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ARAGON43

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Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .


ORDONNANCES : SALARIES-ES NE VOUS LAISSER PAS AVOIR

Publié par aragon 43 sur 31 Août 2017, 12:57pm

Catégories : #SYNDICALISME

DES ORDONNANCES POUR GRUGER LES SALARIES-ES

LE CODE DU TRAVAIL DEVEINDRA LE CODE PATRONAL

C’est une réaction à chaud.

J’attends l’analyse plus en profondeur de la CGT sur le contenu de ces ordonnances patronales : c’est ainsi qu’il faut les qualifier.

Philippe Martinez, ce matin, sur France Inter a bien résumé ce que contient ces ordonnances qui mettent en cause les droits des salariées-es.

Le 12 Septembre correspond donc à ce que nous pouvions nous attendre et il est bien que la CGT ait su anticiper pour prévoir une mobilisation à la hauteur de l’attaque patronale et gouvernementale.

L’affaire est loin d’être terminée.

C’est à travers le contenu réactionnaire que le monde du travail va se sentir concerné. Il fera les comptes et s’apercevra qu’il est le dindon de la farce. Cela dit, il ne faut pas  prendre les salariés-es pour des imbéciles et les derniers sondages montrent que plus de 70%  sont en désaccord avec la remise en cause du code du travail et des droits afférents aux salariés-es.

Tous les domaines de la vie au travail seront placés sous la contrôle du patronat et le contrat travail ne sera plus que le contrat du patron : un contrat précaire où il achètera le prix de la force de travail à sa guise, en sachant qu’il aura de moins en moins a en discuter le contenu avec les représentants syndicaux dont tout compte fait il veut en réduire le rôle et même les exclure des lieux de l’entreprise en commençant par les plus petites.

Un contrat de travail patronal où le salarié sera sous la coupe de son patron maitre du jeu avec le principe exorbitant de pouvoir décider lui seul de ce qui doit être attribué aux salariés-es concernant le renouvellement de sa force de travail pour qu’il continue à l’exercer au maximum.

Droit exorbitant qui vient frapper de plein fouet des conquis sociaux et des règles obtenus par le monde du travail à travers les lois et les conventions collectives.

Nous y discernons très bien comment de l’emploi à contrat à durée indéterminé, l’évolution déjà en cours avec la précarité, va nous amener à une vie au travail de plus en plus hachée où le tôlier exercera comme il veut le guillotine licenciement en ne réglant des indemnités minimales qui l’encourageront à se séparer de quiconque ne lui plaisant plus.

Quand à la représentation syndicale dans les PME, celle-ci sera encore plus difficile avec les ordonnances donnant tous les droits aux patrons jusqu’à 50 salariés-es ;  et demain qui peut nous dire que la barre ne passera pas à 100  et n’oublions pas que le MEDEF voulait aller jusque 500 salariés-es.

Dans cette présentation, un aspect me parait important : le gouvernement n’a pas réussi à faire à accepter le breuvage maléfique du Medef et des petits patrons retors aux syndicats : il y a chez les syndicats réformistes une certaine déception, car sur le fond, ce gouvernement a choisi littéralement de se passer de leur avis à part quelques petites concessions qui ne remettent pas en cause l’absolutisme patronal dont exhalent ces ordonnances.

Cela montre que tout est encore possible pour remettre en cause les dites ordonnances dans les jours et les semaines qui viennent et chaque point peut conduire des réactions des salariés.

Tout est encore possible de travailler des rassemblements et l’endroit où cela va se jouer, c’est bien le lieu de travail et il importe, preuve à l’appui, de démontrer le hold-up qui se prépare pour abaisser les salaires et rendre le travail plus précaires avec des contrats à l’heure, à la journée, au mois, pour quelques années et des contrats pouvant être abolis du jour en lendemain selon l’humeur patronal ou de l’actionnaire qui pourra à partir de ses profits à réaliser jouer sur la main d’œuvre à employer ou à virer.

Alors, le 12 septembre commençons la bagarre : soyons nombreux et nombreuses en grève et dans les manifestations.

Bernard LAMIRAND

 

 

 

 

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