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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

AVASTIN : UNE AFFAIRE DE GROS SOUS

Publié le 18 Juillet 2016 par aragon 43 in SECURITE SOCIALE

AVASTIN : UNE AFFAIRE DE GROS SOUS

Je reproduis cet article paru ce jour dans le Parisien concernant la DMLA.

J'en sais quelque chose puisque je suis soigné pour cette maladie et je reçois des piqures à près de 1000 euros.

Je trouve scandaleux que le gouvernement n'ai pas encore réglé ce problème qui touche les finances de la Sécurité sociale et des mutuelles que nous payons avec nos cotisations.

Quand il s'agit de gros sous pour les grandes sociétés pharmaceutiques nous voyons que ce gouvernement est plus promptes à frapper les salariés et la loi El Khomry le démontre que de s'attaquer à ceux qui profitent sur le dos du monde du travail.

La Sécurité sociale doit redevenir l'affaire de tous les salariés et retraités.

Bernard LAMIRAND

Voici le texte paru ce jour....

Economie - Les ratés de l'Avastin, ou comment passer à côté de grosses économies

Le Parisien

Daniel RosenwegIl y a 1 heure

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Tout ça pour rien ? Les autorités de santé ont eu beau prendre le taureau par les cornes pour faciliter l'utilisation du très peu cher et très efficace médicament Avastin dans le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA), les économies espérées ne sont toujours pas au rendez-vous.

Contre l'avis du fabricant, Roche, le ministère de la Santé a même lancé une procédure exceptionnelle de RTU (recommandation temporaire d'utilisation), indispensable pour les ophtalmologistes qui voudraient utiliser l'Avastin. Ce médicament n'a en effet pour l'instant été autorisé en France que dans le traitement du cancer. Objectif de cette bataille procédurale ? Imposer l'Avastin face au très coûteux et hégémonique Lucentis des laboratoires Roche commercialisé par Novartis.

Initialement, l'injection du Lucentis flirtait avec les 1 000 € quand l'Avastin ne revenait qu'à une cinquantaine d'euros. Efficace, le Lucentis est devenu le 4e médicament le plus remboursé par l'Assurance maladie : 318 M€ en 2014. C'est dire l'enjeu économique.

Une injection sur 600

Las. « Neuf mois après son instauration, la RTU Avastin n'est à ce jour que très peu utilisée, malgré les données rassurantes disponibles », note la Caisse nationale de l'assurance maladie dans son rapport annuel diffusé récemment. Selon le professeur Laurent Kodjikian, chef de service adjoint aux Hospices de Lyon et spécialiste du sujet, « au 30 avril dernier, sur 600 injections pratiquées, une seule contient de l'Avastin. C'est peu, c'est vrai ».

Manque de sécurité juridique

« Les leviers à mobiliser, poursuit le rapport de la Cnam, concernent à la fois les conditions pratiques de son utilisation, mais aussi l'adhésion des prescripteurs. » Une manière diplomatique de dénoncer un vrai ratage des autorités de santé.

En fait, le ver est dans la pomme. Rédigée par la Direction générale de la santé, sur la base des travaux de l'Agence nationale de sécurité du médicament, la RTU censée faciliter le recours à l'Avastin est aussi un formidable obstacle. « Cette recommandation temporaire d'utilisation précise que le recours à ce médicament doit être indispensable », explique le professeur Laurent Kodjikian, auteur d'une célèbre étude (Gefal) qui a montré les effets bénéfiques de l'Avastin contre la DMLA. Or, il n'est pas « indispensable » puisqu'il existe deux autres spécialités, le Lucentis et l'Eylea. « Comment expliquer au juge notre choix en cas de problème grave ? Il faut sécuriser juridiquement le recours à ce produit », insiste le spécialiste.

Contraintes techniques excessives

Egalement secrétaire général adjoint de la société française d'ophtalmologie, le professeurLaurent Kodjikian qualifie par ailleurs de « floues » et de « trop contraignantes » les précautions médicales imposées. Pour préparer les seringues, un appareillage aseptisant est nécessaire. Il coûte 100 000 € et devait être réservé exclusivement à l'Avastin ! « Les autorités viennent seulement de modifier le texte », lâche le médecin. Enfin, l'Avastin n'est disponible qu'à l'hôpital, où il nécessite une hospitalisation, alors que 80 % des cas de DMLA sont traités par la médecine de ville... Quant à l'adhésion des prescripteurs, les ophtalmologistes semblent prêts à favoriser cette molécule plus économique. Ils l'ont démontré le 8 mai lors de leur congrès en applaudissant massivement une consoeur qui réclamait haut et fort une simplification des procédures.

par Taboola par Taboola

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