CREER DES EMPLOIS C'EST POSSIBLE TOUT DE SUITE

Publié le 22 Septembre 2014

CREER DES EMPLOIS C'EST POSSIBLE TOUT DE SUITE

CREER DES EMPLOIS DES CENTAINES DE MILLIERS D’EMPLOIS DANS LES ENTREPRISES IMMEDIATEMENT

Oui c’est possible !

Il faut en discuter avec les intéressés, ceux qui font tourner l’économie et créait les richesses : les travailleurs.

Ils ont plein de propositions à faire pour un travail de qualité répondant aux besoins et avec des conditions de travail dignes du 21eme siècle.

Une véritable démocratie à l’entreprise le permettrait.

Il s’agit de renverser toutes les stratégies déployées depuis des dizaines d’années par le patronat aidé par les gouvernements successifs visant à considérer que l’homme au travail est un coût, une variante dans le cadre de l’exploitation capitaliste et de la réalisation d’une économie de marché où le travailleur n’est qu’un variable d’ajustement tant dans la configuration de son emploi que dans le prix de sa force de travail toujours plus basse.

Cette stratégie s’est accélérée depuis la fin de l’autorisation administrative de licenciement en 1986 qui protégeait les travailleurs contre les licenciements et aussi par l’affaiblissement des conventions collectives qui traitent notamment les questions relatives à l’embauche, au contrat de travail, aux règles de licenciements et aux indemnités prévues à cet effet.

Il faut relire les textes de lois sur les conventions collectives et le droit du travail. Notamment ce qui a été écrit en 1936 et ensuite à la libération par Croizat alors ministre du travail et secrétaire général de la Fédération CGT de la Métallurgie pour voir que ces questions étaient importantes, pourtant dans un contexte en 1945 d’une économie détruite où il fallait la reconstruire et embaucher et former des salariés.

Rappelons aussi le rôle de Croizat pour la formation professionnelle et l’apprentissage.

Il n’est pas inutile de rappeler qu’en 1947 la Fédération CGT de la Métallurgie établissait un programme remis à l’UIMM qui visait à mettre en place une convention collective nationale de la Métallurgie où étaient mis en avant les salaires, l’embauche, la formation, la durée du travail, l’hygiène et la sécurité et le droit syndical. Des luttes s’engagèrent et l’on vit apparaitre par exemple le contrôle de l’embauche et du débauchage mis en application dans plusieurs entreprises de la métallurgie à partir de luttes importantes. Mais 1947, c’est l’année où les ministres communistes sont exclus du gouvernement et Croizat n’est plus ministre du travail, c’est l’année de la scission de la CGT et de la mise en place de Force Ouvrière. L’UIMM rompit alors les négociations

Le comité d’entreprise, lui, dès sa création, acquiert un rôle important dans la connaissance des embauches, des emplois, des qualifications et des conditions de travail. Mais l’utilise t’on aujourd’hui de manière offensive : n’est-il pas conduit à subir les plans de casse et des modifications importantes dans les façons d’embaucher et de débaucher du patronat ?

Nous avons vu se multiplier les TUC, les CDD, les départs de gré à gré, les embauches par le biais d’entreprises marchands d’hommes extérieures au groupe concerné, des contrats bidons, du travail au noir, des entreprises d’autres pays européens venir avec leur propre main d’œuvre avec de vils conditions d’embauches etc.

C’est la loi de la jungle de l’embauche qui règne, mais c’est aussi une législation scélérate gouvernementale qui permet au patronat les licenciements dit « économiques » qui ne sont que des ajustements pour permettre à l’entreprise d’organiser la production en fonction des meilleurs profits à réaliser et donc d’aller jusqu’à la fermeture de telle ou telle entreprise considérée comme non compétitive ou encore par la délocalisation à l’étranger pour bénéficier de l’effet dumping social.

Le patronat, le gouvernement et les experts du système appellent cela la modernisation et la flexibilité de l’organisation du travail à l’entreprise.

