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ARAGON43

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AUBERT ET DUVAL : NON A LA FERMETURE

Publié par aragon 43 sur 10 Avril 2017, 14:02pm

Catégories : #FTM CGT

Communiqué de presse de la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT
 Montreuil, le 30 mars 2017.
Sidérurgie. Aubert et Duval Firminy. Va-t-on laisser une nouvelle aciérie fermer alors que des solutions existent ? Un comité d’entreprise se déroulait ce jour, concernant notamment l’avenir de l’aciérie électrique du site de Firminy, dans la Loire, au sein de l’entreprise Aubert et Duval (groupe ERAMET).
 
En octobre dernier, s’interrogeant sur la stratégie de l’entreprise, les élus du comité central d’entreprise d’Aubert et Duval déclenchent une procédure d’alerte. La direction, dans la foulée annonce de manière brutale son projet de fermeture de l’aciérie (70 emplois directs menacés), En réaction, les salariés entament une grève pour bloquer le projet et gagner du temps afin d’élaborer des propositions alternatives.
 
Plusieurs plans sociaux ont entrainé une perte de savoir-faire aussi bien au niveau des fonctions supports (Plan social Optimum Eramet, APMF Aubert & Duval et Erasteel) qu’au niveau des sites de production (Fermeture du site de Gennevilliers, plan social Pacte sur Firminy, fermeture des sites de Feurs et le Palais sur Vienne, Plan social de Commentry…).  
 
De plus, Firminy est confronté à une carence d’investissements ces dernières années, ainsi qu’à une stratégie commerciale discutable. Or l’usine développe des pièces de haute technicité à destination notamment des outillages du marché de l’automobile, de l’armement, de l’industrie nucléaire et de l’industrie pétrolière.
 
Le rapport de l’expert du CCE, dévoilé le 28 Mars, est sans appel : la fermeture de l’aciérie n’a aucune justification, ni industrielle, ni économique. Ce projet n’est en rien créateur de valeur pour l’entreprise et met en péril la pérennité du site à court terme. Au travers de ce rapport, les salariés portent des alternatives crédibles et rentables pour l’avenir du site
 
L’analyse démontre que l’activité de l’aciérie peut être sérieusement relancée, par une augmentation des parts de marché sur les produits actuels, mais également en misant sur de nouveaux débouchés, comme par exemple dans l’aéronautique, marché en forte progression. Les salariés réclament donc une autre stratégie industrielle et commerciale et l’abandon du projet de fermeture de l’aciérie par la direction de l’entreprise.
 
Si cette aciérie devait fermer, ce serait une de plus dans la longue liste des aciéries électriques condamnées ces dernières années en France et notamment sur tout le groupe Eramet. Tout comme celle de l’usine des Dunes, dans le dunkerquois, que le groupe Ascométal projette de fermer, dans son opération de restructuration croisée avec Vallourec.
 
Ces fermetures annoncées, si l’Etat et les régions laissent faire, amputeront encore davantage des capacités de production dans une filière pourtant stratégique pour notre industrie. L’enjeu majeur de la stabilisation de notre appareil de production dans la sidérurgie a, en effet, été affirmé avec force par le rapport parlementaire de juillet 2013. Des équipements industriels sensés occuper pleinement leur rôle dans ce qu’on appelle l’économie circulaire, et l’optimisation ici de la filière ferraille.
 
Le bassin de Firminy a déjà vécu des suppressions de capacités, en 2013 avec la fermeture de son site d’APERAM (aciers de précision), qui avait souffert d’un manque d’investissement et de R&D, sous la houlette de … Lakshmi Mittal. Si l’aciérie de Firminy venait à fermer, il ne resterait plus qu’une aciérie dans le département de la Loire.
 
Outre le fait que ces sites répondent paradoxalement à des besoins d’acier de haute qualité, la complicité des pouvoirs publics est posée. La région Auvergne-Rhône Alpes s’apprêterait à verser une subvention d’1,2 millions d’euros à Aubert et Duval, tout comme la région Hauts de France pour 14 millions d’euros à Ascométal. De l’argent public servant donc de caution à des fermetures de capacités de production et aux plans sociaux induits !
 
La CGT, dans le cadre de sa campagne de fond pour la réindustrialisation du pays, dénonce la dérive des stratégies d’entreprises. Alors qu’on pollue le débat avec un soi-disant « coût du travail », c’est bel et bien le coût du capital qui détruit notre industrie et ses filières clé, preuve en est les 55,7 milliards de dividendes versés en 2016 par les groupes du CAC 40, soit un retour au niveau de 2006 ! Cette dérive financière handicape les investissements nécessaires dans les unités de production. 
 
La Fédération des travailleurs de la métallurgie appelle les salariés de Firminy à rester mobilisés contre ce projet de fermeture. Quand des alternatives crédibles sont développées, elles doivent être prises en compte. C’est dans ce sens que nous sollicitons également l’intervention du secrétaire d’Etat à l’industrie auprès de la direction d’Aubert & Duval et surtout d’Eramet. L’Etat détient en effet via l’Agence des Participations de l’Etat 26% du capital du groupe. Il a donc toute légitimité à intervenir sur la stratégie menée afin de préserver intégralement la capacité de production et l’emploi.
 
Contact : Philippe Verbeke 06.23.40.27.99

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