Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
ARAGON43

FACE A UNE PRESSE ET UN AUDIOVISUEL AU MAINS DU CAPITAL AGISSONS

26 Novembre 2015 , Rédigé par aragon 43 Publié dans #MEDIAS

FACE A UNE PRESSE ET UN AUDIOVISUEL AU MAINS DU CAPITAL AGISSONS

LA MEDIACRATIE NOUS POUVONS LA BATTRE

Qui n’en a pas marre de ces « hommes liges » qui nous infligent leurs point de vue dans les principaux organes de presse audio-visuels à partir du corpus qu’ils ont appris dans les antres du système capitaliste.

Ils se disent journalistes.

Le sont-ils ?

Là, je ne vise pas ceux et celles qui travaillent et subissent la férule de l’information tronquée et trompeuse.

Certes le journalisme est divers, jamais neutre, mais quand la puissance de tutelle règne à ce point est ce encore la libre information ?

Ces fondés de pouvoir de l’audio visuel nous disent, quand nous les interpellons sur les inégalités qui règnent en matière de représentation des partis politiques, qu’ils font appel à ceux qui ont une certaine vogue et sont de bons clients pour leur chaine ou leur station de radio.

Ainsi « les pauvres » seraient obligés de passer par la sélection des plus m’as-tu vu ou encore de ceux qui ont une image de marque. Cela n’est pas sérieux.

N’aurait droit alors que les bons batteurs d’estrade radiotélévisé qui ont une certaine audience.

Mais qui leur permet de conquérir cette audience ?

Tout simplement les cercles restreints des pouvoirs libéraux où les animateurs télévisuels font leur classe.

Ces journalistes, plutôt ces instructeurs, choisissent le bon client, celui qui est bien dans l’air du temps, celui ou celle qui excelle à magnifier le système en place et les politiciens qui le dirigent ou encore les lobbys qui les emploient dans ce qu’ils appellent « des ménages ».

L’organisme d’Etat (CSA) chargé de faire la police sur les temps de parole leur facilite la tâche par ses décisions et j’en prends une qui montre à quel point la sélection est faite d’office : il s’agit de la répartition des temps de parole : les animateurs de télé et de radio ont toute latitude de choisir leurs invités-es et pour respecter l’égalité entre candidats il s’agit simplement de citer les noms sur une bande déroulante de ceux qui n’ont pas été retenus. En fait il s‘agit des candidats considérés comme ayant un impact limité dans l’enceinte politique.

Ainsi nous voyons apparaitre dans les reportages et interviews sur les élections régionales que les premiers de la classe choisis par ceux qui sont là pour assurer la prééminence des « calibrés » par le capital.

Le choix démocratique, l’égalité entre candidats ne sont que mystification.

Alors tout est fait pour que l’artillerie lourde du capitalisme se déclenche pour que la vérité absolue pénétre dans les foyers comme argent comptant et de ce système éclot une sainte liturgie qui ne souffre pas de la moindre contradiction : celle du libéralisme comme unique alternative. Les experts et les sondeurs de tous poils ensuite confortent le bourrage de crâne par leurs savantes analyses.

Voilà le paysage de notre démocratie….. du bidon sur la plan électoral, une propagande ressemblant à un venin que l’on administre et dose en fonction des enjeux.

La télévision, ce bel outil de communication et d’éducation, devient alors le réceptacle utile pour ces doctrinaires.

Leurs litanies s’expriment comme une ritournelle qui tourne en boucle comme un enchainement vers le « mettez-vous ça dans le crâne et propagez ».

Dedans, la le Pen a acquis une place de choix : Elle est plus qu’une bonne cliente, elle est l’outil d’un capitalisme qui a besoin en ce moment qu’aucune perspective de gauche ne se dessine et vienne troubler sa politique austéritaire.

Alors elle est utile pour jouer la partition que lui demande les privilégiés dans une sorte de jeu de rôle qu’elle feint avec brio allant jusqu’à mimer les revendications sociales pour mieux les corrompre.

Elle trône ainsi dans les médias au point que les autres comparses de la droite et du parti socialiste, habitués à jacter et discourir dans la médiacratie, en sont jaloux de l’ombrage qu’elle leur fait.

La France autoritaire, la France replié sur elle-même, la France où règne la division du monde du travail, la France de la haine, voilà le beau programme pour le capitalisme et chacun sait que la bourgeoisie ne met jamais ces œufs dans le même panier et le recours à l’extrême droite ripoliné pour la circonstance ne lui fait pas peur bien au contraire.

N’oublions pas que cette bourgeoisie avant guerre avait choisi dans les périodes difficiles l’extrême droite française et n’oublions pas non plus que celle-ci a gouverné avec le régime instauré par Pétain durant l’ occupation de la France par les hitlériens avec les financiers et industriels de l’époque.

La lepénisation des esprits passe par les médias pour abonder à tout ce qui entraine la société vers l’autocratie. Voir tous ces « larrons en foire » s’employaient actuellement avec les lois d’urgences, la remise en cause du code du travail, la surveillance des travailleurs, les interdictions pour manifester et de revendiquer, montre à quel point les médias ne sont que les pantins du système en crise.

Alors ils ne nous donnent pas ou peu la parole : eh bien prenons-là avec nos écrits, nos échanges directs avec le peuple.

Il reste quelques jours avant le premier tour des élections régionales, pressons le pas pour rencontrer toutes celles et ceux qui aspirent à une autre vie que celle que nous destine la fille à Le Pen ou le retour de Sarkozy ou encore la survie plus qu’aléatoire du locataire de l’Elysée.

Porte à porte, coup de fil , échanges entre amis, dans les familles, avec les voisins : multiplions les contacts et réalisons une grande bataille d’idées.

Faisons naitre un véritable flot de parole et de débats avec la population.

Les communistes sont en mesure de relever le défi.

Bernard LAMIRAND

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article