Des formes pas si nouvelles que cela quand on se rappelle les conditions d’embauches au début de l’ère industrielle où celles-ci se faisaient dans des bistrots, au coin d’une rue, à la porte des usines, avec des horaires de travail abominables et des renvois sitôt la corvée terminée.

Les dernières mesures, celles de l’ANI, celles du pacte de responsabilité, offrent au patronat de nouvelles possibilités pour licencier et de n’embaucher que selon ses besoins et aux heures et jours qui l’intéresse, il ne lui reste qu’à obtenir la généralisation du travail de nuit et du dimanche.

L’exigence du patronat de mettre par terre le code du travail vise à faire disparaitre ou amoindrir les règles sociales qui demeurent et qui le contraigne en matière d’embauche, de licenciements, de conditions de travail et des salaires, de droit syndical à pratiquer.

Ce sera la mise en place d’un contrat patronal rétréci éphémère et précaire.

Tout cela pour disposer des salariés selon ses besoins et selon un prix qu’il déterminera seul quand celui-ci et d’autres s’attaquent à la grosseur du code du travail considéré comme illisible.

Au contraire il est très lisible pour celui qui a besoin de sécurité dans son salaire, son emploi et sa formation.

Les conséquences sont connues de ces dérives voulues dans les embauches et l’on assiste à des modifications importantes concernant l’emploi où plus de 90 % des embauches se font maintenant avec des contrats de plus en plus précaires avec des salariés tenus pieds et poing liés au service d’un patron maitre du jeu.

Derrière cela se précise l’abandon du CDI réservé demain qu’à une élite et à une sorte de noyau dur de l’entreprise composé d’un personnel permanent minimum.

Ne faut-il pas retravailler notre rôle syndical et notre activité dans les comités d’entreprises pour défaire cette stratégie patronale et pour passer à l’offensive ?

N’y a t’il pas à retravailler ces questions dans les entreprises avec les salariés qui vivent la dégradation de leurs conditions de vie et de travail ?

N’y a-t-il pas recul sur ces questions et difficultés à établir un rapport de force des travailleurs face aux coups de boutoirs patronaux et aux accords conclus et téléguidés par des gouvernements de droite et sociaux démocrates ?

N’y t’il pas à exiger « dur comme fer » des embauches et des salaires à contrats à durée indéterminée, la fin aux embauches précaires, de contrôler les entreprises externes qui viennent avec des salariés démunis de droits ; n’y t’il pas à solliciter et renforcer davantage les services de contrôle des inspections du travail et de la sécurité sociale pour cela ?

Par ailleurs, contrôler les aides de toute nature qui parviennent aux entreprises et vérifier avec les experts comptables où l’argent atterrit et la façon dont les profits sont répartis en veillant à ce qu’ils aillent pour la vie sociale et non la vie des dividendes.

Par exemple, les entreprises bénéficient en ce moment d’aides financières importantes de l’état : quel contrôle exercer ?

Quelle intervention des membres du CE pour connaitre les destinations de ces fonds et intervenir dans leur utilisation par exemple pour la formation, l’embauche, les investissements, les salaires ? Rappelons que Croizat lors de la création des Comités d’entreprises avait insisté sur le rôle des élus du CE pour ne pas en rester aux questions des œuvres sociales mais intervenir dans la gestion de l’entreprise autant sur les embauches, les conditions de travail, les salaires et la formation des prix par exemple.

N’y a-t-il pas non plus à revenir aux bonnes vieilles démarches revendicatives où l’embauche faisait partie du cahier de revendication établi avec les salariés au même titre que les salaires et les conditions de travail par les délégués du personnel.

Oui, un grand travail syndical est nécessaire et cela passe par la rencontre et les débats avec les salariés.

Cela passe également par le renforcement de la vie syndicale à l’entreprise, à la force syndicale, pour établir unrapport de force favorable aux salariés.

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Bernard LAMIRAND

Animateur du Comité d’Honneur National Ambroise Croizat

Rédigé par aragon 43

Publié dans #SOCIETE

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