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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

2007 SE TERMINE

Publié le 31 Décembre 2007 par aragon 43 dans communisme

2007 ne restera pas dans les annales des progressistes comme une année faste.
VIVE 2008 PCF

Les forces dites de gauche en 2007 ont offert, sur un superbe plateau d'argent, une victoire à la droite.
On peut alors se dire "quelle connerie j'ai fait".
Le première connerie émane des cocos, de ceux qui depuis Martigues ont fait une croix sur l'avenir de leur parti et préfèrent,  comme la chèvre de Monsieur Seguin, les  grands paturâges où le loup capitaliste les attend.
Connerie aussi d'avoir cru à ce rassemblement hétéroclite d'égos où émergeait "le moutachu  des Causses" qui n'a jamais aimé que lui-même.
Connerie d'avoir  misé sur une "gauche caviar" alors que cette gauche est divisée sur le fond avec un parti socialiste choisissant, depuis le référendum sur la constitution, une ligne de plus en plus libérale.
La candidature de Marie George Buffet, que j'ai soutenu à fond la caisse, et je ne le regrette pas, a été alors plombée par tous ces huluberlus y compris certains communistes qui se reconnaitrons.
Enfin, quelle triste campagne devant cette télé, de la candidate socialiste, devenue une sorte de Line Renaud de la politique avec ces bravitudes et compagnie.
Et, comment voulez-vous qu'aprés cela, les travailleurs  commprennent quelque chose à cette gauche qui propose une politique libérale avec  un Bayrou futur premier ministre de la bécasse.
On va me dire que je suis outrancier dans mes propos:  oui je le suis, je le revendique , quand je vois les dégats faits par tous ces nombrilistes de gauche.
Une gauche aujourd'hui, d'ailleurs, c'est quoi ?
Ce n'est plus qu'un vote républicain pour s'opposer à une droite revancharde et pétainiste.undefined
Alors oui, je suis en colère et cette colère est une bonne conseillère quand on voit "le chantier" laissé par tous ces chercheurs de place.
Bonne conseillère, parce que des gens du peuple actuellement relèvent la tête, et s'insurgent, sont en colère, et sont prêts à se battre pour une vraie transformation sociale avec un parti communiste qui s'affiche "être lui-même", dégagé des vestiges et des oripeaux de cette union de la gauche Miterrandienne qui n'en finit pas de mourir et pourtant en fin de course.
Il faut construire autre chose et le moment le plus encourageant de 2007, pour moi, c'est cette assemblée générale des sections à La Défense, prévue pour faire entériner  et préparer une fin du PCF, et qui se conclue par des délégués qui, trés majoritairement, se prononcent pour la continuité de leur PCF à condition qu'il se révolutionne et redevient lui-même.
2008 s'ouvrira, et c'est mon voeu le plus cher politiquement, sur un PCF qui retrouve "du poil de la bête" et réussisse les échéances électorales du printemps en étant à la tête des luttes contre Sarkozy et consorts.
Et puis, avec toutes nos sections, qui ont montré leur volonté qu'existe demain un PCF, on peut avoir confiance dans un grand congrésundefined démocratique des communistes qui prennent leur affaires en mains pour faire "du marxisme" face à cette décrépitude que nous prépare le capitalisme mondialisé.

Bernard LAMIRAND
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DICTATURE AU TRAVAIL

Publié le 28 Décembre 2007 par aragon 43 dans syndicalisme

Fillion vient de nous  gratifier d'une nouvelle menace sur le droit du travail: la disparition prochaine du temps légal de travail.

Les heures supplémentaires ne seraient plus calculées à partir de l'horaire légal de 35 heures.
Des accords devraient être passés  entre les organisations syndicales et patronales pour  consigner dans  les accords d'entreprises et les conventions collectives cette nouvelle pratique.
Pour Fillion, la négociation c'est de faire appliquer, les deux doigts sous la couture du pantalon, ses ukases et les consignes du MEDEF.Les syndicats devenant, pour lui, une courroie de transmission des politiques antiisociales décrétées.

Que resterait t'il de la durée légale de travail aprés cette mesure, et celles prises précédemment pour les patrons, de libérer toutes les possibilités de faires des heures supplémentaires en fonction de leurs besoins avec en plus le travail du dimanche et des jours fériés?

Cette  décision de Fillion  de ne plus  majorer  à 25 %, dés le dépassement des 35 heures, va créer des conditions d'horaires à la carte et prépare la fin d'un horaire de travail délimité à la journée, à la semaine ou au mois.Un faux gré à gré sera la nouvelle règle auquel le salarié sera pieds et poings liés.
La souplesse comme le dit Fillion !
Souplesse que pour pousser au maximum l'expoitation des hommes et femmes au travail.
On reviendrai ainsi à l'octroi d'heures selon les besoins patronaux : une manière de faire que les salariés (es) du commerce connaissent avec des horaires à la carte selon les besoins patronaux du moment.

Ce gouvernement montre vraiment ce qu'il est : un gouvernement à la solde du MEDEF et de ses objectifs d'en finir avec le code du travail et le droit social identifié par des lois.

