CONGRES DE LA CGT : UNE CARICATURE DE LA PERSONALITE DE PHILIPPE MARTINEZ SUR ANTENNE 2

Publié le 13 Mai 2019

 

commentateurs bien pensants

Anne Sophie Lapix a trouvé le moyen d’escamoter les travaux du 52eme congrès de la CGT en s’attardant sur la personne  de Philippe Martinez.

C’est indigne d’une chaine nationale.

Que la  chaine publique fasse de l’humour, rien d’anormal, mais consacrer la présentation du congrès national de la CGT, qui se déroule en ce moment à Dijon, à la moustache du Secrétaire général, au surnom de Général  Tapioca, relève d’une volonté de déprécier cette grande organisation syndicale.

Ce reportage visait surtout à appuyer sur le fait que la CGT a perdu 30 000 adhérents et qu’elle n’est plus la première organisation syndicale dans ce pays :  répéter cela sans arrêt a quelques chose de suspect chez tous ces commentateurs élevés pour la plupart dans le sérail  de la grande bourgeoisie française .

Le téléspectateur n’en sera pas plus sur le contenu de ce congrès où mille délégués-es de la CGT dûment mandatés-es vont débattre pendant toute la semaine de l’orientation à se donner pour 3 ans. Ils  ne sont pas venus pour un requiem de la CGT mais bien pour relever le défi d’une organisation qui sait qu’elle besoin non seulement de constater ses manques mais surtout d’agir pour être l’organisation des travailleurs d’aujourd’hui et de demain.

Le téléspectateur n’a donc rien su des projets, des succès revendicatifs, des échecs et de ce que les délégués- veulent apporter à ce congrès et ils n’ont pas eu droit à la parole devant les caméras.

La dame Lapix aurait pu invoquer par exemple que la désyndicalisation n’est pas le cas malheureusement de la seule CGT  mais c’est aussi  le cas des autres organisations syndicales y compris de la CFDT.

La désyndicalisation aurait pu mériter un autre traitement que les moustaches de mon camarade Martinez.

Nous aurions aimé entendre  à ce sujet les extraits du discours du secrétaire général reprenant les expliquant les raisons de cette désyndicalisation dans  ce pays où règne la répression syndicale. Nous aurions entendu l’avis des délégués-es expliquant toutes les raisons de ces reculs et en particulier l’évolution du travail, de son organisation, d’un monde ouvrier différent de celui d’hier et qu’il fallait alors non pas s’adapter mais prendre en compte cette réalité.

Mais  Madame Lapix avait dans sa tête de linotte qu’une pauvre logorrhée : celle de se foutre de la G… du secrétaire général de la CGT.

Alors moustache et sobriquets ne sont que  des succédanés du Medef qui ne veut plus voir une seule tête dépassée dans les boites où doit régner l’ordre patronal.

Au fait, avez-vous déjà vu Madame Lapix faire ce même traitement  au patron du Medef  ?

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #CGT, #Syndicalisme

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article