DANS QUEL MONDE VIVONS-NOUS ?

Publié le 24 Juin 2018

Dans quel monde vivons-nous ?

Ce monde dans lequel nous vivons devient de  plus en plus agressif allant jusqu’à pourchasser des hommes et des femmes et de enfants naufragés et qui fuient misères et guerres.

Comment se fait-il que l’on en soit arrivé là ?

Verra-t-on demain des jours heureux ?

Qui en est le responsable ?

J’y viendrai mais avant quelques commentaires.

Je vais commencer parce qui aurait dû être, non pas le paradis vanté dans le livre de la genèse, mais quelque chose permettant  de vivre ensemble, de s’émanciper et de placer l’homme au centre et non le pouvoir de  l’argent roi et que les héros ne soient plus ceux qui gagnent de l’argent à la pelle et les victimes devant applaudir à chacun de leur exploits maléfiques.

Le manifeste communiste de Marx nous invitait à changer cela en profondeur.

C’est ce qui fut tenté avec des fortunes diverses pour ainsi dire.

En URSS, Staline dénatura ce vrai combat, plus que jamais nécessaire aujourd’hui, quand on voit l’état du monde.

Les élites bourgeoises s’étaient emparées de cet état de fait  pour caractériser  l’Union Soviétique et la façon dont elle exerçait le pouvoir dans les pays de l’Est.

Le mur de Berlin en était le symbole avec le rideau de fer et la litanie des atteintes aux libertés faisait la une dans la presse bourgeoise pour culbuter toute envie de développer des valeurs autres que celles du capitalisme.

Bref, l’enfer et la commisération pour les opprimés-es et l’accueil à bras ouverts de ceux et celles qui se  réfugiaient en Europe de l’Ouest et la narration de leurs  exploits réalisés pour franchir le mur ou fuir en bateau était à la une de nos journaux bien-pensants.

Nous vîmes la fin de l’Union Soviétique ; le capitalisme  était triomphant et l’accent était mis  sur ces peuples dominés  qui pourraient enfin connaitre et apprécier l’abondance en système capitaliste et libéral. La fin de l’histoire quoi !

Puis patatras, la crise dans les années 2007 cassait ce bel entrain.

La bourgeoisie retrouvait ses marques : « le chacun pour soi »  pour assurer sa domination de classe, la remise en cause des  valeurs de solidarité, les droits et les  conquêtes sociales redéfinies à l’aune du profit maximum.

Le droit de grève était alors de plus en plus réglementé, fini de s’apitoyer sur le droit grève bafoué dans les pays socialistes, certains allant même jusqu’à demander sa disparition et la chasse aux militants syndicaux devenaient alors normale avec des restrictions y compris leur représentation dans les usines et services avec un code patronal remplaçant le code du travail.

Un monde de plus en plus dur et violent  s’installait ; là c’était à une grande échelle : celle de la planète où allait s’exercer une mise en concurrence mondiale « de tous contre tous » et les violences allant jusqu’à l’assassinat de militants-es exercent aujourd’hui sa domination.

Et quel était donc ce monstre qui écrasait tout sur son passage, dont je vais maintenant vous parler ?

Le monde de l’Argent bien sûr : le capitalisme pour dire les choses précisément, et là, ce n’est pas le communisme qui règne sans vergogne, mais le profit  qui s’étale et créé autant d’inégalités, de crimes, d’abandons, de misère, de faim sur notre planète terre car partout il règne en maitre et exerce sa domination.

Mais le voit-t’on dans toute sa splendeur inhumaine.

Le capitalisme  sait se cacher sous divers paravent pour porter ses coups : il s’agit donc de le démasquer concrètement.

Des êtres humains en  souffrent quand il tue l’économie de pays  alors il les licencie et parfois  les parque comme du bétail.

Des hommes, des femmes et des enfants fuient alors il érige  des murs partout dans le monde et nous voyons même qu’il monte des murs en Europe de l’Est pas loin du mur détruit de Berlin. Mais n’allons pas loin : en France « le mur de Berlin existe : à Calais, la ville est entouré de grilles, de grillages, de miradors et c’est un véritable rideau de fer qui empêche de pauvres hères de circuler et d’aller là où ils pourront se sortir de la misère et des guerres.

Oui, en France avec le concours et l’argent des trusts britanniques et de la Reine qui ne dit mot, un mur, des chiens policiers, des miradors, traquent comme chez Trump les malheureux immigrés.

L’Europe est entrain de redevenir un camp, oui des camps comme va proposer Macron à ses condisciples européens pour enfermer de pauvre gens avant de les renvoyer dans leur pays de misère.

Oui, des malheureux  qui partent de « je ne sais où » et  alors ils vont  inventer des lois et des décrets pour les empêcher de gagner une terre plus accueillante. Des camps que réclament l’extrême droite européenne.

Brecht disait : «  Le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde. »

Effectivement la bête immonde réapparait : pas encore les pogroms mais l’on chasse le migrants comme on chassait du temps de Marx ceux et celles qui pénétraient dans les propriétés forestières pour avoir de quoi se chauffer et à l’occasion trouver un gibier où quelques châtaignes.

Et puis regardons les libertés : elles sont atteintes : la grève devient un acte d’incivilité, les crapuleries patronales s’exercent jusqu’au tréfonds des cœurs et des âmes atteints par le mal vivre avec un travail devenant de plus en plus aliénant.

Finalement ce que l’on montrait à juste raison hier comme étant inacceptable devient aujourd’hui banale sous l’emprise d’un capitalisme qui exerce sa domination, bafouant l’humain,  mais aussi la planète terre qui souffre d’être malmenée pour que quelque uns jouissent des « félicités »  de la vie sur terre.

Le système secrète la violence partout dans le monde ; il en a besoin pour se maintenir car il devient de plus en plus nuisible et rend la vie impossible à des millions de gens qui le fuient chaque jour. Alors il trouve des parades, il trouve des sbires dans les structures stratifiées pour faire le sale boulot.

Et maintenant, il laisse mourir des migrants dans les mers et trouve des populistes et nationalistes de tout acabits, néo-fascistes comme en Italie, pour les laisser se noyer sans secours.

Ce système est arrivé en bout de course : il est meurtrier : il faut le dépasser mais pour cela l’idée communiste doit redevenir  comme un leitmotiv et  la seule voie possible face à la tourmente capitaliste.

Oui l’idée communiste ressortira  car l’homme commence à s’extirper de l’étendue des dégâts causés et le risque d’une catastrophe majeure pour toute la population de cette planète.

Bernard LAMIRAND

Rédigé par NOS FRERES IMMIGRES

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article