Quand on lit les arguments de Fillion, il y a de quoi être sidéré par le côté mépris des salariés et de leurs droits au travail.
Même chose pour les organisations syndicales auxquelles il leur demande de s'exécuter et de traduire dans les accords d'entreprises  ou les conventions collectives ses mesures antisociales.
En même temps, la duperie "du travailler plus pour gagner plus" en prend un coup, car les salariés qui  comptaient faire des heures supplémentaires et se les faire payer à partir des 35 heures seront "marrons".
Ils le seront d'autant plus, que Fillion permet au patronat une totale liberté d'organiser les heures en fonction de leurs besoins, et notamment de les  faire exécuter dans des contrats  où le nombre d'heures allouées sera souvent inférieures à ce qui restera d'une durée légale assassinée.
Une "dictature des horaires"  voilà à ce que risquent d'être confronté demain tous les salariés et nous sommes loin de ce contrat de travail de sécurisation des parcours professionnels.
Avec  cet ukase de Fillion, les travailleurs n'auront aucune liberté  sur la fixation des horaires et heures de travail, perdront sur tous les tableaux : en temps de travail, en heures majorées, en salaires et en emplois indéterminés.
Toutes les raisons d'être dés les premiers jours de janvier à l'action pour le pouvoirs d'achat et de réelles garanties collectives.
Bernard LAMIRAND
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MADAME LILIANE CAILLAUD CROIZAT S'INSURGE A JUSTE RAISON

Publié le 27 Décembre 2007 par aragon 43 dans Actualités

La fille d'Ambroise Croizat, Liliane,  vient de m'adresser la copie de la lettre qu'elle a envoyé à France 5 suite à une émission spéciale sur la Sécurité Sociale dont il n'est fait aucune allusion à celui qui l'a créé et mis en place: Ambroise Croizat ministre du travail et de la sécurité sociale de 1945 à 1947.DSC00003.jpg
Cela dénote d'une volonté de taire ces créations sociales de la libération et de ce rapport de force de la CGT et du Parti communiste qui ont permis ces conquêtes dont on veut aujourd'hui se séparer pour le plus grand profit des actionnaires, des assurances maladie et retraites privées.
Voici la lettre qu'elle a envoyé et vous verrez une femme outrée du comportement de ces aboyeurs, hommes liges du capital et  du MEDEF.

Je vous incite à reproduire cette lettre sur vos sites et blogs ou encore de l'envoyer par e-mail à vos amis (es). Bernard LAMIRAND


CONTENU DE LA LETTRE

 

                                                                       A l’attention de Monsieur Bernard GEORGE

                                                           Réalisateur du documentaire « la Sécurité Sociale »

                                                                       (diffusé le 10/12/07 à 21h35 sur France 5)

 

Saint Saulge, le 20/12/2007

 

 

Monsieur,

 

 

J’ai suivi avec beaucoup d’attention votre documentaire sur France 5 le 10/12/07.  Sous l’appellation de la rubrique « les grandes batailles de la République », il allait être question d’un domaine qui m’est particulièrement cher, la Sécurité Sociale.

J’ai bien aimé le début. On remontait loin dans le temps, celui de Révolution Française, pendant lequel a germé l’idée d’une prise en charge sociale de l’individu, autre que celle de la charité organisée et contrôlée par le Clergé, et destinée à soulager les lourdes consciences des nantis de l’époque.

Puis la chronologie nous amène au XIXè siècle et à la période de l’industrialisation. Il y est question de l’aspect paternaliste du grand patronat et de l’esprit mutualiste, qui sont présentés comme les points de départ à une organisation formelle de protection collective du risque, ne pouvant en bénéficier que ceux faisant partie d’une grande entreprise industrielle, ou par appartenance à une corporation organisée.  Mais il ne ressort à aucun moment la création des caisses de secours ou caisses de résistance, qui sont les premières formes structurées d’entraide et de solidarité entre les travailleurs. Celles-ci sont organisées et gérées par eux-mêmes, et les hommes qui en sont à l’origine sont des anarcho-syndicalistes, ceux qui commencent à véhiculer et propager l’esprit des idéaux socialistes. Ils subiront une répression féroce, car ils agissent à l’insu des règles fixées par le patronat, et en dehors de la loi. Mais il s’agit peut-être de ce que vous avez appelé pudiquement dans le documentaire « l’esprit mutualiste ».

Côté patronat, on y présente les réalisations sociales des grandes entreprises industrielles, mises à la disposition de leurs salariés, écoles, crèches, centres d’apprentissage et même un rutilant hôpital. Il n’est pas expliqué, et c’est dommage, comment le personnel est pris en charge dans cet ambitieux et avant-gardiste établissement, car si ce n’est pas gratuit ou abordable, c’est habilement joué. Je reprends d’une main ce que j’ai donné dans l’autre. La précision aurait eu le mérite de la clarté, car une présentation tronquée laisse libre cours aux esprits chagrins qui se méfient de la générosité naturelle des institutions patronales.

Une autre époque que vous relatez dans votre documentaire, et à laquelle j’ai été particulièrement attentive, est celle de la Libération.

Il y est question du CNR, et du modèle Beveridge dont il va s’inspirer pour la mise en place d’un système complet de protection sociale. J’ai relevé un commentaire qui est présenté comme un détail, celui de la gestion du système, qui d’un côté est contrôlée par l’administration et de l’autre, par les assurés eux-mêmes. Si on y ajoute l’esprit du système par répartition, ce détail devient ce qu’on appelle le modèle social français. Quant au modèle Beveridge, qui servira de base à la mise en place d’un système de protection sociale outre-Manche et outre-Atlantique selon vos explications, il ne fera pas que des envieux au regard de la qualité de la prise en charge sociale dans les pays où il sert de référence organisationnelle. Mais en revanche, il fait les beaux jours des assurances privées, quand les heureux bénéficiaires peuvent se le permettre.

On apprend ensuite que l’acteur principal, dans la réalisation et la mise en place en France de ce qui va s’appeler la Sécurité Sociale, est Pierre Laroque. Il est expliqué brièvement son parcours et sa fonction. C’est un haut fonctionnaire du Ministère du Travail. On le voit en gros plan sur une photo, assis et attablé, et sur sa droite à l’écran, dans l’ombre, on voit un homme debout et en train de prononcer un discours. Un œil averti peut reconnaître son ministre de tutelle. Mais celui-ci sait-il seulement ce que prépare son singulier et facétieux collaborateur ? Habituellement, les hauts fonctionnaires des Ministères s’appliquent à mettre en œuvre les directives et orientations que leur ministre leur donne. Mais dans le cas précis, ce n’est pas l’éclairage que vous en faites.

