Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

SEUILS SOCIAUX OU SEUILS TOUJOURS PLUS ELEVES POUR LE PROFIT

Publié le 10 Septembre 2014 par aragon 43 in syndicalisme

POUR EUX LE SEUIL D'ACCUEIL EST LA MAISON DU MEDEF
POUR EUX LE SEUIL D'ACCUEIL EST LA MAISON DU MEDEF

SEUILS SOCIAUX : POURQUOI PAS DEMAIN S’ATTAQUER AU TEMPS CONSACRE A ALLER AU PETIT COIN

Hier se déroulait la première rencontre entre le Medef et les organisations syndicales concernant la mise en œuvre du pseudo-pacte social.

Hier soir, Pujadas et un journaliste en faction devant le sérénissime chef, se sont livrés à une énumération des seuils sociaux pour les entreprises et dans leurs explications l’on sentait bien la marque de l’idéologie dominante qu’ils défendent.

Des seuils sociaux qui deviennent une charge intolérable ( en fait une nouvelle charge contre le travail et la démocratie à l’entreprise) et dont il faudrait se défaire ou réduire sa portée comme le souhaite le couple VALLS -GATTAZ.

Et en plein journal télévisé, le journaleux patronal énuméra alors tous les complications auxquels les entreprises étaient confrontées par ces seuils devenus insupportables et bloquant l’entreprise dans son désir d’embaucher.

Voici la liste reprise

Quand on y regarde de plus près ce sont toutes les obligations en matière de démocratie à l’entreprise pour la représentation des élus du personnel, pour les moyens pour la section syndicale, pour le nombre d’heures de délégation et le nombre de réunions des DP, CE et CHCT qui sont ainsi visées, mais aussi toutes les règles matière de sécurité, le droit d’information et de consultation en matière économique et cela va jusqu’au local syndical, le service incendie, les postes d’eau et boissons, le Service médical, les règles en matière de formation professionnelle etc….

Evidemment plus les seuils d’accueils seraient reculés plus disparaitrait la démocratie à l’entreprise et des moyens pour l’exercer par les travailleurs. Pujadas s’est bien gardé d’en parler.

A cette allure, il ne restera plus qu’aux salariés que le droit de rouspéter en dehors de l’entreprise à l manière des règles anciennes de l’armée sur la discipline, je cite : · « La discipline faisant la force principale des armées, il importe que tout supérieur obtienne de ses subordonnés une obéissance entière, et une soumission de tous les instants, que tous les ordres soient exécutés littéralement, sans hésitation ni murmure ; l’autorité qui les donne en est responsable et la réclamation n’est permise au subordonné que lorsqu’il a obéi. » — (Extrait du Règlement de Discipline Générale en vigueur de 1933 à 1966) ».

Evidemment Pujadas lui n’a pas de problème de seuils, il est sûr que le seuil de ses émoluments ne sera pas remis en cause et au contraire continuera à courir de l’avant.

Enfin, pour ceux qui douteraient encore de ce subterfuge qui consiste non pas à débloquer l’emploi mais plutôt à se défaire des seuils d’obligations légales en matière de représentation des salariés, des patrons encouragés par ce déni de droits sociaux iront jusqu’à rechercher la réduction des coût comme celui de la « cafète » qui serait un coût atroce pour l’entreprise, de même que la sortie pour en fumer une.

La chasse au coût du travail à cette allure irait alors même jusqu’à repérer le temps consacré aux chiotes et pourquoi pas demain demander à chaque salarié-e d’attendre la sortie du boulot pour faire ses petits et grands besoins.

A quand la suppression des vrais seuils toujours plus élevés, ceux des dividendes et des privilèges que les patrons s’octroient dans leurs entreprises, ne seraient-ce que les stocks -options.

bernard LAMIRAND

Commenter cet article