VALLS ET BERGER A GENOUX DEVANT GATTAZ

Publié le 9 Juillet 2014

VALLS ET BERGER A GENOUX  DEVANT GATTAZ

LE TRISTE SIRE VALLS DANS SES ŒUVRES ANTISOCIALES

Quel mépris cet homme dégage dans ses interventions où ne compte que sa morgue envers le monde du travail et surtout ceux qui luttent pour améliorer leurs conditions de vie et de travail.

Cette conférence sociale s’est donc conclue par une conférence en faveur du patronat le plus retors et le plus antisocial depuis la libération.

Valls pouvait dire qu’il fallait retrousser les manches et reprendre des formules de cette époque mais le contenu n’y était certainement pas. C’était plutôt le contraire.

Tout pour le monde de l’argent, pour les dividendes, pour les objectifs du grand capital international d’avoir un pays où il pourra encore plus surexploiter une main d’œuvre qu’il aura selon ses besoins et surtout selon ses critères d’exploitation pour une plus grande précarité des hommes et des femmes au travail.

J’ai dit que cela se terminerait par le moins disant social dans un précédent écrit, il en est ainsi à travers les conclusions de ce premier ministre recueillant d’ailleurs les félicitations de Gattaz qui a réussi son coup : faire monter les enchères en sa faveur.

De Gaulle avait dit à la libération à ce patronat qui avait collaboré avec l’ennemi qu’il ne les avait guère vu pendant la guerre et la résistance ; aujourd’hui ce patronat vient d’avoir sa revanche sur le CNR et sur les conquêtes sociales de la libération, c’est lui qui fait les lois et défait celles qui protégeaient le monde du travail.

Et c’est un gouvernement socialiste qui vient de faire ce retour dans l’esprit du Comité des forges car il s’agit bien de cela.

De Wendel, Schneider et autres dirigeants de ce comité des forges ont ainsi leur revanche.

En effet la toute puissance du patronat s’est exercé pendant cette conférence et les revendications patronales ont été exaucées, tout cela au nom d’un redressement de l’économie qui n’est que factice.

Rien pour les salaires, pour les retraites, pour les conditions de travail et surtout rien pour obliger le patronat à embaucher. Ce patronat repart de cette conférence avec les milliards de cadeaux et avec des engagements précis de réduire la démocratie syndicale à l’entreprise et notamment les seuils sociaux.

Les seuils sociaux invoqués visent à faire en sorte de réduire la représentation des travailleurs dans l’entreprise que ce soit les délégués du personnel, les comités d’entreprises, les CHSCT . Certains parlent d’une délégation unique et d’une réduction du nombre d’élus du personnel ainsi que les moyens pour fonctionner.

C’est tout l’œuvre de Croizat ministre du travail concernant les droits des salariés en matière de représentation qui est visée.

C’est le retour à l’anti syndicalisme primaire qui se manifeste ainsi sous la férule de ce patronat.

Cette conférence dite sociale n’est pas représentative du monde du travail et le nombre d’organisations syndicales qui a décidé de quitter les lieux représente la majorité des salariés du secteur privé et Public.

Encore une fois, malheureusement, des syndicalistes se sont couchés devant les patrons, ils portent une grande responsabilité dans l’écroulement social en cours dans ce pays : le donnant-donnant qu’ils professaient depuis des années ne se traduit que par du donnant -perdant sur toute la ligne.

Honte à ce Berger d’une CFDT devenue la courroie de transmission du gouvernement et d’un patronat retors et qui n’est certainement pas« le berger » qui protège le troupeau mais celui qui l’entraine au précipice.

Alors une seule réponse à ce déni social : l’organisation des luttes sur tout le territoire et aussi dans cette Europe où le syndicalisme de luttes doit être à la hauteur de l’enjeu de classe.

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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