On voit tout de suite après dans votre documentaire, des panneaux d’exposition mettant en valeur la réalisation de la Sécurité Sociale et expliquant son fonctionnement et ses bienfaits. Je connais bien cet extrait video muet datant de 1947. Il est en ligne sur le site Internet de L’INA, et s’appelle « Monsieur Ambroise Croizat à la foire de Paris ». Tout utilisateur d’une connexion Internet peut le visionner en tapant Croizat dans le moteur de recherche du site. Mais dans la diffusion de cet extrait, on ne voit que des panneaux de présentation, le personnage central du reportage n’apparaît à aucun moment. Si la manœuvre était d’escamoter le rôle et la personnalité de M. Croizat, le ministre de tutelle de M. Laroque, l’opération est réussie.

Mais là, je m’interroge sur le sérieux et l’honnêteté intellectuelle de la présentation de l’événement historique qui est traité.

Prenons l’exemple du SAMU social. Le personnage de référence de cet ouvrage est l’ancien ministre Xavier Emmanuelli. Imaginez que dans soixante ans on reparle de cette création, et qu’on présente un reportage sur le chauffeur du véhicule Samu, et qu’il y soit identifié comme l’homme à qui l’on doit toute la grandeur de cette réalisation, vous conviendrez qu’il y a tromperie sur la marchandise.

Ceci est un exemple caricatural et il ne remet nullement en cause mon estime pour M. Laroque, le sérieux, la qualité du travail et l’investissement personnel de celui-ci dans ce projet. Mais quand il s’agit de la Sécurité Sociale, il est incontournable d’y faire mention du premier rôle qu’y a joué M. Croizat, celui qui sera appelé, en raison de sa popularité, « le ministre des travailleurs ».

C’est lui qui porte le projet, suivant les recommandations du CNR, et soutenu par des millions de français. Parmi eux, les militants de la CGT et du parti communiste, qui vont donner le meilleur d’eux-mêmes pour y parvenir, et qui auront un rôle déterminant dans la construction de cet édifice de progrès et de grande portée humaniste.

J’ai d’ailleurs été surprise de ne pas voir représentée une de ces tendances, ou les deux, car cela aurait pu apporter un autre éclairage, ou un peu de contradiction aux explications des participants à votre documentaire.

Certains d’entre eux m’ont laissée stupéfaite. J’ai entendu Monsieur Seillières vanter les mérites et faire l’apologie de la période de la Libération, à la manière d’une grande fête foraine où tous les manèges étaient gratuits.

Ce n’était pourtant pas une période très faste pour le patronat français. Dans sa majorité, il s’était gravement compromis en se vautrant outrancièrement dans la collaboration, au service de Vichy et de l’Allemagne nazie. Son choix politique  d’avant guerre, « plutôt Hitler que le Front Populaire », le rendait responsable des malheurs de presque six années de guerre.

Monsieur Seillières, digne héritier du Comité des Forges, ce patronat arrogant, vénal et avide, ne peut ignorer cet aspect, mais a la décence de ne pas en faire étalage.

Quand à Monsieur Jeanneney, gentil papy qu’on aimerait aider à traverser la rue, il ne laissera pas le souvenir dans l’Histoire d’un grand bienfaiteur. Il ne fait que défendre les objectifs de la grande bourgeoisie, et du patronat qui vingt deux ans après la création de la Sécu, a repris du poil de la bête et est bien déterminé à remettre de l’ordre dans tout ça. Fidèle et docile serviteur des intérêts qu’il représente, Monsieur Jeanneney va lancer une charge contre la noble institution et lui imposer un recul notoire avec ses Ordonnances.

Je suppose que Monsieur Chérèque participait, parce que c’est le seul dangereux gauchiste que vous connaissiez. Sans déroger à ses habitudes, il s’est montré très consensuel, et discret sur la part prise par les syndicats à la réalisation de la Sécu.

En conclusion, je déplore que ce documentaire puisse servir de référence à un thème aussi important de notre Histoire. Cette utilisation des médias à des fins partisanes n’est pas digne d’une émission à caractère historique, et la manière d’opérer, par dissimulation ou par omission, conduit inévitablement à une forme de révisionnisme.

Dans mon entourage, beaucoup de personnes sont indignées et je tenais à vous faire connaître notre point de vue, si vous prenez le temps de lire ce courrier.

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

 

 

Liliane Caillaud-Croizat

biographie
L’histoire d’Ambroise Croizat par Michel Etievent écrivain

 

A l’initiative de certains élèves qui regrettaient vivement l’absence d’un nom pour le lycée, une campagne de propositions a été lancée afin de lui attribuer une identité. Après avoir étudié, échangé, il a fallu choisir un nom puis le soumettre pour approbation à la Municipalité de Moûtiers puis au Conseil régional.

L’heureux élu fut Ambroise Croizat : mais qui est-il ?

Ambroise Croizat naît un 28 janvier 1901 comme fils d’usine. Entre l’éclat des fours et la lumière des coulées, son père, Antoine, est ouvrier. Douze heures par jour à enfourner des bidons de carbure pour huit sous de l’heure. à peine le prix du pain... En cette aurore de siècle, dans la cité ouvrière des Maisonnettes à Notre-Dame-de-Briançon, en Savoie, on vit encore la misère qui court les pages de Germinal. Accidents de travail quotidiens, pas de Sécu, pas de mutuelle, pas de retraite. Le niveau zéro de la protection sociale. L’espoir, c’est le père qui l’incarne.

En 1906, il lance la première grève en Savoie. Une grève pour vivre, pour être digne. Dix jours de bras croisés pour la reconnaissance du syndicat et de la caisse de secours. Une grève pour le droit à la santé, tout simplement. Il l’obtient mais de vieilles revanches l’invitent à s’embaucher ailleurs.

En 1907 à Ugine, une autre grève, un autre départ obligé, l’errance vers la région lyonnaise. C’est là qu’Ambroise prend le relais du père qui part vers les tranchées et la guerre. A treize ans, il est ajusteur, et derrière l’établi résonnent les mots du père : " Ne plie pas petit. Marche dignement. Le siècle s’ouvre pour toi. ".Le chemin va s’ouvrir par une manifestation contre la boucherie des hommes.

