joue chaque jour avec l'argent du peuple, qui perd 5 milliards et qui s'offre en martyr pour 6 mois ; vraiment, on va t'on avec des individus de cet acabit et de tous ces financiers qui pullulent et jouent avec notre argent ?
Cette argent existe, il est notre propriété, reprenons en  le contrôle:  les cinq milliards de la société générale aurait pu être utiles pour payer les retraites.
Préparons un grand moment en Février sur le pouvoir d'achat de tous les salariés et retraités: l'argent doit être remis à ceux qui créé où ont créé les richesses.
Revenons en à nos fondamentaux et au prix des la force de travail et aux salaires socialisés fruit des richesses créées et réparties en faveur de la protection sociale comme le préconisait Ambroise Croizat quand il a dù se battre pour imposer les cotisations socialesde l'entreprise au patronat.
En février, c'est le mois du pouvoir d'achat, des salaires et des retraites.
Organisons la lutte dans ce sens avec la CGT qui travaille, en ce moment pour un mouvement unitaire et d'ampleur nationale.

Bernard LAMIRAND

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LA BOURSE OU LA VIE ?

Publié le 22 Janvier 2008 par aragon 43 dans politique

LA BOURSE OU LA VIE

C’est la bourse qui l’emporte sur la vie réelle.

Ce matin, à la radio et à la télévision, c’est le déchaînement de commentaires sur ce qui se passe sur les bourses au niveau de la planète. Rien sur les pauvres gens qui vont en subir les conséquences.

Cela, après la journée d’hier, où la plupart des bourses ont vu leurs portes feuilles d’actions se dévalorisaient d’une manière considérable avec la menace  d’un crash financier dans les jours qui viennent.

Chacun, se rappellera de la crise financière et sociale qui succéda au grand krach de Wall street le jeudi 24 octobre 1929 et qui entraîna tant de misère dans le monde et en particulier en Europe.

Tout ces médias étaient attentifs, ce matin, à ce que fera, aujourd’hui, la bourse de New York, qui était fermée hier pour cause de jour férié aux Etat-Unis.

Des milliards de dollars ou d’Euros sont ainsi partis en fumée et il y a quelques semaines à l’annonce des subprimes américaines, déjà des centaines de milliards de dollars avaient été engloutis pour faire face à des endettements, où, on a fait croire à des millions d’américains pauvres qu’ils pouvaient devenir propriétaires à coups de prêts et de les rembourser avec des taux d’intérêts qui les ont étouffés (le vol par des taux d’intérêts toujours plus élevés).

Et puis, comme le dit, mon camarade Jean Christophe Le Duigou, ce matin, dans un remarquable article dans l’humanité,  « c’est une crise qui trouve ses racines dans les contradictions structurelles de l’économie réelle ».

Je crois que là, nous avons toutes les raisons de voir, en ce moment, qu’il y a d’autres possibles en économie que celle de ce capitalisme ultralibéral, qui, non seulement, veut la liberté du loup dans la bergerie sociale à coup de déréglementations comme le propose l’Attila de la Croissance (Attali) ou encore l’accord du Medef déréglementant le droit du travail,  mais aussi un loup pour les multinationales, jouant avec les paramètres du capitalisme, pour orienter les marchés et faire en sorte que les bulles financières que créaient ces multinationales industrielles et bancaires soient répercuté sur le travail et les rémunérations, même si quelques actionnaires gogos en feront les frais à un moment donné.

En fait, et comme le disait Marx, la capital doit bien, à un moment donné, s’ajuster au réel et à la valeur des richesses créées par le travail.

D’ailleurs, il faudra vérifier à quel point, ces centaines de milliards qui se kratchent en ce moment pour la pérennité du capital, ne sont pas ceux de nos caisses de retraites complémentaires, de nos assurances, des fonds de pensions, des assurances vie.

Alors, comme le disait naguère, la célèbre commentatrice Geneviève Tabouis, « attendez-vous » (aux pires pour les salaires et les retraites) car il faudra bien que les actionnaires des fonds de pensions américains où encore ces nouveaux capitalistes comme Mittal se récupèrent sur la bête  (nous les travailleurs).

Bref, faire payer toujours le peuple des comportements du capitalisme financier et spéculateur.

Et puis, nous avons, notre inénarrable Strauss-kahn qui, en docteur de la sainte économie capitaliste du FMI, vient donner ses conseils a Sarkozy, dans sa superbe limousine entrant à l’Elysée devant une garde républicaine au garde à vous. Et « la Lagarde du capital » qui nous dit de ne pas s’inquiéter et que la croissance sera de 2 % et plus en 2007.

Croissance pour qui, pour payer la frénésie boursière des boursicoteurs et des spéculateurs !

