A MON CAMARADE CLAUDE LAGUARRIGUE

Publié le 24 Juillet 2013

A CLAUDE LAGUARRIGUE

Claude mon camarade, mon ami

Tu viens de nous quitter après une longue et pénible maladie.

J’ai beaucoup de peine.

Nous nous connaissions depuis très longtemps quand nous exercions nos responsabilités syndicales dans la Sidérurgie et la première transformation des métaux. Toi à Vallourec Decazeville et moi à Usinor Dunkerque.

Je me souviens d’une de tes venues dans le Nord.

Nous avons fraternisé toi l’homme de cette belle région de Decazeville, de ce lieu où l’histoire du mouvement ouvrier s’est écrit, comme à AUBIN, ta commune, et moi originaire de cette région du Nord marqué par les luttes ouvrières. Nous avions dans le cœur ces moments de répression et qui ont conduit aux fusillades d’Aubin 14 mineurs tués et celle de Fourmies neuf morts un premier mai.

Tu étais un militant, un vrai, un camarade d’une grande fraternité.

Tu aimais la contact avec les travailleurs et je te vois encore dans cette période dure où tout s’écroule concernant l’acier dans ton bassin de Decazeville, comme tu disais. Tu leur prodiguais encouragements et nécessité de se battre contre la casse industrielle. Tu étais au coeur du combat pour le maintien des AUMD (Aciéries et Usines Métallurgiques de Decazeville). En 1987, les AUMD puis ton usine de Vallourec ont fermé leurs portes. L’acier a disparu de ce bassin industriel et je me rappelle cette tristesse qui s’emparait de toi quand je suis venu pour inaugurer le Parc Ambroise Croizat à Aubin et que nous avions ensemble traversé ce qui était devenue une friche.

Nous avons travaillé ensemble à la fédération de la Métallurgie les dossiers lourds des retraites auxquels tu attachais une grande importance et notamment avec un autre camarade Aimé Muré, l’alsacien, qui vient lui aussi de nous quitter.

Tu as été au cœur de la bataille pour que les caisses de retraites complémentaires payent celles-ci aux préretraités jusqu’à l’âge de la retraite du régime général.

Beaucoup des retraités savent avec quelle ardeur tu as mené ce combat.

A l’Union fédérale des Retraités, tu as été l’un des piliers de la mise en place d’un travail revendicatif retraité qui a eu des répercussions dans toutes nos sections syndicales avec des luttes qui marquèrent.

Quand tu as quitté tes responsabilités à l’UFR en 2006, c’était pour nous tous un moment difficile, nous savions tes problèmes de santé et tu nous manquais.

Tes interventions étaient d’une grande franchise et aussi tu savais expliquer, exiger, mobiliser comme l’a dit Jean Marie Schapman secrétaire de l’UFR à ton départ. Tu employais des mots simples pour caractériser une situation compliquée pour te faire comprendre avec cet accent qui te caractérisais.

Avec « Tatave », disparu l’an dernier, nous avions plaisir de militer ensemble et tous les camarades qui t’ont côtoyé toutes ces années là peuvent dire que tu étais celui qui savait remonter le moral, redonner confiance, rassurer et aider des camarades en difficulté tant sur le plan syndical et politique que sur le plan personnel.

Nous nous retrouvions l’été, pendant les vacances, y compris après ton départ de l’UFR et nous passions un moment en famille avec un bon repas.

Nous parlions de ce que tu aimais le plus, le vélo. Tes visites dans mon lieu de vacances coïncidaient souvent avec la passage du Tour de France. J’étais admiratif de tes longs périples à vélo, escaladant les cols de l’Aubisque et du Tourmalet.

Avec ton épouse Solange, nous discutions des choses de la vie, Marie mon épouse et ta femme était devenue des amies.

Souvent nous nous appelions au téléphone, nos discussions s’éternisaient souvent sur les questions politiques et sur le devenir de ce qui nous motivait le plus le devenir de notre parti communiste.

La dernière fois que je suis venu à Aubin, c’était pour l’inauguration d’un jardin public portant le nom d’Ambroise Croizat, artisan principal de la mise en place de la Sécurité Sociale. Tu avais convaincu le maire de ta commune de faire en sorte que ce jardin public porte le nom de celui pour lequel tu avais une haute admiration et sur la plaque tu avais fait graver cette phrase formidable :" Ambroise Croizat ministre des travailleurs" et tu avais dit que cela faisait mieux que ministre du travail.

Oui, je perds un camarade, un ami proche, j’en suis très affecté.

Salut Claude

Bernard LAMIRAND

 

 

A MON CAMARADE CLAUDE LAGUARRIGUE

Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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Commenter cet article

Online Scams 24/09/2014 13:39

Words cannot express how saddened I’m to hear about your loss. May you get the strength to handle the situation in the best way. You and your family are always in our prayers. Please accept my sincerest condolences.