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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

SARKOZY L'ENJOLEUR OU " NE TOUCHE PAS AU GRISBI"

Publié le 29 Novembre 2007 par aragon 43 dans Actualités

images-copie-5.jpegCe n'est pas évident, à chaud,ce soir, de se livrer à une analyse  de l'interventionà la télévision de Sarkozy.
Je vais m'y essayer en toute modestie.
On nous avait dit à coups de tambour et de trompette que le thème serait le pouvoir d'achat.
Sarkozy, avant d'en discuter, avait besoin d'un coup de menton pour rassurer son électorat qui attendait de lui un discours sécuritaire et des mesures qui rassurent les franchouillards, aprés les événements de Villiers le Bel, en rejetant l'idée qu'il faudrait une politique d'insertion .
Les voyous l'ont aidé puisssamment , par leurs comportements, à poursuivre et à accélerer cette politique de répressive dans ces quartiers  et qui ne donne d'ailleurs aucun résultat tangible.
Mais, cette entrée en matière, visait à le faire apparaître pour celui, qui muni du mandat confié par les français, mettait en oeuvre ses propositions malgré vents et marée avec un courage exemplaire.
Les deux aboyeurs de service de la télé ont excellemment rempli cette mission.
Donc un président de la république, droit dans ses bottes, prenant les français à témoin, disant qu'il ne faiblirait pas et tiendrait ses engagements.
Mais quand même, un président de la république, qui, de par son entêtement, leur a infligé 9 jours de blocage des transports pour satisfaire un engagement à ses maîtres: les patrons du MEDEF et CAC 40.
Ces messieurs ayant décidé de mettre fin aux acquis de 1945 comme nous l'a indiqué Monsieur Kessler, dernièrement, dans un journal parisien.
Mais la bataille est loin d'être terminée puisque les régimes spéciaux ont supendu leur action et que toute façon les questions de la retraite rebondiront avec les discussions qui doivent s'engager en 2008.
Mais passons au grand sujet du pouvoir d'achat: "nous allions voir ce que nous allions voir" :  la montagne a accouché d'une souris".
Aucune augmentation générale des salaires et des retraites: qu'on se le dise.
Les patrons vont pouvoir aller aux négociations annuelles dans les entreprises, le coeur tranquille, le porte-feuille fermé à double tour.Sarkozy leur a prêté mains-fortes ce soir.
Monsieur Sarkozy s'est arrangé pour qu'ils ne déboursent pas un sou et surtout que l'on ne touche aucunement à leurs stocks options ni à leurs dividendes dont on dit que le cru 2007 sera très bon.
Alors il ne restait, pour répondre a ses promesses du " je serai le président du pouvoir d'achat", que des mesures dilatoires.
Ah, il a dû aller les chercher "de derrière les fagots" ces mesures.
Prenez sur vos 35 heures dit-il et vos RTT, faites les vous payer.
Travailler le dimanche et vous serez payer double.
On baissera les prix dans les grandes surfaces.
On indexera les loyers sur les prix et non sur l'indice de construction et plus de caution.
On débloquera la participation.
Des gadgets.
Ces mesures sont d'abord inéquitables puisqu'elle ne s'adresse qu'à ceux qui peuvent en bénéficier; tout le monde ne fera pas d'heures supplémentaires ou ne travaillera pas le dimanche.
L'intéressement ou les primes; cela reste aléatoire.
Les grandes surfaces, on le saurait, n'ont jamais eu comme politique de diminuer les prix mais plutôt de les augmenter. Et si Monsieur Sarkozy, en matamore qu'il est, est prêt à se le payer, qu'il commence à les obliger à rendre les fortes hausses de prix qui datent depuis l'euro et là on aurait un bon exemple d'un président de tous les français.
Et puis cette mesure de se faire payer les RTT pour augmenter son pouvoir d'achat nous ramène aux tristes périodes d'avant guerre et d'avant le front populaire où les travailleurs travaillaient à la tâche et sans contrat de travail bien défini.
Il y avait , à cette époque, des "crevards" qui crevaient au boulot; c'est comme cela que nos aieux les appelaient.
Pourquoi alors, demain , si on encourage ce genre de mesures,  pour gagner plus:  se faire payer ses congés payés, travailler les jours fériés ou encore travailler et doubler les postes au point de ne plus avoir de vie familiale et d'être  complétement aliéné au travail et à la recherche d'heures supplémentaires pour faire sa paye.
Et puis, pour ne pas être plus long pour ce soir, je terminerai par ce rendez-vous qu'il veut faire avec les partenaires sociaux à la mi-décembre avec une sorte de donnant-donnant : "tu me donnes le droit de mener par le bout du nez les travailleurs et je te donne quelques libertés syndicales et des moyens financiers".
Nous aurons certainement à faire attention à ce projet"donnant-donnant" partant d'une reprise de sécurité d'emploi et de formation, traduit à la manière patronale, pour mettre un terme aux conventions collectives et les remplacer par du "gré à gré" où les salariés seraient des jouets que l'on déplaceraient comme des pions selon la guise du maitre d'entreprise.
Pour terminer et mon épouse me le disait : "pas un mot sur les profits", sur toutes les mesures prises ou en cours qui vont diminiuer le pouvoir d'achat telles l'exonération de la taxe télévision, les franchises etc...
Et rien pour les retraités qui eux ne seront pas emmerdés par les heures supplémentaires à moins qu'on les oblige à aller nettoyer les caddys des super-marché comme dans certains pays qu'apprécie le sieur Sarkozy.
Oui, ce soir, Madame Parisot peut se frotter les mains; elle ne déboursera pas un rond.

Bernard LAMIRAND

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LES RETRAITES QUELQUES PRECISIONS

Publié le 27 Novembre 2007 par aragon 43 dans syndicalisme

Jean Claude Plévinski,  un militant retraité de l'Union fédérale CGT de la métallurgie vient de produire une contribution et je n'ai pas résisté à l'insérer dans mon blog avec évidemment son autorisation.

Régimes de retraites Sécurité Sociale

 

 

Depuis maintenant plusieurs mois, le silence du Gouvernement et le mutisme des ministres sur un départ à la retraite à 60 ans sont significatifs !

 

Et pour cause !

Comment pourraient ils faire valoir le bien fondé de 41 années validées par la sécu en 2012 pour obtenir un taux normal de pension (50% des meilleures années) dont fort peu de salariés pourront bénéficier ?

 

Sur ce sujet, il n’est pas inutile de rappeler qu’un salarié prenant sa retraite à 60 ans pouvait, en 1988, compter sur des ressources – Tous régimes confondus –  représentant environ 80% de son dernier salaire.

En 2015, celles ci tomberont à 66% et la perte sera encore plus importante pour les cadres.

 

De même, silence et mutisme de la quasi-totalité de nos médias sur l’action des cheminots allemands qui se battent pour des augmentations importantes de salaires et la privatisation de leur entreprise en 2008.

 

Au risque de se répéter, le but non avoué des réformes déjà prises ou à venir est bel et bien la diminution du niveau de toutes les pensions et, par voie de conséquence, du pouvoir d’achat de tous les retraités par :

  • L’allongement de la durée de cotisation
  • L’indexation des pensions sur l’indice des prix INSEE et non sur les salaires
  • La généralisation de la décote

 

Tout ceci étant, comme se plait à le répéter le Président Sarkozy, non négociable  sous couvert d’équité (Sic !)

