L'EUROPE... L'EUROPE.... L'EUROPE !!!!!

Publié le 25 Juin 2016

EUROPE : EN FINIR AVEC CEUX ET CELLES QUI S'EN ENGRAISSE
EUROPE : EN FINIR AVEC CEUX ET CELLES QUI S'EN ENGRAISSE

L’EUROPE L’EUROPE L’EUROPE !!!!

Il n’est pas dans mes habitudes de reprendre les déclarations du Général de Gaulle, mais celle citée en titre, vaut aujourd’hui son pesant d’or quand on saisit où cette Europe nous entraine.

Je la reprends donc, et je cite le général de Gaulle pour mon propos qui va suivre: « Il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politique autrement que sur les réalités. Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant "l'Europe !", "l'Europe !", "l'Europe !" mais cela n'aboutit à rien et cela ne signifie rien.(...)Vous en avez qui crient : "Mais l'Europe, l'Europe supranationale ! il n'y a qu'à mettre tout cela ensemble, il n'y a qu'à fondre tout cela ensemble, les Français avec les Allemands, les Italiens avec les Anglais", etc. Oui, vous savez, c'est commode et quelquefois c'est assez séduisant, on va sur des chimères, on va sur des mythes. Mais il y a les réalités et les réalités ne se traitent pas comme cela. Les réalités se traitent à partir d'elles-mêmes ».

Oui, il ya les réalités, et nous les vivons actuellement : pas seulement sur ce qui vient de se passer en Grande Bretagne avec le « Bréxit » mais aussi ce qui s’est passé en Grèce et plus largement ce qu’elle sécrète : la montée populiste voir fasciste dans toutes les contrées européennes.

Cette Europe mise en place avec la CECA en 1951, en pleine guerre froide, je l’ai connu en tant que membre du comité consultatif du charbon et de l’acier et responsable syndical national de la FTM CGT siégeant à Luxembourg dans les années 1980 à 1990 et dans cette période du plan acier visant à réduire dans toutes l’Europe les capacités de production de l’acier.

Une période où s’esquisse toutes les délocalisations et les plans dits sociaux qui vont se succéder par la suite et toucher les industries comme le charbon, l’acier, le textile etc…

La réalité de l’Europe c’est qu’elle s’est bâtie uniquement pour le capital financier et les traités de Rome, de Maastricht, puis la constitution Européenne de 1985, ont été les moyens constitutionnels pour assurer la prééminence de la finance.

l’Europe, belle idée, était déjà difforme dès sa naissance.

La Grèce est une démonstration de la capacité de cette Europe du Fric à faire plier les peuples et les démocraties bourgeoises dès que le capital est l’enjeu .

La réalité est là devant nous.

Cette Europe est entrain de prendre un tour de plus en plus autoritaire et nul doute qu’elle a les outils pour dépasser y compris ce vote intervenu en Grande Bretagne. Déjà les instances sautent comme des cabris et invoque l’Europe et tout ce que les peuples pourraient perdre s’il advenait que d’autres suivent le même chemin .

La peur et l’autoritarisme, voilà ce qu’est devenu l’Europe que l’on nous vendait du temps de Robert Schuman et de Jean Monnet comme quelque chose de formidable.

Les peuples ont été mis de coté pour assurer la suprématie de la finance.

Mais nous l’avions dit dès le départ : cette Europe n’est pas celle du monde du travail et cela se voit aujourd’hui comme le nez au milieu de la figure.

Le vote intervenu en Grande Bretagne, et particulièrement en Angleterre et au Pays de Galles, résume ce qu’est cette Europe : celle du fric.

Le pire, c’est qu’elle exsude maintenant un autre pire : la montée raciste et xénophobique contenu dans ce vote en Angleterre et cela va avec la montée fasciste dans les pays de l’Est.

Les vieux démons croissent sur le fumier et les déjections de la finance internationale qui siège à Bruxelles les nourrissent amplement.

La réalité est là aujourd’hui et il faut non pas la subir mais la changer.

L’Europe est toujours une belle idée mais à la condition qu’elle soit celle des peuples et des travailleurs.