Pendant ce temps, le pouvoir d’achat dégringole parce que les salaires et les retraites ne sont pas revalorisés et la précarité du travail, font que des hommes et des femmes gagnent de moins en moins parce que le travail qu’ils font est entrecoupé de période de mise au chômage qui se multiplient entre les contrats précaires.

Hier soir dans une émission de télé, il nous était montré ces jeunes mères de famille, souvent seules, sans travail, ou ayant qu’à glaner quelques heures de travail « par çi par là » et ne pouvant que vivre en foyer parce qu’elles ne pouvaient trouver l’argent pour louer un appartement.

Et nous avons, ce matin, toute cette presse, se précipitant sur les malheurs de la bourse sans jamais se poser la question de ce système qui fait en sorte que des milliards sont gâchés pour assurer le maintien de ce système capitaliste qui montre là son absurdité.

Oui, nous avons besoin du PCF et de sa bataille idéologique pour dépasser ce système injuste et voleur.

Bernard LAMIRAND

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POUVOIR D'ACHAT EN BERNE SUR LE MARCHE DE MONTATAIRE

Publié le 20 Janvier 2008 par aragon 43 dans politique

Ce dimanche matin,  j'ai retrouvé les camarades pour distribuer le tract du PCF sur l'hôpital.
Il y avait un peu plus de monde que d'habitude, par ces temps d'hiver,au marché. La douceur de ce dimanche faisait en sorte que les gens  sortaient plus facilement le nez dehors pour aller faire quelques emplettes.
Nous n'étions pas seul à distribuer nos tracts. Il y a avait les socialistes  et le parti des travailleurs.
Les interventions des personnes que j'ai abordé étaient dirigées manifestement contre Sarkozy et sa politique.
On sentait que le coût de la vie pesait sur les budgets après les fêtes.
Une dame, qui fait des ménages, était trés remontée; et elle me fit part de la difficulté qu'elle avait à joindre les 2 bouts avec deux salaires (elle et son mari) qui ne faisaient que 2000 euros alors que son loyer, lui, en prenait 900 euros tous les mois.
Et elle râlait à juste titre sur toutes les augmentations, notamment de l'alimentation, et elle était outrée, qu'Attali, le socialiste, propose à Sarkozy de nouvelles taxes aux consommateurs pour remplacer les cotisations sociales.
Elle était furibarde d'apprendre que Sarkozy avait décidé de taxer aussi le poisson devenu du caviar pour les budgets des travailleurs.
Dans sa colère, elle laissa échapper, qu'elle avait dit dans sa famille (qui avait voté UMP, et qui ralait devant les hausses), que ceux-ci s'étaient fait avoir par le "travailler plus pour gagner plus" , "une vaste blague"  dit-elle à  moi et à un camarade qui s'était avancé pour participer à la discussion.
Une autre personne, une jeune femme, lisant le tract sur l'hopital, me fit rermarquer qu'il y aura de moins en moins de personnel pour soigner les gens et son incompréhension de voir ce "travailler plus réservé à ceux qui ont du boulot et qui pourront peut-être faire des heures parce que le patron n'aura plus de cotisations à payer et que d'autres comme elle resteront sur le carreau car elle était chômeuse.
Cette jeune fille lâcha sa colère sur la formation en disant que tout ce que l'on raconte à la télévision sur la formation, c'était de la manipulation, parce qu'on lui refusait une formation pour entrer à l'hopital.
Un vieil homme, trés décontracté, s'avança vers moi et je lui tendis le tract , son expression du visage était jovial "je ne sais pas lire" me dit-il en plaisantant et je lui répondis qu'à tout âge on peut apprendre à lire et que certaines personnes agées passent le BAC ; alors il me dit qu'il en avait marre de voir à la télévision du Sarkozisme du matin jusqu'au soir tout en pliant le tract pour le mettre dans son cabas.
Voilà trois expresions, ce matin, de gens du peuple; bien sûr , il faut se garder d'en faire une généralité, mais cela montre que le climat commence à se détériorer pour la droite et une dame s'intêressa à savoir si bientôt il y aurait des actions pour le pouvoir d'achat.
Je lui répondis: "oui en février, une grande action syndicale est prévue".
Alors elle me dit, "c'est cela qu'il faut pour faire bouger les gens; peut-être ont-ils changer d'avis sur Sarkozy et les bobards de Sègolène Royal ";  et elle est parti, continuant ses courses sur le marché de Montataire en promettant de venir assister prochainement à une séance du conseil municipal de Montataire consacré au budget.

Bernard LAMIRAND
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ATTALI: NOUS Y VOILA !

Publié le 20 Janvier 2008 par aragon 43 dans Actualités

 

NOUS Y VOILA   (de Bernard LAMIRAND)

Attali propose comme Kessler d’en finir avec les cotisations sociales et le système de retraites et de santé solidaire.

 

Attali, le dévoué cornac de Sarkozy va présenter, d’ici quelques jours, un rapport sur la croissance.