 

Voir le tableau récapitulatif ci-après (Les modifications sont soulignées)

 

A propos de la décote

 

Tous nos spécialistes spécialisés semblent découvrir aujourd’hui la décote alors qu’elle est appliquée sur les pensions Sécu depuis 1983 – Année d’application de la retraite à 60 ans – au début sous un autre nom.

 

Il s’agit d’une minoration du TAUX de la future pension Sécu liée au nombre de trimestres manquants.

Pour en comprendre le fonctionnement, prenons un exemple :

 

Salarié né en 1946 et prenant sa retraite en 2008 – Donc âgé de 62 ans

Il a 150 trimestres validés par le régime général Sécu et un salaire moyen des 25 meilleures années de 18000

 

Il lui manque 10 TRIMESTRES par rapport aux 160 trimestre et 3 années (12 trimestres) pour atteindre 65 ans.

  • La décote, pour 1946 est égale à : 1, 0625%
  • Taux de pension Sécu :  50% - (1, 0625% X 10 trimestres) = 39, 35%
  • Pension annuelle brute : 18 000 € X 39, 35% X 150/160 = 6 640 €

 

Avant 1993, sa pension aurait été égale à : 18 000 € X 50% = 9 000 €

Sans commentaire !

A propos de la pension de réversion Sécurité Sociale

 

Une commission sénatoriale vient de débattre de la pension de réversion pour conclure que :

 

« Les femmes du 21 ème siècle travaillent et le droit à la réversion n’a plus de raison d’être, une aide pourrait être crée pour les plus démunies »

 

D’abord, toutes les femmes ne travaillent pas.

Ensuite, celles en retraite perçoivent des pensions directes très nettement inférieures à celles des hommes.

Plusieurs raisons à cela :

  • Des rémunérations moindres à carrière comparable
  • Du travail à mi- temps imposé
  • Des carrières plus courtes – Famille – Enfants …

 

92% des bénéficiaires de la pension de réversion sont des femmes.

Plus de 500 000 personnes âgées n’ont que la pension de réversion pour vivre et font partie des 7 millions qui doivent survivre avec moins de 817 € par mois, l’actuel seuil de pauvreté !

 

A propos des régimes complémentaires

 

La aussi, il n’est pas inutile de rappeler que l’on assiste, à salaire constant, à une baisse du nombre de points acquis sur une année.

 

A cela, il faut ajouter une indexation sur l’indice des prix INSEE et non plus sur les salaires.

Ainsi, chaque année elles prennent un peu plus de retard sur ces derniers.

Aujourd’hui, la perte de Pouvoir d’achat représente 19% depuis 1993.

 

Pour ce qui concerne l’AGIRC, 100 € de cotisations contractuelles reçues par le régime donnaient une pension annuelle de 9, 8 € en 1999 et seulement 8, 8 € en 2007, soit – 11%.

 

Là également, sans commentaire !

 

L’ordre du jour des retraités

 

La revalorisation des pensions favorise la consommation et la croissance.

Il est urgent actifs et retraités de défendre nos régimes actuels par répartition pour nous éviter des lendemains qui déchantent.

 

  • L’augmentation de 10% des retraites au 1er janvier 2008
  • Minimum de retraite au niveau du SMIC
  • Retour à l’indexation des pensions sur les salaires

 

Sont des exigences sur lesquelles les retraités doivent se mobiliser unitairement.

Régime

Avant 1993

Décrets Balladur

Décrets Fillon

2008 ?

Secteur privé

-         - 160 trimestres mini validés, tous régimes confondus

-         - 150 trimestres validés par le régime général Sécu

-         - Taux normal de pension : 50% de la moyenne des 10 meilleures années

-         - Décote si le nombre de trimestres est insuffisant

-         - Pensions évoluant avec l’indice INSEE

-          - 160 trimestres mini validés, tous régimes Sécu confondus

-          - 150 trimestres validés par le régime général Sécu

-          - Taux normal pension : 50% de la moyenne des 25 meilleures années

-          -  Décote si le nombre de trimestres est insuffisant

-          -  Pensions évoluant comme l’indice des prix INSEE

-          - 160 trimestres mini validés, tous régimes Sécu confondus

-          - 160 trimestres validés par le régime général Sécu

-          - Taux normal pension : 50% de la moyenne des 25 meilleures années

-          - Décote si le nombre de trimestres est insuffisant

-          Pensions évoluant comme l’indice des prix INSEE

-          - Modification importante des pensions de réversion

164

trimestres

en

2012

Fonction

publique

-          - 150 trimestres minimum validés, tous régimes confondus

-          - Taux de pension : 2% par année validée (maxi 75%) de la moyenne des 6 derniers mois travaillés

-          - Pensions évoluant comme les salaires

 

-          - 160 trimestres minimum validés, tous régimes confondus

-          - Taux de pension : 1, 875% par année validée (maxi 75%) de la moyenne des 6 derniers mois travaillés

-          - Décote si le nombre de trimestres est insuffisant

- Pensions évoluant comme l’indice des prix INSEE

164

trimestres

en

2012

SNCF

- Taux de pension : 2% par année validée (maxi 75%) de la moyenne des 3 derniers mois travaillés

-          - Pensions évoluant comme les salaires

- Âge : si 25 années d’ancienneté, départ à 55 ans (50 ans pour les roulants)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

164

trimestres

 

taux

pension

décote avec

âge

 

indice

INSEE

 

 

 

JC PLEWINSKI – Novembre 2007

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UNE DROLE DE SOIREE DANS LE TRAIN