Ambroise adhère à la CGT puis à la SFIO. A dix-sept ans, il est sur tous les terrains de lutte. Il anime les grandes grèves de la métallurgie lyonnaise. Reste à faire le pas. Celui du congrès de Tours, où il entre au PCF en 1920. " On le voyait partout, dit un témoin d’époque, devant les usines, au cour d’une assemblée paysanne ou d’une cellule de quartier. Il était là dans son élément, proche des gens, proche du peuple d’où il venait. " Antimilitarisme, anticolonialisme, les deux mots tissent les chemins du jeune militant, entre une soupe populaire et les barreaux d’une prison de passage.

En 1927, il est secrétaire à la fédération des métaux CGTU. La route à nouveau, " militant ambulant ", un baluchon de VO à vendre pour tout salaire. Commence un long périple en France, où il anime les grèves de Marseille et de Lorraine, les comités de chômeurs de Lille ou de Bordeaux. Sur le terreau de la crise germe le fascisme. " S’unir, plus que jamais s’unir, disait-il, pour donner à la France d’autres espoirs. " Ces mots, il va les laisser aux abords des usines, au cours des luttes où " l’infatigable unitaire " comme l’appelait François Billoux, ouvre avec d’autres l’ère du Front populaire.

Pain, paix, liberté ; en 1936, Ambroise est élu député de Paris. A la tête de la fédération des métaux CGT réunifiée, et derrière les bancs de l’Assemblée, il impose la première loi sur les conventions collectives et donne avec Benoît Frachon aux accords Matignon la couleur des congés payés et des quarante heures. Mais la route s’ennuage. A Munich, le soleil de mai décline. Hitler pose ses mains sur les frontières.

Arrêté le 7 octobre 1939, avec d’autres députés communistes, il est incarcéré à la prison de la Santé. Fers aux pieds, il traverse quatorze prisons françaises avant de connaître les procès truqués, la déchéance de ses droits civiques et les horreurs du bagne à Alger. Les coups, les cris, la dysenterie qui dévore. Trois ans d’antichambre de Cayenne.

Libéré en février 1943, il est nommé par la CGT clandestine à la commission consultative du gouvernement provisoire d’Alger. Là, mûrissent les rêves du Conseil national de la Résistance et les grandes inventions sociales de la Libération. La sécurité sociale, bien sûr, dont Ambroise dessine les premières moutures dès la fin 1943. " En finir avec la souffrance et l’angoisse du lendemain ", disait-il à la tribune le 14 mars 1944. Reste à bâtir l’idée. Le chantier commence en novembre 1945 quand il entre au ministère du Travail. 138 caisses de Sécurité sociale édifiées en deux ans par des anonymes d’usine après leur travail ou sur leurs congés payés, " pour en terminer, selon les mots du ministre, avec l’indignité des vies dans l’angoisse de l’accident, de la maladie, ou des souffrances de l’enfance ". Mais là ne s’arrête pas l’héritage de celui que tous appellent déjà " le ministre des travailleurs ".

De 1945 à 1947, il laisse à l’agenda du siècle ses plus belles conquêtes : la généralisation des retraites, un système de prestations familiales unique au monde, les comités d’entreprises, la médecine du travail, le statut des mineurs, celui des électriciens et gaziers (cosigné avec Marcel Paul), les classifications de salaires, la caisse d’intempérie du bâtiment, la loi sur les heures supplémentaires, etc. Une œuvre de titan pour une vie passée au service des autres.

En 1950, alors que la maladie ronge, ses derniers mots à l’Assemblée nationale sont encore pour la Sécurité sociale : " Jamais nous ne tolérerons que soit rogné un seul des avantages de la Sécurité sociale. Nous défendrons à en mourir et avec la dernière énergie cette loi humaine et de progrès. " Un cri, une adresse vers nous comme un appel pour que la Sécurité sociale ne soit pas une coquille vide livrée au privé, mais reste ce qu’il a toujours voulu qu’elle soit : un vrai lieu de solidarité, un rempart contre le rejet, la souffrance et l’exclusion.

Ambroise Croizat est mort à Paris le 10 février 1951. Ils étaient un million pour l’accompagner au Père-Lachaise. Le peuple de France, " celui qu’il avait aimé et à qui il avait donné le goût de la dignité ", écrivait Jean-Pierre Chabrol dans l’Humanité du jour.

Par Michel Etievent le 31 janvier 2001.

 

 