Je prends une mesure particulière : celle du financement de la sécurité sociale.

Que dit-il : «  Réduire le coût du travail pour toutes les entreprises en transférant une partie des cotisations sociales vers la contribution sociale généralisée (CSG) et la TVA ». C'est la fameuse TVA sociale.

L’idée d’Attali est donc de faire financer la sécurité sociale par deux possibilités (CSG et TVA) qui exonèrent le patronat de payer des cotisations sur l’assiette salariale.

Une mesure qui satisfera évidemment le MEDEF qui la réclame depuis que la sécurité sociale a été créée en 1945 par Croizat.

IL faut, à ce sujet, rappeler la bataille qu’avait dû mener Ambroise Croizat, ministre communiste du travail et de la sécurité sociale, pour imposer la cotisation avec une part payée par les salariés et une autre part payée par l’entreprise et non par le patron.

Il s’agit donc là d’un vol manifeste, car cette part est prise sur la plus value créée par les salariés, et qui est en fait, un salaire socialisé et non différée.

Chacun, d’ailleurs, a pu remarquer que ces derniers temps, on essaye de masquer le rôle joué par Croizat dans cette bataille pour une sécurité sociale solidaire et une émission de la télé vient de consacrer cette fausseté en l’ignorant complètement

Un seul a vu Juste : Denis Kessler, ancien vice-président du Medef et qui vient de sen prendre à tout ce qui a été créé par les marxistes à la libération, dit-il,  et notamment la sécurité sociale.

Faut-il le rappeler, la décision de la sécurité sociale date du conseil national de la résistance et de son programme et surtout de l’insistance des communistes, dans ce conseil, pour qu’il en soit ainsi.

C’est à cela qu’Attali s’attaque en proposant à Sarkozy d’en finir avec les cotisations partant du salarié et de l’entreprise et donc de cet immense système de solidarité réputé dans le monde entier.

Cette mesure suit celle de Rocard 1er ministre sur la CSG et appuie la demande du patronat de se débarrasser à tout jamais des cotisations sociales qu’il veut évidement empocher y compris celles des salariés prises directement sur leur feuille de paie.

Qui pourrait croire un instant que ces cotisations récupérées iraient dans la poche des salariés !

L’inflation et la déconnexion des revalorisations sur les salaires auraient vite fait de d’avaler l’avantage précaire qu’il en résulterai pour les salariés.

En mettant en avant la TVA sociale, Attali fait payer les consommateurs et plus particulièrement les plus pauvres et ceux qui consacrent la quasi-totalité de leur pauvre budget pour se nourrir et s’habiller.

Les retraités, alors, auront payé deux fois, leur cotisations lors de leur activité professionnelle et à nouveau en allant chercher leur pain où leur journal s’ils auront encore les moyens de se le payer.

En utilisant la CSG par un relèvement des cotisations, seuls les revenus salariaux seront taxés car les actionnaires se débrouilleront toujours pour éviter de payer plus et le plancher fiscal y pourvoira de même toutes les sources de profits cachées.

En tout état de cause, les cotisations actuelles des entreprises entreront dans le porte- feuille des actionnaires.arton2032-18c13.jpg

Attali travaille sûrement pour les patrons et pour le libéralisme Européen.

Ce socialiste me rappelle l’adhésion de la SFIO au plan Marshall et l’alignement sur l’Amérique capitaliste et ce qu’il nous propose aujourd’hui c’est un nouvel alignement sur un libéralisme qui nous vient des Etats-Unis et son rapport sur la croissance est plus orientée vers la croissance des profits que celle de l’emploi.

Ces socialistes français qui acceptent de jouer à ces jeux là ne sont plus que des estafettes de Sarkozy.

Ce monsieur Attali, à qui on dresse le tapis rouge de l’Elysée sous ses pieds, il y a quelques temps, nous vendait du papier sur la biographie de Marx et montrait d’une certaine manière que Marx avait anticipé la mondialisation actuelle. Il n’en tire pas manifestement les mêmes leçons que ceux qui se battent pour une autre répartition des richesses.

Evidemment, il faut savoir étudier Marx pour mieux le combattre, je pense que c’est vers cela que se dirige le cornac de Sarkozy et il pourra, aprés son rapport à Sarkozy, créé un club des ennemis de la solidarité avec son vieux camarades Kessler, la maoiste de 1968 passé au Medef.

Il eut été préférable, au lieu de demander de nouveaux sacrifices aux salariés et retraités que le sieur Attali propose plutôt de faire payer les entreprises et les profits faramineux réalisés ces derniers temps par les tenants du CAC 40.

Mais cela est trop demandé à ce socialiste.

