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ARAGON43

PRESIDENTIELLES ET SI LES TRAVAILLEURS S'EN MELAIENT PAR LEURS LUTTES

5 Octobre 2016 , Rédigé par aragon 43 Publié dans #Présidentielles 2017

Bernard Lamirand congrès PCF Oise 2016
Bernard Lamirand congrès PCF Oise 2016

Je suis de retour. Mon analyse de fin aout est plus que jamais d'actualité quand on voit se déballage de ces quelques chevaux de retour et les mélopées hasardeuses d'un " je suis le nouveau messie" vous devinerez qui, et vous pouvez rajouter le nouvel étalon de la bourgeoisie, une bourgeoisie qui voit ses canassons complétement vermoulus et qui tente de mettre en course un fabricant de monnaie de singe auquel les écrans capitalistes rivalisent pour montrer sa faconde . Vous avez aussi le clan des "Le Pen": leurs hideuses figures du père et de la fille apparaissent comme l'histoire du chaperon rouge dans le lit de "mère grand" : avec fameuse phrase "pourquoi tu as des grandes dents, c'est pour mieux te manger " etc.

Alors je ressors mon article et j'en conclus que tout est possible pour les progressistes si les luttes mettent à bas ces scénarios pourris que nous offrent du matin jusqu'au soir les médias inféodés à ce pouvoir branlant.

Bernard LAMIRAND

TEXTE DE AOUT DERNIER

Bon je sus absent plusieurs semaines mais je m’intéresse à la situation politique.

Je sens quelques effervescences électorales de tous cotés et chacun prépare son candidat et sa candidate, la droite s’ébroue aussi, de même Hollande, celui qui a failli et qui ce jour veut se présenter dans une blanche hermine, lui qui a trahi le peuple. Moi, je m'en tiens au congrès du PCF et j'agis modestement pour que le peuple entende et se saisissent de nos idées et qu'il se forge son opinion et intervient notamment dans les luttes qui vont reprendre avec le 15 septembre et celle pour la paix le 24 septembre. Ce serait une erreur politique d'abandonner le combat de classe pour ne se consacrer qu'à la course électorale que l'idéologie dominante veut dominante pour ne plus parler des problèmes des gens.

Les communistes ont fixé une feuille de route jusqu'au 5 Novembre pour définir ce qui sera le moyen de battre autant la droite et l'extrême droite que le social-libéralisme.

J'en reste là e je republie mon texte paru courant Aout ci-dessous.

Bernard LAMIRAND

PRESIDENTIELLES : SŒUR ANNE NE VOIS TU RIEN VENIR ?

Je reprends volontiers cette adjuration du conte La Barbe bleue de Charles Perrault pour parler de ce qui se passe actuellement et qui agite le monde politique à la veille d’une élection présidentielle qui sent la naphtaline.

Comme d’habitude, les médias s’époumonent sur la préparation de ces élections en mettant en avant quelques protagonistes qui ont décidé de se lancer dans le concours de beauté quinquenal de la cinquième République.

A les entendre, plus rien ne devrait compter que les digressions de ces quelques personnages habitués à la harangue égotiste.

Les primaires sont là pour enflammer leurs supporters.

Les coups bas pleuvent.

Les faits divers servent pour alimenter les dires des uns et des autres.

Quoi de plus attrayant que la démocratie bourgeoise pour qui veut gagner le pompon suprême.

Ils auront tous un programme électoral.

On sait ce qu’il en advient ensuite et l’on peut se rappeler comment chaque président s’en défait rapidement.

Le dernier s’est même déjugé le jour de son élection, en allant faire allégeance au programme d’austérité de la Communauté Européenne et en se rendant chez Madame Merkel pour lui indiquer son ralliement.

A gauche, le concours est lancé. Seul le parti communiste a soigneusement évité de participer à cette bouffonnerie en essayant d’empêcher la course à l’échalote qui se déroule actuellement.

ll propose une consultation citoyenne pour que le peuple fasse part de ce qu’il souhaite comme projet pour le pays et surtout pour sortir celui-ci de la crise d’un système capitaliste qui ruine la vie en société comme on le voit avec la désagrégation du social et du vivre ensemble.