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UN LENDEMAIN DE NOEL

Publié le 26 Décembre 2007 par aragon 43 dans communisme

Ce matin, j'ouvre mon poste radio et la première information  qui arrive à mes oreilles c'est le voyage de Sarkozy et de sa  nouvelle promise en Egypte.
Tout le "Saint-Frusquin" local est à sa disposition avec des moyens énormes, nous dit-on, pour assurer la tranquilité du couple présidentiel.
Bolloré s'est "coupé en quatre" pour son camarade de fortune: un a vion pour le conduire et ainsi à chaque  distraction du chanoine Sarkozy, Bolloré met la main à la pôche.
Il faut dire que le malheureux Bolloré ne sait plus quoi faire de ses sous et on entend dire qu'il s'est inscrit pour un voyage dans la lune.
Un conseil à l'ami Bolloré: " si tu ne sais plus quoi faire de tes sous, donnes-les aux pauvres, c'est Noêl" tu peux aussi te transformer en vrai père Noêl pour tes salariés que tu exploites à fond.
Tu payes des vacances au chanoine !yatchsarkozyjv1-copie-1.jpg
Pourquoi ne pas payer une semaine supplémentaire à ton personnel ou encore  créer des logements sociaux pour les sans logis et les sans papiers !
Aprés cette digression, je tourne le bouton et je me retrouve, à nouveau, avec le chanoine et l'aboyeuse de je ne sais quelle chaîne de radio qui  m'informe que Sarkozy et sa nouvelle midinette ne resteront pas longtemps à Louxor, vu qu'ils partiront en fin de semaine rejoindre le couple Kouchner-Ockrent qui a établi son campement dans les grands hôtels réservés aux chefs d'états à Charm-El-Cheik sur le mer rouge.
Je me demande alors si "le french-doctor" a pris le soin de prendre un sac de riz pour les malheureux qui peuplent les alentours.
Je ferme alors le bouton et je me dirige vers mon ordinateur, et mon camarade Chambon, qui traque tous les lâcheurs, un gone de Lyon "Le Jeannot" mais cela existe que là ; il m'a envoyé un message d'une réunion des communistes unitaires ;  vous savez, ces communistes qui ne se sentent plus à l'aise dans leur parti, et je vois dans leur invitation qu'ils vont tenir une rencontre fin janvier pour aller à la création d'un nouveau parti rassemblant tous les petits fonds de commerce des " mal dans leur peau".
Marx, réveille-toi, et met un coup de pied dans cette termitière !avatar-blog-1011820533-tmpphpzXI8Vh.jpeg
Bon, je vais éviter de m'énerver, on verra cela aprés la trêve de confiseurs.
Juste un mot, ces gens là, en organisant une réunion pour préparer un nouveau parti foule au pied les décisions de l'assemblée générale des sections.

Bernard LAMIRAND

Nota: la participation à la précédente journée d'étude de ce comité des âmes perdues du communisme avec leurs invités triés sur le volet.
Avec la participation de : Clémentine AUTAIN (féministe, élue de Paris) - Martine BILLARD (députée Les Verts) - Jean Jacques BOISLAROUSSIE (Les Alternatifs) – Pierre CARASSUS (MARS-GR) - Patrice COHEN SEAT (PCF)  - Eric COQUEREL (Mars - Gauche Républicaine) - Olivier DARTIGOLLES (PCF) – Claude DEBONS (ancien responsable syndical) - Bernard DEFAIX (Convergences Services Publics) - François DELAPIERRE (Pour ) - Hayat DHALFA (militante associative 93) - Marc DOLEZ (Force Militante - député PS) - Didier ERIBON (philosophe) - Charlotte GIRARD (Pour ) - Michel HUSSON (économiste) - Pierre KHALFA (militant syndicaliste et altermondialiste) – François LABROILLE (élu régional Ile de France) - Frédéric LEBARON (Raisons dAgir) - Marie Noëlle LIENEMANN (membre de Gauche Avenir - députée européenne PS) - Roger MARTELLI (PCF) – Jean Luc MELENCHON (PRS) - Claude MICHEL (syndicaliste) - Christian PICQUET (LCR Unir) – Christophe RAMAUX (économiste) - Yves SALESSE (coordination collectifs antilibéraux)- Francis SITEL (Critique Communiste) – José TOVAR (syndicaliste) – Catherine TRICOT (PCF) - Marie Pierre VIEU (PCF) – un représentant de – des responsables d’associations de chômeurs, des responsables syndicaux du commerce, des services publics, des transports, de l’éducation nationale…
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UNION : ne plus faire l'autruche !

Publié le 24 Décembre 2007 par aragon 43 dans politique

L' Union est un combat.
Je me souviens de cette phrase longtemps employée pour arriver à créer les conditions de l' Union de la Gauche dans les années 1960.
Cela me rappelle le temps où nous allions sous les fenêtres du parti socialiste pour réclamer la mise en place d'un programme commun de gouvernement.
Cette union a fait son temps.
Elle s'est constituée pour faire front au gaullisme et au pouvoir personnel de De Gaulle et de ceux qui lui ont succédé jusqu'à l'arrivée en 1981 de Miterrand.
Miterrand s'est servi de cette union en disant à ses amis socialistes européens qu'il comptait utiliser cette union pour réduire le PCF à sa plus simple expression.
C'est ce qui s'est produit.
Nous avons été des naîfs face à ce machiavélique personnage de la vie politicarde française.

Certains camarades cherchent les raisons de nos échecs électoraux: en voilà la raison principale.autruche1.jpg

A force de pratiquer ce "marché de dupe", nous en sommes arrivé,dans les structures représentatives de l'état, à ne plus être vu comme des communistes mais comme de bons gestionnaires avec les sociaux-démocrates.
Le PS, en effet, nous impose sa marque de fabrique aussi bien dans les conseils régionaux que dans ceux départemantaux.Grand exemple:  les impôts qu'ils ont augmentés considérablement sur les petites gens.
Et cette marque de fabrique ressemble étrangement à celle de la social-démocratie européenne bonne gestionnaire du capitalisme libéral.
Aujourd'hui, l'union est toujours un combat ; mais pas le même !
Un combat pour  que cette union soit attachée à des valeurs et non au nombre de sièges que les socialistes voudront bien nous accorder en fonction de leur pourcentage pour dépasser la droite et diriger.
Je pense qu'aujourd'hui, si nous faisons le bilan de l'union de la gauche, nous y porterions à son passif, un déficit considérable pour nous; cette union de la gauche, type 1970, est dépassée.Ce n'est plus qu'un vote républicain qui la caractérise pour éviter, dans maints endroits, que le droite l'emporte.
Faut-il alors se retirer ?
Non !
Il faut au contraire redonner tout son sens à une nouvelle union, celle du contrat, celle qui permet à ne pas être pieds et poings liés à la politique décidée par le PS.
Il faut pour cela, non pas supplier pour avoir des places, mais se présenter au premier tour avec si possible des hommes et des femmes décidés à transformer la société y compris socialistes et faire en sorte que pour le second tour, nos idées de changement soient en possibilité d'avancer dans des listes de larges unions et non plus des listes drivées par les seuls socialistes.
En ce sens, la bataille que mène mon camarade Jean Paul Legrand à Creil est une bataille pour se sortir de l'ornière d'une gestion de gauche d'inspiration libérale, par les socialistes maitres du jeu, et qui fait que la population ne peut plus faire la différence;  "tous pareils ! " dit-elle, en y englobant, y compris, la droite.
Les communistes peuvent amener autre chose à Creil et ailleurs.
Je pense d'alleurs que pour le prochain congrés du parti, celui-ci, pour bien montrer son "existence PCF", aura besoin de redéfinir ce que doit être une vraie union de la gauche.
Bernard LAMIRAND
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UN NOUVEAU RIDEAU DE FER

