MACRON LA VIOLENCE DU POUVOIR COMME METHODE GOUVERNEMENTALE

Publié le 7 Décembre 2018

 

Nous avons véritablement un gouvernement pris de panique, un gouvernement qui ne compte plus que sur sa police pour faire taire les revendications.

Maintenant il s’attaque à la jeunesse.

Depuis ce matin circule et choque une vidéo concernant ce que j’appelle une « rafle » de jeunes lycéens obligés-es de se mettre à genoux, mains sur la tête, et pour d’autres placés-es face à un mur dans les mêmes conditions à Mantes la Jolie.

Ailleurs des jeunes sont frappés à la tête avec des armes qui peuvent être mortelles comme les pistolets électriques, les shockers ou paralysateurs.

On peut sentir une police vengeresse à travers les violences de la semaine dernière, violences d’individus inexcusables mais des individus que l’on voit toujours quand le peuple manifeste en nombre et qui sert ensuite aux gouvernants pour discréditer les mouvements.

Je viens d’apprendre que le défenseur des droits va lancer une enquête sur ce qui s’est passé à Mantes la Jolie, il a raison, frapper des enfants car ce sont des enfants est inadmissible

C’est même un acte scandaleux en république, c’est un acte habituel dans les dictatures, le souvenir du Chili de Pinochet et de ses rafles est dans toutes les têtes : ce pouvoir prend des libertés avec le droit international des enfants.

Dans ce qui vient de se produire, il y a manifestement une atteinte aux droits de l’enfant, stipulé dans la Convention de Genève relative aux droits de l'enfant et notamment les articles 37 à 40 qui protège la dignité de l’enfant et dont la France est obligée de respecter les règles.

 

En fait, ce pouvoir, pris d’affolement par les gilets jaunes, craint une extension de la colère jusque dans les lycées et dans les facultés et aussi dans les lieux de travail et usines où encore les retraités-es qui en ont plein la casquette.

Il a donc employé tout de suite le bâton, comme on dit, en faisant intervenir les forces dites de l’ordre et qui ont été utilisées pour mater dans l’œuf toute velléités de protestation des lycéens qui ne supportent pas le « parcours sup » qui va envoyait vers des « galères » pour leur vie future de salariés-es.

 

Evidemment le risque de coagulation est grand de voir la jeunesse se mobiliser avec leurs ainés-es et les actifs et privés-es d’emploi ; cela  panique Macron et consorts et inquiète le patronat dont chacun sait qu’il est celui qui inspire  ce gouvernement composé de patrons et de patronnes  sur toutes les mesures actuelles qui touchent l’ensemble du monde du travail et ceux et celles qui, demain, se verront mis au rancart avec des formations utilitaires préconisées par les entreprises.

 

Le gouvernement compte donc, par la jugulaire, par la force, par la peur, d’étouffer ce qui est entrain de monter, c'est-à-dire un ras le bol général capable de balayer toute cette bande. Et si, comme on dit, l’histoire ne se répète pas…mais elle peut bégayer… et sans faire de comparaison, l’esprit de 1968 est là en cette année 2018.

Certes, les conditions ne sont pas les mêmes, la France de 2018 n’est plus celle de 1968, elle a évolué, elle s’est transformée ;  une classe ouvrière différente, plus de cadres et techniciens, beaucoup plus d’étudiants, des retraités-es de plus en plus nombreux, c’est une France d’aujourd’hui, mais qui, comme sa sœur ainée, n’entend pas se faire avoir.

Hier nous avions soif de progrès social, de libertés, d’émancipation, aujourd’hui cette France ne veut plus être le dindon de la farce du libéralisme et elle veut sa part et elle crie son aversion des riches et des profiteurs.

A la lumière de ce qui se passe dans notre pays, cette colère qui monte et s’exprime n’est pas un hasard, tous les ingrédients de la révolte ont été déversés pendant des années de libéralisme et de crise, tous les gouvernements ont appelé à ce que le monde du travail accepte de se serrer la ceinture, mais après la sidération vient toujours l’état de révolte puis les luttes ; nous en sommes là et il s’agit bien de cela.

Une chose l’atteste vraiment dans les cortèges depuis les luttes contre la loi travail, celles des cheminots, contre les baisses de salaires et la remise en cause de la Sécurité sociale, contre les licenciements, c’est que c’est l’ensemble du peuple s’est fait une opinion et il en a marre et veut de bons salaires, de bonnes retraites, un vrai travail, des études, pouvoir profiter de la vie etc….

La lutte est donc à l’ordre du jour et c’est bien ainsi.

Alors il ne reste qu’à Macron et à son conseil d’administration patronal que la voie de l’autoritarisme et celle de la division et des petits compromis qu’il cherche à tisser avec quelques forces syndicales réformistes pour tenter de bloquer la tempête qui se prépare et qui peut déboucher sur un tsunami balayant toutes ces politiques libérales mises en place depuis des années contre l’ensemble du monde du travail.

Dans cette situation, le mouvement syndical a un grand rôle à jouer : celui de s’unir dans les luttes et c’est urgent.

Le 14 décembre à l’appel de la CGT partout dans la France des manifestations et des grèves vont se dérouler. C’est un moment fort pour faire grandir un rapport de force à la hauteur de l’enjeu : retrouver dans ce pays le progrès social et économique.

Oui, il est temps d’agir et de faire en sorte que l’unité syndicale aille dans le bon sens et que la colère et le mécontentement n’en reste pas là.

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Politique, #Actualités

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