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ARAGON43

UN MONDE MALADE QU'IL FAUT TRANSFORMER D'URGENCE

2 Février 2017 , Rédigé par aragon 43 Publié dans #communisme

DANS QUEL MONDE VIVONS-NOUS ?

Le monde dans lequel nous vivons est en plein branle-bas.

Marx nous inviterai sûrement à nous plonger dans ce réel et le comprendre, comme il a essayé de le saisir et de nous l’expliquer à son époque.

Certes, ce n’est pas facile de tout saisir ce qui se passe et se trame… Cependant, la célèbre citation de Gramsci, dans sa prison mussolinienne, nous le dit : « La crise consiste justement dans le fait que l'ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître : pendant cet interrègne on observe les phénomènes morbides les plus variés ».

Jamais le capitalisme n’a été aussi destructeur dans sa marche mortifère depuis la seconde guerre mondiale : destruction de l’humain, de toute sociabilité, d’esprit fraternel, de valeurs, de solidarité etc.

Mortifère oui ! Ce qui se déroule en ce moment sur la planète est malheureusement le fruit d’un capitalisme ravageur, violent, d’une élite de fripouilles prête à tout pour le veau d’or.

Aux Etats-Unis par exemple : là, les rapports de domination s’exaspèrent et les requins sont à l’œuvre. Il est saisissant de voir la première puissance mondiale, jalouse de son statut hégémonique, agir comme elle le fait en ce moment pour garder toutes ses prérogatives face des concurrents qui montent en ligne pour lui damer le pion. Dans ce sens nous assistons à une bataille de position des grandes multinationales qui dominent le monde et fragilisent les Etats nations.

La crise est donc profonde, ce système est aux abois particulièrement pour assurer l’hégémonie américaine. Trump, nouveau président des Etats-Unis, des barrages, des murs, des protections. Il est pris dans une contradiction de fond quand on sait la place qu’a insufflé et développé le libéralisme sous Reagan ; un libéralisme débridé, mondialiste, concurrentiel, destructeur de main d’œuvre pour le profit maximal, et un internationalisme financier décidant de tout. En être arrivé à revenir sur cette stratégie, cette concurrence libre et non faussée selon l’expression de la Communauté Européenne, préconiser la fermeture des frontières tant dans le domaine du commerce, de la production et de la circulation des richesses créées, tout cela montre bien l’étendue de la crise en cours et des dégâts qu’elle a déjà fait mais aussi la circonspection des élites dirigeantes de ce pays pris dans leur contradiction face à leur grenadier voltigeur Trump.

Des dommages, surtout humains et le monde vit sous la férule d’une exploitation de l’homme par l’homme comme jamais et l’on parle même d’un esclavage nouveau entrainant l’humain à ne plus être qu’un robot au travail et en concurrence de plus en plus avec celui-ci.

Ce capitalisme, en se refermant sur lui-même, tente en fait de retarder ou d’empêcher la montée des peuples qui veulent le progrès et le développement mais qui ne trouvent pas encore le chemin d’une nouvelle montée en puissance et leur unité pour combattre ce capitalisme partout dans le monde avec des organisations syndicales à la hauteur de cet enjeu et qui doivent forcément se retransformer pour non seulement combattre les effets de la crise mais faire prendre conscience que les luttes sont plus que jamais indispensables et que les petits arrangements ne suffisent plus .

Ainsi le capitalisme utilise toutes les facettes de sa dictature pour forcer les peuples à se résigner.

Il utilise toutes les cordes à son arc en jouant tant sur des forces conservatrices, réformistes si nécessaire, ainsi que sur les éléments nationalistes et fascistes qui se développent actuellement en Europe, mais aussi aux Etats-Unis en remettant en selle des mouvements religieux comme les pentecôtistes pour trouver des parades pour que rien ne change.

Les peuples en souffrent et nous pouvons le constater chaque jour à travers la remise en cause des droits sociaux ou encore des populations réfugiées avec les guerres qui s’allument partout dans le monde.

Dire cela, c’est faire le constat d’un réel qu’il faut affronter pour développer une alternative qui amène les peuples à se poser la question d’un autre monde que celui qui nous dirige actuellement.

Les prédicateurs que nous voyions dans les médias n’abordent pas cette vraie question de l’alternative au capitalisme, c’est à dire le communisme.

Je dirai que c’est comme un trou béant : le terme communisme serait-il interdit !

Quelque chose que l’on ne pourrait plus prononcer !

Observons en France : aucun des candidats à la recherche de la posture suprême ne pose fondamentalement la question de remettre en cause littéralement ce système sinon que pour simplement lui caresser un peu les côtes pour faire bonne impression lors d’une campagne électorale.

Le combat de classe ne trouve aucun accent évidemment chez ces faiseurs de bonheur ou ces oiseaux de mauvais augures qui peuplent les tribunes et les écrans.

Alors n’est-il pas inconséquent d’en rester là et surtout de masquer cette seule et unique alternative au capitalisme : le communisme…. Osons à nouveau prononcer ce mot car le capitalisme n’est pas l’horizon indépassable ou la fin de l’histoire.

Il y a vraiment besoin dans ce monde tourmenté que les idées de Marx reprennent le dessus sur tous les petits « apothicaires » ou les rebouteux qui sont à son chevet.

Oui, il manque vraiment une parole forte communiste en ces moments de crise et de danger pour l’humain.

Mais tout est possible avec ce que nous avons vu en 2016 avec « les nuits debout » et surtout la formidable mobilisation du monde du travail concernant la loi El-Khomry. L’histoire s’écrit chaque jour et qui peut dire qu’un vaste mouvement du monde ne viendra pas balayer tous ces miasmes actuels.

Les communistes doivent en prendre le flambeau et être eux-mêmes.

Bernard LAMIRAND

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