Alors, sœur Anne, ne vois tu rien venir ?

C’ est un invocation que je prends donc à mon compte devant ce pitoyable spectacle que nous offre chaque jour les médias et particulièrement la télévision française aux mains d’une bande relayant les déjections du système.

Pour ces gens là il faudrait comme les turfistes du dimanche chercher le meilleur des meilleurs : celui qui aura jacté et éructé avec décibels à l’appui sur les estrades face à ceux et celles friands de ces divagations électorales, celui qui aura le bon mot qui frappe le populaire, la meilleure répartie ou la grosse saloperie pour empester l’atmosphère et pourrir encore un peu plus le climat électoral pour recueillir les voix des égarés comme le font l’extrême droite et la droite.

Egarement recherché pour mettre au fond du sac la réalité ou pour saisir celle-çi quand elle leur explose à la figure pour l’utiliser à bon compte comme ce qui se passe en ce moment avec les baignades des femmes musulmanes qui excitent tous les « ventripoteurs » racistes et xénophobes .

Quand le ridicule tue, cela devient grotesque.

Alors sœur Anne pourrait répondre : « d’ici les élections d’avril 2017, il y aura beaucoup d’eau qui couleront sous les ponts de Paris et d’ailleurs ».

Je ne sais pas comment mon parti trouvera l’aiguille dans la botte de foin en putréfaction présidentielle pour qu’une candidature se dégage de cet « embrouillamini » où la pléthore de candidats s’affirment en ce moment.

Ne faudrait-il pas réfléchir autrement et se dire que les choses peuvent se passer différemment et que notre démarche communiste va se construire dans les luttes qui vont reprendre de plus belle dans quelques jours et déboucher sur un autre scénario ; celui du peuple maitre de son destin pour une société de partage comme le souhaite ardemment les communistes.

Un autre débouché est possible que de s’en remettre à une élection comme celle qu’on nous prépare.

En pointant tous les feux sur les présidentielles, en ce moment, l’idée est de faire en sorte que celle-ci se déroule selon les critères habituels entre gens de bonne compagnie habitués à ce que cela se passe avec une trêve sociale.

Il faudrait surtout que l’on ne parle plus de la situation sociale et le gouvernement s’y active en trouva nt les dérivatifs nécessaires pour cacher son bilan exécrable.

Chacune et chacun, alors, devrait attendre le programme des candidats, gentiment et surtout de ne pas contrarier les élites présidentielles en course .

Il faut renverser la table.

Oui, d’ici le mois d’avril 2017, un fleuve bouillonnant peut couler sous les ponts et déborder le rivage des initiés.

Cette élection présidentielle ne peut pas être l’imprimatur obligatoire d’un système qui a fait tant de dégâts.

Plein de choses peuvent bouger d’ici là. Si nous regardons ce qui s’est produit en quelques mois, la situation s’est considérablement modifiée, et le mouvement social est sorti de son inertie.

En effet, qui aurait dit, après les élections régionales et les résultats déplorables qui ont vu le triomphe de la droite et la poursuite de la progression du FN, que des luttes importantes auraient émerger en si peu de temps ?

Personne n’aurait gagé un liard sur une montée de ces luttes et les mobilisations considérables contre la loi El-Khomry. Pourtant tout a été fait pour casser ce mouvement, pour mettre de coté la CGT, pour empêcher l’unité syndicale de se réaliser avec la trahison de la CFDT.

Pendant plusieurs mois et jusqu’aux vacances, le mouvement n’a pas baissé, le gouvernement a dû faire passer sa loi aux forceps avec le 49/3, le refus de cette loi dans la population continue d’être majoritaire : plein d’initiatives sont prévues dès la rentrée dont la première le 15 septembre et les retraités fin septembre.

D’autre part, malgré toutes les tentatives pour opposer les populations entre elles, et avec le dernier épisode du Burkini, le sécuritaire ne l’emporte pas dans la population. L’idée « du vivre ensemble » fait son chemin et plein de gens affirment que l’état de guerre et l’état d’urgence ne sont pas la solution pour empêcher les attentats horribles qui ont eu lieu dans notre pays et ailleurs.

