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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

JOUYET - FILLION- SARKOZY- LE PEN- HOLLANDE TOUS LES MEMES

Publié le 12 Novembre 2014 par aragon 43 in politique

Un homme non élu voilà le drame de cette cinquième république
Un homme non élu voilà le drame de cette cinquième république

LE PATHETIQUE DEBAT JOUYET-FILLION-SARKOZY-LE PEN.

Le bruit médiatique est assourdissant.

Les protagonistes s'en donnent à cœur joie et l'enjeu n'est pas la vérité mais d'en découdre entre eux pour le pouvoir.

Qui a dit quoi, qui est menteur, qui essaye de ramasser la mise ? Le débat est perfide avec l'aide de ceux qui commandent les médias.

Nous sommes loin de ce qui devrait motiver les perroquets médiatiques :la situation sociale et économique du pays.

Pourtant, samedi et dimanche dernier, une conférence du parti communiste a réuni près de 800 délégués-es venant de toute la France pour discuter d'une autre politique et en finir avec cette république de pillards et de nantis.

Des propositions communistes ont émergé pour sortir notre pays de la crise et rendre au peuple le pouvoir de décider à la place de ces élites qui se croient tout permis.

D'en finir aussi avec des alliances électorales avec un parti socialiste qui, ensuite, mène une politique contraire aux intérêts du peuple et particulièrement du monde du travail.

Faire en sorte que naissent l'idée d'une République du peuple et que soit mis un terme à cette cinquième république née dans les bas-fonds d'une guerre d'Algérie et d'un coup d'Etat Gaulliste en 1958.

Une cinquième république - n‘hésitons pas à le dire- où a été consacré le pouvoir personnel au plus niveau et pareillement en élisant des députés à l'Assemblée nationale au scrutin uninominal par circonscription et non au scrutin proportionnel et de liste comme il serait d'usage démocratiquement.

Une République qui s'est vite transformée en un pouvoir aux mains d'une caste que l'on retrouve comme des mites encastrées dans les moindres recoins des structures d’état où ils font carrière pour servir non la République mais le capital.

Cette caste, nous la voyons aujourd'hui en œuvre dans des démêlés indignes, sentant que le pouvoir est à portée de fusil face à un parti socialiste qui n'a plus rien de socialiste et qui est lui-même gangréné.

Une caste au pouvoir avec son personnel des multinationales, avec des carriéristes dans les cabinets ministériels, des experts de toutes sortes ayant biberonnés dans les meilleures écoles où ils ont été dressés pour aller au pouvoir et servir le veau d’or.

Regardez-les, ils viennent aussi bien des écoles telles l'ENA, Sciences po, les grandes écoles de commerce, dans ces lieux les plus huppés où le capital les forme pour les groupes multinationaux et les structures et superstructures du pouvoir.

Ils se connaissent, ils déjeunent ou dinent ensemble, ils sont souvent de mèche et savent préparer les coups fourrés pour déstabiliser un concurrent, pour propulser celui qui demain leur offrira au pouvoir les meilleures places et des émoluments défiant toute concurrence comme la centaine de millions d’euros dont va bénéficier Mestrallet le PDG de GDF –SUEZ pour sa retraite.

Certains n'ont jamais été élus : cependant ils font le beau temps pour le libéralisme mais surtout le mauvais temps pour le monde du travail.

Regardez ce Monsieur Jouyet – mais il y en a à la pelle qui sont aux manettes sans jamais avoir été élu- ; eh bien, lui il gouverne sans mandat du peuple, rencontre ses amis de tous bords, prépare les coups de Jarnac , il peut se permettre d'avoir été ministre de Sarkozy puis de passer dans l'autre camp et tenir un poste de secrétaire général de l'Elysée et être une sorte d'alter-égo du président supérieur aux ministres et aux députés d'une majorité sous sa botte : toute une bande dirige ainsi la France qu'elle soit de droite, PS et demain si on y prend garde d'extrême droite car eux aussi viennent des mêmes milieux et espèrent la place avec les mêmes amis.

Une France du peuple qui, assurément, n'a plus son mot à dire dans cette distribution des rôles quand c'est le pouvoir personnel et les ambitions qui sont érigés en système, un système avarié, disons-le, avec des coupe-jarrets politiques à chaque coin de rue.

Des canailles de haut vol se sont immiscées dans ces partis qui n'en sont plus et qui ne sont que des rampes de lancement pour prendre le pouvoir et se l'accaparer.

Comment des individus, comme Jouyet, peuvent ainsi être aux devants des choses, sinon qu'ils sont entretenus par une autre officine, celle des médias où les copains des copains s'y retrouvent régulièrement dans les diners, dans les colloques, dans les fondations, dans think-thank et dans des émissions politiques à la télé prévus pour eux.

Oui, vivement une République du peuple.

Bernard LAMIRAND

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