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ARAGON43

MES PAGES MARX LUNDI 4 JUILLET 2016

4 Juillet 2016 , Rédigé par aragon 43 Publié dans #Marx

MES PAGES MARX LUNDI 4 JUILLET 2016

AUJOURD’HUI SUITE SUR LA FORCE DE TRAVAIL QUI AMENERA A LA PLUS VALUE DANS UN PROCHAIN ARTICLE

Je cite Marx : « Le procès de travail tel que nous venons de l’analyser dans ses moments simples et abstraits - l’activité qui a pour but la production de valeur d’usage, l’appropriation des objets extérieurs aux besoins- est la condition générale des échanges matériels entre l’homme et la nature, une nécessité physique de la vie humaine, indépendante par cela même de toutes formes sociales, ou plutôt également communes à toutes. Nous n’avions donc pas besoin de considérer les rapports de travailleur à travailleur. L’homme au travail d’un coté, la nature et ses matières de l’autre, nous suffisaient . Pas plus que l’on devine au goût du froment qui l’a cultivé, on ne saurait, d’après les données du travail utile, conjecturer les conditions sociales dans lesquelles il s’accomplit. A-t-il été exécuté sous le fouet brutal d’un surveillant d’esclaves ou sous l’œil inquiet du capitaliste ? Avons-nous affaire à Cincinnatus labourant son lopin de terre ou au sauvage abattant du gibier d’un coup de pierre ? Rien ne nous l’indique.

Revenons à notre capitaliste en herbe. Nous l’avons perdu de vue au moment où il vient d’acheter sur le marché tous les facteurs nécessaires à l’accomplissement du travail, les facteurs objectifs - moyens de production- et le facteur subjectif - force de travail. Il les a choisis en connaisseur et en homme avisé, tels qu’il les faut pour son genre d’opération particulier, filage, cordonnerie, etc. Il se met donc à consommer la marchandise qu’il a achetée, la force de travail, ce qui revient à dire qu’il fait consommer les moyens de production par le travail. La nature générale du travail n’est évidemment point du tout modifiée, parce que l’ouvrier accomplit son travail non pour lui-même, mais pour le capitaliste. De même, l’intervention de celui-ci ne saurait non plus changer soudainement les procédés particuliers par lesquels on fait des bottes ou des filets. L’acheteur de la force de travail doit prendre telle qu’il l’a trouve sur le marché, et, par conséquent, aussi le travail tel qui s’est développé dans une période où il n’y avait pas encore de capitalistes. Si le mode de production vient lui-même à se transformer profondément en raison de la subordination du travail au capital, cela n’arrive que plus tard, et alors seulement nous en tiendrons compte.

Le procès de travail, en tant que consommation de la force de travail par le capitaliste, ne montre que deux phénomènes particuliers.

L’ouvrier travaille sous le contrôle du capitaliste auquel son travail appartient. Le capitaliste veille soigneusement à ce que la besogne soit proprement faite et les moyens de production employés suivant le but cherché, à ce que la matière première ne soit pas gaspillée et que l’instrument de travail n’éprouve que le dommage inséparable de son emploi.

En second lieu, le produit est la propriété du capitaliste et non du producteur immédiat, du travailleur.

Le capitalisme paie, par exemple, la valeur journalière de la force de travail, dont, par conséquent, l’usage lui appartient durant la journée, tout comme celui d’un cheval qu’il a loué pour la journée. L’usage de la marchandise appartient à l’acheteur, et en donnant son travail le possesseur de la force de travail ne donne en réalité que la valeur d’usage qu’il a vendue. Dès son entrée dans l’atelier, l’utilité de sa force, le travail, appartenait au capitaliste. En achetant la force de travail, le capitaliste a incorporé le travail comme ferment de vie aux éléments passifs du produit, dont il était aussi nanti. A son point de vue, le procès de travail n’est que la consommation de la force de travail, de la marchandise qu’il a achetée, mais qu’il ne saurait consommer sans lui ajouter des moyens de production. Le procès de travail est une opération entre choses qu’il a achetées, qui lui appartiennent. Le produit de cette opération lui appartient, donc au même titre que le produit de la fermentation dans son cellier …

Prochainement nous aborderons comment la plus value sera répartie.

Bernard LAMIRAND

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