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ARAGON43

DECES GRIPPE : LITS OU CERCUEILS

14 Janvier 2017 , Rédigé par aragon 43 Publié dans #Actualités

SANTE : DE LITS OU TROP DE CERCUEILS ?

Vous allez me dire que je tombe dans le morbide !

Non … Mais, ce matin, sur France-Inter, j’ai sursauté en écoutant l’interview d’un capitaliste des Pompes funèbres indiquer que lui était paré pour recevoir les décès de la grippe.

En même temps, je viens de recevoir un mail rapportant le débat au Sénat qui s’est tenu sur l’hôpital et l’intervention de Laurence Cohen, sénatrice communiste, et les réponses de certains réactionnaires de cette assemblée où règne la droite.

Je cite d’abord Laurence Cohen : « Je commencerai mon propos en rendant hommage aux personnels hospitaliers, qui, malgré l'avalanche de réformes qui s'est abattue sur l'hôpital depuis près de vingt ans maintenant, continuent d'offrir une haute qualité de soins dans des conditions de plus en plus difficiles….

… Selon la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques, la DREES, quelque 57 000 lits d'hospitalisation ont été supprimés en onze ans…..

Cette diminution du nombre de lits a un impact grave sur le fonctionnement des services….

Et la réponse est venue de la droite sénatoriale en ce moment ou des milliers de personnes, particulièrement âgées, sont dans les services d’urgences dans les pires conditions et l’un de ces sénateurs de la droite libérale M. Jean-Marie Vanlerenberghe s’est exclamé et a vendu le morceau pour ainsi dire.

Je le cite : Tout d'abord, notre pays compte trop d'hôpitaux, qui, par ailleurs, sont mal répartis. Dans son rapport public annuel de 2013, la Cour des comptes observait que « la répartition des hôpitaux sur le territoire résulte souvent d'héritages historiques qui ne correspondent plus aujourd'hui ni aux besoins des bassins de population ni même parfois aux normes de sécurité sanitaire »…. ( à transmettre dans tous les endroits où les hôpitaux publics sont menacés)

…Les victimes de cette situation sont les soignants et les patients…

…Les personnels souffrent de leurs conditions de travail. On le regrette tous ici, année après année. Les 35 heures ont désorganisé les services et les heures perdues n'ont pas toutes été compensées par des créations de postes …..

Quant aux patients, hormis la qualité des soins, parlons des délais d'attente, notamment dans certains services d'urgence….La permanence des soins est défaillante, notamment en médecine de ville, il faut le reconnaître. Il faudrait davantage de maisons de garde en amont des urgences, car le système de santé demeure trop centré sur l'hôpital en France.

Mme Laurence Cohen. Eh voilà !

Carrément, ce sénateur vise la réduction de l’offre de soins publics pour la transférer vers le privé et le fric.

Nous avons là, un condensé de l’attitude de cette droite et du PS qui en enfilé depuis 2012 le même dossard que la droite : celui des économies à faire sur le dos des patients et des hospitaliers et en particulier la précarité du malade quand il n’a plus que des couloirs pour être soigné dans des brancards. Laurence Cohen, dans son exclamation, montre bien où est le problème : la part de plus en plus grande réservée à l’offre des soins privée et profitables.

Alors, ce matin, ce croque-mort sur France-Inter montrait bien cette réalité capitalistique. Lui, avait déjà depuis un certain temps prévu les choses et il le disait crument en bon gestionnaire. Les pompes funèbres ont su anticiper cette situation et sans caricaturer on pouvait saisir que celles-ci ont les moyens en chambre funéraires et crématoires et le stocks nécessaire de cercueils pour accueillir les décès actuels alors qu’à l’hôpital la possibilité d’accueillir les vivants avec des lits est de plus en plus aléatoires pour éviter le terminal en sapin ou en ébène et tout cela se fait avec les moyens du bord pour ainsi dire.

Triste société, qui nous montre que l’humain ne compte que pour la cupidité : le cercueil (certes indispensable, mais voir les coûts de plus en plus exorbitants des inhumations) rapporte alors que le lit hospitalier on peut en limiter le nombre pour réduire les dépenses de santé et rendre demain celles-ci de plus en plus inégalitaires.

Bernard LAMIRAND

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