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ARAGON43

QUELLE ALTERNATIVE A GAUCHE ?

7 Septembre 2014 , Rédigé par aragon 43 Publié dans #politique

QUELLE ALTERNATIVE A GAUCHE ?

PERSPECTIVE A GAUCHE ?

Le gouvernement Valls roule à « tombeau ouvert ».

C’est un constat que toute personne bien intentionnée peut faire en voyant Hollande et son équipage faire la part belle au CAC 40, aux dividendes des actionnaires.

Ceux-ci boivent du petit lait en ce moment et leurs actions grimpent au tableau d’affichage des meilleurs résultats financiers jamais obtenus alors que le pays est en proie à un recul économique, industriel et social : du jamais vu depuis la fin de la deuxième guerre mondiale et l’état du pays qu’avait laissé l’extrême droite pétainiste et son régime de Vichy.

Que faire alors ?

Il faut rassembler tous les hommes et les femmes de progrès, rassembler ceux et celles qui, actuellement, n’en peuvent plus de cette politique.

Les rassembler avant des dommages incommensurables : ceux d’un front National au pouvoir qui nous ramènerait à la pire politique vichyste.

Les sondages qui tombent en ce moment indiquent carrément que le peuple de gauche sanctionne ce gouvernement et la politique menée par le Président de la République.

L’abstention à gauche était déjà importante pour les élections européennes, elle risque d’être énorme pour les élections futures qu’elles soient pour les régionales, les législatives, les présidentielles si la politique actuelle se poursuit.

Des abstentions massives à gauche, une bourgeoisie qui en profite pour rassembler les siens encore désunis pour l’instant, une droite extrême en mesure de récupérer une grande partie de cette droite conservatrice qui, maintenant, s’apprête à voter pour le FN pour assurer ses arrières.

Alors certains préconisent la dissolution. La droite évidemment qu’elle soit UMP ou FN.

Mais bizarrement à gauche aussi, certains insensés la préconise.

Ce serait en effet une erreur, ce serait même une faute politique.

Pourquoi dissoudre alors que nous avons tous les ingrédients pour réussir une véritable politique de transformation sociale ?

Non , il n’est pas trop tard !

C’est nous les voix de gauche, ne laissons pas ces voix se détruire ou être accaparée par un gouvernement qui renie ses propres engagements.

Ces voix de gauche nous appartiennent : disposons-en….

Triste pouvoir, qui, ayant toutes les clés en main pratique une politique en faveur du capital et n’écoute plus la voix du peuple de gauche.

Une dissolution amènerait immédiatement le retour de la droite et surtout l’arrivée d’une droite la plus antisociale que notre pays aurait connu : piège pour une éventuelle alliance du FN avec cette droite conservatrice que l’on retrouve en grande partie dans les rangs de l’UMP et notamment celle où Sarkozy pourrait très bien créer les conditions d’une nouvelle alliance conservatrice qui irait plus loin que lors des présidentielles de 2007 où Sarkozy avait repris les thèmes de Le Pen pour gagner les présidentielles.

Les « bougés » actuels de Marine le Pen indiquent qu’elle est prête à gouverner et que la recherche d’alliances sont en réflexion entre le FN et cette partie de la droite la plus réactionnaire.

La dissolution envisagée par toute la droite vise à ne pas attendre les échéances électorales prévues de 2017 mais bien de prendre le pouvoir qu’elle considère à ramasser. Il est alors incroyable qu’alors à gauche, certains souhaitent aussi cette dissolution et choisissent un combat électoraliste perdu d’avance.

Ce serait faire fi de la lutte à mener en ce moment et à considérer que nous ne sommes pas en état de mobiliser le monde du travail. L’échec serait encore plus retentissant. Et le lutte de classe rangée aux vestiaires aux reliques comme d’ailleurs l’envisagent des sociaux libéraux comme Macron banquier et ministre de l’économie disant : « L’entreprise ne doit pas être le lieu de la confrontation, mais le lieu de regroupement de ceux qui veulent créer, produire, tirer plus loin cette collectivité ».

Cela nous conduirait à l’impasse, alors qu’il faut obliger les socialistes au pouvoir à changer de politique.

Ce devrait être notre tâche de les y contraindre par le rapport de force et par la mobilisation du peuple de gauche.

Qu’on ne nous dise pas que cela est impossible à réaliser dans les circonstances actuelles ; certes il y a du boulot à faire, mais c’est de cette manière que l’on peut retourner les choses et empêcher cette politique antisociale de Hollande et Valls et celle qui s’annoncerait alors avec la droite et l’extrême droite au pouvoir.

Il ne s’agit pas non plus de se taire et de laisser faire ce gouvernement par le chantage exercé par celui-ci : « si vous votez contre nous vous ramenez la droite au pouvoir ». Non, il s’agit tout simplement de s’adresser à toute la gauche comme le dit le PCF pour une politique de gauche tout de suite.

C’est impossible disent les thuriféraires de cette politique de la « terre brulée » pour se régénérer. Oui , c’est possible : il faut faire bouger les lignes, il faut travailler le rassemblement de tous ceux qui souffrent de cette politique menée par un gouvernement socialiste qui calcule son point de chute en référence à 2017 espérant que d’ici là la conjoncture lui aura été favorable.

Au lieu de déplorer, il faut aller voir toutes ces gens qui souffrent actuellement de la politique menée par Hollande et Valls et je précise ces noms et ceux qui sont au gouvernement parce que cette politique n’est pas conforme à ceux qui ont voté à gauche en 2012. Elle n’est pas non plus conforme à ces militants et adhérents socialistes que nous rencontrons chaque jour et qui n’en peuvent plus.

Avec eux et nous des choses peuvent se faire. Cela commence….

Et ce n’est pas une histoire d’appareil politique ; ce sera l’affaire de tous ceux et celles qui rueront dans les brancards, s’uniront, lutteront et créeront les conditions d’une perspective à gauche plutôt que l’abstention des urnes comme solution.

L’appel à l’union lancée par le PCF pour réaliser une perspective à gauche est faisable.

Pourquoi pas un projet et un appel à faire connaitre et à faire signer par le peuple de gauche, par tous les progressistes ?

Il faut faire vite.

Rien n’est impossible, il est encore temps de barrer la route à l’Union des forces conservatrices disposés à prendre le pouvoir pour défendre leurs privilèges.

Alors il ne s’agit pas de dissoudre l’Assemblée nationale mais bien de profiter de ce qui reste de cette législature pour créer les conditions d’un gouvernement de gauche pratiquant une autre politique que celle, austère, que la droite renforcerait sitôt revenue au pouvoir.

Il n’y a pas de temps à perdre : militants politiques, militant syndicaux, militants associatifs : dresser des barricades de luttes et faisons rendre gorge à cette politique désastreuse.

Nous en avons les moyens.

L’heure est à l’action et non pas à la politicaillerie électorale.

Bernard LAMIRAND

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