Publié le 26 Novembre 2007 par aragon 43 dans Actualités

arton567-5e606.jpgAujourd'hui 26 NOVEMBRE 2007, j'ai passé la journée à Paris pour mes activités syndicales  et pour cela je me suis déplacé par le train de Creil à Paris aller et retour.
P
assons sur cette journée militante.
Le soir, j'ai repris le train de Creil à Paris pour rentrer à la maison.
Me voici à la gare du Nord vers18 heures pour le train de 18 h 04, le train est affiché partant.
Vous allez me dire : pourquoi bloguer pour expliquer ses déplacements ? Attendez....La suite arrive.
Le train ne démarre pas,l'attente commence ; déjà les quolibets en direction des chemninots pleuvent à partir de ce retard, on sent les esprits échauffés.
Une grincheuse, à coté de moi, indique que les cheminots le font exprés (sic).
Ce sont des fonctionnaires avec le R qui traînent dans la commissure de ses lèvres toutes couperosées.
Elle dit à sa voisine "cela fait 37 ans que ça dure" mais ici c'est pire, c'est des "cons".
Le train ne part toujours pas, et soudain, vers le demi-heure d'attente, un message nous parvient :  notre train est bloqué en gare à cause d'un accident de personne sur la voie.
Et la bonne femme de dire " ils inventent, je les connais, ce sont des menteurs".
Un brave mec acquiesce et verse son grain de sel en disant que ce sont  tous des bons à rien.
J'ai décidé de ne rien dire et d'écouter. Dans la voiture d'autres voix se lèvent, et j'entends des jeunes femmes parler dans le fond " la SNCF nous fait chier c'est tous des privilégiés" hurle une dame jeune et certaines imitent les contrôleurs quand ils rentrent dans la voiture et qu'ils se présentent pour le contrôle des billets.Marrants....non pas vraiment marrants !
Une dame me dit "tous ces gens là sont allumés":j'approuve...
Un noir, l'air absorbé,  discute avec sa femme au téléphone et il a du mal à expliquer qu'il est bloqué à la gare du Nord,  manifestement elle  ne le croit pas. La discussion s'engage à coté de moi sur la tentative de viol et l'assassinat de la jeune étudiante dimanche. Le black, qui a rangé son portable, s'exclame aussitôt et prend  la parole " il faut lui couper les couilles" et la mégère lui répond "oui, mais on ne meurt pas d'un coupage de couilles, il faut le zigouiller ; et si c'était ma fille cela serait déjà fait".
J'en peux plus, vais-je encore tenir longtemps?
Mais, j' ai coté de moi, une dame, d'un certain âge,tranquillement  elle me dit "ces gens là exagèrent".
J'approuve à nouveau et cette personne replonge dans ses  mots croisés ou dans son sudoku.
Dans la voiture SNCF, au fil du temps qui dure à l'arrêt, il est presque 20 heures, les quolibets et les mots disgracieux se multiplient contre les cheminots et on se moque de la SNCF, infoutue de conduire ses passagers dans de bonnes conditions.
Une nouvelle information parvint dans le grésillement de la sono intérieure mal réglée : nous apprenons que notre immobilisation est dûe à une rupture de caténaires; "de cauténaires" dit ma voisine toujours mal embouchée.
C'est la rigolade, encore un coup des cheminots nous dit la mijorée,  elle n'en peut plus, elle rugit et ironise sur la SNCF et ces méchants cheminots.Et elle dit à sa voisine, que de son temps on mettait 3 heures pour réparer une "cauténaire" et qu'aujourd'hui on a pas plus avancé malgré les progrés "bande fainéants" va !
Là dessus, le gars qui approuvait sans rien dire, s'endort;  il ne se réveillera qu'à quelques kilométres de Creil vers l'arrivée de la gare.
Les portables sonnent partout, les maris et les épouses s'inquiétent et font le point " prépare à souper", "j'arriverai tard", viens me cherchait,"etc...Ces cheminots nous font chier" la SNCF, il faut privatiser tout ça." nous dit un monsieur bien sapé dans son costume trois pièces.
Nous apprenons par les téléphone portables, qu'un autre accident est arrivé en gare de Creil, une femme, dans l'aprés midi, s'est suicidée sur les voies; personne n'a pu le retenir.Rien à voir avec notre retard nous dit la raleuse.
Triste réalité d'un monde de souffrance.
Enfin, vers les 21 heures, le train démarre ; il va rouler vite jusqu'à quelques kilométres de Creil pour s'arrêter et attendre. A nouveau les impatiences se font sentir, des personnes voient des cheminots sur les voies, certainement des aiguilleurs, et les réflexions sont tristes à entendre " ces gens là se foutent de nous" regardez-les ils nous narguent !
Vraiment, j'en peux plus, et je leur dit " mais vous vous rendez compte de ce que vous dites ? Ces cheminots ont la responsabilité de guider le train dans de bonnes conditions jusque la gare et en tenant compte du nombre de trains qu'il y a à faire passer sur les quais au fur et à mesure des déblocages"."Une gare et des postes d'aiguillage cela ne se manie pas comme ça".
La femme vindicative ne trouve rien de mieux à me dire qu'il y a suffisamment de voies pour passer et on voit bien qu'elle n'y connait "que dalle" en prenant une gare de triage pour une autoroute à deux voies.
Le black me rejoint et opine du chef, vous avez raison Monsieur me dit-il mais il en profite pour se lancer dans une grande explication : "les cheminots sont des profiteurs" et c'est moi, dit-il qui les payent ainsi que leurs retraites de  privilégiés.
Le brave, il a dû entendre cela à la télévision, et il répéte les couplets assénés par les médias.Ah ces médias, "la voix de son maitre Sarkozy" ils inoculent vraiment bien les discours de la droite.
Il se livre alors à un plaidoyer pour les jeunes de Villiers le Bel tués sur une moto .
Alors je réinterviens, et je leur dis à tous : "vous devriez avoir honte de vous attaquer à ces cheminots que vous qualifiez de privilégiés. Ce sont des travailleurs comme vous et ils gagnent comme vous des petits salaires".
"Vous feriez mieux de vous attaquer aux vrais privilégiés ;  regardez ce que Sarkozy et les patrons viennent de s'octroyer comme augmentations et là vous ne dites rien ! Vous tombez dans le jeu de Sarkozy et vous allez voir ce qui va vous arriver : les cheminots, c'est un hors d'oeuvre, aprés c'est vous, et c'est la retraite à 65 ans assurée qui vous attend si vous continuez à raisonner comme cela".
Et pour enfoncer le clou, je leur précise: "vous verrez, vos petits malheurs de ce soir ne sont rien par rapport à ce qui risque de vous arriver, vous n'irez pas jusque 65 ans au boulot, vous serez foutu à la porte avant et vous serez chômeurs de 50 ans à 65 ans".Ah, la tête de certains ! j'en rigole encore en tapant ce texte...
Une dame acquiesce, je suis content de mon coup d'éclat, ils sont une dizaine prêts à sortir du train, nous sommes enfin arriver à la gare de Creil et les rigoleurs ont fini de rigoler devant  ces quelques vérités assénées, j'en conviens, un peu rapidement.
Je me suis libéré, il était temps.
Mais la morale de cette équipée, c'est que j'ai pu mesuré le poison inoculé par cette droite pour faire passer sa réforme des régimes spéciaux en qualifiant les cheminots de privilégiés.
J'en mesure  la bataille idéologique que mène la droite libérale pour faire passer ses idées et créer les conditions de division et d'opposition entre travailleurs.
Je mesure aussi le manque actuel d'un parti communiste dans les entreprises et les bureaux, bref sur les lieux de travail, où le venin libéral et du chacun pour soi  est inoculé comme à la télévision. Et dans les expresssions de ces travailleurs revenaient les mots employés par les médias : otages, privilégiés, nantis.
21 heures 35, enfin je sors de ce train populiste comme dans un mauvais rêve mais pourtant c'était une réalité.
Il va falloir se battre me disais-je pour convaincre ces travailleurs qui font fausse route.
Il me restait à me taper 20 minute à pieds, il n'y avait plus de bus et tout au long du chemin menant à la maison ;  je me disais :  ce n'est pas le moment de perdre l'outil PCF car les événements le rendent plus que jamais indispensables pour affronter cet ennemi de classe : LE CAPITAL .
.

Bernard LAMIRAND


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Connaissez vous le C.O.R.

