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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

"TRUMP LES PEUPLE"

Publié le 20 Janvier 2017 par aragon 43 in CAPITALISME

« TRUMP LES PEUPLES »

Il est arrivé le divin enfant du capital.

Nous pourrions le caractériser ainsi avec cette fête qui vient de se dérouler ce jour à Washington.

La crèche capitaliste vient de mettre au monde une crapule politique de la pire espèce qui est là pour cogner.

Les Etats-Unis ,que pendant des années nos médias et nos politiciens ont vanté comme la terre promise de la liberté, récupèrent ainsi un aventurier.

Il a déjà sorti ses colts avant d’être nommé sheriff.

Les premiers à en pâtir seront les immigrés d’origine mexicaine qui seront renvoyés immédiatement dans leurs pays d’origine ; et un mur, déjà bâti à l’époque d’Obama, va complètement clore l’espace entre le Mexique et les Etats-Unis. Même les enfants seront renvoyés sine-die.

« Trump le Peuple », la main sur le cœur, prêtant serment sur la bible, parsème sa haine de l’humain, des femmes, et de ceux et celles qui ne partagent pas sa cupidité mortifère.

Marine le Pen s’en trémousse de joie.

Une France des barbelés partout ne lui déplairait pas.

« Trump le peuple » est l’enfant du système, ne l’oublions pas, et son couronnement ne présage rien de bon pour Le peuple américain, qui, après avoir connu le Maccarthisme et la ségrégation raciale pourrait connaitre la chasse aux faciès.

L’individu n’est pas arrivé par hasard. Le capitalisme a besoin de rétablir un ordre malmené dans le monde et d’indiquer qui en est toujours le gendarme.

Il est le clone de cette classe dirigeante capitaliste, et l’équipe qui va le guider, est représentative des banquiers indélicats, les financiers véreux, des forbans de la planète pétrolière, des personnages milliardaires du commerce et de l’industrie.

Le capital a besoin de faire le ménage parmi les siens et de mettre en orbite les pires du système afin de contrôler ce monde où certains veulent prendre la place du calife. .

Il faut donc consolider les Etats-Unis qui doivent rester le porte drapeau et le gendarme du système. Cette fonction est aujourd’hui disputée par d’autres puissances capitalistes qui montent comme la Chine, mais surtout, l’idée d’états nation, de composition inter-états comme l’Europe devient un frein pour l’expansion de ces grands groupes où l’hégémonie américaine doit primer.

Alors, il ne s’agit plus de transiger et une crapule raciste et nationaliste fait l’affaire. Le capitalisme dans ses moments de crise ou quand il se sent menacé est prêt à toutes les extrémités. Aujourd’hui, il faut donc au système un individu, peu importe s’il est peu recommandable, pour casser la baraque et la reconstituer en faveur des grands groupes multinationaux auxquels les Etats doivent allégeance.

Ceux qui croient que c’est simplement un reflux à l’intérieur de ses frontières des Etats-Unis se mettent les doigts dans l’œil.

C’est bien une recomposition à l’échelon du monde, sous l’égide des Etats-Unis.

Ceux et celles qui nous distillent chaque jour les bienfaits d’un système libéral basé sur la concurrence, le donnant- donnant, les libertés d’entreprendre, le commerce et le rôle des Etats et des supers-états vont devoir trouver d’autres explications pour défendre un système à bout de souffle et qui en fin de compte est obligé de se trouver un aventurier pour continuer à dominer le monde et à fonder des rapports sociaux de plus en plus autoritaires voir despotiques et abandonner y compris les vieux principes de la démocratie bourgeoise.

Cet individu, est dangereux pour le monde. Nous le voyions déjà brandir les menaces là où les intérêts de la puissance dominante sont en difficultés et particulièrement en Asie et face à la Chine.

L’intronisation de « Trump le peuple » , ce jour, se fera sous le signe de l’affrontement.

Le capitalisme a choisi son homme parmi les sujets les plus vils et les plus nauséabonds des Etats-Unis.

Le peuple américain semble se réveiller par des manifestations pour lui dire qu’il n’est pas le bienvenu. Tant mieux !

Une bataille de classe peut s’engager dans le monde entier pour faire face à cette montée du populisme, du nationalisme, de la xénophobie et du racisme mis en exergue par Trump et ses acolytes pour domine et diviser le monde du travail.

Après les Etats-Unis, la Grande Bretagne, c’est la France et les peuples Européens qui sont dans le collimateur : il est temps de réagir et de se rassembler et de ne pas s’en laisser compter.

Et pour conclure cet article : je reprends les paroles plus que jamais d’actualité de l’Internationale : il n’est pas de sauveur suprême, ni dieu, ni césar, ni tribun. Producteur, sauvons-nous nous-mêmes ! Décrétons le salut commun !

!Bernard LAMIRAND

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