SYRIE : QUE SE PASSE T'IL LA-BAS

Publié le 14 Avril 2018

SYRIE : QUE SE PASSE-T-IL LA-BAS

Je n’ai aucune sympathie pour Bachar al-Assad et son régime dictatorial ni pour Poutine qui dirige son pays comme un tsar de toutes les Russies.

Mais la question est autre : Qu’est-ce  qui se joue actuellement en Syrie et qui tire les ficelles ?

Je vise particulièrement les Etats-Unis d’Amérique dirigé par un individu infect et méprisant et une clique d’extrémistes de droite  proche du fascisme.

Il est cependant surprenant de voir avec quel empressement les principaux médias occidentaux qui ne tarissaient pas de critiques sur ce Trump qu’ils commencent à vénérer et sur un Macron qui rend éloge à cet individu l’invite et se fait invité comme un ami de longue date.

Trump a donc viré sa cuti et les évolutions de sa politique en faveur des grandes multinationales, son retournement en matière d’amitiés avec le maitre du Kremlin, auquel il doit son élection, ne sont pas le fruit du hasard ( voir mon article sitôt après son élection) : cela montre que quelque chose a bougé et nos chroniqueurs de la presse bien pensante eux n’ont plus les discours sidérés qu’ils avaient au moment de l’élection du ce  personnage primitif et fruste comme le qualifiaient certains.

Cette histoire de bombes chimiques me laisse perplexe et notamment de voir nos apprentis sorciers (triumvirat USA-France-ROYAUME UNIS) se mettre sur leurs grands chevaux et de vouloir aller punir le coupable Bachar-El-Assad illico-presto. Cela rappelle les opérations en Irak pour détruire Saddam Hussein, au nom déjà de l’utilisation de l’arme chimique : à cette époque Il ne faisait aucun doute chez ces vertueux que Saddam Hussein avait des armes biologiques et nos stratèges disaient : « qu'il a la capacité d'en produire rapidement d'autres en nombre suffisant pour tuer des centaines de milliers de personnes comme le  disait le général Américain Pauwels  qui ajoutait : « Nous avons une description de première main de ces installations de la mort ».

C’était un mensonge d’état et la preuve fut apportée plus tard en ce sens. La France, à cette période de la guerre d’Irak, fut à la hauteur de sa responsabilité avec courage et honneur : elle contesta à l’ONU cette version par la voix de son ministre des affaires étrangères Dominique de Villepin et cela eut un grand retentissement y compris au niveau mondial.

Nous n’en sommes malheureusement plus là avec l’individu qui joue au « ptit soldat » à l’Elysée.

Dès lors, nous pouvons nous poser la même question aujourd’hui : n’y a t’il pas, à nouveau, un mensonge d’états –au pluriel – prétextant l’utilisation de bombes chimiques contre la population syrienne ?

La prudence aurait été d’attendre la commission d’enquête : pourquoi cette précipitation avant  sa venue ?

Que fait donc la France dans cette stratégie qui consiste de mettre encore plus de l’huile sur le feu ?

N’y avait-il pas de la part de notre pays à être circonspect et s’il y avait des preuves de les aligner publiquement  auparavant : Macron pour l’instant se contente de nous dire qu’il a des preuves sans nous les fournir, pourquoi ?

D’autre part, que veut-dire ce manquement de ne pas avoir invité les présidents de groupes parlementaires à venir entendre les arguments fournis qui attesteraient preuves à l’appui de l’utilisation par Bachar-El- Assad de l’arme chimique.

Dans cette région, tout est possible, et les coups fourrés sont monnaies courantes : rien ne nous dit que les alliés des Etats-Unis, les régimes despotiques de la péninsule arabique notamment ne sont pas les instigateurs ? Bachar-El-Assad n’est-il pas leur ennemi déclaré pour des prééminences géopolitiques ! Et que dire des dirigeants Israéliens ?

Derrière cela se cache toujours des intérêts. Tous les conflits régionaux et y compris l’annexion de la Palestine par Israël sont dans ce contexte.

La Syrie fait donc partie de ces enjeux de par sa place géographique.

Des guerres de position sont en cours et un rien peut mettre le feu au poudre entre des grandes puissances capitalistes qui veulent dominer le secteur et donc les Etats-Unis, l’Europe capitaliste et la Russie. La France, là-dedans, joue le rôle de grenadiers voltigeurs pour l’ensemble des pays Européens.

Le danger de guerre est donc réel et n’importe quel prétexte peut être utilisé pouvant déboucher sur une  guerre généralisée dans cette région et au-delà où la France serait mêlée.

L’idée de paix et de négociation n’est même plus avancée et c’est les armes que l’on fait parler avant de discuter : ce qui revient à considérer qu’il faut passer à des guerres plutôt qu’à des conflits locaux et larvée avant de négocier et dans ce sens le rôle de l’ONU est totalement ignoré.

Voilà le danger auquel s’expose la France par la décision aberrante de Macron. Cet homme nous conduit dans le pire hasard : la paix dans le monde est menacée et notre pays peut-être un fauteur de guerre : osons le dire même si c’est notre Président de la République.

Et puis, qu’allons nous faire dans cette galère avec un président des Etats-Unis, personnage bouffon, menteur, frimeur, nationaliste et xénophobe, aventurier et va t’en guerre. Au moment de son élection, même notre presse bourgeoise s’enflammait pour dénoncer ce personnage falot et populiste : aujourd’hui, nous les entendons plus …..

Aujourd’hui, ils sont prêts, les mêmes, ceux qui le vouaient  aux gémonies, à lui dresser des lauriers face au diable en la personne de Poutine. On nous dit que c’est pour libérer les peuples soumis à des dictateurs dans cette région que l’on porte le combat mais quand on y regarde de plus près, les alliés de nos braves redresseurs de torts, ne sont ni plus ni moins que des despotes que le monde occidental alimentent pour garder son hégémonie dans la région.

Si nous en sommes là dans cette région, c’est bien de notre responsabilité, qui a fait ces régimes, qui les alimentés, qui leur a fourni des armes, qui leur en fourni actuellement à la pelle sinon nous pour des raisons hégémoniques mais aussi pour garder ces peuples sous domination avec quelques despotes à leur bottes.

Oui, paraitre le chevalier blanc en ayant que la noirceur montre à quel point notre France est entrain de s’engager dans une mauvaise  direction surtout pour la paix  dans le monde.

Là, avec Macron et Trump, nul ne sait où cela peut nous conduire : l’irréparable n’est pas loin.

Bernard LAMIRAND.

Rédigé par aragon 43

Publié dans #paix ou guerre

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