OU VA LA GAUCHE ?

Publié le 25 Août 2014

TAPER DU POING SUR LA TABLE
TAPER DU POING SUR LA TABLE

OU VA LA GAUCHE ?

Oui, toute la gauche.

Elle va à volo….

La démission du Gouvernement n’apporte aucune solution favorable aux travailleurs, la ligne de conduite va s’accélérer vers une gouvernance toujours plus marqué du sceau de l’austérité et des cadeaux aux actionnaires et au Médef.

Valls pourra aller recueillir la bénédiction du Medef à son université d’été cette semaine, il aura les félicitations de Gattaz.

Le cinéma qui vient d’avoir lieu ce jour et la présentation demain d’un gouvernement élargi ( à qui devinez) montre bien que le débat est entre une politique de casse sociale et d’enfermement dans les critères d’austérité et celle d’un vrai changement de politique en faveur des travailleurs.

Hollande et Valls ont choisi leur camp et le départ de certains ministres montre que l’exécutif est aux mains des droitiers du PS convertis au libéralisme et qu’il n’a pas l’intention de rebrousser chemin face à quelques frondeurs.

La gauche est donc à la croisée des chemins et ce n’est pas non plus « la course à l’échalote » vers 2017 qui réglera le problème.

Ce n’est pas non plus la dissolution de l’Assemblée nationale réclamée autant par le FN, la droite et la parti de gauche qui permettra d’aller vers une autre politique, ce serait plutôt le retour de la droite flanquée immédiatement de députés Fhaine qui arriverait au pouvoir face à une gauche en déconfiture.

Il faut par contre combattre ce gouvernement allié à la droite et au patronat le plus retors pendant le temps qu’il reste au quinquennat et c’est le chemin de la lutte qu’il faut d’urgence emprunter. Il faut aussi convaincre tous ces militants socialistes désemparés qu’il est temps qu’ils interviennent pour une politique en faveur du monde du travail.

Nous en rencontrons tous et nous savons leur désarroi : qu’ils se bougent au lieu de pleurnicher.

Je crois au rapport de forces et à des puissantes luttes pour y parvenir.

Le triste étalage politique de ce week-end donne la nausée mais rechercher l’unité de lutte du peuple de gauche est la seule façon d’en finir avec cette crise qui détruit toutes les valeurs humaines et sociales et rend difficile la vie ensemble pour la plus grande satisfaction du Fhaine qui n’en demande pas tant et qui se charge alors d’en être l’infect secouriste profitant du trouble qu’engendre le fiasco socialiste.

Il faut la construire cette unité de lutte y compris dans la tempête.

Le peuple de gauche s’est abstenu massivement aux Européennes et aux municipales, il a voulu lancer un signal d’alarme à toute la gauche et lui dire qu’elle ne peut se faire élire à gauche pour mener une politique de droite et patronale. Certains se mettent en réserve sous des prétextes fallacieux et petits face aux enjeux ou compte se placer au dessus de la mêlée pour gicler le moment venu.

Ce n’est pas le chemin qu’il faut prendre.

Cette gauche, c’est le monde du travail : un monde qui souffre particulièrement et qui n’en a rien à faire d’un nouveau sauveur suprême.

Un peuple du travail qui n’a que faire des « babillages et des coups de menton », et qui ressent comme un lâchage, quand ces gens là ne se tournent pas franchement vers le rassemblement pour combattre immédiatement le pacte de responsabilité et l’austérité qui devrait être l’alpha et l’oméga de toutes actions politiques et syndicales actuellement.

Tout doit être fait pour que le Front de Gauche continue et soit ce lieu de rassemblement pour chasser le pouvoir austéritaire qu’il soit de social-libéral à la Hollande et Valls ou de droite.

C’est la meilleure façon de battre le Front national qui lui compte bien s’appuyer sur ce coté désespérant de la chasse au pouvoir et d’un fiasco à gauche pour laver plus bruns encore et s’emparer du pouvoir car c’est cela la menace qui se précise.

Sonnons le tocsin alors.

Je compte sur mon parti pour être celui qui élève le débat et créé les conditions d’un vrai rassemblement de tous les progressistes et les communistes ont un rôle à jouer : être ceux qui en créaient les conditions d'un nouveau Front populaire.

La droite et l’extrême droite peuvent être battue, elles ne le seront que par notre unité et par des luttes que nous engagerons massivement dès maintenant.

Que la fête de l’humanité soit un grand moment pour dégager de telles perspectives.

Bernard LAMIRAND communiste et fier de l'être.

Rédigé par aragon 43

Publié dans #communisme

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