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ARAGON43

FILLON : A VOTRE BON COEUR JE SUIS UNE VICTIME

7 Février 2017 , Rédigé par aragon 43 Publié dans #CAPITALISME

FILLON UN REPRESENTANT UN COMPARSE D’UN SYSTEME CORROMPU

L’affaire Fillon est un excellent cas d’école sur les « micmacs » des gens du pouvoir.

Mais faut-il seulement braquer toutes les caméras sur cette filouterie financière pour arrondir les fins de mois de la « pauvre » Pénélope ?

Quand je parle des gens du pouvoir, je ne parle pas seulement de ceux et celles qui bénéficient du système mais plus largement de ce qui est le cœur du système : le capitalisme et son âme damné l’argent roi.

Ceux qui sont aux manettes politiques ne sont que la partie immergée de l’iceberg.

Le système a toujours su récompenser ses auxiliaires, mais aussi les aider à ne pas être pris, et quand ils sont pris de les abandonner sur le champ de bataille en toute bonne conscience.

 

Regardez comment cette presse bourgeoise, depuis l’intervention de Fillon, pour admettre « une erreur », font tout pour le remettre en selle et surtout d’éviter que l’écoulement de quelques centaines de milliers d’euros ouvre une brèche plus importante montrant où coule à flot l’argent roi.

« Une erreur »… on avait entendu naguère : « responsable mais pas coupable ou encore « dopé à l’insu de mon plein gré etc

Alors, quand ils sont pris la main dans le sac, toute une législation vient pour les aider à passer ces mauvais moments.

Ce serait donc une erreur pour le puissant mais surtout une faute pour le pauvre….

Justice qu’il faut rendre et qu’elle soit de bon droit et rapide dit-on chez ces justiciers qui plastronnent et appellent à la prison sans délai…

Par contre, pour les affaires en cours de la droite et de l’extrême droite, les choses traineront en longueur et les mises en examens, les recours permettront de gagner du temps et ceux—ci finiront par voir leur affaire se finir en « nœud de boudin » comme on dit où encore par des mises en garde ou des grâces qui leur permettront ensuite de redevenir des gens au-dessus de tout soupçon.

La justice doit être implacable dit-on dans ces milieux : l’est-elle vraiment ?

Elle l’est pour les petits délits, cela est garanti ; les procédures sont accélérées pour les humbles quand ils quittent comme on dit le droit chemin. Par contre les tripotages des nantis attendent longtemps un jugement qui tarde toujours à cause des procédures qu’il faut connaître sur les bouts des ongles pour échapper au jugement.

Bien-sûr tout le monde peut bénéficier de conseils, mais chacun sait que le petit justiciable n’a pas les moyens ni la roublardise pour arriver à bloquer à coup de procédure la justice de cette société qui aime frapper les petites délits mais ne peut rien faire quand il s’agit des « indélicatesses » de grandes sociétés financières et industrielles comme les détournements financiers vers les paradis fiscaux des banques.

Par exemple avez-vous vu un gros actionnaire être accusé de détournements dans les paradis fiscaux et notamment de faire prospérer des comptes à ces endroits-là ?

Avez vu ces PDG qui déterminent eux – mêmes leurs salaires mirobolants en puisant légalement parce que la loi capitaliste leur permet qu’il en soit ainsi ?

Et je cite encore un adage : « qui volent un œuf vole un bœuf, mais je rajoute qui vole un bœuf n’a plus besoin de voler un œuf ».

Apprenons que la justice est de classe et que les lois sont faites pour punir celui qui vole le capital mais jamais celui qui se sert au nom du capital.

Fillon n’est donc que la face apparente d’un système qui a besoin de politiciens pour réaliser l’extraction de la plus value créée par les travailleurs et l’orienter vers les gros coffres forts des actionnaires.

Le plus grand maraudage c’est celui que la classe capitaliste : à eux seuls, huit milliardaires cumulent une fortune de 426 milliards de dollars, l’équivalent des richesses détenues par la moitié la plus pauvre des habitants de la planète.

Avez-vous entendu, nos experts, nos médias, la classe qui dirige ce pays, dirent que ces fortunes ont les mains toutes sales de l’argent mal-acquis et acquis sur le dos du monde du travail.

Cet argent, n’est que le vol légalisé par les lois capitalistes.

Bernard LAMIRAND

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