 

Bernard LAMIRAND

 

 

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MITTAL J'ai retrouvé un article (solidarité et progrès)

Publié le 20 Janvier 2008 par aragon 43

Un ogre indien, Mittal Steel, lance la plus grande opération de fusion (OPA hostile) de l'histoire de l'acier pour s'emparer du géant européen Arcelor. Un fleuron de notre industrie risque ainsi de tomber entre les mains d'un groupe familial issu d'un pays émergent. Telle est l'image que l'on veut donner de cette énorme opération financière qui porte sur 18,6 milliards d'euros, dans un premier temps, auxquels viendront sans doute s'ajouter quelques milliards de plus en fin de partie.


 




Cette image est cependant un leurre. Ce qui se trouve ici en cause n'a rien à voir avec le « patriotisme économique. Il s'agit d'une étape supplémentaire de la mondialisation financière, dans laquelle la « création de valeur » - dégager du cash - passe avant tout critère national, industriel ou social : « l'Indien » ne l'est pas du tout, et « le Français » est un conglomérat luxembourgeois. La stratégie vie à cartelliser la production d'acier en créant, comme le dit Lakshmi Mittal, le président du groupe Mittal Steel, « un champion global ».

Qu'est Mittal Steel ? Le groupe s'est constitué à l'origine en Inde où il s'est spécialisé, toujours aidé par des intérêts financiers, dans le rachat et le « redressement » de sociétés publiques en difficulté et plus grandes que lui. En gros, l'on peut comparer cette façon d'agir à celle de Claude Bébéar qui, partant d'une petite société d'assurances de Rouen, les Anciennes Mutuelles, s'est de proche en proche emparé de sociétés de plus en plus importantes jusqu'à constituer l'empire Axa.

Lakshmi Mittal ne s'entoure pas, comme le parrain vieillissant du capitalisme français, de la peau de grands fauves, mais il est lui aussi un vrai tueur. Disposant, dit-on, de la troisième fortune mondiale, il ne craint pas de s'exhiber. Sa maison à Londres lui aurait coûté 100 millions de dollars (il aurait même incrusté sa piscine de pierres précieuses) et il a organisé le mariage de sa fille Vanisha avec un golden boy de la City à Versailles, Vaux-le-Vicomte et Saint-Cloud (il adore la France) en dépensant, dit-on, plus de 60 millions d'euros (huit fois plus que pour le sacre de Nicolas Sarkozy à l'UMP). Sa société, sous contrôle d'un groupe familial peu transparent, est de droit néerlandais, cotée aux Pays-Bas et à New York et opère en Asie, aux Etats-Unis et dans divers pays émergents. Un cas d'école de mondialisation financière : ses banquiers sont Citigroup, Goldman Sachs, la HSBC et le Crédit suisse - le centre du dispositif de ce capitalisme qui n'a plus rien à voir avec la logique d'entreprise et tout avec celle des prédateurs. L'on peut identifier au sein des réseaux Mittal diverses émanations du système universitaire anglais (London School of Economics), des lobbistes de Washington et des « anciens » de grandes banques, dont Rothschild. Bref, Mittal démontre la mondialisation anglo-américaine avancée des réseaux économiques indiens, eux-mêmes cancers de la population et de la nation indienne !

Quant à Arcelor, c'est la cuvée européenne du même tonneau. Il procède de la fusion du français Usinor-Sacilor, du luxembourgeois Arbed et de l'espagnol Aceralia. Cette unité à trois composantes s'est constituée à coup de dégraissages de main d'oeuvre et d'aides publiques. Récapitulons l'histoire de la composante française : Usinor et Sacilor ont été « nationalisés » par... le gouvernement Barre, en 1977, dans des conditions très favorables pour les actionnaires-propriétaires d'alors, l'Etat français assumant l'endettement de ces deux compagnies et lançant des réductions drastiques d'effectifs. Puis, en 1986, Jacques Chirac nomme Francis Mer PDG d'Usinor. Celui-ci, entre 1986 et 2002, « redressa » la sidérurgie française grâce à 70 milliards de francs (environ 10 milliards d'euros) de subventions publiques et en supprimant 70 000 emplois. Mer est ensuite de toutes les alternances : Usinor, fusionnée avec Sacilor, se trouve privatisée en 1995 pour la somme jugée unanimement dérisoire de 10 milliards de francs, et 55 % de son capital tombe alors dans les mains d'investisseurs étrangers - essentiellement des fonds anglo-saxons ! En 1997, Dominique Strauss-Kahn accepte que l'Etat français vende 7,7 % des actions d'Usinor-Sacilor qu'il possédait encore. Puis c'est, toujours sous le gouvernement Jospin, la fusion Usinor-Sacilor-Arbed-Aceralia, les dégraissages successifs permettant à Arcelor de faire du cash pour ses actionnaires, 82 % du capital flottant en bourse sans contrôle possible.

