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ARAGON43

MES PAGES MARX : L'ACCUMULATION SIMPLE DU CAPITAL

1 Juillet 2016 , Rédigé par aragon 43 Publié dans #Marx

Marx en plein travail sur son oeuvre "Le Capital"
Marx en plein travail sur son oeuvre "Le Capital"

MA PAGE MARX 1ER JUILLET 2016

Pendant les vacances, mon blog va se calmer sur l’événementiel. Je compte plutôt faire de cette période un moment de réflexion et de reprendre quelques grands extraits de Marx repris dans le Capital.

Cette semaine, je vais rappeler quelques éléments sur l’accumulation simple du capital, je cite Marx dans le livre premier du capital chapitre XXIII : « Quand un homme mange son bien en contractant des dettes, la valeur de son bien ne représente plus que la somme de ses dettes. De même quand le capitaliste a mangé l’équivalent de son capital avancé, la valeur de ce capital représente plus que la somme de plus-value qu’il a accaparée.

Abstraction faite de toute accumulation proprement dite, la reproduction simple suffit donc à transformer tôt ou tard tout capital avancé en capital accumulé ou en plus value capitalisée. Ce capital, fût-il le même, à son entrée dans le procès de production, acquis par le travail personnel de l’entrepreneur, devient, après une période plus ou moins longue, valeur acquise sans équivalent, matérialisation du travail d’autrui non payé.

Au début de notre analyse ( deuxième section) nous avons vu qu’il ne suffit pas de la production et de la circulation des marchandises pour faire naitre le capital. Il fallait encore que l’homme aux écus trouvât sur le marché d’autres hommes, libres, mais forcés de vendre volontairement leur force de travail, parce que d’autre chose à vendre ils n’avaient miette. La séparation entre produit et producteur, entre catégorie de personnes nanties de toutes les choses qu’il faut au travail pour se réaliser, et une autre catégorie de personnes dont tout l’avoir se bornait à leur propre force de travail, tel était le point de départ de la production capitaliste.

Mais ce qui fût d’abord point de départ devient ensuite, grâce à la simple reproduction, résultat constamment renouvelé. D’un côté, le procès de production ne cesse pas de transformer la richesse matérielle en capital et moyens de jouissance pour le capitaliste ; de l’autre, l’ouvrier en sort comme il est entré : source personnel de richesse dénuée de ses propres moyens de réalisation. Son travail, déjà aliéné, fait propriété du capitaliste et incorporé au capital, même avant que le procès commence, ne peut évidemment, durant le procès, se réaliser qu’en produits qui fuient de sa main. La production capitaliste, étant en même temps consommation de la force de travail par le capitaliste, transforme sans cesse le produit du salarié non seulement en marchandise mais encore en capital, en valeur qui pompe la force créatrice de la valeur, en moyens de production qui dominent le producteur, en moyens de subsistance qui achètent l’ouvrier lui-même. La seule continuité ou répétition périodique du procès de production capitaliste en reproduit et perpétue la base : le travailleur dans la qualité de salarié.

Dans un prochain article, nous verrons la transformation de la plus value en capital.

Bernard Lamirand

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