LA DAME BORNE DEPASSE LES BORNES

Publié le 17 Juin 2018

LA BORNE DERAILLE

La ministre des transports de Macron s’énerve dans la presse ce dimanche du fait de la persistance de la grève des cheminots.

Tout compte fait c’est qu’elle n’a pas la conscience tranquille la drôlesse.

Cette dame, ancienne de la SNCF*, qui porte une lourde responsabilité de la situation dans laquelle la SNCF a été plongée par les gouvernements successifs et une direction SNCF dont le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle créé les conditions depuis longtemps pour affaiblir une entreprise nationale que Bruxelles et le libéralisme veulent voir disparaitre pour mettre en place des mastodontes ferroviaires privés  au main des lobbys internationaux dont on sait qu’ils rançonnent déjà les clients comme ils disent dans certains pays.

La CGT fait de la politique dit-elle ; elle crache, elle vitupère, elle gesticule : elle est bien bonne celle-là ; oui la CGT  fait de la politique et la politique est l’art de s’occuper de la cité. Et la cité transports va mal et à cause de qui ? De Borne, de Pepy, de Macron et surtout de cette volonté de mettre la main sur  un réseau et l’exploiter pour des actionnaires avides de profits. Cela est aussi  faire de la politique mais de la politique pour le profit de quelques-uns Madame Borne.

Politicarde est cette dame ; en fait  elle vise simplement à diviser les syndicats et à obtenir que certains rendent les armes et s’agenouillent devant la dame Borne. Dans cette affaire, le prétexte du bac est un signe de faiblesse de ce gouvernement quand on a plus comme arme que de faire peur aux jeunes qui passent leur bac et qui, d’autre part, pour un certain nombre d’entre eux, sont stressés non pas par le manque de transport mais par le fait que le triage avec le « parcours sup » peut aboutir à ce que ce parcours ne leur permettent plus de choisir leur orientation après le bac mais de subir des « dictats » qu’ils ne veulent pas.

D’autre part, la dame Borne fait un appel du pied à certaines organisations syndicales pour qu’ils acceptent d’aller « à Canossa » et négocient des cacahuètes : c’est essayer de faire oublier qu’une grande majorité des cheminots ont voté contre les mesures gouvernementales et ont donné toute leur confiance à la lutte.

Madame Borne, vous êtes borné sans doute, borné tout court et borné  surtout à n’appliquer que des décisions visant à octroyer  les rails aux grands groupes privés comme vos prédécesseurs avaient vendus les autoroutes pour des clopinettes à des crapules financières qui s’en mettent plein les poches avec les péages.

La lutte continue et plus que jamais les cheminots et les usagers ont toutes les raisons de faire bloc ensemble.

Bernard LAMIRAND

* En 2002, elle devient directrice de la stratégie de la SNCF, puis rejoint la société Eiffage en 2007 en tant que directrice des concessions ( TOUT UN PROG4RAMME)

 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités, #politique, #SYNDICALISME

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