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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

IL N'Y A PLUS D'ETAT GREC

Publié le 15 Juillet 2015 par aragon 43 in politique

IL N'Y A PLUS D'ETAT GREC

LA GRECE N’EST PLUS UN ÉTAT

TSIPRAS ET SYRISA ne sont pas les responsables de cet état de fait décidé par la soi-disante Communauté Européenne, une communauté de la finance internationale.

C’est tout à leur honneur d’avoir combattu l’hydre néo-libéral européen - qu’il faudra vaincre- et être les premiers à contester l’ordre établi qui fait que les multinationales se sont accaparées de la Communauté Européenne en trouvant le renfort de politiciens conservateurs et sociaux libéraux qui sont à leur botte.

Nous avons les premières conséquences de fond de cette constitution européenne que le peuple français avait refusé en 2005.

L’Europe montre donc son vrai visage: celle d’une dictature de l’argent qui prend le pouvoir des états partout où ses règles ne sont pas respectées.

C’est aussi une préparation à un nouvel ordre,celui d’une puissance européenne déniant aux peuples le droit d’intervenir concernant leurs affaires.

La Grèce n’est plus un état quand elle n’a plus la possibilité de décider et que c’est la pieuvre financière de Bruxelles et du FMI qui décide.

La virulence des propos tenus, notamment par les allemands et de certains pays où les coalitions deviennent pires que réactionnaires, montre à quel point les peuples sont considérés comme insignifiants et on vient encore de le voir magistralement avec le déni opposé à l’application du vote référendaire des grecs.

Cette Europe autoritaire s’incruste donc dans chaque état, sous diverses formes, et prétend obliger les peuples à accepter leur politique austéritaire et à favoriser les milieux financiers comme on le voit avec la vente des aéroports Grecs à des groupes comme Vinci.

La démocratie européenne auquel ces hiérarques font souvent référence n’est qu’un paravent, elle est vérolée de l’intérieur.

La Grèce aujourd’hui n’est plus que l’ombre d’elle-même avec ce projet qui l’enfonce dans l’abime.

C’est l’Allemagne des « konzern » qui dirige ce pays, avec l’appui du Fond monétaire international, ce sont des "tortionnaires financiers" au vu du programme qu’ils viennent d’imposer à ce peuple.

Ou allons-nous avec cette "Europe de merde" - j’emploie volontiers cette aphorisme - sinon que vers un appauvrissement général au nom d’un redressement économique dont on sait qu’il ne peut se régler par des politiques d’austérité frappant les citoyens européens.

Il est donc temps de façonner une autre Europe, celle du monde du travail et non de la finance et des multinationales.

Aujourd’hui les dégâts de cette Europe sont considérables et ce qui vient de se passer en Grèce démontre que l’intérêt général n’est pas le souci de ceux qui sont au poste de commande, y compris de Hollande, dont le discours hier pour le 14 juillet, était affligeant d’un conservatisme digne des pires politiques de droite ou de celles qui ont marqué les liens du temps du colonialisme entre la droite et la SFIO.

Nous venons de célébrer le 14 juillet et la prise de la Bastille : eh bien une nouvelle bastille est à prendre, celle de cette Europe du fric auquel Hollande cède alors qu’il l’avait considéré comme celle de la finance, son ennemie, disait-il.

Oui, il est temps que les travailleurs européens s’unissent et engagent le fer contre ceux qui sont entrain de détruire tous les droits sociaux mais aussi la démocratie en Europe.

Mettons tous ces potentats à la porte… La lutte du peuple grec va se poursuivre, l’hydre n’est pas encore vaincu mais ses tentacules ne nous font pas peur, il vient de subir plus qu’un camouflet, maintenant les peuples savent qui il est et jusque où il veut nous entrainer.

La Grèce est son hors- d’œuvre.

Alors oui, les suppôts des multinationales et des banquiers, les Merkel, Hollande et consorts, à la lanterne.

Construisons une autre Europe, celle du monde du travail.

Bernard LAMIRAND

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