Publié le 22 Novembre 2007 par aragon 43 dans syndicalisme

Retraites-d-bat.jpgC'est le Conseil d'Orientation des retraites.
Il fait un diagnostic de l'évolution des régimes de retraites à partir de données démographiques et d'autres données sur la situation économique et sociale du pays à des horizons de court terme, moyen terme et long terme.
Je résume.
Les données sont en général établies de manière assez juste à partir de projections.
Par exemple, quand il est indiqué que l'espérance de vie en 2050 atteindra 83,8 ans pour les hommes et 89 ans pour les femmes.
Que le nombre de retraités passera de 13,8 millions en 2006 à 22, 3 millions en 2050.
Que le nombre de cotisants évoluera de 25,2 millions en 2006 à 26,9 millions en 2015 pour se stabiliser ensuite et légérement s'accroitre jusque 2050.
Des données donc qui pose la question du financement d'un tel nombre de retraités si ce nombre reste sur les bases d'un départ à 60 ans.
Ce conseil d'orientation, aprés cet analyse et aprés avoir dit que la réforme Fillion de 2003 n'avait pas rétabli les équilibres et que le déficit en matière de financement s'élevait à plus de 5 milliards ne trouve que comme solution qu'un nouvel allongement de l'âge de départ à la retraite et une poursuite de l'abaissement du niveau des retraites.
Le rapport sera remis demain au premier ministre, celui auteur de la réforme de 2003 et qui n'a plus aucune crédibilté puisque son plan a échoué.
Le comble, c'est que cet organismes "le COR" poursuit dans la même démarche.
Il faut "saquer" les futurs retraités.
Rien ou peu concernant le finacement qui est la pierre de tout.
On nous dit que la charge va devenir énorme pour les futures générations parce que la pyramide des âges va faire en sorte que ne sera plus tenable la charge des cotisations qui pèsent sur les actifs.
Aurait-on voulu garder une pyramide des âges où l'espérance de vie ne progresse plus;  et même régresse ?
Les progrés pour vivre mieux et plus lon,gtemps serait-il un handicap pour payer les retraites ?
Et puis, on nous rabâche, le rapport un retraité pour quatre actifs en 1950 et demain autant ou presque d'actifs et de retraités.
Mais n'y a t'il que ce rapport qui doit compter?
La productivité de l'actif de 1950 et celle de l'actif d'aujourd'hui est à voir au centuple.
Alors qui profite de cette productivité et qui la répartit ?
Je pense que c'est là le problème numéro un : répartir mieux cette productivité qui engendre des super-profits et des dividendes aux actionnaires.
La  solution ne réside certainement pas dans une course en avant vers l'allongement de l'âge de la retraite et du dépérissement du système de retraite par répartition en asséchant les revenus des retraités.
Ce rapport du COR va encore être utilisé pour fabriquer une opinion fataliste sur les possibilités de trouver des solutions alternatives différentes de celles opérées depuis les décrets Balladur Veil de 1993  pour préparer la suite de la réforme en 2008 .
Alors, imposons le maintien des droits pour tous à 60 ans et l'avancement de l'âge de la retraite de 50 ans à 59 ans pour les métiers à risques et pénibles.
Lançons un grand débat d'idées sur un financement reposant davantage sur une autre répartition des richesses créées et notamment de reprendre aux actionaires les 10 à 15 % de plus value pris sur les salaires et les pensions en une vingtaine d'années.
Bernard LAMIRAND


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ON EST TOUS "PRIVILEGIES" PAR RAPPORT A D'AUTRES !

Publié le 20 Novembre 2007 par aragon 43 dans syndicalisme

20 Nov 2007 - 07:00:30  reprise d'un tract du syndicat Arcelor HAGONDANGE et transmis par le blog "http://canaille- rouge.sosblog.fr"robberbarons-2.thumbnail.jpg
 

La réforme en cours des « régimes spéciaux » de retraite (SNCF etc.)
alimentent en ce moment une polémique sur les « privilèges » dont
bénéficient les salariés de ces entreprises, comme si ces avantages sociaux
avaient été volés, ou qu’ils soient complètement anachroniques.

Que la droite et le Patronat « s’insurgent » contre de tels

« privilèges » est déjà en soit scandaleux car ils ont l’air
d’oublier ce qu’est réellement un Privilège. Plus étonnant est la réaction de
certains salariés de notre usine qui trouvent également anormal le statut dont
bénéficient les cheminots et tout à fait normal qu’on les aligne sur le droit
commun. (Comme si cela vous rapportait quelque chose….)

La CGT tient à rappeler quelques faits historiques et juridiques.

Le statut social des salariés tient pour l’essentiel aux lois et
luttes sociales nationales (code du travail, congés payés, retraites, Smic, 35H
etc…) et aux luttes et négociations syndicales internes aux entreprises
(ou branches) qui permettent d’obtenir des acquis sociaux complémentaires au
droit commun. Ces acquis internes débouchant quelques fois sur des lois qui
concernent tout le monde. C’est ainsi qu’en 1956 par exemple, un conflit dur
chez Renault déboucha sur l’octroi de la 3° semaine de congés payés, chez
Renault d’abord, puis, grâce à une loi pour tous les salariés.

Les cheminots, de tous temps, se sont beaucoup battus. Pour leurs droits, et

pour les autres aussi, souvenons-nous du tribut payé par les cheminots dans la
Résistance, dans chaque gare, une plaque commémore les noms des fusillés et
déportés. Ils sont fortement syndiqués (notamment à la CGT) et quand les
syndicats appellent à la grève, ils répondent présents massivement. Leur statut
social, ils l’ont obtenu par l’action collective et ces droits acquis par
plusieurs générations de luttes sociales, ils souhaitent les conserver. Il n’y
a là rien d’anormal.

Il ne s’agit pas de « privilèges » mais d’avantages sociaux liés au

statut de l’entreprise, de la branche d’activité ou du pays où l’on vit.


que d’autres salariés n’ont pas et qui sont le fruit des luttes ou des
négociations syndicales.

Le 13° mois n’est pas prévu par la loi. Il a été obtenu en 1975 après 15 jours

de grève du personnel ouvrier. Et tous les nouveaux embauchés y ont droit car
cela fait partie des « avantages » de notre entreprise. Des millions
de salariés en France n’ont pas de 13° mois, sommes-nous des
privilégiés ?
Même raisonnement pour le CRUM (10 jours de grève
en 1978) ou pour les primes trimestrielles qui sont uniques à Asco Hagondange
et Safe. Même raisonnement pour la prime de vacances, la prime d’ancienneté, la
prime de St Eloi qui ont été négociées dans le passé au travers de la
Convention Collective de la Sidérurgie et qui ne concernent que les sidérurgistes !!


Sommes-nous des « privilégiés » car des millions de salariés n’ont pas
ce statut ??

On peut encore en rajouter avec la mutuelle (financée à 60% par la direction),

le CE (2% de la masse salariale payés par l’entreprise), les indemnités de
déplacement, les primes liées au postes (casse-croûte, fin de postes, nuit,
paniers etc.). Tous ces avantages font un statut qui permet de vivre plus ou
moins correctement.
Vous
considérez- vous comme des privilégiés ?

Pour un Smicard d’une petite entreprise sans statut, nous sommes sans doute des

privilégiés. Ils sont 2.5 Millions à vivre avec un salaire inférieur à 1000
euros net par mois, sans avantage complémentaire. Ils peuvent être
jaloux ou envieux face aux « privilégiés » d’Ascométal….

Et ces Smicards à 1000 euros sont certainement considérés comme

« privilégiés » par rapport à des ouvriers polonais qui gagnent 400
euros par mois, eux-mêmes privilégiés par rapport aux ouvriers chinois à 100
euros par mois, eux-mêmes privilégiés par rapport aux africains qui n’ont rien
et qui bravent la mort en traversant la Méditerranée sur des embarcations de
fortune….