Ceux qui aujourd'hui s'émeuvent de l'initiative de Mittal Steel sont ainsi précisément ceux qui ont tout fait pour en créer les conditions. Arcelor a pris pour banquiers BNP-Paribas, la Deutsche Bank de Londres et Merril Lynch Paris. Son guide est Michel Pébereau, de l'Institut Aspen, nouveau parrain, dit-on, du nouveau capitalisme français, après le règne de Claude Bébéar. Mieux encore, Exane, qui a pour maison mère BNP-Paribas et qui était la banque conseil d'Arcelor, avait publié le 7 octobre 2005 une étude ultra-élogieuse sur Mittal Steel ! Elle le qualifiait de « champion de création de valeur pendant ces dernières années » et concluait en soulignant qu'un « rapprochement entre Mittal et Arcelor représenterait une parfaite combinaison... Une telle opération pourrait arriver rapidement ». C'est désormais chose faite.

Lorsqu'on entend aujourd'hui les cris d'orfraie de « patriotisme économique, on ne sait donc si l'on doit rire ou pleurer. Ceux que les gouvernements français ont accepté comme commissaires européens à la concurrence et à l'industrie - Neelie Kroes (néerlandaise, comme Mittal Steel) et Günter Verheugen - appliquent bien évidemment les règles d'une « concurrence libre et non faussée » et soutiennent l'OPA.

Plus comique encore : dans les tout derniers jours de décembre, le gouvernement français avait pris un décret anti-OPA soumettant à autorisation préalable les investissements étrangers réalisés dans onze secteurs protégés. Mais il avait omis la sidérurgie, tout en incluant les casinos et tous les jeux d'argent. De toutes façons, la Commission européenne, toujours dans sa logique de « concurrence non faussée », conteste cette mesure française qui serait, comble de l'épouvante, « protectionniste » et « discriminatoire » (lettre à la France du responsable de la Direction général du marché intérieur de l'UE, Alexander Schaub). Arcelor ne peut d'ailleurs pas trop protester contre Mittal Steel, puisque trois jours avant le déclenchement de l'opération, elle venait elle-même de s'emparer de façon musclée du canadien Dofasco !

Dans ce bal des hypocrites où les gros poissons mangent les petits, on enterre tout ce qui reste de ce qui a fondé physiquement la construction communautaire, la Communauté économique du charbon et de l'acier (CECA) de 1951. Ne demeure qu'une Union européenne monétaire et financière, relais d'une mondialisation dévoyée. Pour « sauver » la sidérurgie européenne par le dégraissage et les réductions de production, la France a dépensé 15 milliards d'euros depuis 1981, et si l'on ajoute à cela les sommes engagées par le Luxembourg et l'Espagne, on atteint environ 23 à 25 milliards d'euros au total, alors que Mittal Steel veut s'emparer d'Arcelor pour 18,6 milliards d'euros, à peine cinq fois son résultat net et en réglant 75 % de son offre par l'émission de nouvelles actions Mittal. L'on ne peut que dire à ceux qui ont abouti à ce résultat : eh bien, dansez maintenant !

Car selon la logique acceptée par tous, la pensée unique néo-libérale, les Etats européens ne peuvent pas légalement résister et ne disposent pas d'argent pour le faire. Ils sont eux-mêmes coupables de la situation dans laquelle nous sommes. Qui paiera ? Les ouvriers et les employés de Mittal Steel et d'Arcelor, car les « synergies » et les « doubles emplois » aboutiront fatalement à des licenciements supplémentaires. Sur ce plan, Arcelor a d'ailleurs jusqu'à présent fait pire que Mittal Steel ! Ce qu'a dit un cokier d'Arcelor Dunkerque est parfaitement exact : « De toutes façons, nos vrais patrons, ce sont les fonds de pension américains. » Et les patrons de ces fonds sont l'oligarchie financière, dont Bruxelles est le relais. Alors que faire ? A court terme, la France pourrait encore faire intervenir sur le marché la Caisse des dépôts ou même le fonds de réserve des retraites. Ce serait une stratégie industrielle improvisée, mais tout de même une stratégie industrielle. Cependant, la Caisse des dépôts a été dépourvue et le fonds de réserve des retraites n'a pas été abondé par la droite depuis 2002.

Il ne reste donc, si l'on veut encore disposer d'un outil de production en Europe et garder ou développer des emplois qualifiés, qu'à y rétablir une logique productive en répudiant Maastricht, le pacte de stabilité, l'ordre de la Banque centrale européenne et l'impératif autodestructeur d'une concurrence non faussée devenue loi de la jungle. Défendre l'emploi et la production, c'est refonder l'Europe. Le reste n'est que cocoricos stériles, comme François Loos, ministre de l'Industrie, en a donné l'exemple devant l'Assemblée nationale.