Publié le 23 Décembre 2007 par aragon 43 dans Actualités


Les contrôles d’identité aux frontières terrestres et maritimes sont abolis entre les États qui appliquaient déjà pleinement la convention de Schengen (13 États de l’UE ainsi que la Norvège et l’Islande depuis 1996) et neuf autres entrés dans l’Union le 1er mai 2004 : Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, Slovénie, Slovaquie et la République tchèque.

"L'espace Schengen fabrique aussi ses exclus et s'entoure de barbelés toujours plus imposants", remarque L'Humanité. "L'enclave se referme d'ailleurs autour de l'instabilité balkanique" poursuit le journal.

Et il fallait voir avec quelle délectation les  aboyeurs des médias ont insisté sur cet espace où la circulation intérieure se fera sans restriction.
Cette circulation, cette liberté serait vraie si les hommes et les femmes de cette Europe seraient sur un pied d'égalité.
Et qui ne souscrirait pas pas à cette belle idée "si tous les gars du monde se tiendraient pas la main on ferait une ronde "; mais pour l'instant c'est la ronde du fric et de l'abaissement des droits sociaux et de l a mise en concurrence des salariés  par le moins disant social.

Le journal "lhumanité vient de réveler ce qui se prépare: une mise en concurrence des travailleurs au niveau de ce nouvel espace de l'exploitation de l'homme par l'homme. Je cite des passage de l'article:

Le dumping social légitimé par la Cour européenne

Droits . Les magistrats de Luxembourg viennent de condamner des syndicats qui s’étaient opposés à l’utilisation chez eux d’une main-d’oeuvre sous-payée au tarif de pays tiers.

Une entreprise qui emploie un maçon letton sur un chantier suédois pour 425 euros par mois alors que les accords collectifs locaux prévoient pour ce type de travail un minimum de 1 450 euros mensuels, c’est légal au regard des traités européens, ont tranché mardi les magistrats de la Cour européenne de Luxembourg. Le tribunal a ainsi donné raison à la firme lettone qui avait porté plainte contre le syndicat suédois des travailleurs de la construction (Byggnads) pour avoir bloqué le chantier afin d’empêcher ces pratiques.

L’affaire remonte à mai 2004. Laval, un groupe letton de BTP basé à Riga, avait détaché ses salariés sur le chantier de rénovation d’un bâtiment scolaire situé à Vaxholm, petite cité proche de Stockholm. Elle a pris très vite dans toute l’Europe une dimension emblématique de la mise en oeuvre du dumping social au sein de l’Europe telle qu’elle se construit. Et la grève du syndicat suédois qui a bloqué le chantier et obligé en fin de compte la filiale du groupe letton à plier bagage a suscité un vaste mouvement de sympathie dans tout l’univers syndical européen.

Le groupe letton a alors porté plainte devant la Cour de justice européenne contre le syndicat Byggnads pour une « action collective » entravant la liberté du travail et des tarifs sur le grand marché européen. C’est le verdict de ce procès qui vient de tomber, donnant raison au groupe letton. Principal reproche adressé au syndicat condamné : la grève et le blocage ont rendu « moins attrayant, voire plus difficile, l’exécution de travaux de construction sur le territoire suédois et constituent une restriction à la libre prestation des services ». Et la cour de préciser qu’obliger le groupe letton à se soumettre aux règles sociales suédoises constitue « une discrimination ».
Et pendant que l'on nous joue la comédie des frontières intérieures supprimées on en élève d'autres pourvues de barbelés et de miradors pour surveiller les entrées extérieures de tous ces malheureux cherchant à fuir la misère de leur pays.
A Calais, le maire, Jackie Hénin, communiste et ami de longue date, vient de prendre un arrêté pour mettre à l'abri tous ces gensqui essayent de gagner l'Angleterre et qui vivaient dans les rues et les bois avoisinant Calais,dans la froidure et la faim.h-9-ill-844138-calais-migrants.jpg
Un geste chrétien l'on pourrait dire pendant que Sarkozy se fait adouber chanoine à Rome, lui qui a fermé Sangatte et mis ces malheureux dans des conditions de bêtes et son ami Blair qui lui vient de se convertir à la religion chrétienne.
Peut-être pour se faire pardonner leur saloperies à Sangatte et ailleurs.

Bernard Lamirand.


 

 

 

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L'UIMM A UN NOUVEAU PRESIDENT

Publié le 21 Décembre 2007 par aragon 43 dans Actualités

Monsieur de Saint-Geours vient d'être élu président de l'UIMM.

Ce n'est pas n'importe qui.

Agé de 57 ans, Frédéric Saint-Geours, quittera ses fonctions chez Peugeot le 1er janvier prochain,  il est diplômé de Sciences-Po et de l'Ena. Il a également travaillé au sein des cabinets de responsables socialistes comme Louis Mermaz ou Henri Emmanuelli , avant de rejoindre PSA en 1986.

La famille Peugeot veille donc sur le destin de l'UIMM.

Il est surtout connu comme directeur général de ce groupe Peugeot. Un groupe dont on ne peut pas dire qu'il brille par sa démocratie à l'intérieur de l'entreprise même s'il a un peu relaché la pression qu'il faisait du temps des syndicats de nervis que Calvet avait installé.
Il vient soit-disant pour faire du neuf ; je suppose que ce neuf, c'est surtout redonner une image passablement écornée de l'UIMM par les frasques financières de Gauthier Sauvignac.
De Saint-Geours était en place quand éclata le conflit peugeot des années 1990; on n'a pas souvenance d'un homme épris de progrés social et du pouvoir d'achat de ses salariés .