L’assassinat d’un prêtre à Saint-Etienne du Rouvray a vu une réaction formidable et positive de la population ; le maire communiste de cette ville ouvrière a su montrer le bon chemin, celui de la fraternité humaine et cela a permis des rassemblements, jamais vus comme ceux regroupant dans les églises des catholiques, des protestants, des musulmans et des athées et agnostiques. Cela me rappelle la main tendue par Maurice Thorez aux chrétiens parue dans le journal anglais « Le Times ».

L’idée de fraternité, de se respecter les uns et les autres, de croire ou de ne pas croire, de faire la fête ensemble attestent que la haine et l’opposition entre religions, croyants ou incroyants ne passe pas. Le discours du pape est édifiant à ce sujet quand il dit des choses aussi fortes que celles mettant en cause cette société dans laquelle il dénonce un autre terrorisme, celui du « dieu argent » je le cite: « Le terrorisme – je ne sais pas s’il faut le dire, parce que c’est un peu dangereux – grandit quand il n’y a pas d’autre option. Quand au centre de l’économie mondiale il y a le dieu argent et non la personne – l’homme et la femme – : c’est déjà le premier terrorisme. Tu as chassé la merveille de la Création, l’homme et la femme, et tu as placé là l’argent. Voilà le terrorisme de base, contre toute l’humanité. Réfléchissons-y. ». Tout est dit….

Et que dire aussi de ce mouvement qui commence à s’enclencher contre cet état de guerre dans le monde et les risques majeurs qui peuvent demain anéantir l’humanité. Le 24 septembre, en France, de grandes manifestations seront organisées par le Mouvement de la Paix pour la paix dans le monde et mettre à bas l’état de guerre brandit y compris par nos gouvernants.

Plein de choses se sont aussi produites entre les gens pour se parler et bâtir des projets : « les nuits débout » ont marqué cet état d’esprit et tout porte à croire que dans les mois qui viennent des hommes et des femmes progressistes vont se lever pour mettre par terre ce « déroulé pitoyable électoral ».

Alors, ne tombons pas dans l’électoralisme béat ; il y a plein de choses à faire pour que le peuple entre en scène et disloque toutes les constructions de l’idéologie dominante.

Qui peut dire que ces élections se passeront comme d’habitude, qui nous dit que d’ici là peut se lever un formidable mouvement social bousculant tous les pronostics électoraux et fichant par terre toutes les divagations des batteurs d’estrade de gauche comme de droite.

Qui peut dire que ce peuple est en état de léthargie, incapable de réagir, qui peut dire que la jeunesse est aux abonnés absents , qui peut dire que les jeunes ne seront pas aux premières loges des mobilisations comme aussi les retraités qui en ont marre de cette situation, au vu de ce qui s’est passé tout long du printemps et de l’été.

Ils auront l’air drôles les faiseurs de miracles, les harangueurs égocentriques, la caste des énarques et des experts, les perroquets médiatiques, les politiciens du système, si le mouvement au lieu de s’arrêter reprend vigueur comme le feu qui couve et se rallume dès que le vent de la lutte reprend.

Rien n’est donc joué et tout peut se bouleverser et les ponts verront une autre eau que celle trouble que nous délivre les mannequins qui se sont déjà enharnachés dans leurs starting-blocks.

Un faux départ, voilà ce qu’on peut leur souhaiter…. et tant mieux s’ils sont éliminés de leur course à l’échalote …. par la montée des luttes.

Un autre cas de figure est envisageable et il s’agit de le construire vite. J’entends que le PCF soit à la pointe d’une construction bouleversant totalement les pions actuellement sur l’échiquier et alors il sera plus facile de trouver un porte parole du peuple et cela pourrait très bien être un communiste.

« Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience » disait Marx dans le manifeste communiste et tout porte à estimer que tout va se jouer autrement que les empoignades actuelles et qu’une marée montante de luttes peut entrainer un changement balayant toutes ces années d’enchainement aux idées libérales.

Pourquoi pas un nouveau 68. L’histoire ne se répète pas mais elle peut bégayer et changer totalement la donne.

Bernard LAMIRAND

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