Solidarité et progrès
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LES SALOPERIES D'ATTILA (de Bernard LAMIRAND)

Publié le 18 Janvier 2008 par aragon 43 dans politique

Le socialiste Attali, va remettre d'ici quelques jours son rapport à Sarkozy.
Comme vous le verrez, les principales mesures, vont dans le sens du libéralisme économique.
En particulier la TVA sociale qui remettrait en cause les principales dispositions fixant la part des cotisations sociales entre les salariés et les entreprises.
Le Medef est exaucé, il ne paiera de moins en moins de cotisations pour la protection sociale.
De même, l'idée de déroger au code du travail en favorisant la négociation plutôt que la mise en place de lois sociales.L'âge de la retraite à 65 ans.
Mettre en place une rupture amiable du contrat de travail qui est le souhait du medef.
J'ai souligné les principales mesures remettant en cause les acquis sociaux et donnant la préférence au capital.
Attali a bien mérité du capital; il est vrai que du temps de Miterrand il a aussi travailler dans ce sens.
Avec "Sarkoléon et Attila" le capital peut dormir sur ses deux oreilles; il a des hommes liges dévoués à sa cause.661.jpg
Aprés cela, comment voulez-vous que les travailleurs puissent encore faire une différence entre les socialistes et la droite sur les grands enjeux de société et en particulier sur cette société du fric.


LES GRAND POINTS :

Se donner les moyens que tout élève maîtrise avant la fin de la sixième le français, la lecture, l’écriture, le calcul, l’anglais, le travail de groupe et l’informatique.

 - Constituer 10 grands pôles d’enseignement supérieur et de recherche autour de 10 campus, réels et virtuels.

- Redonner à la France tous les moyens (dont ceux de la recherche) pour prendre une place de premier rang dans les secteurs d’avenir: numérique, santé, écologie, tourisme, solaire, pile à combustible, biotechnologie, nanotechnologie, neurosciences.

 - Mettre en chantier dix «Ecopolis», villes et quartiers d’au moins 50 000 habitants intégrant technologies vertes et technologies de communication.

 - Entreprendre dès maintenant la mise en place du très haut débit pour tous, à domicile, dans l’espace numérique de travail et dans l’administration.

 - Mettre en place les infrastructures nécessaires (ports, aéroports, place financière) et accroître l’offre et la qualité de logement social.

 - Réduire les délais de paiement des PME par l’Etat et par les grandes entreprises à un mois (…) et à dix jours pour la TVA, et instituer un statut fiscal simplifié pour les entreprises qui réalisent moins de 50.000 euros de chiffre d’affaires.

 - Créer une agence guidant dans un premier temps les TPE/PME de moins de 20 salariés dans toutes leurs démarches administratives.

 - Renvoyer l’essentiel des décisions sociales à la négociation en modernisant les règles de représentativité et de financement des organisations syndicales et patronales.

 - Mobiliser tous les acteurs de l’emploi des jeunes et imposer à toutes les entreprises et collectivités publiques de présenter chaque année un bilan de la diversité par âge, par sexe et par origine.

 - Réduire le coût du travail pour toutes les entreprises en transférant une partie des cotisations sociales vers la contribution sociale généralisée (CSG) et la TVA.

 - Laisser à tout salarié le libre choix de poursuivre une activité sans aucune limite d’âge (…) en bénéficiant, à compter de 65 ans, d’une augmentation de sa retraite, en levant tous les obstacles aux cumuls emploi-retraite et en supprimant tous les dispositifs de préretraite.

 - Aider les commerçants et les fournisseurs indépendants à prendre part efficacement à la concurrence tout en restaurant complètement la liberté des prix et de l’installation de tous les acteurs de la distribution, de l’hôtellerie et du cinéma.

 - Ouvrir très largement les professions réglementées à la concurrence sans nuire à la qualité des services rendus. (Les principales professions concernées sont les coiffeurs, les chauffeurs de taxi, les vétérinaires, les pharmaciens et diverses professions juridiques).

 - Encourager la mobilité géographique (par la création d’une bourse Internet du logement social) et la mobilité internationale (notamment par une procédure plus souple de délivrance de visas aux étudiants, artistes travailleurs, chercheurs et scientifiques).

 - Considérer la formation de tous les chercheurs d’emploi comme une activité nécessitant rémunération sous forme d’un contrat d’évolution.

 - Sécuriser la rupture amiable du contrat de travail.

 - Créer des agences pour les principaux services au public et faire évaluer tout service public (école, université, hôpital, administration) par des organismes indépendants.

 - Renforcer les régions et les intercommunalités en faisant progressivement disparaître en 10 ans l’échelon départemental.

