Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

14 JUILLET INTERWIEW FICTIF DE HOLLANDE

Publié le 14 Juillet 2015 par aragon 43 in humour

PAS QUESTION D'ETRE LES NOUVEAUX BOURGEOIS DE CALAIS
PAS QUESTION D'ETRE LES NOUVEAUX BOURGEOIS DE CALAIS

INTERVIEW FICTIF DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE LE 14 JUILLET (HUMOUR)

Le Journaliste : Monsieur le président vous n’êtes pas trop fatigué de ces négociations à répétition concernant la Grèce ?

Le président : Si, bien sûr, car vous savez je fais tout mon possible pour que la Grèce reste dans l’Euro zone.

Le journaliste : Monsieur Tsipras vous a donné du fil à retordre ?

Le président : C’est un bon garçon , il fallait y aller doucement avec lui et j’ai donc calmé ma camarade Merkel qui voulait lui administrer une correction bien méritée. On ne frappe plus les enfants désobéissants aujourd’hui !

Le journaliste : Mais c’est elle qui a triomphé avec ce plan qui va martyrisé encore plus les grecs ?

Le président : Vous savez les allemands aiment bien châtier, les grecs le savent.

Le journaliste : Vous avez maintenu la Grèce dans l’Euro, cela suffit-il à votre bonheur ?

Le Président : J’ai ma petite part de réussite dans ce bras de fer qui opposait les Allemands à la Grèce et à Monsieur Tsipras. Je ne joue pas dans le même cour que Madame Merkel et de son ministre des finances que je trouve méchant mais qui défend la finance, et je ne peux que m’incliner devant l’argent et les banquiers du monde entier.

Le Journaliste : Pourtant vous étiez contre la finance lors de votre campagne présidentielle ?

Le président : Oui, bien sûr, mais quand je suis allé voir le soir de ma prise de responsabilité Madame Merkel, elle m’a menacé du même traitement qu’elle impose aujourd’hui aux grecs et à Monsieur Tsipras, alors j’ai cédé et je me suis mis à sa disposition.

Le journaliste : Ce que vous dites là est grave, cela voudrait dire que l’Allemagne décide de la politique de chaque état ?

Le Président : Bien sûr, c’est l'Allemagne qui décide, elle est notre maitre à penser, tenez, dès que je lève un peu la voix pour défendre nos intérêts, Madame Merkel me fusille du regard, et j’ai l’impression de me trouver devant une contre-dame dans les usines textiles qui empêchait les ouvrières de se rendre aux toilettes pendant leurs poste de travail.

Le journaliste : En fait, le traité européen est bien un outil pour donner à la toute puissance allemande la maitrise de l’Europe, n’est-ce-pas un vieux rêve prussien qui se réalise maintenant ?

Le président :

Oh … Les grands mots que voilà…. je ne répondrai pas à cette insinuation déplacée…

Le Journaliste :

Vous ne comptez pas appeler à la résistance ?

Le président : Vous savez, je suis un démocrate libéral, fini la lutte de classe de mes ancêtres, et je compte finir mon mandat libéral dans de bonnes conditions et d’ententes avec l’Allemagne. Madame Merkel me donne toujours de bons conseils pour faire admettre qu’il n'y a point de salut autre que le libéralisme et que l’Allemagne est la mieux à même de faire régner l’ordre libéral en Europe.

Ce qui se passe en Grèce est certes un supplice pour le peuple, mais c’est ainsi; il n’y a pas d’autre alternative que de pratiquer l’austérité pour les peuples en ces temps de crise et Madame Merkel représente vraiment « le mère fouettarde » pour mettre l’Europe du travail à la diète et donner à manger à la finance.

Le Journaliste : Alors, vous allez aujourd’hui défilé ce 14 juillet ?

Le président : Oui, mais il n’y aura pas de refrain, tel celui de « tous les aristocrates à la lanterne »; la République a été mise en place par le tiers état composé de la plupart de bourgeois, j’en suis un, et la république doit être aujourd’hui celle des bourgeois que je défends le mieux possible et certainement mieux que mon prédécesseur qui renchérit aujourd’hui sur moi.

Le Journaliste ; merci Monsieur le Président.

Le Président : Bon, je me dépêche, Madame Merkel m’appelle d’urgence.

Bernard LAMIRAND

Commenter cet article