Il est bizarre ce 21° siècle qui considère que vivre « normalement »

des fruits de son travail, pouvoir se soigner correctement, avoir une retraite
décente sont des « Privilèges ». Tout aussi
bizarre l’idée qui consiste à concevoir « l’égalité » au
travers de l’alignement sur le moins disant social.
Tout le monde au Smic
est-ce-cela notre avenir !??
(et
encore le Patronat et la Droite le trouve trop élevé, car on n’est pas
compétitif par rapport aux polonais et autres chinois …)

Et pendant tout ce temps où on bavasse sur les « privilèges » des uns

ou des autres, on ne parle pas des VRAIS PRIVILEGIES !

a) LES GRANDS PATRONS, qui savent si bien nous faire la

morale. Un chiffre vient de tomber, dont personne ne parle : les 50 patrons les mieux payés en France ont
touché en 2006 : 190 Millions d’euros soit en moyenne 3.8 Millions
d’euros soit 316 ANNEES DE SMIC !!! (chacun) Mais
attention, ce n’est pas un « privilège » ça rémunère « le
talent, la responsabilité » de nos dirigeants et surtout le stress et le
« risque »…. La preuve quand ils gèrent mal une entreprise ils
peuvent même être licenciés.. si si… mais avec un parachute doré de
plusieurs millions d’euros pour amortir le choc…on est social quand même !

b) LES ACTIONNAIRES : ceux-là ne bossent même

pas !! Ils se contentent d’encaisser des « dividendes »
générés par le travail des salariés (smicards ou « privilégiés ») et
d’exiger de plus en plus de dividendes. Ces gens là dépensent en une
journée ce que gagne un salarié en plusieurs années. Eux savent ce que sont des
privilèges et savent se battre pour les conserver sans aucune considération
morale. Peu importe que les salariés français, polonais ou chinois galèrent ou
crèvent, au contraire, leurs profits dépendent de la misère du monde !

Nous invitons les salariés de notre site

à réfléchir à ces questions, à ne pas gober tout ce que crache la télévision et les journaux, à comprendre que la richesse créée dans le monde permettrait aux
milliards d’êtres humains de vivre mieux si l’essentiel des richesses n’étaient
accaparées par quelques milliers de « profiteurs » aussi
irresponsables que méprisants.

Le 4 août 1789, la première assemblée nationale vota « l’abolition des privilèges » qui mettaient fin aux privilèges de la noblesse française.

Aujourd’hui, ce ne sont plus les aristocrates qui jouissent de « privilèges »,
mais quelques milliers de financiers capitalistes qui confisquent les fruits du
travail de milliards d’êtres humains dans le monde, et dont la devise
est :



DIVISER POUR REGNER ; NE LEUR DONNEZ
PAS RAISON !




Les cheminots, agents EDF ou
RATP, défendent leurs statuts, la CGT et (presque) tous les syndicats les
soutiennent car c’est le rôle qu’on attend d’un syndicat. Ils ont
raison de se battre !

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RETRAITE A 60 ANS: ATTENTION ! VERS SON EXTINCTION ?

Publié le 19 Novembre 2007 par aragon 43 dans syndicalisme

retraite.jpgDans le débat actuel, le gouvernement et le Medef se garde bien d'aborder les vrais raisons de la remise en cause des régimes spéciaux.
Il s'agit de faire disparaitre la possibilité de prendre sa retraite à 60 ans à taux plein .
Historiquement, la possibilité d'ouvrir le droit à la retraite à 60 ans dans le privé vient de la lutte engagée par les travailleurs et qui a aboutie en 1982 avec la gauche au pouvoir.
C'est l'époque où le patronat se débarrasse massivement des salariés dans les industries de la métallurgie, sidérurgie et textiles dans le cadre de grandes restructurations industrielles pour le profit.
Aboutir aux 40 ans de cotisations dans les régimes spéciaux, c'est donc préparé la suite, au printemps 2008, quand s'engageront à nouveau des discussions sur le régime général.
C'est là que sera avancé par le patronat et le gouvernement de Sarkozy l'idée que les 40 ans ne sont plus tenables et qu'il faut envisager 41 puis 42 ans et pourquoi pas 45 ans comme le préconise le MEDEF.
En ce sens, ces objectifs visent à rejoindre les autres pays Européens avec des départs qui se rapprochent des 67 ans voire des 70 ans.
Ce serait la fin d'une vie nouvelle à la retraite pour de nombreux travailleurs usés ou fatigués et qui aspirent à une autre vie que le travail.Le délai de vie retraitée serait alors réduit de prés de la moitié par rapport aux retraités précédents.Ce sont les méthodes actuaires des assureurs privés pour les primes d'asssurance vie.
Et là, tous le monde sera effectivement sur un pied d'égalité puisque les derniers verrous existants dans le secteur public auront sautés.
42 ans de cotisations pour n'importe quel travailleur du public comme du privé, ce sont des prises de retraites qui s'échelonneront demain de 65 à 70 ans si on y met toutes les précarités qui feront en sorte que le nombre de trimestres cotisés s'effondre actuellement avec le chômage, les stages, les travaux précaires, les études longues et j'en passe.
Il me semble, mais c'est une opinion tout à fait personnelle, que le départ en retraite à taux plein ne doit plus être concomittant avec le nombre d'années de cotisations.
Le droit à la retraite pleine et entière doit être possible à 60 ans pour tous.
Pourquoi ?
Parce que les travailleurs, dans leur ensemble, vivent des condtions de travail précaires et qu'ils ne sont pas responsables des trimestres non-cotisés du fait de cette précarité qui les poursuit durant toute leur carrière.
Et, à ce sujet, les propositions de la CGT pour une sécurité sociale professionnelle qui leur permet de maintenir tous leurs droits durant leur vie quelque soit leur devenir professionnel prend en compte aussi cet aspect des droits à la retraite.
Il faut donc ouvrir les droits à la retraite à 60 ans pour tous et y trouver les financements nécessaires en puisant dans les richesses créées et en particulier en réduisant le niveau des profits exorbitant actuellement.
Monsieur Bertrand, dans ses prêches se garde bien d'aborder les vrais raisons de ce combat indigne qu'il mène avec ses comparses du MEDEF, basé sur des soit-disant priviléges des régimes spéciaux.Le fond est bien de remettre en cause systématiquement l'âge de la retraite et le niveau des prestations pour faire en sorte que le régimes général ne soit plus qu'un régime minimale représentant 1/3 du salaire d'ici peu.
Cela justifierait la mise en place de fonds de pension avec les sociétés d'assurances auxquelles Monsieur Bertrand est profondément attaché de par ses origines professionnelles.
Cette retraite à 60 ans devrait se concrétiser par une autre négociation, celle de l'avancement de l'âge de la retraite pour toutes les professions à risques où pénibles, où encore avec des horaires décalés.Cet avancement devrait se faire entre 50 et 60 ans selon des critères à négocier.
Ce que les usagers des régimes spéciaux devraient voir en tant que travailleurs, c'est que leur vie demain risquent d'être beaucoup plus compliquée que les difficvultés de transports auxquelles ils ont à faire face.
Si les réformes de Sarkozy passent, c'est un départ à la retraite à plus de 65 ans mais c'est surtout une longue période de chomâge qui s'ouvrira car il est peu probable que les patrons les maintiendront dans des postes "dit doux" de 50 ans à 70 ans.
Malheur à ceux qui se laissent donc abuser par le l'idéologie dominante et ces mots : "otages, équité,nantis,privilégiés".
Derrière se cachent des mesures dont ils seront les premiers à faire les frais.
Bernard LAMIRAND


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les gogos

Publié le 18 Novembre 2007 par aragon 43 dans Actualités

J'ai repris, dans ce blog, un article trouvé de AL 93, des libertaires  et j'ai trouvé cette  description, du discours anti-grève, intéressante pour faire réfléchir tous les gogos qui  gobent les  paroles distillées par l'adversaire de classe dans les médias  telles celles de l'otage ou encore de la galère: des mots très employés en ce moment et que des gens reprennent sans toujours réfléchir que ces mots sont bien choisis pour faire des colporteurs des idées de la droite et de l'extrème droite.labour.jpg


Anti-grévistes, vos gueules !

Publié le samedi 17 novembre 2007.

 

La grève des transports pour la défense des retraites donne l’occasion à la droite de vomir sa bile haineuse. Micros et caméras pataugent dans la fange des inepties des anti-grévistes. Il faut répondre aux pires de ces délires.

