MACRON : L'AUTRE COTE DE LA RUE

Publié le 18 Septembre 2018

Les neurones ne traversent pas ils se propagent

L’AUTRE COTE DE LA RUE

Macron est coutumier de formule tarabiscotée pour faire valoir ses thèses. J’ai essayé de faire un peu d’humour après cette livraison verbale de Macron à un jeune horticulteur concernant sa recherche d’un travail. J’y ai mis quelques citations populaires pour agrémenter le propos.

Ici, j’imagine un scénario pour me moquer de ce président du MEDEF ; mon personnage n’est point ce jeune horticulteur, mais un ouvrier licencié à cause du nouveau code du travail ; un code qui permet à chaque patron de faire ce qu’il veut pour se débarrasser de salariés-es.

Macron, au cours d’un déplacement (fictif), comme à son habitude, cherche le contact et la présence des moyens audio-visuels pour que la logorrhée fasse effet sur cet ouvrier ulcéré d’avoir perdu son travail.

Dialogue :

L’ouvrier :

Bonjour Monsieur, avec votre code du travail, j’ai été licencié avec pertes et fracas, avec une indemnité minable et je me retrouve depuis plusieurs mois sans boulot et je ne vis pas au frais de la princesse comme vous.

Macron : Sans boulot ! C’est parce que vous le voulez bien !

L’ouvrier : je voudrais bien vous voir à ma place, c’est facile de dire cela ;  vous, vous n’avez pas ces problèmes, votre place est assurée, et quand vous partirez vous aurez droit à une belle paye à vie.

Macron : c’est de la démagogie monsieur…

L’ouvrier : de la démagogie, ah, vous n’avez  que ces mots là à la bouche pour noyer le poisson…

Macron : Je suis président monsieur, faites attention à ce que vous dites : ne m’offensez pas !

L’ouvrier :

Vous offensez ! Alors on ne peut rien vous dire ? C’est vous, par vos lois,  que des licenciements et des travaux précaires se multiplient un peu partout pour ainsi dire  et c’est sans plainte que je dois accepter vos sermons, je la trouve bien bonne celle-là !

Macron : Vous pouvez trouver du travail, il y en a partout, c’est votre mauvaise volonté qui fait que vous restez sur le carreau et que les chefs d’entreprise vous évitent ! Je ne vous plains pas et comme on disait dans le temps chez vos maitres :   vous êtes un bon à rien !

L’ouvrier :

Un bon à rien qui a travaillé plus de trente ans dans la même boite pour être licencié comme un malpropre. Vous montez sur vos grands chevaux parce que je vous dis vos quatre vérités et vous croyez en être quitte envers ce jeune en allant traverser la rue pour trouver un emploi fantôme !

Macron : Oui, traversez la rue et vous trouverez un emploi ;  ils foisonnent et mes amis les patrons me disent qu’il y a des « fainéasses » comme vous qui râlent toujours pour être bien payés en ne faisant rien de leurs dix doigts.

L’Ouvrier : vous vous rendez compte de ce que vous dites monsieur - je ne sais si je dois le dire en vous entendant-  le mot président. Au fait vous êtes le président pour qui ?

Macron : Mais cher ami, je suis votre président et vous me devez respect et obéissance. Je comprends mieux pourquoi vous ne trouvez pas de travail, vous êtes un meneur de la CGT !

L’ouvrier : il vaut mieux être meneur de la CGT que d’être la marionnette des patrons.

Macron : marionnette ! Attention à ce que vous dites ;  je pourrais vous attaquer en justice.

L’ouvrier : En justice ! Laquelle ? Celle qui consiste à faire des lois pour nous foutre à la porte !

Macron : Bon, à ce que je vois, vous ne voulez pas traverser la rue et rejoindre l’aitre trottoir où un emploi qui vous attend.

L’ouvrier : Un emploi de … non merci ! Allez-y, vous ! Gratter pour rien ou pour une bouchée de pain et sans savoir ce que sera fait demain, cela ne risque pas de vous arriver et votre dulcinée !

A ces mots, Macron se senti pris d’une violente contrariété, et, sans s’en rendre compte, traversa la rue et ne vit pas que sur le passage piéton était inscrit sur la pancarte : « attention risque de boue », et il s’étala de tout son long en vociférant, je vous aurez et vous verrez de quel bois je me chauffe.

L’ouvrier calmement lui répondit : allez donc vous dépêtrer de votre glaise élyséenne et sachez qu’en traversant la rue, on y trouve souvent des obstacles à l’emploi si on ne regarde pas où l’on met ses pieds.

A bon entendeur salut.

Bernard LAMIRAND

 

 

 

 

 


 

Rédigé par aragon 43

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