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ARAGON43

ARCELOR DUNKERQUE EN LUTTE POUR LES SALAIRES

16 Décembre 2016 , Rédigé par aragon 43 Publié dans #Luttes

JE METS EN LIGNE UN EXTRAIT D'UN ARTICLE DE LA VOIX DU NORD SEUL JOURNAL A AVOIR PARLE DE CETTE GREVE A ARCELOR DUNKERQUE LA PLUS GRANDE USINE DE PRODUCTION D'ACIER EN FRANCE;

PLUSIEURS MILLIERS DE SALARIES SONT EN LUTTE.

JE PUBLIE CET ARTICLE AU MOMENT OU UNE DISCUSSION EST ENGAGEE AU SIEGE D'ARCELOR.

BRAVO AUX CAMARADES ET AUX SIDERUGISTES DE LUTTER POUR LES SALAIRES FACE A CE PATRON MILLIARDAIRE MITTAL.

BERNARD LAMIRAND

DUNKERQUE

Grève chez Arcelor : une réunion de la dernière chance à Paris ce jeudi

Alors que la grève, initiée par la CGT, syndicat majoritaire, atteint ce jeudi son septième jour chez ArcelorMittal, une dernière réunion de négociations sur les salaires se tient, à Paris. Pour l’heure, l’usine tourne au ralenti, soit une perte de production qui dépasserait déjà les 50 000 tonnes.

Par Olivier Dufourg | Publié le 14/12/2016

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Les syndicats d’ArcelorMittal attendent beaucoup de la dernière réunion de ce jeudi, à Paris. PHOTO MARC DEMEURE

Rarement un conflit autour des NAO (négociation annuelle obligatoire) sur les salaires aura pris de telles proportions chez ArcelorMittal. Alors que la CGT réclame une augmentation générale de 3 %, et que la direction ne propose que 0,2 % (plus une prime de 120 € en cas de signature d’un accord), l’usine tourne actuellement au ralenti, soit une perte de production qui dépasserait déjà les 50 000 tonnes de brames.

D’un côté, les trois hauts-fourneaux du site (HF2, HF3 et HF4) fonctionnent en alternance ; de l’autre, le train continu à chaud (TCC), dernière étape dans le processus de production avant l’usine proche de Mardyck, est à l’arrêt. Pour faire fonctionner les installations en toute sécurité, la préfecture a signé un arrêté vendredi pour réquisitionner du personnel.

« Il y a bien un malaise dans l’usine car les salariés, syndiqués ou pas, ont débrayé eux-mêmes sans qu’on leur demande quoi que ce soit »

Pour résumer la situation, tant la CGT, syndicat majoritaire, que la CFE-CGC et la CFDT sont d’accord sur au moins un point : en gros, la direction doit faire un effort et avancer des propositions « décentes » en termes d’augmentation des salaires. Sur la forme, en revanche, les trois syndicats, qui s’expriment chacun en leur nom (traduisez qu’aucune intersyndicale n’a été formée) revendiquent des moyens d’action différents.

Pour la CGT, c’est la voie du bras de fer avec la direction qui a été engagée. De son côté, la CFE-CGC, qui redoute les conséquences économiques d’une telle action, n’a pas appelé à la grève et se dit prête « à jouer le rôle de médiateur si besoin » pour débloquer le conflit. Quant à la CFDT, elle résume : « Il y a bien un malaise dans l’usine car les salariés, syndiqués ou pas, ont débrayé eux-mêmes sans qu’on leur demande quoi que ce soit. »

« Toutes les catégories de personnels » concernées

Malaise, vous avez dit malaise ? Pour la CGT, il va beaucoup plus loin que la seule question des NAO, « et concerne le niveau de rémunération en général, l’emploi, les conditions de travail, etc. », résume Bernard Colin, secrétaire CGT du CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail). Et comme le souligne Philippe Verbèke, représentant du syndicat dans l’usine de Mardyck, « ce sentiment touche toutes les catégories de personnels, et Montataire, Desvres et Fos-sur-Mer ont débrayé. Heure après heure, le mouvement se propage, ce qui prouve que le malaise concerne tout le groupe. »

Ce jeudi, une dernière réunion de négociations se tient à Paris. Pour la CGT, « nous n’avons pas l’intention de calmer le jeu. La direction a été prévenue bien en amont que nous n’accepterions pas une augmentation comme celle proposée, qui est indécente. Et même si elle double ce chiffre, ce serait très mal vécu ».

« Cela n’aide pas les négociations »

Avec le train continu à chaud (TCC) qui est l’arrêt, c’est l’usine de Mardyck qui risque d’être pénalisée si le mouvement devait perdurer chez ArcelorMittal. Située dans le prolongement de l’usine à chaud de Dunkerque, d’où elle reçoit sa matière première (le « coil »), Mardyck relamine à froid cette bobine pour lui donner les caractéristiques finales demandées par les clients. Mais si le TTC ne fonctionne pas…

 

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