55 % DES FRANCAIS DEMANDENT L'ABANDON DU PROJET PAR POINT DE MACRON

Publié le 5 Janvier 2020

UNE MAJORITE DES FRANÇAIS SOUHAITE QUE LE GOUVERNEMENT ABANDONNE SA REFORME

C’est le journal JDD qui l’annonce ce dimanche matin.

Cela mérite d’être souligné en grand :

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Plus de la moitié des Français (55%) souhaite que le gouvernement n'aille pas au bout de la réforme des retraites en l'état, selon un sondage IFOP pour le Journal du dimanche.

D’autres sondages l’indiquent également.

La réforme des retraites de Macron est donc inacceptable pour une majorité de français.

Tout démontre que Macron doit cesser de mettre le désordre social dans le pays.

Le président de la République devrait entendre le pays qui, dans une grande majorité, considère que cette réforme va jeter par terre un système qui a fait ses preuves et notamment pendant la crise des années 2008/2012 permettant d’amortir sensiblement le choc de la faillite bancaire et financière du système capitaliste.

La France a le meilleur système du monde, il a permis de faire en sorte que les salariés-es puissent bénéficier d’une retraite incomparable par rapport aux autres pays Européens ;  là où les retraites se sont effondrées au point de faire renaitre un appauvrissement considérable en ces pays  des personnes agées.

Ce système par répartition, solidaire, intergénérationnel, basé sur des cotisations et des prestations définies, déterminant l’âge de la retraite pour tous et l’avançant pour des professions à caractère pénibles  est le fruit du Conseil national de la Résistance et de ce qui a été mis en place par des syndicalistes et en particulier Ambroise Croizat dans le fameux compromis établi avec le gouvernement provisoire du Général de Gaulle  en 1945, avec toutes les forces politiques du pays et particulièrement les communistes premier parti de France à la libération, dont Croizat sera le ministre mettant en place cette Sécurité sociale dont tous les français restent attachés malgré le travail de sape du patronat et des gouvernements successifs  par diverses réformes paramétriques.

Monsieur Kessler, ancien vice président du Medef, assureur est à l’origine de cette injonction formulée à tous les gouvernants depuis 2007 de mettre fin à ce système hérité de la libération et d’un compromis avec les communistes  disait-il dans le revue patronale « Challenges » en 2007.

La collusion entre le Président de la République et les assureurs et les fonds de pensions apparait en plein jour comme la raison principale de cette volonté de substituer les conquis de la libération à un retour en arrière vers des formes de plus en plus capitalisables des pensions de retraites qui deviendraient des rentes soumises aux aléas de la finance internationale et des Assurances telles celles du calcul de la rente en fonction  des rentrées financières de celles-ci et de d’un recul perpétuel des départ en retraite en fonction de l’espérance de vie et du temps de travail exercé.

Une collusion de plus en plus évidente avec des fonds de pensions anglo-saxons et particulièrement avec Black-Rock dont le président a ses entrées à l’Elysée et l’on peut même dire qu’il a inspiré le rapport Delevoye dont on sait aujourd’hui ses relations avec ces fonds capitalisables.

Donc un système de plus en plus aléatoire autant pour les actifs que pour les retraités.

Ce sondage atteste donc un désaccord très large des français concernant cette réforme à point étape vers une retraite de plus en plus indéfini sous le contrôle de fonds de pensions et de compte d’épargne retraite dont on sait que les inégalités seront de plus en plus prégnantes pour tous les français et françaises.

Tout indique donc que ce gouvernement se devrait de retirer immédiatement cette pseudo-réforme et reprendre avec les organisations syndicales les discussions pour améliorer les droits actuels et non les réduire.

Le 9 janvier  et le 11 janvier, journées de grève et de manifestation à l’appel de l’intersyndical,  seront à ce sujet des dates importantes pour que le monde du travail montre toute sa détermination à ce que le Président de la République abandonne cette réforme à point et accepte de reprendre les discussions avec  l’intersyndicale  pour améliorer nos systèmes de retraites par le haut et non en les rabaissant à des minimum vitaux.

Bernard LAMIRAND

A l'attention de mes lecteurs : 

Pour signer la pétition retraites, cliquez sur le lien ci-dessous.

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités, #Retraites

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