L'Uimm est donc placé sous le contrôle de Peugeot, ce grand groupe automobile international, et cela rappelle que l'UIMM , fer de lance du grand capital a toujours eu à sa tête, notamment dans les moments cruciaux, les grandes famille telles les De Wendel, Seillière,Schneider.
De Saint-Geours, nom à consonnance aristocratique comme Gauthier de Sauvignac n'est pas de notre bord mais qui pourrait le penser !
Son  bord,c'est celui de cette oligarchie financière, de ces grandes familles comme le sont les  Peugeot,Citroen,Michelin.
De tout temps, ces gens-là,  ne se sont préoccupés que de leurs intérêts et comme le dit Annie Lacroix Riz dans son ouvrage "le choix de la défaite" ils ont comme patrie le Fric et rien d'autres.
Il ne fait pas de doute que cette nomination va bien avec "le travailler plus pour gagner moins de Sarkozy"752973-921458.jpg dont on dit que c'est lui qui a donné le feu vert pour éliminer Gauthier Sauvignac, un chiraquien, comme l'était son prédecesseur Guillen devenu pour un temps le conseiller social de Chirac.
Cette nomination, par ces grands pairs, indique que l'Uimm va prendre encore plus la voie de ce capitalisme mondialisé avec les méthodes Peugeot et d'un Revenant le Groupe financier De Wendel, avec le petit fils Seillière, aujourd'hui président du patronat Européen.
L'Uimm est bien gardé et les petits et moyens patrons qui avaient les dents longues pour prendre la place n'ont plus qu'à aller se rhabiller.
Les salariés n'ont évidemment rien à attendre de cette caste renaissante ni des autres patrons d'ailleurs qui composent cet état dans l'état.
Mais j'enfonce des portes ouvertes; on le sait tous, du moins pour c eux qui mène la lutte de classe.
Bernard Lamirand
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LE CHANOINE SARKOZY

Publié le 20 Décembre 2007 par aragon 43 dans politique

Je me demande ce que doivent penser tous les chrétiens progressistes de cette rencontre entre le pape (ex-jeunesse hitlérienne) et le fils d'un noble hongrois devenu maitre du séant français.
Je suis persuadé, moi, dont  mes premières armes militantes à la JOC ont marqué mon militantisme, qu'ils doivent être mal en ce moment  en voyant  tout ce cinéma vaticaneste.
Je veux leur témoigner tous mes encouragements dans les luttes qu'ils mènent contre cette resurgence d'une religion  outil et lame des puissants.
Nous voilà revenu au temps où le clergé , l'armée, la noblesse, dirigeaient la France.
Ici c'est une nouvelle noblesse, celle d'une bourgeoisie revancharde de la libération et de 1968.
Le manant a du toupet ; il  vient d'aller faire allégeance comme le faisait la royauté dans les siècles des siècles où elle a  agenouillé le peuple devant le goupillon.
Quand je dis "religion outil des puissants" je peux l'affirmer.
La déclaration de Sarkozy venu se faire adouber chanoine est éloquente à ce sujet et je ne résiste pas à l'inclure dans ce blog:  «Face à l’effacement des repères et aux bouleversements dans les sociétés, je veux dire par ma présence ici que nous avons besoin de la contribution de l’Eglise catholique comme des autres courants religieux et spirituels pour éclairer nos choix et construire notre avenir».sarkozychanoinevaticanub8.jpg
Voilà une déclaration claire "besoin de la religion pour éclairer nos choix"; lesquels ?
Sinon que ceux du  libéralisme et de la domination d'un monde de riche où l'argent coule à flot pour les nantis.
D'autres part, c'est une attaque à la laicité, la république laîque est foulée au pied par ce président qui  utilise sa fonction pour prêcher  le recours au religieux pour faire passer sa politique.
A travers cette visite, chez ce pape réactionnaire, on peut entrevoir comment le sabre et le goupillon viendront conforter une politique pétainiste plein de relents obscurantistes.
Cela nous montre que la place accordée à la civilisation chrétienne dans le traité constitutionel  était un acte non fortuit mais animé du désir de remettre sur les rails "un religieux officiel" genre Pologne où encore pointer de nouvelles possibilités à travers le créationisme que l'on s'apprête aux Eta ts Unis à enseigner dans les écoles publiques.
Des ayatollas sont prêts à brandir de nouveaux bûchers contre tout ce qui a évolué notamment depuis 1968 et les valeurs de liberté, d'émancipation notamment de la femme.
Le chanoine Sarkozy s'est d'ailleurs, pour la circonstance, fait accompagné d'un troupeau de converti et tout ces dévots ont été à la messe  je les cite "A l'issue de l'audience, le chef de l'Etat a présenté au pape les membres de sa délégation, parmi lesquels son conseiller spécial Henri Guaino, l'ancien ministre de la Justice Dominique Perben, le sénateur et maire de Marseille Jean-Claude Gaudin, l'historien Max Gallo, les journalistes Catherine Pégard et Patrick Buisson aujourd'hui conseillers de l'Elysée, le père Guy Gilbert, connu comme le "curé des loubards", et l'humoriste Jean-Marie Bigard.
Cette république des " nouveaux culs bénis" me donnent la nausée.