"C’est une prise d’otages !". Non. Une prise d’otage, c’est si on t ’enferme dans une cave, menotté au mur, cagoulé, et que régulièrement on vient te foutre un pistolet sur la nuque en te menaçant de te buter parce que ta famille ne paye pas. C’est ça, une prise d’otage. Là, il s’agit simplement d’une grève.

"On nous empêche de travailler !". Non. Il n’y a pas de piquet de grève devant chaque entreprise. Personne n’est empêché de travailler. Simplement il faut nous démerder tous seuls pour nous déplacer, sans les cheminot-e-s et les traminot-e-s. Au passage, la situation illustre l’absurdité totale de l’aménagement du territoire qui consiste à loger les travailleurs et travailleuses à l’est de Paris et à placer leurs entreprises à l’ouest. Si habitation et travail étaient plus harmonieusement organisés, les transports ne poseraient pas tant de problème.

"Supprimer les régimes spéciaux, c’est une question d’équité". Non. C’est une question de dumping social. L’équité, ce n’est pas aligner sur le pire régime, mais sur ce qu’on peut faire de meilleur pour le plus grand nombre. Et l’équité n’est pas non plus à géométrie variable. Si la préoccupation réelle du gouvernement Sarkozy était l’équité, il instaurerait un salaire unique. Puisque tou-te-s les travailleurs/euses sont sensés cotiser le même temps pour leur retraite, pourquoi donc ont-ils et elles des salaires différents ?! Voilà pour le coup qui est bien inéquitable ! Allez, hop, tout le monde aligné sur le salaire moyen (1903 euros par mois en 2005), y compris le président de la République qui vient de se tripler son salaire pour gagner 10 fois ce salaire moyen !

"La mondialisation oblige à supprimer les régimes spéciaux". Non. Ceux et celles qui pensent ça sont donc prêt-e-s immédiatement à toucher un salaire chinois ou indien, puisqu’"avec la mondialisation on n’a pas le choix" ? Bonne nouvelle pour leurs collègues qui vont pouvoir se partager la différence ! La mondialisation n’est qu’un prétexte pour cacher des choix purement idéologiques.

"Avec l’allongement de la vie, il faut bien travailler plus longtemps". Non. La productivité augmente plus vite que l’espérance de vie. Donc la richesse existe pour financer largement cet allongement de l’espérance de vie. Simplement il y a un choix politique idéologique : laisser les capitalistes, les actionnaires, les possédants, accaparer cette richesse supplémentaire au lieu de la distribuer à ceux et celles qui ont contribué à la produire.

"C’était une promesse de campagne, être contre est anti-démocratique". Non. La démocratie, ce n’est pas tout est à prendre ou à laisser. La démocratie, c’est l’élaboration collective du fonctionnement de la société. Il n’y a pas de débat sur cette question, mais un passage en force du fait d’une lubie d’un seul homme. La démocratie, ce n’est pas un chèque en blanc.

"L’opinion publique est contre cette grève, les sondages le prouvent". Non. Un sondage n’a jamais rien prouvé. Tout dépend de la manière dont on pose la question. Demandons si vous pensez normal de travailler plus pour gagner moins. 99% de Non ! Donc 99% de gens contre la contre-réforme des retraites de Sarkozy.

Alors les anti-grévistes, vos gueules ! Arrêtez vos arguments de pilier de comptoir sans logique. Faites-vous greffer des neurones ! Et soutenez plutôt ceux et celles qui sont en train de se battre pour le droit à la retraite de tous et toutes.

Car il faut être soit complètement stupide, soit totalement malhonnète pour imaginer que le gouvernement Sarkozy s’arrêtera aux régimes spéciaux. C’est l’ensemble du régime de retraite par répartition qu’il veut détruire pour faire plaisir aux actionnaires des assurances privées. Dès qu’il en aura fini avec les régimes spéciaux, c’est le régime général qui passera à la moulinette de l’allongement de la durée de cotisation (encore !) et de la réduction des pensions (encore et toujours !). Alors bien sûr que c’est chiant, crevant, exaspérant de devoir se débrouiller sans les transports en commun pour se déplacer. Mais les responsables, ce sont les saboteurs des retraites : Sarkozy, Fillon et Bertrand.

Battons-nous maintenant si nous ne voulons pas bosser jusqu’à ce que mort s’en suive !

AL 93

 

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LE PLOMBIER DU COMITE NATIONAL

Publié le 17 Novembre 2007 par aragon 43 dans communisme

Un article de la section PCF de Castres;  le titre est de moi pour qualifier "les valises de plomb de Cohen Seat" ; un peu d'humour par ce temps glacial. VALISE-2.jpeg

Extraits :

Venons en au long entretien accordé à Patrice Cohen-Séat, membre de l’Exécutif national du PCF, dans « l’Humanité.

Quelle est la thèse développée par Cohen-Séat ? Il indique vouloir tirer « toutes les conséquences » des échecs subis lors du printemps 2007 et des élections précédentes – la conséquence majeure étant la nécessité de changer le nom du PCF, responsable de tous les maux et du déclin continu de notre parti .

Il insiste, complaisamment relayé par le journaliste, sur la thèse du « déclin continu » du PCF, oubliant au passage que nombre de dirigeants du PCF ont milité pour que l’étiquette communiste n’apparaisse pas lors de la campagne de Marie-George Buffet, labellisée candidate de la « gauche populaire et antilibérale ».

Pour P. Cohen-Séat, le changement de société et le projet dont nous devons être porteurs, c’est « notre ambition d’émancipation humaine » … on a connu des formules plus claires et explicites.

Il indique par ailleurs, dans la situation critique dans laquelle se trouve la gauche que « nous devons donner le signal fort que nous sommes prêts à nous révolutionner pour contribuer à ce que la gauche elle-même se révolutionne et se hisse à la hauteur de ses responsabilités historiques ». Comprenne qui pourra…

Cohen-Séat manie aussi le paradoxe : il affirme que « nous sommes arrivés au bout du cycle politique qui s’est ouvert en 1920 (…) il faut inventer du neuf dans l’organisation du combat politique » et dans le même temps il indique qu’ « écrire une nouvelle page de notre histoire est nécessaire. Mais on n’y arrivera pas en déchirant les précédentes ».

Il ajoute être favorable à un changement de nom du PCF : « le communisme s’est historiquement assimilé à des crimes et à l’échec. Au mieux, il renvoie à une époque révolue. »

Cohen-Séat assène enfin le coup de grâce : Pour faire vivre notre engagement, il faut le « libérer des valises de plomb que nous traînons encore aujourd’hui. (…) Seul un acte symbolique fort peut le permettre. Y a-t-il une autre façon que de changer de mot ? Ce débat doit s’ouvrir et il faudra le trancher » … Le camarade Cohen-Séat a lui déjà tranché, manifestement.

Ou comment faire mine d’ouvrir un débat « sans tabous », affirmer que « personne ne peut dire : j’ai la solution » et dans le même temps asséner, de façon définitive, des opinions pour le moins tranchées et définitives. Certains manient décidément mieux le paradoxe que la dialectique !

Et dans tout cela, où est donc passé l’histoire du communisme français ? Disparue, étouffée, enfouie.

Les clichés succèdent aux affirmations péremptoires et voilà comment on tente de liquider un parti : « Les valises de plomb, les crimes, l’échec, le parti-Etat, l’économie administrée, la supériorité du capitalisme sur le socialisme » … encore un effort, on dirait du Sardou, camarade Cohen-Séat !