Hollande, élu Président de la république en 2012 avait une occasion extraordinaire d’en modifier le contenue, mais il s’est couché le soir de sa prise de mandat devant le représentante des Konzern allemands, acceptant les politiques austéritaires qui ont fait les dégâts qui gangrènent toute la vie sociétale européenne et française.

Cet individu, s’est ensuite couché et dernièrement avec la loi El-Khomry qui est bien celle de la finance internationale et des grandes multinationales. La Communauté Européenne a bel et bien inscrit la fin des droits sociaux hérités des luttes du monde du travail depuis l’aube l’industrielle conformément aux besoins des grandes multinationales.

Hollande, s’emploie donc depuis hier soir à raccommoder le système. Ce bonhomme ne représente plus que lui-même comme le sont toutes ces ombres qui hantent les couloirs de Bruxelles cherchant sébile en main les avantages financiers et les protections financières pour les nantis au point que les bestioles du Front national et autres se gavent de leurs saloperies.

Il est vraiment temps de changer cette Europe. Il ne s’agit pas pour les peuples qui la composent de s’enfermer dans leurs frontières, d’y mettre des murs, d’empêcher les peuples de correspondre entre eux, il s’agit de faire une véritable Europe du monde du travail.

Et la grande question, c’est bien celle de la démocratie sociale.

Là il y a un grand travail à faire sur le plan politique mais aussi sur le plan syndicale.

Nous avons adhéré à la CES, ce n’était pas pour enfiler des perles, la CES doit être l’outil du progrès social, elle doit être un fer de lance contre ce système capitaliste qui règne sans partage en Europe et détruits toutes les conquêtes sociales.

Oui, la bataille qui se déroule en France est regardée par tous les travailleurs épris de justice sociale et d’émancipation sociale.

Alors, il est temps de mettre une autre Europe sur pied et de couper l’herbe sous les pied à l’Europe des populistes, des nationalistes de tous poils dans laquelle la bête immonde décrite par Berthold Brecht est entrain de faire son nid.

Oui, il est temps de faire autre chose qu’un Bréxit raciste et populiste, qui n’est que l’émanation de la puanteur d’un système capitaliste qui rend la vie toujours plus difficile pour le monde du travail.

L’Europe, l’Europe, l’Europe…. Non ! l’Europe des peuples et du monde du travail, voilà ce qui doit enfin se construire et c’est ses peuples et ses travailleurs qui sont à même d’en édifier le contenu.

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #EUROPE

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El Diablo 25/06/2016 09:44

Bonjour,
L’UE est un outil conçu par le grand capital (Business Europe), l’ultralibéralisme est gravé dans le marbre de ce monstre qui selon les propos même de Madelin est « un vaccin contre le socialisme ». Le mot d’ordre officiel commun à nombre de formations à gauche est : « il faut changer l’Europe, il faut refonder l’Europe, il faut une Europe sociale…etc». Mais tout cela ne convainc pas le peuple qui prend ces propos pour ce qu’ils sont, des balivernes !
Il est en effet illusoire d’imaginer que l’on puisse, à l’unanimité de 28 (27 ?) pays, réécrire des traités d’un toute autre nature que ceux existants abandonnant par exemple la logique de la « concurrence libre et non faussée » au nom de laquelle on liquide nos services publics, notre Sécu…
Dans ces conditions, il ne nous reste que le combat pour sortir de cette prison des peuples et de retrouver notre souveraineté.
Naturellement, cette sortie ne déboucherait pas directement sur le « paradis socialiste » mais notre peuple retrouverait les leviers qui pourrait actionner dans un sens ou dans un autre y compris dans le sens du progrès social, ce qui est impossible aujourd’hui puisque les traités européens les en empêchent.
Soyons conscients que si les forces de progrès refusent ce combat, des forces politiques non recommandables et championnes en démagogie finiront par enlever la mise pour le plus grand malheur de notre pays.
Bonne journée,
Salut et fraternité

aragon 43 25/06/2016 15:35

L'UE est une construction capitaliste dès le départ.... Nous le savons...... Ce qu'il faut faire, c'est de lui donner une autre vision, c'est des peuples et du monde du travail. Le retour en arrière, Marx ne l'a jamais défendu mais au contraire de partir des contradictions du système pour le dépasser.
Toutes mes amitiés El Diablo....