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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

RETRAITES COMPLEMENTAIRES : LE COUP FOURRE !

Publié le 17 Octobre 2015 par aragon 43 in Retraites

Ils subiront les consèquences de cet accord scélérat
Ils subiront les consèquences de cet accord scélérat

RETRAITES COMPLÉMENTAIRES : LE COUP FOURRE !

Plusieurs mois de discussions pour en arriver là !

La déclaration de la CGT est très claire et montre que le Medef a gagné sur toute la ligne.

Il n’y a vraiment rien à espérer de ce paritarisme qui ne sert qu’à entériner les objectifs du patronat.

Celui-ci a mis du temps, depuis Sellière, qui, en 1999, exigeait la retraite à 65 ans puis Gattaz à 67 ans.

Ils vont y parvenir par le biais des retraites complémentaires .

En frappant d’une décote les retraites complémentaires, ils peuvent désormais reculer à 63 ans la retraite à taux plein et ce n’est pour eux qu’une étape. Qui peut penser que cette décote ne se renouvellera pas par la suite pour encore diminuer les droits à partir en retraite.

Les salariés en âge de partir à 62 ans ( après le recul précédent 60 à 62 ans) devront retarder à 63 ans leur départ.

Ignoble chantage.

Dire qu’ils ne perdront qu’une cinquantaine d’euros par mois est lamentable pour les syndicalistes signataires.

Ainsi le patronat et le gouvernement socialiste ont mis en place avec des organisations syndicales à leur dévotion un mécanisme qui est imparable pour faire fonctionner le recul de l’âge de la retraite et de faire de l’âge légal une coquille qui se videra à terme de toutes applications.

En effet, les complémentaires vont devenir la variable d’ajustement pour arriver au but du patronat et de la Communauté Européenne : aller vers l’objectif de rapprocher voir de dépasser à terme les 70 ans pour bénéficier d’une retraite.

Ce système de décote et de surcote - qui n’existait pas pour les retraites complémentaires- prévoyant des abattements avant 63 ans et instituant des prestations retraites supérieures par surcote pour des départs après 63 ans est lourd de conséquence puisqu’il permettra de sortir par la fenêtre l’âge de la retraite légale de tous ceux frappés par cet accord scélérat.

Cela entrainera inévitablement des conséquences multiples sur l’emploi avec des salariés âgés qui continueront à bosser après 62 ans dans les pires conditions soit pour atteindre les 63 ans ou bien après cet âge et jusque 67 ans âge légal pour bénéficier de la surcote pour améliorer une pension retraite qui se dégrade de plus en plus avec souvent de gros problèmes de santé.

D’autre part le maintien et l’encouragement à rester au travail au delà des 62 ans, car il s’agit de cela pour ces organisations signataires, va encore retarder l’arrivée des jeunes qui, souvent, commencent à travailler après 25 ans et dans des emplois précaires et voient se prolonger l’attente pour des postes de travail qu’ils auraient pu occuper et ils verront ainsi des travailleurs âgés rester à leur poste pour acquérir un supplément de retraite.

Le chômage actuel, celui des jeunes et des salariés en fin d'activité professionnelle est une des résultante principale de la remise en cause de la retraite à 60 ans et d'une durée de cotisations qui ne cesse d'augmenter avec les réformes de la droite et du PS.

La remise en cause de la retraite à 60 ans précédemment pour la placer à 62 ans avait déjà conduit à une augmentation du chômage des salariés en fin de carrière licenciés avant cet âge.

Ainsi aux deux bouts de la chaine, jeunes travailleurs et travailleurs âgés seront les dindons de la farce .

Le Berger de la CFDT, principal signataire coté syndical, vient de porter un coup de grâce à un système complémentaire qui complétait la retraite du régime général mais qui n’avait pas vocation de porter atteinte par des décote et surcote à l’âge de départ à la retraite du régime général .

Il permet ainsi au patronat et aux gouvernants, aujourd’hui Hollande et Valls et demain ?, d’avoir l’arme fatale par les retraites complémentaires pour ajuster pensions et âge de la retraite le plus tard possible sans devoir passer par l’augmentation des cotisations de l’entreprise*.

Par ailleurs, les futurs retraités cadres subiront de plein fouet une perte bien plus grande encore de leurs retraites complémentaires et là la manœuvre est encore plus vicieuse car elle encouragera les cadres à se détourner davantage du système par répartition pour aller vers la capitalisation et les Assurances vie.

Enfin, quel mépris pour le pouvoir d’achat des retraités et pour les futurs retraités quand il est affirmé que la perte est peu importante quand les retraités subissent de plein fouet une non revalorisation de leur retraite depuis trois ans et d’un système précédent qui, déjà, avait vu baisser leur droits à la retraite complémentaire en matière de prestations par un prix du point plus cher et un point de service non revalorisé.

Il est temps que les travailleurs s’en mêlent et qu’on ne voit plus certains, loin du monde du travail, s’entendent comme des larrons en foire pour plumer les salariés et les retraités.

Bernard LAMIRAND

* les quelques centaines de millions mis par le patronat ne sont que dérisoires.

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