Si l’enjeu n’était pas crucial pour notre peuple, pour le devenir des idées révolutionnaires on pourrait ironiser sur les propos d’un des principaux dirigeants du PCF depuis plusieurs décennies. Un dirigeant qui mène son organisation à plusieurs catastrophes électorales successives devrait pour le moins s’interroger sur la pertinence et l’efficacité de ses qualités de dirigeant.

Pourquoi des équipes dirigeantes ayant échoué de manière aussi flagrante n’ont-elles pas le courage de se remettre en cause au lieu de casser le Parti qui est à l’origine des plus belles pages du mouvement ouvrier et progressiste français au XXe siècle ?

Il est en effet nécessaire de se poser des vraies questions sur le sens de ces déconvenues électorales – au lieu de poser comme préalable qui exonère un peu trop facilement les dirigeants - un « déclin continu de l’influence du PCF », forcément structurel, alors que nous pensons que ces raisons-là sont en réalité conjoncturelles.

Un certain nombre de nos dirigeants actuels ont manifestement un problème avec l’histoire du communisme français : ils ne l’assument pas, soit parce qu’ils ne la connaissent pas, soit parce qu’ils ont renoncé à mener sur ce terrain-là aussi la bataille idéologique avec nos adversaires de classe, laissant de fait le champ libre aux Stéphane Courtois et consorts, historiens superficiels mais vrais idéologues de la bourgeoisie.

Ces derniers ont totalement conquis, au cours de ces vingt-cinq dernières années le terrain de la bataille idéologique à propos de l’histoire du communisme et plus largement de l’histoire économique et sociale.

Celles et ceux qui résistent au déferlement des idées dominantes sont sommés de se soumettre ou sont l’objet de cabales infâmes, dans lesquelles l’extrême-droite n’est jamais loin (voir les attaques des milieux fascisants contre l’historienne marxiste Annie Lacroix-Riz).



A

 

Appel de communistes de Rhône Alpes :

« Refusons le renoncement avec la disparition du PCF.

Reconstruisons notre parti par sa démocratisation et avec des novations majeures pour faire vivre un vrai projet de transformation radicale pour dépasser le capitalisme »

 

La tournure du débat au sein du PCF pose question. Plusieurs de ses dirigeants font pression pour que l’assemblée extraordinaire des délégués des sections adopte un mandat fixant à la direction du parti communiste, la création d’une « nouvelle force politique » dans un processus conduisant à la disparition du PCF. C’est d’une extrême gravité dans une période cruciale pour notre Parti et notre peuple.

Nous sommes en désaccord avec cette orientation. Elle n’est en rien à la hauteur des défis posés par la crise de civilisation du capitalisme et par l’impératif de refonder toute la gauche.

Ilest faux d’affirmer que nos efforts de transformation ont échoué comme il est faux que nos problèmes seraient dus à l’échec du communisme alors qu’il n’a jamais existé. Ces arguments visent à détourner les communistes d’un vrai  travail autocritique sur les causes qui ont conduit à nos échecs électoraux successifs.

Il y a une responsabilité des directions qui n’ont pas su ou pas voulu se saisir des apports neufs du marxisme et ont cédé au courant dominant. On a refusé d’affirmer dans les luttes et batailles politiques le rôle autonome de notre parti en ne portant pas un projet communiste anticapitaliste et novateur dans sa conception de la transformation radicale de la société.

Les objectifs électoraux et les stratégies d’alliance ont pris le dessus sur ces exigences d’autonomie, de lutte et de contenu radical. D’abord avec le PS, en restant au gouvernement jusqu’au bout alors que la politique suivie était rejetée, en nous effaçant ensuite, derrière l’extrême gauche notamment lors de la présidentielle 2007.  

Face à  la perte de nos anciens repères, on n’a pas cherché à en construire de nouveaux alors que des travaux ont enrichi la pensée communiste de transformation de la société et du monde.

On a renoncé à jouer un rôle original dans les luttes ; on a déserté les entreprises favorisant une fracture avec le travail, les salariés et le syndicalisme ; on a disparu des quartiers populaires ; on s’est peu à peu institutionnalisé. Notre déclin s’est ainsi aggravé contribuant à la crise de toute la gauche.

Nous ne devons pas céder au défaitisme. Si la situation est grave, dangereuse, elle est aussi pleine de potentialités qui appellent l’action créatrice du PCF pour ouvrir la voie à un rassemblement transformateur possible. Les luttes et mouvements actuels encouragent à cette créativité communiste et renforcent le besoin d’une organisation communiste dans les entreprises, les quartiers et bien en lien avec la jeunesse !

Face au capitalisme, financiarisé, mondialisé, dominant mais en crise profonde et face à une droite qui construit une « révolution conservatrice », renoncer à l’existence du PCF serait une capitulation.

Au contraire, nous devons avoir le courage de relever le défi d’un dépassement effectif du capitalisme jusqu’à l’abolir dans une nouvelle civilisation, tout en construisant une riposte de haut niveau à la politique de Sarkozy sur des contenus transformateurs articulés à la visée communiste. Ce défi ne sera relevé qu’aux conditions que le PCF existe, se démocratise et se rénove profondément.

Plutôt que de dissolution et de sabordage, c’est de démocratie et de novations dont on a besoin. C’est un vaste chantier à entreprendre sans tarder, en l’ouvrant sur la société, au monde du travail, de la création et de la jeunesse.

Nous sommes à la croisée des chemins. Depuis plusieurs années il y a un décalage important entre les débats au sommet et à la base de notre parti mais le plus souvent se sont les décisions du sommet qui prévalent.

Il faut absolument que les militants, les communistes s’emparent de ce débat et ne le laissent pas se dénouer au sommet ou par délégation. A cette condition, et parce que il y a une toute autre voie que celle du renoncement, rien n’est joué.

Notre parti peut et doit vivre, rebondir, être utile et efficace. Nous en avons la conviction !

 

Premiers signataires :