Bernard LAMIRAND
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MISERE ... MISERE... MISERABLE SARKOZY

Publié le 17 Décembre 2007 par aragon 43 dans Actualités

L'hiver est là et les pauvres souffrent.
Comme chaque année, la bourgeoisie jette quelques "larmes de crocodile" sur ces malheureux exposés au froid,  avec la faim qui les tenaille, sans logis.
Il ne s'agit pas de ces vieux clochards que l'on nous montrait naguère comme des récalcitrants de l'ordre établi et allergiques au travail.
Ceux-là sont les rejetés du capital, du Medef de  Madame Parisot, de ces entreprises qui ont été fermées ces vingt ou trente dernières années, et qui, de boulots précaires en petits ouvrages, en sont arrivés à être mis de cotè dans cette société qui méprise  l'homme et glorifie l'argent roi.527473-644374.jpg
Quand parfois ces exclus de la société  sont interrogés, nous voyons apparaitre ce qu'ils ont été; et ils rappellent à la société  qu'on les as laissé tomber.
On y voit des sidérurgistes, des ouvriers de chez Renault, de la navale et même des ingénieurs et cadres licenciés de leur entreprise.Leur cauchemar doit être terrible.
Maintenant nous  voyons apparaître des hommes et des femmes, qui, travaillant, n'ont plus assez  d'argent pour se payer la location d'un logement et certains dorment dans leur voiture, d'autres ont aménagés des tentes au bord du périphèrique, certains se blotissent sous les ponts à l'abri de la bise hivernale.
Des tentes canadiennes font office de logement.
C'est la France en cette fin décembre 2007.
La très catholique Madame Boutin , ministre du logement, envoie ses flics pour déloger ceux qui ont le culot de venir s'abriter prés de Notre Dame.Cette cathédrale qui, au moyen âge, servait de refuge aux pauvres,comme toutes les églises à l'époque où encore un peu plus loin de la Seine,  l'hospice Saint Vincent de Paul : celui qui portait la charité.
Le catholicisme connu  pour son goupillon à coté du sabre, avait quand même à cette époque, le devoir de charité et nos bourgeois catho d'aujourd'hui n'ont même plus ce réflexe quand ils pourchassent les victimes de leurs politiques.
Pendant ce temps là, notre cher Président se promène à Disneyland avec une star, il s'apprête à recevoir le titre de chanoine d'honneur par le pape (ex jeunesse hitlérienne) à Rome.Oyez, oyez braves gens, vous êtes priés d'adorer tous les jours la nouvelle princesse et cela promet bientôt un mariage en grande pompe.
Une manière de faire un contrefeu avec les aboyeurs de la télé et de la radio pour q'on ne parle ni de sa boulette avec Khadafy ni de ces malheureux qui vont empoisonner la tenue de plantureux repas de Noêl et de Nouvel an qui se préparent à 'Elysée et dans les beaux quartiers de Paris et des grandes villes de province.
Le caviar arrivant de Russie et d'Iran va couler à flot dans les entrailles " de la haute".489450924-33d5072ffc.jpg
Ce ne sera donc pas Père Noêl non plus pour les français qui ne sont pas adhérents au CAC40. Pour eux, c'est le tracas du caddy à remplir aux moindres prix parce que le pouvoir d'achat en a pris un coup.
Et puis, le "TRISTE de Chantilly", ministre du budget, vient d'asséner un méchant uppercut au pouvoir d'achat des fonctionnaires: "ils n'auront aucune augmentation générale" a t'il dit et ils devront se contenter de travailler plus et plus longtemps, avec moins de collègues et avec plus d'heures à faire.
Un autre ministre se fait discret en ce moment, le haut commissaire Martin Hirsh, celui qui, du temps qu'il était chez l'abbé Pierre, sillonnait la capitale pour aider les sans-abri avec beaucoup de compassion.
Fini ce temps là; la berline a remplacé le SAMU social.
Ce pauvre abbé Pierre, s'il a vu du ciel,  le argousins de Boutin et de Hirsh jetaient dans la Seine des militants et en bousculaient d'autres, matraque à la main, doit se retourner dans sa tombe.
Misère...misère...misérable Sarkozy.
Bernard Lamirand
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DIMANCHE AU BOULOT

Publié le 14 Décembre 2007 par aragon 43 dans syndicalisme

Le sénat à majorité de droite vient de voter une loi  favorable au travail du dimanche chez les marchands d'ameublement.
Cette loi nous dit-on prépare une autre loi plus générale d'ici le printemps.images-copie-8.jpeg
Et ce midi, les journaux télévisés s'en donnaient à coeur joie de cette excellente nouvelle pour "le travailler plus pour gagner plus".
L'aboyeuse en chef d'antenne  2, Elise Lucet mariée au sieur Cavada connu pour ses idées progressites (sic), le sourire aux lèvres, nous a révélé cette grande décision qui va augmenter le pouvoir d'achat en travaillant plus.
Et de nous trouver des salariés qui se satisfont de ce que cela va leur rapporter, l'un cite 250 euros"c'est bon à prendre" dit-il.
Et la médiacrate de nous indiquer dans un tableau visible sur l'écran que ce travail du dimanche est volontaire, que les heures supplémentaires seront payées à 100% etc....
De qui se moque t'on, le volontariat ! Mon oeil ! Quel (le) est le salarié (e) qui osera refuser dans ces entreprises où la porte de sortie n'est jamais loin.
Le 100% , mais rien n'est dit sur cette dérive qui amène des patrons à embaucher que pour le week-end et le reste du temps c'est la précarité avec des heures données au compte goutte.
Cela ouvre la porte à de nouvelles formes de précarité avec un contrat de travail que pour des jours d'affluence ou alors va t'on bientôt nous réinventer le travail aux pièces avec des salariés qui mouraient au boulot.
Pour couronner le tout, l'aboyeuse d'antenne 2, nous fit défiler des images d'une manifestation de travailleurs, avec leurs patrons, défilants pour réclamer l'ouverture du dimanche.
Un petit mot quand même jeté discrétement pour satisfaire à la déontonlogie en donnant la parole rapidement à un syndicaliste de la CFTC qui critique ce travail du dimanche qui va peser sur la vie de famille, sur la possibilité de se cultiver ou de faire du sport.
Ce travailler plus pour gagner plus; ce n'est ni plus ni moins que ce travail aliènant où on perd sa vie à vouloir la gagner.
L'esclavage moderne en quelques sortes.
Encore une fois la télévision française a été "la voix de son maître" Sarkozy.


Bernard LAMIRAND
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