 - Réduire dès 2008 la part des dépenses publiques dans le PIB. Cette réduction devra atteindre 1% du PIB à partir de 2009, soit 20 milliards d’euros de réduction (…) par an pendant 5 ans.
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LE PREDICAT RELIGIEUX DE SARKOZY

Publié le 17 Janvier 2008 par aragon 43 dans Actualités

LE PREDICANT CHANOINE SARKOZY

 

Sarkozy ne cesse depuis son élection de mettre en avant ses aspirations religieuses.

Les religions font partie de notre vie sociétale et chacun a le droit de croire qu’il existe une puissance surnaturelle ou qu’il n’existe rien du tout après la mort.

Ce qui est anormal, c’est d’utiliser sa fonction de président de la république pour remettre sur les rails, la sainte alliance du sabre et du goupillon, qui a tant fait de mal aux peuples Européens, durant des siècles et des siècles.

Mais pourquoi fait-il sans cesse allusion, dans tous ces discours, à dieu ?images-copie-12.jpeg

Il me revient la célèbre déclaration de Marx « "La religion est le soupir de la créature opprimée, l'âme d'un monde sans coeur, comme elle est l'esprit des conditions sociales d'où l'esprit est exclu. Elle est l'opium du peuple."

Bref, une description que l’on pourrait facilement comparer aujourd’hui à un monde qui souffre de l’oppression capitaliste et à un appauvrissement qui amène des hommes et des femmes à la désespérance.

Il me semble, que tout ce travail de piété de Sarkozy, entre dans ce façonnement des esprits pour que les salariés acceptent les sacrifices demandés et notamment de remettre en causes tous leurs acquis sociaux: (1968 est, par exemple, attaqué au nom de valeurs;  et on nous dira bientôt, de valeurs chrétiennes, remises en cause par (le laisser faire- il est interdit d’interdire- la libérations des mœurs etc.).

Pour la bourgeoisie, il faut se débarrasser de tout ce qui a été la suite du siècle des lumières et du marxisme et de cette libération de l’homme par rapport à la domination de l’église grâce à la loi de 1905 sur la laicité.

Quand on observe ce qui se passe en ce moment, la démarche sarkosienne consiste bien, à mettre à la disposition du peuple, l’illusion qu’il peut s’en sortir par la célébration de la croyance et de l’attente de jours meilleurs, et que les religions  peuvent être des excellents anxiolytiques.

Quand on voit, la cérémonie des vœux, où sont présentes toutes les croyances, le fait que Sarkozy en appelle depuis des mois à ces valeurs religieuses en les opposant aux valeurs de la laïcité, qui ne seraient pas capables de saisir le bien et le mal, on sent bien l’attaque portée à la laïcité et au respect de la séparation entre l’église et l’état.

En observant encore tout ce cérémonial, je ne pouvais m’empêcher de faire des comparaisons avec cette vieille église française et son aréopage d’évêques, qui, au côté de Pétain collaboraient avec les forces occupantes.

Allons nous retourner à ces vieilles pratiques bourgeoises où la religion servait pour faire taire l’ouvrier ; un peu comme le faisait le marchand de canon Schneider qui surveillait l’éducation religieuse des familles du Creusot au 19eme siècle de la naissance jusqu’à la mort.

En l’écoutant, je songeais également, à ces pratiques qui s’instaurent aux Etats-Unis avec toutes ces écoles religieuses qui ont maintenant « pignons sur rue » dans les organisations  politiques du pays et dans la marche de l’état.

La religion est respectable mais le droit des citoyens, encore plus à vivre ensemble, sans avoir l’obligation de choisir dans les actes civils et de société, les écoles catholiques et demain musulmanes et la pensée religieuse.

Je pense que la laïcité dans ce pays est en danger et que ce gouvernement de droite et même d’extrême droite cultive l’idée de remise en cause des lois de la laïcité et du vivre ensemble quelque soit ses croyances ou non.

Déjà, le fait, que la constitution Européenne mettait en avant le rôle civilisateur de la religion chrétienne montre que certains sont prêts à franchir le pas d’un retour à la religiosité et demain de mise à l’index de ceux qui ne rentrent pas en conformité avec ce nouvel ordre établi.

Et pour terminer, je ferais le parallèle de ce discours sarkozien sur une civilisation supérieure que serait celle du catholicisme avec ce que disait Rousseau « Telle fut ou dut être l’origine de la société et des lois, qiui donnèrent de nouvelles entraves au faible et de nouvelles forces au riche, détruisirent sans retour la liberté naturelle, fixèrent pour jamais la loi de la propriété et de l’inégalité, d’une adroite usurpation firent un droit irrévocable, et, pour le profit de quelques ambitieux, assujettirent désormais tout le genre humain au travail, à la servitude et à la misère.
Alors civilisation supérieure, celle du sabre et du goupillon pour le capitalisme et tous ces méfaits? Il ya de quoi dire et  riposter à ces discours intégristes qui montent actuellement dans notre payx sous les prétextes de civilisation supérieure chretienne. 
Bernard LAMIRAND

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PCF : Pour une dynamique PCF tout de suite.