Jean Chambon : CD Rhône

Jeannine Chambon : Elue Rhône

Noël Collet : PCF Haute Savoie

Gérard Desmeurs : PCF Rhône

Michel Devilla : PCF Haute Savoie

Jean Marc Durand : Elu Drome et CN

Roland Farré : PCF Haute Savoie

Marius Favoriti : Résistant Rhône

Dominique Fornari : PCF Haute Savoie

Jean Pierre Ferrandes : Syndicaliste Rhône

Laurent Gonon : Economiste Rhône

Georgette Maullet : PCF Haute Savoie

Pierre Maury : PCF Rhône

Andrée Maury : PCF Rhône

Danielle Richard : PCF Haute Savoie

Alain Saint-Patrice : CD Rhône

Bernard Stiebert : Elu Rhône


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PARISOT ET LE RINGARDISME

Publié le 14 Novembre 2007 par aragon 43 dans Actualités

images-copie-2.jpegLa matronne des patrons du MEDEF ne se sent plus....
Elle fait appel aux salariés, aux étudiants, pour dire que l'entreprise il ne faut pas en avoir peur.
Dans une grande envolée sur "EUROPE 1 ", en compagnie du dévoué Elkabach, elle jette toute sa hargne contrer les grèves.
Et de verser une larme, sur ces braves gens, courageux qui veulent travailler ce matin et que se sont levés de bonne heure pour y arriver.
En l'écoutant, je me disais, qu'il faut avoir du culot pour employer ce mot "veulent travailler". Des millions de personnes sont aujourd'hui au chômage et voudraient travailler .
L'entreprise, elle en a plein la bouche de ce concept.
Mais l'entreprise, aujourd'hui, est-ce- un lieu où on peut encore réaliser sa vie professionelle, envisager des projets, organiser sa vie et celle des siens ?
La précarité y régne et chaque salarié vit sur un siège éjectable.
L'entreprise est un lieu d'angoisse et chaque jour des hommes et des femmes sont sortis des lieux de travail et rejoignent la précarité.
L'entreprise est un lieu où les conditions de travail se dégradent à tels points qu'apparaissent de nouvelles maladies professionnelles.
L'entreprise est un lieu où "le travail et tais-toi" est instauré comme une règle à ne pas enfreindre sous peine de licenciement immédiat.
La dictature patronale y règne sans vergogne.
Et cette dame, de nous dire, qu'il faut cesser les conflits, que ce n'est pas aux biceps que se mesurent les enjeux.
Mais que font ces amis les patrons dans les entreprises, sinon que d'employer la manière forte et autoritaire d'un patronat de droit divin.
L'archaisme n'est pas du coté des organisations syndicales qui luttent et emploient la grève pour se faire entendre et je dirai même, qu'aujourd'hui, dans le ciel de l'entreprise, une bonne grève a le mérite de montrer que le salarié n'est pas un variable d'ajustement et qu'il n'accepte pas d'être "une bête de somme" du libéralisme.
Remettre de l'humain dans les lieux de travail s'impose plus que jamais; mais pour cela, la démocratie dans le travail doit s'établir avec les organisations syndicales et des droits nouveaux doivent faire place leur permettant d'avoir non seulement accés à la situation de l'entreprise mais de fixer la répartition  des richesses.
Madame Parisot, de la hardiesse, cela ne serait pas ringard, et là, vous pourriez montrer toute votre modernité !
Au fait, qui est ringard pour le devenir de l'entreprise?
-Le patronat qui extorque la plus value et la distribue à des actionnaires qui, souvent, n'en n'ont rien à foutre de l'entreprise et de ceux qui y vivent dedans?
-Les salariés qui défendent leur outil de travail et exigent d'en recueillir les fruits?
Le ringardisme, c'est Madame Parisot et les siens.
Alors, surtout ne cédons pas; une société sans conflits est une société où règne l'autoritarisme et l'injustice patronale.

Bernard LAMIRAND
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LA RETRAITE ET LES VRAIS PRIVILEGIES

Publié le 12 Novembre 2007 par aragon 43 dans Actualités

  
capitalisme.jpgAinsi le Président de la République veut l'épreuve de force avec les salariés des régimes spéciaux.
L'entendant ce soir, en Allemagne, en compagnie de Angéla Merkel, nous voyons bien se dresser la stratégie globale, européenne, de remettre en cause systématiquement en Europe tous les acquis de la fin de la guerre 40/45 et qui avait consacré des régimes de protection sociale solidaire et par répartition.
L'oeuvre entreprise vient de loin, elle démarre avec Margareth Thatcher en Grande Bretagne et ensuite les autres pays ont petit à petit déconstruit leur régime de retraite pour faire place de plus en plus à des systèmes par capitalisation.
Tous, sauf la France, avaient donc mis la main dans l'engrenage de la remise en cause des prestations retraites définies et de l'âge de départ en retraite.
La France trainait les pieds et les différents gouvernements successifs de droite comme de gauche avec les socialistes ont pendant plus de vingt ans guerroyé pour allonger l'âge de la retraite et réduire les prestations.
Les luttes et la popularité du système français de protection sociale instauré par Ambroise Croizat ministre du travail et de la sécurité sociale à la libération y était pour quelque chose
Chacun se souvient des décrets Balladur-Veil de 1993 qui lançaient une sorte de machine de guerre contre le système français de retraite .
En portant à 40 ans de cotisations et aux vingt cinq meilleures années pour avoir droit à une retraite pleine et entière dans le secteur privé, le gouvernement savait ce qu'il faisait: il  se créait les conditions demandées par le MEDEF de l'époque pour différencier davantage les régimes de retraites français  pour  montrer du doigt ceux qui de ce fait étaient supérieurs au régimes privé.
"Le diviser pour régner".
Nous n'allions pas tarder à découvrir "le pot aux roses", quand, en 1995, le Sieur Juppé, celui qui s'est empréssé de prendre sa retraite à 60 ans avec un bon pactole et qui décréta en tant que premier ministre qu'il fallait remettre en cause les régimes spéciaux et les abaisser au niveau du privé et en tenant le même langage qu'aujourd'hui" les chéminots sont des privilégiés".
Patratras, en 1995 la lutte des salariés des régimes spéciaux lui fit mordre la poussière et c'est en 2003 que le bedaud de Matignon remis une couche vers les fonctionnaires pour imposer les 60 ans.
Ce cap atteint, malgré la lutte et une mobilisation forte mais encore insuffisante, il restait à revenir aux régimes spéciaux et prendre la revanche de 1995 et c'est ainsi que depuis la rentrée ce gouvernement a décidé d'en finir avec la retraite des cheminots et des autres secteurs comme EDF et la RATP.
Derrière se profile la vrai menace: celle d'une remise en cause générale conduisant tous les travailleurs à prendre leur retraite aprés 65 ans comme dans d'autres pays capitalistes.

Il n'est donc pas étonnant, que ce jour, Sarkozy est abordé cette question avec Merkel la chancelière Allemande, qui se frotte les mains, car dans son pays, elle active en ce moment le passage à 67 ans de tous les travailleurs allemands et en Europe, il n'est pas rare d'entendre dire que la prochaine étape c'est le départ à 70 ans.
Et nous avons le même type de démarche en Italie, où le Sieur Prodi président du conseil, celui qui a fait le livre vert européen en tant que président de la commission européenne,  est entrain de ruiner les retraités italiens et de les faire travailler plus longtemps.
On pourrait se poser la question, pour quelles raisons, dans ces pays on converge pour allonger durée de travail, allongement de l'âge de la retraite,prestations définies de plus en plus basses; on parle demain d'un niveau de moins 50 % et donc d'un sérieux appauvrissement des retraités.
L'idéologie dominante, a un objectif, masquer ses desseins,ceux du profit aux actionnaires qui pourront récupérer l'argent non consacré ou économisé sur les retraites et le meilleur moyen c'est d'inoculer un message fort, ceux qui ne s'alignent pas sur le moins disant  ne sont des privilégiés et des nantis à mettre au ban de la socièté.
Ainsi, on en arrive, à critiquer le brave gars cheminot et on ne voit pas la supercherie, celle de ces profiteurs  qui eux se sont déjà arrangés pour se payer des retraites mirifiques et les récentes augmentations ds salaires de Sarkozy devraient éclairer ceux qui se trompent de privilégiés.
Je suis scandalisé, quand j'entends de braves gens, qui gagnent peu, qui risquent de prendre leur retraite à 70 ans, 'tirer dans les pattes" des camarades, et ne pas voir que ceux qui tirent les ficelles et qui hurlent à l'équité et à l'égalité, ce sont les vrais privilégiés de cette société capitaliste et qui , en ce moment s'en mettent plein les pôches et ne sont pas prêts de partager.
Alors, arrêtons de prendre comme un adversaire celui de sa classe et cherchons à nous unir pour défendre et améliorer nos retraites.
Faisons en sorte que Sarkozy soit obligé de négocier l'amélioration pour tous des conditions de retraites et de la sécurité sociale dans son ensemble.

Bernard LAMIRAND




                      
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