Publié le 12 Janvier 2008 par aragon 43 dans communisme

Je viens de lire attentivement le rapport de  Marie George Buffet au conseil national et je ne sens pas  ce rapport comme contribuant  vraiment  à mettre en  oeuvre les décisions de l'Assemblée nationale des sections des 8 et 9 décembre à La Défense.
Ce n'est pas le contenu, fruit certainement " de la carpe et du lapin";  c'est plutôt une impression, oeut-être je me trompe,  d'un exercice imposé et dont à travers les sinuosités de l'expression on ressent pas la dynamique auquel on est en droit d'attendre de la principale porte parole du PCF.
Cela manque de tonus.
Cela fait constat.
Et je pressens dans ce rapport la volonté de ne pas trop se mouiller par rapport au devenir du PCF et de laisser planer un doute qui devient "non-dit" mais dit quand même par l'absence du mot (une seule fois cité pour l'action).
Bref, l'art de préparer le terrain à autre chose.
Et puis, au moment de  pleine campagne électorale, j'étais en droit d'attendre un discours beaucoup plus offensif par rapport  à cette bataille politique des municipales et des cantonales dont la droite et le PS en font des enjeux dans leur bras de fer.
Nous, j'ai l'impression qu'on joue petit bras.
Campagne terne, sans âme,où les coups des autres ne sont même pas ou peu relevés.Campagne où les égos de certains camarades notables prennent le dessus et font en sorte qu'ils en ont rien à foutre du PCF.
Je remarque d'ailleurs que  pour des dirigeants on  fatalise dèjà sur la perte du conseil général de la Seine Saint-Denis et  les ripostes face  Bartolonne PS, qui veut s'emparer du 93,  sont discrètes et l'on se contenterait bien volontiers, en faisant le gros dos, de garder ce qu'ils veulent bien nous laisser.
Un peu comme ce Maire communiste de Marseille Nord dont les socialistes semblent d'accord pour qu'ils soient reconduit mais ne mène pas la liste de gauche qui d'ailleurs comprend des nervis de Pasqua.
Comprennent qui pourra notre identité dans tout ce jeu, où,me semble t'il, certains n'attendent qu'une chose: que le  PCF recueille un nouvel échec pour formaliser sa fin au prochain congrès.
Je m'insurge  devant cet  encéphalogramme que l'on voudrait presque plat comme la campagne actuelle où  le PCF n'émerge pas comme il émergeait habituellement avec toutes ses forces.
Et comment voulez-vous qu'il en soit autrement, quand vous voyez ce triste spectacle, de ce conseil national, qui ne représente plus grand chose, où l'on s'invective et où les quolibets servents d'arguments.
Ce conseil national, qui aurait dû passer sont temps à préparer ces élections, à envisager de vrais ripostes à Sarkozy, s'est disputé, et les clans et les rivalités de ce CN  sont apparus au grand jour avec encore plus de force qu'en fin décembre et l'on voit "ce beau monde" affuter ses stratégies pour préparer l'hallali  du PCF en fin d'année.
On va me dire que j'exagère, mais quand je vois la façon dont on a voulu mettre de coté des camarades qui défendent  le devenir du PCF pour les  commissions de préparation, j'en suis estomaqué de voir cela chez les communistes. D'autant plus que la  totalité de ces groupes de travail sont drivés par ceux qui préconisent la fin du PCF.Je me demande d'ailleurs, s'il ne faudrait pas refaire ces groupes avec la présence des sections comme cela s'était fait avec les ruches à La défense. Ce conseil national, pour moi, n'a plus aucune légitimité car il ne dirige rien.
Comme je ne suis pas un naif, enfin j'essaye de ne plus l'être, je  me battrais partout pour le devenir de ce parti  car sa disparition ANNONCERAIT  la fin d'une réflexion communiste au moment où on en a le plus besoin.
Dans ce conseil national, je n'ai pas  retrouvé l'ambiance de l'assemblée générale des sections où les délégués désignés démocratiquement apportaient leur point de vue de manière fraternels avec un serieux dans l'élaboration de propositions pour son devenir. Je n'ai pas retrouvé non plus la volonté de tenir compte de leur avis.
Et je me dis, qu'il va falloir transgresser les choses par rapport à cette forteresse assiégée et je pense que le congrés doit devenir l'affaire des sections et que ce devrait être les sections directement qui désignent les délégués et non des listes savamment préparées au niveau des fédérations.
On me retorquera que les statuts ne prévoient pas cela, OK, alors changeons les statuts par un vote des communistes avant le congrés.
Bon, j'ai vidé mon sac aprés cette triste lecture de ce CN et je vais aller distribuer des tracts et discuter avec les gens; cela me sortira de ma colère.

Bernard LAMIRAND Communiste PCF

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